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Des leaders religieux du Mali
A la UneSécurité

Mali : contre des propos « blasphématoires », des milliers de personnes protestent à Bamako

by Sahel Tribune 5 novembre 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pour dénoncer des actes blasphématoires à l’encontre de l’Islam et ses valeurs, une forte mobilisation a eu lieu à Bamako, vendredi 4 novembre 2022, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali. Plusieurs milliers de fidèles ont répondu à l’appel de l’organisation islamique. C’était en présence de plusieurs leaders religieux, dont Ousmane Cherif Madani Haidara et l’Imam Mahmoud Dicko.

Les manifestants sont venus nombreux sur la place de l’indépendance de la capitale malienne, Bamako. Une foule considérable. Plusieurs milliers des personnes ont répondu présentes à l’appel du Haut conseil islamique du Mali.

Le dimanche 30 octobre, une vidéo, dans laquelle un homme tient des propos virulents sur l’islam, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Cela a provoqué un déferlement de colère chez les Maliens. Pour montrer leur exaspération vis-à-vis de ces propos dits « diffamatoires », les fidèles musulmans du Mali ont décidé d’organiser un meeting de « protestation contre les phénomènes blasphématoires à l’encontre de l’Islam et ses valeurs ».

Sur les pancartes des manifestants, nous pouvions lire certains propos comme « le coran est sacré » ; « nous détestons celui qui déteste le prophète (PSL) » ; « nous aimons celui qui aime le prophète (PSL) » ; « le prophète est notre guide ». D’autres scandaient : « plus jamais ça au Mali ».

Mobilisation à Bamako
Mobilisation des fidèles à Bamako, le 4 novembre 2022.📷Ibrahim Djitteye/Sahel Tribune.

L’implication des pouvoirs publics

Au cours de la manifestation, les responsables du Haut conseil islamique du Mali ont condamné, « avec la dernière énergie, ces actes et propos blasphématoires, blessant dans leur foi tant de fidèles musulmans à travers le monde et qui constituent des menaces pour la paix et la stabilité sociale ».

L’organisation islamique du Mali dit apprécier « hautement » les déclarations de condamnation des autorités de « ces actes » et « la promptitude avec laquelle des pouvoirs judiciaires ont engagé des poursuites contre l’auteur et ses complices ».

Elle exhorte les pouvoirs publics à mettre « rapidement » un terme aux activités de toute personne ou groupe de personnes jugées « blasphématoires contre la religion, et généralement menées au nom d’une compréhension erronée de la liberté de la presse et de la laïcité ».

En outre, le secrétaire général du haut conseil islamique, Mamadou Diamoutani a, au nom de l’organisation, appelé les musulmans à la retenue, au respect de l’autorité religieuse dans la gestion d’une telle situation, conformément à l’enseignement de l’Islam. Il a appelé les fidèles au calme tout en les rassurant de la détermination du HCIM à suivre de près l’évolution du dossier judiciaire.      

Six personnes en détention

Six personnes ont été placées, jeudi 3 novembre, en détention provisoire au Mali pour « délit à caractère religieux pouvant causer des troubles à l’ordre public ». Il s’agit notamment de l’écrivain Doumbi Fakoly, de l’ami intime et d’un jeune frère de l’auteur des propos dits « blasphématoires » et trois autres personnes plus ou moins proches de lui.

Notons que l’homme qui a tenu ces propos est toujours en fuite. Il serait adepte du Kémitisme, mouvement spirituel inspiré de l’Égypte antique. Les six personnes en détention seraient issues de ce mouvement souvent qualifié de secte. Il a comme leader, Doumbi Fakoly.  

Ibrahim Djitteye

5 novembre 2022 0 comments
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Passation de service à la tête de l'OMVS.
Actu

OMVS : le Mauritanien Mohamed Abdel Vetah, le nouveau patron de l’organisation

by Chiencoro 4 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Malien Hamed Séméga a passé le témoin au Mauritanien Mohamed Abdel Vetah, qui devient ainsi le 8e Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Le nouveau patron de l’organisation a été reçu, ce vendredi 4 novembre 2022, par le président malien de la transition.

Âgé de 45 ans, Mohamed Ould Abdel Vetah prend la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La passation de service a eu lieu, jeudi 3 novembre 2022, à Dakar, au siège de l’organisation.  

