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Rencontre ministérielle à Bamako
Politique

AES : accélérer l’intégration économique et renforcer la sécurité dans le Liptako-Gourma

by Bakary FOMBA 26 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le samedi 25 novembre 2023, le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre à la tenue de la cérémonie de clôture de la rencontre ministérielle des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Durant deux jours, les ministres chargés de l’économie et des finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, accompagnés d’autres experts en la matière, ont mené des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois pays de l’AES. Il s’agit d’accélérer le processus d’intégration économique et financière dans l’espace du Liptako-Gourma.

La région du Sahel, notamment l’espace du Liptako-Gourma, est confrontée à plusieurs défis tant économiques que sécuritaires depuis plusieurs années. Pour relever ces multiples défis et booster le secteur de l’économie, les autorités des trois pays signataires de l’AES (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) semblent avoir décidé d’impulser une nouvelle dynamique de coopération stratégique. La signature d’un document crucial, le samedi 25 novembre 2023, à Bamako, prouve à suffisance cette volonté affiché des trois chefs d’État de l’AES.

Assurer une véritable intégration économique et financière

En effet, une ère nouvelle souffle dans la région du Liptako-Gourma. Cette réunion, fruit de la création récente de l’Alliance des États du Sahel (AES), témoigne de l’engagement inébranlable des dirigeants de la région en faveur de la sécurité, du développement économique et de l’intégrité de l’espace du Liptako-Gourma. En jetant les bases d’une alliance qui imprime une vision ambitieuse allant au-delà de la sécurité, cette alliance vise à la fois « l’indépendance économique et l’intégrité des États tout en remodelant les équilibres régionaux »,souligne dans son discours, Alousséni Sanou, ministre malien de l’Économie et des Finances.

La tenue de cette rencontre vise notamment à assurer une véritable intégration économique et financière au sein de l’AES d’autant plus qu’à l’origine de cette initiative, la Charte instituant l’Alliance des États du Sahel, signée le 16 septembre 2023 à Bamako, a jeté les bases d’une coopération stratégique sans précédent. Les Chefs d’État des trois pays ont donc tracé un chemin audacieux pour répondre aux défis communs, affirmant ainsi leur vision partagée de l’avenir de la région.

À la suite des deux jours de travaux, les experts ont jeté une lumière vive sur des thèmes d’intérêt commun. Tout en évoquant des échanges commerciaux, la sécurité alimentaire et celle énergétique, les experts ont souligné la nécessité de la transformation industrielle ainsi que des réformes financières nécessaires.

Accélérer la mise en place de l’architecture juridico-institutionnelle

Au-delà de ces aspects, peut-on noter parmi les nombreuses résolutions de ces travaux, l’appel à une accélération de la mise en place de l’architecture juridico-institutionnelle de l’AES, qui résonne comme un engagement envers la création d’un environnement propice au développement harmonieux de l’espace. À cela s’ajoute également la nécessité d’améliorer la libre circulation des personnes et le renforcement de la sécurité des corridors d’approvisionnement. Les experts ont tout de même souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de projets énergétiques et agricoles.

« Les résultats et les recommandations issus de ces travaux constituent des « leviers importants pour lancer les bases des discussions qui vont aboutir à des reformes structurantes dans l’espace AES », souligne dans son discours, Boubacar Saidou Moumouni, ministre délégué nigérien auprès du premier ministre, chargé des finances.

Sur le plan financier, les ministres ont toutefois appelé à la promotion d’un partenariat public-privé, à la création d’une banque d’investissement de l’AES, et à la mise en place d’un fonds de stabilisation d’autant plus que nul n’ignore les difficultés de financement des déficits budgétaires. Pour qui connait les défis auxquels les trois pays de l’AES font face, ces propositions audacieuses visent surtout à assurer une base solide pour le financement du développement économique de l’espace du Liptako-Gourma.

