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Grâce à l'initiative du roi marocain, le Mali ainsi que plusieurs pays du sahel pourraient avoir accès à l'Océan Atlantique.
A la Une

L’accès du Mali à l’océan Atlantique : une nouvelle ère de connectivité et de prospérité

by Sahel Tribune 4 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali entre dans une ère transformative de connectivité avec l’accès à l’océan Atlantique, grâce à son adhésion à l’Initiative internationale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette démarche stratégique promet de redéfinir les perspectives économiques et sociales de la région du Sahel, ouvrant des horizons inédits pour le Mali et ses partenaires sahéliens.

Sous la présidence du colonel Assimi Goïta, le Conseil des ministres du 3 janvier 2024 a annoncé une avancée historique : l’accès du Mali à l’océan Atlantique via l’Initiative internationale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette initiative, axée sur la modernisation des infrastructures et la stimulation de l’intégration régionale, marque le début d’une nouvelle ère pour le Mali, ouvrant des portes vers une connectivité accrue, une croissance économique substantielle et une prospérité partagée dans la région du Sahel.

Exploiter le potentiel cette initiative d’accès à l’Océan Atlantique pour le progrès du Mali

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a partagé les résultats de la réunion ministérielle de coordination sur l’Initiative du Roi Mohammed VI. Les délégués maliens ont exprimé un fort soutien et ont prévu la création de « Task Forces » nationales pour concrétiser les modalités opérationnelles de cette initiative.

Cette collaboration vise à renforcer la connectivité par la modernisation des infrastructures et à stimuler l’intégration régionale, tout en impulsant une transformation économique significative dans la région du Sahel. L’accès à l’océan Atlantique offre des opportunités sans précédent pour le commerce international et la croissance économique.

La réunion a également été l’occasion de discuter de l’amélioration de la coopération bilatérale avec le Maroc, en mettant l’accent sur la circulation des personnes et des biens. La prochaine session de la Haute Commission mixte de coopération à Bamako atteste de l’engagement des deux pays à renforcer leurs liens.

Le gouvernement malien s’engage fermement à exploiter le potentiel de l’Initiative marocaine pour le progrès du Mali et de la région du Sahel. Cette étape historique ouvre la voie à une ère de connectivité renforcée, de croissance économique et de prospérité partagée. Le Mali, soutenu par le leadership visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, trace une nouvelle voie vers un avenir prometteur, plaçant la région du Sahel au cœur de la scène mondiale.

La rédaction 

4 janvier 2024 0 comments
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Les Aigles du Mali se préparent pour leur mise en route pour la CAN 2023.
ActuSport

Mali : le gouvernement se mobilise pour la CAN 2023

by Sahel Tribune 3 janvier 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le gouvernement malien a mis en place un plan d’action visant à mobiliser des ressources humaines et financières en vue de la participation de l’équipe nationale de football à la Coupe d’Afrique des Nations, Côte d’Ivoire 2023.

Lors du Conseil des ministres du 3 janvier 2024, le ministre de la Jeunesse et des Sports a partagé les initiatives prises pour lancer les Aigles vers cette compétition continentale. Une Commission nationale de mobilisation a été instaurée, élaborant un programme axé sur la mobilisation des ressources humaines et des contributions volontaires. Cependant, les détails concernant le programme de collecte de fonds, y compris les montants visés et les modalités de participation des volontaires, demeurent actuellement indisponibles.

Dans le cadre de ce plan, la Commission prévoit la tenue d’un dîner de gala en collaboration avec la chaîne de télévision panafricaine AFRICABLE, ainsi que la mise en place d’un téléthon sur l’ORTM1. Les dates et les lieux précis de ces événements n’ont pas encore été divulgués.

Le coup d’envoi officiel pour les Aigles aura lieu le 11 janvier, marqué par la remise du drapeau national par le Président de la Transition et la remise du maillot du premier supporter au Président par le capitaine de l’équipe.

Le gouvernement malien affiche une détermination sans faille pour accompagner les Aigles dans leur quête de succès à la CAN 2023, appelant toute la population malienne à se mobiliser pour soutenir fièrement l’équipe nationale.