Le nouveau haut-commissaire de l’OVMS est docteur en Informatique. Il a dirigé de grandes entreprises nationales dans son pays. Il a ensuite occupé, pendant plusieurs années, le poste de ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie de la République islamique de Mauritanie.

Avancer dans les différents projets

Au lendemain de sa prise de fonction, le nouveau patron de l’OMVS a été reçu par le président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation, le colonel Assimi Goïta, président malien de la transition.

Mohamed Abdel Vetah, après avoir remercié le chef d’État malien ainsi que ceux de la Guinée, du Sénégal et de la Mauritanie, a reçu des orientations pour la réussite de sa mission durant ses quatre (4) de mandat. « Le Président a été clair : il faut avancer dans les différents projets, surtout la navigation. Il m’instruit d’en faire une priorité », a expliqué le nouveau Haut-commissaire de l’OMVS, qui souligne que cette organisation « est un outil formidable d’intégration régionale et africaine ».

Mohamed Abdel Vetah, qui a eu à présider le Conseil des ministres de l’OMVS, a une pleine conscience de ses responsabilités à la tête de cette organisation.

« Le monde aujourd’hui fait face à des changements profonds, des changements climatiques, qui impactent notre ressource commune. Si cette ressource est impactée, tous nos projets actuels et futurs seront impactés », a-t-il alerté, à sa sortie d’audience au palais de Koulouba.

Selon ses explications, avec l’orientation des chefs d’État et de gouvernement, du Conseil des ministres, des partenaires de l’OMVS, il convient de faire de cette organisation, créée en mars 1972, une organisation résiliente face à ces changements. Les projets actuels de l’organisation demeurent la production d’hydroélectricité, la navigation.

Lors d’une visite au Mali, en septembre dernier, le Président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, Serigne Mbaye Thiam, ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, avait indiqué que le Haut-commissaire sortant de l’organisation « avait exprimé le souhait de ne pas voir son mandat renouvelé pour des convenances personnelles ».

Chiencoro Diarra

4 novembre 2022 0 comments
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Alousséni Sanou, ministre de l'Economie et des Finances
Actu

Budget d’État 2022 : les recettes budgétaires s’élèvent à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA

by Sahel Tribune 4 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le projet de loi portant modification de la loi n° 2021-071 du 23 décembre 2021 portant loi de Finances pour l’exercice 2022 a été adopté, à l’unanimité par le Conseil National de Transition (CNT), jeudi 3 novembre 2022, lors de sa séance plénière.

Présentée par le ministre de l’Économie et des Finances M. Alousseni Sanou, cette Loi rectificative modifie la loi de finances pour l’exercice 2022 tenir compte :

– du ralentissement de l’activité économique et de la baisse des recettes fiscales suite aux sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA ;

– de la hausse des prix due aux perturbations dans le fonctionnement de l’économie sur le plan international et national.

La croissance économique en 2022 initialement prévue à 5,2 % ressortirait à 4,2 %. Cette croissance est davantage impulsée par les efforts du Gouvernement de Transition dans le soutien aux secteurs productifs malgré un contexte socio-économique sécuritaire et politique difficile.

Adopté par le CNT

En dépit des mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de la réduction des taxes sur certains produits de première nécessité et la subvention d’autres, le niveau général des prix, mesuré par le taux d’inflation moyen projeté, devrait se situer en moyenne à 6 % reflétant ainsi le renchérissement des prix au niveau mondial.

Dans le domaine des finances publiques, la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, la prise en charge de l’incidence financière de la grille unifiée et de certaines priorités du Plan d’Actions du Gouvernement de Transition, combinées à une baisse attendue des recettes fiscales ont entraîné un déséquilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2022.

Ainsi, dans la loi de finances rectificative, les recettes budgétaires s’élèvent ainsi à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA contre 2 130 milliards 721 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 148 milliards 281 millions de francs CFA. Quant aux dépenses, elles se chiffrent à 2 647 milliards 28 millions de francs CFA contre 2 748 milliards 285 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 101 milliards 257 millions de francs CFA.

Ce projet de loi a été adopté par le Conseil national de la transition par 109 voix pour, 00 contre et 00 abstention. Cette loi de finances avait été adoptée en Conseil des ministres, le 17 août 2022.

Source: Gouvernement du Mali


Notre rédaction a apporté des modifications au texte.