Le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger ont signé, le 16 septembre 2023, à Bamako, la Charte instituant l’Alliance des États du Sahel (AES). Moins de trois mois après, les trois pays ont initié une rencontre ministérielle à Bamako au cours de laquelle plusieurs questions de développement économique et social ont été examinées par des experts des trois pays.

Bakary Fomba

26 novembre 2023 0 comments
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Un jeune garçon
Opinion

[Storytelling] Kidal reborn : la victoire de la résilience sur le trafic

by Chiencoro 26 novembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans ce récit fictionnel, Chiencoro Diarra prête sa plume à Omar, un jeune natif de Kidal.  Après une décennie d’exil causé par les exactions terroristes qui ont marqué sa région, Omar est de retour sur sa terre natale. L’armée réussit à reprendre le contrôle de cette terre autrefois troublée. À travers la plume magistrale de l’auteur, plongez au cœur d’une aventure où les émotions, les défis et les découvertes s’entrelacent. 

Il était une fois, dans la région ensoleillée de Kidal, Omar, un jeune garçon qui avait grandi dans un monde dépourvu de tout moyen de divertissement. La connexion internet et les services sociaux de base semblaient être des rêves lointains. 

Les cicatrices d’une décennie de gouvernance jihadiste

Ce jeune garçon, c’était moi. Il y a dix ans, j’avais quitté ma ville natale, fuyant à l’étranger en raison de l’insécurité croissante dans ma région. Une zone où l’absence de l’État était devenue un privilège pour les malfaiteurs, transformant cette partie du pays en une zone noire, où le trafic de psychotropes empoisonnait l’air. Mais le vent du changement souffla, et j’appris la merveilleuse nouvelle de la reprise de Kidal, l’Adrar des Ighoras.

Une explosion de joie résonna en moi, comme si un nouveau soleil brillait au zénith de ma vie. Sans hésitation, j’ai commencé à faire mes bagages, prêt à revenir au bercail. Kidal, la ville emblématique, avec son histoire riche et ses nombreuses potentialités, m’appelait.

Cependant, à mon arrivée, les cicatrices d’une décennie de gouvernance jihadiste étaient encore visibles, comme des empreintes indélébiles dans le sable du temps. Une région presque abandonnée, une économie au ralenti, une ville où le temps semblait s’être arrêté, et avec lui, la vie.

Kidal, une destination touristique prisée

Pourtant, grâce à la nouvelle vision souverainiste des autorités du pays, Kidal se transforma. La ville, autrefois délaissée, devint une destination touristique prisée, contribuant de manière significative à l’économie locale et nationale. Les anciens alliés du pays, qui avaient tenté d’isoler la région pour des intérêts personnels, furent étonnés du rayonnement fulgurant de cette terre reconquise par l’armée nationale.

Ainsi, mon histoire personnelle devint un chapitre dans le livre captivant de la résilience de Kidal, une histoire où la lumière de la reconnaissance et de la joie dissipa l’ombre d’une décennie sombre, transformant une région autrefois oubliée en une étoile étincelante sur la carte nationale.

Chiencoro Diarra 

26 novembre 2023 0 comments
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Max It
Actu

Orange Mali révolutionne l’expérience digitale avec le lancement de Max it, la super application tout-en-un

by Chiencoro 26 novembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le paysage des télécommunications au Mali connaît une transformation majeure avec le rétablissement de l’accès au réseau Orange dans les zones autrefois touchées par l’insécurité. Cependant, ce n’est pas seulement le rétablissement du réseau qui fait sensation, mais aussi l’introduction d’une nouvelle ère numérique avec le lancement officiel de la Super application Max it, le nouveau visage de Orange Mali Sugu.

Le 24 novembre dernier, la direction d’Orange Mali a annoncé fièrement le début officiel de Max it, une application qui promet d’offrir aux utilisateurs une expérience digitale améliorée, complète et inégalée. Aboubacar Sadikh Diop, le directeur général d’Orange Mali, souligne que cette nouvelle application vise à rendre accessible aux Maliens un éventail de services innovants de dernière génération dans le secteur des télécommunications.