La rédaction

3 janvier 2024 0 comments
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La liste des joueurs de l'équipe nationale du Mali convoqués pour la CAN 2023.
A la UneSport

La liste des Aigles du Mali pour la CAN 2023 : un mix d’expérience et de jeunesse

by Sahel Tribune 2 janvier 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a dévoilé la liste des joueurs convoqués pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023, qui se déroulera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 6 février.

La liste, composée de 27 joueurs, est un mix d’expérience et de jeunesse. On retrouve ainsi des cadres de l’équipe comme le capitaine Moussa Sissako, le gardien Djigui Diarra ou encore l’attaquant Adama Traoré, mais également des joueurs plus jeunes qui ont fait leurs preuves en club, comme le milieu Amadou Haidara ou l’attaquant Moussa Doumbia.

La liste des joueurs de l'équipe nationale du Mali convoqués pour la CAN 2023.
La liste des joueurs de l’équipe nationale du Mali convoqués pour la CAN 2023.

Une équipe solide en défense

La défense malienne est l’une des plus solides du continent. Elle est composée de joueurs expérimentés comme Adama Noss Traoré, Hamari Traoré ou encore Boubacar Traoré, qui évoluent tous en Europe.

Un milieu de terrain talentueux

Le milieu de terrain malien est l’un des plus talentueux du continent. Il est composé de joueurs comme Amadou Haidara, qui évolue au RB Leipzig, Lassana Coulibaly, qui évolue à la Salernitana, ou encore Yves Bissouma, qui évolue à Tottenham.

Une attaque redoutable

L’attaque malienne est redoutable. Elle est composée de joueurs comme Adama Traoré, qui évolue à Wolverhampton, Moussa Doumbia, qui évolue à Al Ahly, ou encore Ibrahima Koné, qui évolue à Al Hilal.

Les objectifs des Aigles

Les Aigles du Mali visent la victoire à la CAN 2023. Ils ont déjà atteint la finale de la compétition en 2012 et en 2022.

La sélection malienne est l’une des favorites pour le titre. Elle dispose d’un effectif équilibré et expérimenté, capable de rivaliser avec les meilleures équipes du continent.

La rédaction 

2 janvier 2024 0 comments
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Alassane Ouattaram dans son adresse à la nation, à l'occasion du 31 décembre, évoque une croissance économique durable en Côte d'Ivoire.
A la Une

Croissance économique en Côte d’Ivoire : perspectives prometteuses pour 2024

by Sahel Tribune 1 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au seuil du Nouvel An 2024, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a livré son analyse de la croissance économique lors de son discours traditionnel du 31 décembre 2023. La mise en œuvre satisfaisante du programme économique et financier avec le Fonds monétaire international témoigne d’une gestion solide, malgré les défis mondiaux.

Lors de son discours du Nouvel An, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a souligné la robustesse économique du pays malgré les défis mondiaux. La croissance économique, projetée à 7 % en 2024, demeure le moteur d’une transformation positive, avec des avancées notables dans les secteurs-clés.

La première revue du programme économique et financier, établi avec le FMI, connaît un succès notable, comme en atteste la première revue approuvée en décembre 2023. La confiance des partenaires bilatéraux et multilatéraux persiste, renforcée par le secteur privé, qui continue d’investir dans l’économie nationale. Cette dynamique contribue à maintenir une croissance économique robuste, projetée à 7 % en 2024 malgré les défis mondiaux actuels.

L’Énergie, pilier de la croissance économique

Le président Ouattara s’est félicité de l’émergence d’un secteur privé national dynamique, encourageant la diversification économique et la création d’emplois durables. Il a particulièrement encouragé les entrepreneurs nationaux à investir dans la production vivrière pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Cette vision s’aligne sur les réformes structurelles en cours, visant à améliorer les conditions de vie des citoyens.

Le démarrage de la production du gisement « Baleine » par le Groupe ENI représente une avancée majeure vers l’autonomie énergétique. Présentée comme la plus grande découverte d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire, elle est estimée à une capacité de production de 150 mille barils par jour en 2027. Cette percée va considérablement augmenter la production nationale de pétrole, passant de 30 mille à 200 mille barils par jour.

Cette production substantielle génèrera également environ 200 millions de pieds cubes de gaz par jour d’ici 2026, renforçant la capacité nationale de production de gaz naturel à près de 430 millions de pieds cubes. Cela contribuera significativement à la production d’électricité, soutenant l’ambition de faire de la Côte d’Ivoire un « hub énergétique » dans la sous-région.