DG Orange Mali
Aboubacar Sadikh Diop, directeur général de Orange Mali, lors du lancement de Max it, le 24 novembre 2023. Photo: Orange Mali.

Max it, qui remplace Orange Mali Sugu, se distingue par ses fonctionnalités étendues. Mme Traoré Abibatou Sidibé, responsable de la division expérience client et digitalisation chez Orange Mali, met en avant les différences notables entre les deux applications, insistant sur la richesse des fonctionnalités de Maxit conçues pour simplifier la vie des utilisateurs.

Des fonctionnalités innovantes 

L’application offre une gamme complète de fonctionnalités permettant aux utilisateurs de gérer facilement leur compte Orange Mali. De la gestion des offres et des lignes téléphoniques à la souscription de forfaits et au suivi de la consommation, Max it vise à offrir une expérience utilisateur optimale. Les utilisateurs peuvent également effectuer des transferts de crédit, acheter des forfaits Internet, personnaliser leurs forfaits selon leurs besoins, et bien plus encore.

Mme Traoré Abibatou Sidibé
Mme Traoré Abibatou Sidibé, responsable de la division expérience client et digitalisation chez Orange Mali, lors du lancement de Max it, le 24 novembre 2023. Photo: Orange Mali.

Une composante majeure de Max it est Orange Money, le porte-monnaie électronique d’Orange Mali, offrant des fonctionnalités avancées pour la gestion des finances, les transferts d’argent sécurisés, le paiement des factures et bien d’autres services.

La marketplace Sugu vient également enrichir l’expérience des utilisateurs, offrant la possibilité de faire des achats en ligne, d’explorer des jeux excitants, de profiter de la vidéo à la demande, de réserver des places pour des spectacles et concerts, le tout au sein de l’application Max it.

Max it, disponible dans cinq pays d’Afrique

Un aspect innovant de Maxit réside dans l’intégration des QR codes pour simplifier les paiements. Les utilisateurs peuvent effectuer des transactions sécurisées chez les commerçants agréés en scannant les QR codes, simplifiant ainsi l’expérience d’achat.

Dans un communiqué du 24 novembre 2023, Orange Mali annonce le changement de nom de son application phare, illustrant une série de mises à jour et de nouvelles fonctionnalités. Cette transition vers Maxit s’inscrit dans l’engagement continu d’Orange à répondre aux besoins de ses clients en offrant des fonctionnalités plus avancées et une navigation intuitive.

pic.twitter.com/Z8rgeFyzRk

— Orange Mali (@Orange_Mali) November 24, 2023

Max it, disponible dans cinq pays d’Afrique dès son lancement, devrait être déployé dans d’autres pays où Orange est présent. Le groupe Orange a également l’intention d’ajouter de nouvelles fonctionnalités en continu pour rester à la pointe de l’innovation.

La révolution numérique en marche au Mali

Dans une invitation explicite à découvrir les nouveautés de Max it, Orange Mali encourage les utilisateurs à télécharger l’application via AppStore ou Play store, soulignant que Max it deviendra leur allié essentiel pour la gestion de leurs lignes, la personnalisation d’options, l’achat de forfaits Internet, la consultation de leur solde, les achats en ligne, les transferts sécurisés d’argent, le règlement facile de leurs factures, et l’exploration d’une variété d’options de divertissements. 

Une révolution numérique semble être en marche au Mali, et Maxit est en première ligne de cette transformation, prête à redéfinir la manière dont les Maliens interagissent avec la technologie et les télécommunications.

Chiencoro Diarra 

26 novembre 2023 0 comments
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exploitation de mines a ciel ouvert
Actu

L’ONU tire la sonnette d’alarme face à la prolifération du trafic illicite d’or au Sahel

by Sahel Tribune 25 novembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un document exhaustif de plus de trente pages, rendu public le 24 novembre dernier par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le constat alarmant de l’expansion du trafic illicite d’or au Sahel met en évidence les risques financiers pour les États de la région, tout en soulignant les conséquences déstabilisatrices de cette activité sur la paix et la sécurité. Un avertissement pressant est lancé, mettant en lumière la nécessité urgente d’une régulation accrue du secteur aurifère pour contrer les sources de financement des groupes armés dans cette partie de l’Afrique.

Dans un contexte où le Burkina Faso annonce la construction de sa première raffinerie d’or, un récent rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime met en garde contre l’essor alarmant du trafic illicite d’or au Sahel. Cette pratique néfaste s’avère non seulement être une perte financière considérable pour les ressources étatiques du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie et du Niger, mais elle constitue également une source de financement cruciale pour les groupes armés opérant dans la région, souligne le rapport.

Une expansion vertigineuse de l’exploitation aurifère

Le constat initial révèle une augmentation exponentielle de l’exploitation aurifère au Burkina Faso et au Mali au cours de la dernière décennie. Une production qui a plus que doublé, atteignant 102 tonnes en 2021 au Burkina Faso, faisant de ce pays le troisième producteur d’or du continent, suivi de près par le Mali. Cependant, ces chiffres, déjà impressionnants, sous-estiment largement la réalité, car ils excluent la production sous le contrôle de groupes armés, notamment dans le nord du Mali.

Un enjeu financier colossal et des emplois menacés

Cette manne financière titanesque, évaluée à 12,6 milliards de dollars en 2021 pour les quatre pays concernés (Burkina Faso, Mali, Mauritanie et Niger), représente également un potentiel important en termes d’emploi, avec plus de 8 millions de personnes travaillant déjà dans les mines au Sahel, selon l’agence onusienne. Cependant, ce moteur de développement risque de s’épuiser si les pays du Sahel ne parviennent pas à mieux encadrer le secteur artisanal et informel.

Appel à une régulation accrue

Le rapport souligne la disparité entre les déclarations d’exportation du Mali vers les Émirats arabes unis en 2019 (500 tonnes) et les importations déclarées par ce dernier pays en provenance du Mali (près de 81 000 tonnes), soit 160 fois plus. Dans ce contexte, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime exhorte ces États à faciliter l’obtention de licences d’exploitation minière et à réglementer le secteur. L’objectif est d’éviter que les mineurs artisanaux ne cèdent leur or à des groupes armés ou à des trafiquants faute d’opportunités avec l’État.

Le trafic d’or, une menace pour la stabilité régionale

L’or, en tant que marchandise de grande valeur, suscite l’intérêt du COT (criminalité organisée transnationale) et des groupes armés, y compris les groupes extrémistes violents, en raison de ses profits élevés et de son utilisation dans le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites. Le rapport met en lumière les opérations régionales des réseaux de trafic d’or du Sahel, soulignant l’arbitrage exercé par ces trafiquants pour maximiser leurs profits en changeant les itinéraires de transport entre différentes juridictions.

Les conséquences dévastatrices du trafic d’or

Le trafic d’or prive les pays du Sahel de millions de dollars de recettes fiscales chaque année, alimentant la violence entre communautés, groupes armés et forces de sécurité. Les obstacles à la formalisation du secteur, la corruption, le blanchiment d’argent et les systèmes financiers alternatifs sont identifiés comme les principaux moteurs de cette activité criminelle. Bien que la production et le commerce d’or contribuent à la paix et à la stabilité dans la région, leur exploitation criminelle représente un facteur majeur de déstabilisationm explique le rapport.