Engagement envers la durabilité et l’action climatique

Dans le contexte des défis posés par le changement climatique, le président Ouattara a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à exploiter ses ressources naturelles de manière responsable. Le gisement « Baleine » s’inscrit dans une « vision de production nette zéro en carbone », soulignant la responsabilité environnementale du pays.

La participation active à la COP 28 à Dubaï, du 30 novembre au 13 décembre 2023, a permis de mettre en avant les avancées significatives de la Côte d’Ivoire en matière d’action climatique. Le lancement du Rapport climat et développement par la Banque Mondiale et les progrès dans les crédits carbone provenant de la conservation de la forêt classée de Taï démontrent l’engagement continu envers la durabilité.

La Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur économique majeur, avec une croissance soutenue, une diversification en cours, et un engagement ferme envers la durabilité. Ces perspectives prometteuses offrent des opportunités notables pour les citoyens maliens, du Sahel, et attirent l’attention des décideurs politiques du monde entier. L’économie ivoirienne se forge ainsi un avenir solide et durable.

Oumarou Fomba 

1 janvier 2024 0 comments
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Assimi Goïta
ActuPolitique

Le président Goïta : « au cours de l’année 2024, les efforts tendant à retourner à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ne faibliront point »

by Chiencoro 1 janvier 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

À l’aube du Nouvel An 2024, le Mali se prépare à une nouvelle ère politique. Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, annonce la poursuite des efforts pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Le 25 septembre 2023, les autorités maliennes ont annoncé un ajustement du calendrier électoral, reportant légèrement les élections présidentielles, initialement prévues en février 2024. Cette décision, présentée comme nécessaire, avait soulevé des questions cruciales sur l’impact sur la stabilité politique et le retour à l’ordre constitutionnel tant espéré.

Dans sa traditionnelle adresse à la nation, à l’occasion du Nouvel An, le 31 décembre 2023, le Colonel Assimi Goïta, Président malien de la Transition, a dévoilé une feuille de route ambitieuse, marquant le retour tant attendu à l’ordre constitutionnel. Un moment crucial pour un pays en quête de stabilité politique après des années d’instabilité. « Au cours de l’année 2024, les efforts tendant à retourner à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ne faibliront point », a-t-il déclaré dans son intervention à la télévision nationale.

Retour a l’ordre constitutionnel: Vers une démocratie renforcée

Les « soubresauts politiques » du Mali ont dicté l’impératif de réformes. Les Assises nationales de la Refondation, en décembre 2021, ont été le point de départ. Le peuple malien, à travers un exercice de diagnostic, a insisté sur la nécessité de réformes politiques avant tout retour à l’ordre constitutionnel. Cette démarche a marqué une rupture avec le passé tumultueux du pays.

La vision collective était claire : établir un ordre constitutionnel différent, apaisant et sécurisé. La révision de la loi électorale, la création d’un organe unique de gestion des élections, et l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum ont façonné la 4e République du Mali. Ces actions concrètes ont renforcé les fondations de la démocratie, transcendant les échecs passés.

En 2024, les efforts persisteront pour consolider l’ordre constitutionnel. Les défis sont nombreux, mais la détermination à instaurer un environnement politique stable reste intacte. Les réformes en cours démontrent une volonté collective de bâtir un avenir où la gouvernance repose sur des bases solides et transparentes.

Renforcement des institutions électorales

La nouvelle Constitution, « fruit d’un processus participatif », incarne les aspirations d’un peuple en quête de stabilité. Ses contours redéfinissent les pouvoirs, les responsabilités et les droits, marquant une avancée significative vers une gouvernance équilibrée. Le texte fondamental devient le pilier inébranlable de la quatrième République.

Dans le cadre du renforcement des institutions électorales, il convient de mentionner également la refonte de la loi électorale. Une refonte qui vise à garantir des élections justes et transparentes. La création d’un organe unique de gestion des élections renforce l’intégrité du processus démocratique, offrant ainsi une plateforme équitable pour l’expression du choix populaire.