Des solutions nécessaires

Le rapport préconise une approche double pour résoudre ce problème pressant : d’une part, la confrontation des groupes criminels et de leurs activités illégales par des réponses judiciaires et une coopération internationale ; d’autre part, le soutien à la formalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (ASM) à travers des cadres juridiques favorables et accessibles plutôt que punitifs. Cette approche inclut également la proposition d’activités économiques alternatives dans les communautés affectées par l’ASM.

Oumarou Fomba 

25 novembre 2023 0 comments
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Enseignant en classe
ActuÉducation

Reprise des cours dans les écoles privées au Mali après trois semaines de cessation de travail

by Chiencoro 25 novembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

En cette fin du mois de novembre 2023, une lueur d’espoir brille pour les élèves des écoles privées au Mali, alors que le ministère de l’Éducation nationale a tenu une réunion cruciale avec les représentants des associations des promoteurs d’écoles privées. Ces derniers étaient en arrêt de travail depuis trois semaines, réclamant le paiement intégral des subventions au titre de l’année scolaire 2022-2023.

La tension était palpable dans la salle de réunion du département, où les deux parties ont tenté de trouver des solutions pour mettre fin à cette cessation de travail qui a paralysé les établissements privés secondaires du pays. Les négociations ont abouti à un accord fragile, avec quatre points clés visant à assurer la reprise des cours et à résoudre les problèmes financiers persistants.

Les points d’accord 

Le premier point concerne la consolidation de la dynamique de paiement des subventions par endroit, afin de permettre une reprise totale et pérenne des cours. Les représentants des écoles privées ont également accepté de reprendre les réunions des cadres de concertation avec le ministère de l’Économie et des Finances, ainsi qu’avec le ministère de l’Éducationnationale.

Un accord important a été conclu pour publier la décision de maintien définitif des élèves version 2023-2024 au plus tard fin mars 2024. De plus, des dispositions seront prises pour régler définitivement le problème de paiement des impôts au compte des écoles privées, a expliqué le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué.

Fort de ces avancées, le département en charge de l’éducation a appelé les associations à reprendre les cours. En retour, les représentants des associations, réunis au sein du groupement des associations des promoteurs d’écoles privées agréées du Mali (GAPEPAM), se sont montrés favorables à la reprise des cours à partir du lundi 27 novembre. Cette décision a été confirmée lors des échanges avec la base lors l’assemblée générale du Gapepam, qui s’est tenu ce samedi 25 novembre 2023, à la bibliothèque nationale.

Création d’une direction générale de l’enseignement privé

Par ailleurs, l’Association nationale des enseignants du secteur privé du Mali (A.NA.E.S. P-Mali) et le Syndicat solidaire des enseignants des écoles privées du Mali (SY.S.E.E.P) avaient d’ores et déjà exprimé leurs préoccupations dans un communiqué du 23 novembre dernier. Ils avaient appelé à la suspension de la cessation de travail, mettant en avant le dialogue, la restauration des heures perdues pour les enseignants, et la prise en compte des droits des enseignants et des apprenants.

La situation, qui a duré trois semaines, a mis en lumière la nécessité d’une meilleure régulation et reconnaissance des enseignants du secteur privé. Les enseignants ont exhorté le gouvernement à appliquer les textes régissant les établissements secondaires et techniques privés, à veiller à l’amélioration de leurs conditions, et à créer une direction générale de l’enseignement privé.

Alors que la reprise des cours est prévue pour le lundi 27 novembre, l’issue de ces négociations reste cruciale pour l’ensemble des acteurs du secteur éducatif privé au Mali. La mobilisation continue, et l’espoir d’une solution durable anime les discussions pour l’avenir de l’éducation dans le pays.

Chiencoro Diarra 

25 novembre 2023 0 comments
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Rencontre ministérielle des pays membres des Etats du sahel
ActuEdito

[Éditorial] Une nouvelle aube pour le Liptako-Gourma

by Bakary FOMBA 25 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En ce jour mémorable du 25 novembre 2023, nous assistons à l’émergence d’une ère nouvelle dans la région du Liptako-Gourma, alors que les représentants du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger se sont rassemblés à Bamako pour une rencontre ministérielle d’une importance cruciale. Cette réunion, fruit de la création récente de l’Alliance des États du Sahel (AES), témoigne de l’engagement inébranlable des dirigeants de la région en faveur de la sécurité, du développement économique et de l’intégrité de l’espace du Liptako-Gourma.

Les réformes indispensables 

À l’origine de cette initiative, la Charte instituant l’Alliance des États du Sahel, signée le 16 septembre 2023 à Bamako, a jeté les bases d’une coopération stratégique sans précédent. Les Chefs d’État du Burkina Faso, de la République du Mali, et de la République du Niger ont tracé un chemin audacieux pour répondre aux défis communs, affirmant ainsi leur vision partagée de l’avenir de la région.

La réunion ministérielle qui a suivi a été le théâtre de discussions approfondies et de délibérations sur des questions cruciales liées au développement économique et social des trois pays. Malgré les défis économiques et sécuritaires persistants dans la région, les ministres ont démontré une détermination exceptionnelle, réaffirmant leur solidarité face aux attaques terroristes et exprimant leur engagement envers le bien-être des populations.

Les travaux des experts, préalablement tenus les 23 et 24 novembre 2023, ont jeté une lumière vive sur des thèmes essentiels tels que les échanges commerciaux, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, la transformation industrielle, et les réformes financières nécessaires. Ces discussions ont formé la toile de fond des recommandations ambitieuses qui ont été formulées par les ministres, selon le communiqué final de la Rencontre ministérielle des pays membres de l’AES, qui s’est tenu à Bamako, ce samedi 25 novembre 2023.

Booster le secteur de l’économie

Parmi les nombreuses résolutions, l’appel à une accélération de la mise en place de l’architecture juridico-institutionnelle de l’AES résonne comme un engagement envers la création d’un environnement propice au développement harmonieux. La nécessité d’améliorer la libre circulation des personnes, de renforcer la sécurité des corridors d’approvisionnement, et d’accélérer la mise en œuvre de projets énergétiques et agricoles a été soulignée comme des impératifs majeurs.

La sécurité alimentaire et énergétique a été au cœur des débats, avec une reconnaissance unanime du besoin de mécanismes communs de riposte aux crises alimentaires et d’investissements massifs dans le secteur énergétique. La transformation industrielle a également été mise en avant, avec un appel à l’élaboration d’une stratégie commune d’industrialisation pour dynamiser le tissu industriel de la région.

Sur le plan financier, les ministres ont confronté les difficultés de financement des déficits budgétaires, appelant à la promotion d’un partenariat public-privé, à la création d’une banque d’investissement de l’AES, et à la mise en place d’un fonds de stabilisation. Ces propositions audacieuses visent à assurer une base solide pour le financement du développement économique.

Une nouvelle voie pour l’espace du Liptako-Gourma

En clôturant cette journée historique, les ministres ont exprimé leurs félicitations à Alousséni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, pour l’organisation impeccable de la rencontre. Des remerciements chaleureux ont été adressés aux autorités maliennes pour leur accueil exceptionnel, soulignant ainsi l’esprit d’unité qui a prévalu tout au long de la journée.

Ainsi, le 25 novembre 2023 restera inscrit dans les annales comme le jour où la coopération et le développement ont tracé une nouvelle voie pour l’espace du Liptako-Gourma. Le courage des dirigeants et la vision partagée des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont défini une trajectoire vers un avenir prospère, démontrant que l’unité peut surmonter les défis et ouvrir la voie à un avenir plus fort et plus solidaire pour tous.