L’adoption de la nouvelle Constitution par référendum est un témoignage fort de l’engagement démocratique. Les Maliens ont eu l’occasion de se prononcer sur le texte fondamental qui guidera le pays vers l’avenir. Cet exercice démocratique renforce la légitimité de la nouvelle République.

L’avenir de la démocratie malienne 

Alors que le Mali s’engage sur la voie d’une nouvelle ère constitutionnelle, la stabilité et la sécurité demeurent des priorités constantes. Les défis sécuritaires internes et externes nécessitent à ce titre une gestion stratégique pour préserver les acquis démocratiques.

Le retour à l’ordre constitutionnel au Mali ne concerne pas seulement les Maliens, mais aussi la communauté internationale. Les décideurs politiques mondiaux jouent un rôle crucial en soutenant le processus de transition et en veillant à ce que la démocratie malienne prospère. Dans le même cadre, l’Alliance des États du Sahel, créée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger en septembre 2023, peut également jouer un rôle crucial dans ce sens. 

A l’orée de cette nouvelle année, le Mali s’apprête à tourner une page décisive de son histoire politique. Le retour à l’ordre constitutionnel, impulsé par des réformes majeures et l’adoption d’une nouvelle Constitution, ouvre une ère d’espoir et de stabilité. Les défis subsistent, mais la détermination à bâtir une démocratie solide persiste. Le peuple malien, par son engagement actif, façonne son destin démocratique. En 2024, le monde observe avec intérêt la transformation en cours au cœur du Sahel, un exemple tangible de la capacité d’un pays à renouer avec la démocratie et à construire un avenir prometteur. 

Cheincoro Diarra 

1 janvier 2024 0 comments
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Le Président de transition du Burkina Faso s'adresse à la nation dans un discours poignant, entouré de militaires en tenue, symboles de la sécurité , de la souveraineté nationale et de la détermination.
ActuPolitique

Cap sur l’avenir : l’adresse inspirante du Capitaine Ibrahim Traoré pour 2024

by Sahel Tribune 31 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En ce début d’année, le Capitaine Ibrahim Traoré, dans une adresse poignante, revisite le parcours de 2023 au Burkina Faso et dévoile avec optimisme les grandes ambitions pour 2024. Une allocution qui résonne comme une symphonie d’espoir et de résilience.

Sous le regard bienveillant du Nouvel An, le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Burkina Faso, façonne un discours qui transcende le simple bilan. À travers ses mots, il éclaire la voie d’un avenir prometteur, cimenté par la lutte contre le terrorisme, l’épanouissement économique et la renaissance culturelle.

Crescendo économique et initiatives audacieuses au Burkina Faso

Dans cette traditionnelle adresse à la nation, le Capitaine Ibrahim Traoré évoque la partition délicate de la sécurité nationale. Avec brio, il expose les mélodies de l’année qui s’achève, marquée par la bravoure face à la menace terroriste. En 2024, une nouvelle symphonie prend forme avec la création de la Brigade spéciale d’intervention rapide, annonçant ainsi une défense renforcée et la reconquête attendue des territoires perdus.

Le deuxième mouvement résonne des initiatives économiques novatrices initiées en 2023. Dans cette symphonie, le chef de l’État déclare que l’année à venir sera rythmée par la recherche de l’autosuffisance alimentaire, l’industrialisation et une lutte acharnée contre la corruption. Les instruments de développement économique joueront en harmonie avec une population encouragée à s’approprier ces mélodies de prospérité.

Ressusciter les accords culturels, une mélodie pour tous 

Le troisième mouvement explore la partition culturelle. Le Capitaine Traoré met en avant la nécessité de restaurer les racines culturelles perdues sous l’ombre de la colonisation. Cette symphonie, portée par la reconnaissance officielle des langues nationales, résonne dans la création du Conseil national des communautés. Le combat de 2024 s’annonce comme une ode à la renaissance culturelle, invitant chacun à retrouver ses origines et ses valeurs.

La coda de cette adresse à la nation est une mélodie d’assurance et de gratitude. Le président de la transition remercie le peuple burkinabè pour son engagement dans la protection de la transition. Tout en appelant à la vigilance face aux défis persistants, notamment l’impérialisme, il termine sur une note d’optimisme, souhaitant à tous une année 2024 riche en santé, solidarité et bonheur. Cette symphonie de liberté, dédiée au Burkina Faso, à l’Alliance des États du Sahel et à l’Afrique toute entière, résonne comme un appel à la persévérance dans la quête collective de prospérité.