Bakary Fomba 

25 novembre 2023 0 comments
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SIAMA 2023 Koulouba
Seko ni Donko

[ Mag Kunafoni ] Artisanat et coopération en Afrique: Burkina Faso à l’honneur au Salon international de l’artisanat du Mali

by Sahel Tribune 25 novembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La participation exceptionnelle du Burkina Faso en tant que pays invité d’honneur à la 4e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA) a marqué une étape mémorable dans les relations entre le Burkina Faso et le Mali. Sous la direction éclairée du Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, la délégation burkinabè a renforcé les liens fraternels entre les deux nations et jeté les bases d’une coopération plus étroite.

Du 22 au 24 novembre 2023, le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, a conduit une délégation de haut niveau à Bamako pour participer au SIAMA en tant que pays invité d’honneur. La visite a été bien plus qu’un simple événement diplomatique ; elle a symbolisé l’engagement profond envers l’amitié, la coopération économique et la sécurité régionale entre le Burkina Faso et le Mali. Découvrons les moments forts de cette visite historique et les perspectives prometteuses qu’elle ouvre pour l’avenir de la région sahélienne.

Le Premier ministre du Burkina Faso en visite de prestige à Bamako

Dans le cadre de la 4e édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambela, Premier ministre du Burkina Faso, a conduit une délégation burkinabè du 22 au 24 novembre 2023. Le Burkina Faso était l’invité d’honneur de cet événement, mettant en lumière les liens étroits entre le Burkina Faso et le Mali.

Rencontre fraternelle avec le président de la Transition

En marge du SIAMA, le Premier ministre burkinabè a été reçu par le  Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta à qui il a exprimé ses remerciements ainsi qu’au peuple malien, pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation. Une rencontre fraternelle a eu lieu, soulignant l’amitié profonde entre les peuples malien et burkinabè.

Cérémonie d’ouverture: Burkina Faso, invité d’honneur

Kyélem de Tambela, aux côtés de son homologue malien, a coprésidé la cérémonie d’ouverture du SIAMA. Il a exprimé sa gratitude envers les autorités maliennes, soulignant l’honneur fait à son pays en tant qu’invité d’honneur, symbole de l’amitié entre le Burkina Faso et le Mali.

Engagement pour le rapprochement entre les peuples

Les deux Premiers ministres ont réaffirmé leur engagement à renforcer les liens entre les peuples malien et burkinabè, partageant une histoire, une géographie, et une culture communes. Malgré les défis économiques et sécuritaires, ils ont salué la résilience du peuple malien et ont encouragé les artisans à établir des partenariats pour stimuler l’économie locale.

Renforcement de la coopération bilatérale

En marge du SIAMA, des rencontres bilatérales ont eu lieu entre les gouvernements burkinabè et malien. Les Premiers ministres ont salué les succès dans la lutte contre le terrorisme et ont souligné la nécessité d’une coopération continue. La 10e session de la Grande Commission Mixte de Coopération a renforcé les engagements communs.

Conseil conjoint de gouvernements: vers une coopération stratégique

Le 24 novembre 2023, les Premiers ministres ont coprésidé un Conseil conjoint de gouvernements, couvrant des domaines politiques, diplomatiques, de défense, et de développement. Des projets intégrateurs ont été discutés, soulignant une vision commune pour renforcer la coopération.

Soutien à l’Alliance des États du Sahel

Les deux dirigeants ont souligné l’importance de l’Alliance des États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, exprimant un soutien total. Ils ont condamné toute intervention militaire injuste et ont plaidé en faveur de soutiens réciproques dans les instances internationales.

Vers une histoire sahélienne unie

En conclusion de sa visite, le Premier Ministre Kyélem de Tambela a exprimé ses remerciements et a souligné l’importance de l’histoire en cours en Afrique. Il a partagé l’engagement commun des peuples sahéliens pour la souveraineté et le développement, soulignant que l’histoire de l’Afrique s’écrit actuellement, et le succès est impératif.

Une édition spéciale du SIAMA qui restera gravée dans les annales de la coopération entre le Burkina Faso et le Mali.


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Foussseni Togola 

25 novembre 2023 0 comments
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