Oumarou Fomba 

31 décembre 2023 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
ActuSécurité

Quels avenirs pour l’Alliance des États du Sahel ?

by Chiencoro 30 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Après plusieurs décennies de domination néocoloniale, les États du sahel ont décidé de sortir de leur tête de l’eau et réclamer leur souveraineté. Cela s’est traduit par la création de l’Alliance des États du sahel en septembre 2023. Une Alliance créée par le Mali, le Niger et le Burkina Faso, en vue de surmonter les défis communs de la région, avec un accent particulier sur la sécurité, le développement économique et social, ainsi que la gestion des ressources naturelles.

Dans un Sahel marqué par l’insécurité et la vulnérabilité économique, l’Alliance des États du Sahel émerge comme une lueur d’espoir. Les enjeux cruciaux autour de ce nouveau-né sont nombreux. Pour l’atteinte de ses objectifs, ce bébé doit mettre l’accent sur trois piliers stratégiques : le renforcement de la sécurité, le développement économique et social, ainsi que la gestion durable des ressources naturelles, en vue d’offrir des perspectives prometteuses pour la région.

Renforcement de la sécurité et développement durable 

La menace terroriste, incarnée par des groupes tels que le GSIM et l’EIGS, plane sur le Sahel. Une situation qui a conduit à la mise en place de plusieurs initiatives communes, comme le G5 Sahel, composé du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie. Confrontée à des problèmes de financement et à des mésententes internes, cette initiative a été déclarée mort-né, surtout avec la naissance de l’AES. 

L’Alliance des États du Sahel se positionne comme un rempart essentiel contre cette crise sécuritaire qui se propage dans la région. En intensifiant la coopération en renseignement, en sécurisant les frontières et en formant les forces de sécurité, l’AES peut jouer un rôle clé dans la prévention et la réduction des activités terroristes, assurant ainsi la stabilité des États sahéliens. La naissance de cette coalition commune porte déjà ses fruits avec la coopération des Forces de défense et de sécurité des trois pays dans la lutte contre l’insécurité dans la région. 

Le Sahel, région économiquement vulnérable, requiert une impulsion significative. L’AES peut également catalyser le changement en encourageant les échanges commerciaux et en stimulant les investissements régionaux. Cette alliance s’engage à créer des emplois et à améliorer les conditions de vie des habitants en favorisant l’autonomisation économique des jeunes et des femmes. Des infrastructures et des programmes de formation professionnelle sont également des piliers de cette transformation économique. 

En novembre 2023, durant deux jours, à Bamako, les ministres chargés de l’économie et des finances du Burkina Faso, du Mali et du Niger, accompagnés d’autres experts en la matière, ont mené des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois pays de l’AES. Il s’agit d’accélérer le processus d’intégration économique et financière dans l’espace du Liptako-Gourma. 

Gestion des ressources naturelles et lutte contre les changements climatiques

À l’issue de ces deux jours de travail, les experts ont jeté une lumière vive sur des thèmes d’intérêt commun. Tout en évoquant des échanges commerciaux, la sécurité alimentaire et celle énergétique, les experts ont souligné la nécessité de la transformation industrielle ainsi que des réformes financières nécessaires.

Le Sahel, confronté à des défis environnementaux cruciaux, trouve dans l’AES un partenaire stratégique. En promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, en encourageant les énergies renouvelables et en renforçant la résilience des communautés locales face aux changements climatiques, l’alliance peut contribuer à la préservation de l’environnement et au bien-être des populations sahéliennes. Avec leur partenariat avec la Fédération de Russie, les pays de l’AES empruntent la voie du développement durable, sur tous les plans. 

L’Alliance des États du Sahel émerge comme une force unificatrice et transformative pour la région. En renforçant la sécurité, en stimulant le développement économique et social, et en gérant durablement les ressources naturelles, elle offre un avenir plus stable et prospère au Sahel. L’AES devient un levier essentiel pour façonner un avenir résilient et florissant dans cette région dynamique de l’Afrique.

Chiencoro Diarra 

30 décembre 2023 0 comments
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