4 novembre 2022 0 comments
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Un camp de déplacés
ActuSécurité

Comment des habitants déplacés perdent leur indépendance

by Sahel Tribune 3 novembre 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Quand les ballent sifflent, la panique et la peur s’installent. Au milieu de l’agitation, des familles se dispersent souvent en quelques minutes. Celles qui ont de la chance se déplacent ensemble. Cependant, beaucoup de membres d’une famille se dispersent. Alors commence le tourment d’une immense incertitude quant à leur sort. À cela s’ajoute les défis liés au déplacement et à leur nouvelle vie. Afin de mettre en lumière les défis auxquels les personnes déplacés sont confrontés, le CICR a échangé avec beaucoup d’entre eux.

La réalité du conflit armé au Mali est brutale : en quelques minutes, des familles se dispersent dans le bruit des affrontements, la peur au ventre. Safia, originaire de Gao, a été ainsi séparée de sa mère. D’autres, comme Mohamed, qui a fui la même région, ont eu plus de chance et se déplacent avec leurs proches. Quel que soit le parcours de chacun, il faut continuer sa vie dans un camp de fortune.

« J’étais terrorisé en quittant chez moi. Le bruit des armes nous a tenu compagnie durant des heures. Comme tout le monde, on avait peur d’être touché par les balles. Personne n’osait parler ou même pleurer », confie tristement Safia*.

Âgée de 27 ans, la jeune femme vient de la région de Gao. Fille unique et sans père depuis l’enfance, elle a vécu avec sa mère. Elles étaient inséparables avant cette journée de dimanche où tout a changé.

« On a retrouvé la même psychose », affirme un réfugié

C’était en février dernier, lorsque des hommes armés ont attaqué son village. Les survivants ont été obligés de quitter leur domicile et d’abandonner travail et sources de revenus. À l’aide de camionnettes, des centaines de personnes ont pris la fuite et, durant ce voyage, Safia et sa mère ont été séparées.

« En cours de route, j’ai remarqué que la voiture dans laquelle se trouvait ma mère n’était plus derrière nous », se souvient la jeune femme en larmes.

Mohamed vient du même village que Safia. Contrairement à elle, il a eu la chance durant sa fuite de ne pas avoir été séparé de sa famille. À 54 ans, avec sept enfants et trois femmes, il en est à son troisième déplacement depuis 2012.

« En 2012, quand les affrontements ont commencé dans mon village, nous avons fui pour aller au Burkina. Nous avons vécu là-bas en tant que réfugiés pendant neuf années », explique Mohamed.

Au Burkina Faso, lui et sa famille vivaient dans un camp de réfugiés et ont pu y survivre grâce à l’aide humanitaire. Hélas, ils ont dû quitter les lieux après des menaces répétées d’hommes armés. Mohamed et sa famille ont alors bénéficié de l’aide d’une organisation humanitaire pour revenir au nord du Mali. De retour, ils croyaient retrouver un peu de paix, mais, là encore, ils n’étaient pas au bout de leur peine.

« On a retrouvé la même psychose, les mêmes craintes, les mêmes intimidations », affirme Mohamed.

Un nouvel habitat, un semblant de nouvelle vie

À Bawa, à cinq kilomètres de la périphérie de la ville de Gao, Mohamed, Safia et d’autres déplacés ont alors enfin trouvé refuge. Un énième site de déplacés internes y a été construit. Même si le climat et l’environnement semblent être les mêmes que dans leur village d’origine, ils savent qu’ils ne sont pas chez eux. Ils ont dû tout reprendre à zéro en commençant par trouver un nouveau moyen de gagner leur vie.

Avant son départ forcé, Safia faisait du tricot et de la poterie. Elle confectionnait des coussins, des nattes traditionnelles et des vases.

« Maintenant, je ne fais rien. Quand je tombe malade, les gens cotisent pour me soigner. Ils me donnent aussi à manger. Je dépends totalement des autres et c’est frustrant », déplore-t-elle.

Mohamed, quant à lui, était éleveur.

« L’élevage est pratiqué chez nous depuis toujours. On avait des vaches, des moutons et des chèvres. Ça nous permettait de manger, d’avoir un revenu, de nous prendre en charge tout simplement », explique-t-il.

Ces activités leur assuraient à tous les deux une autonomie financière, mais depuis leur arrivés à Bawa, ils dépendent alors de la bienveillance de la communauté hôte et d’une organisation humanitaire. Celles-ci leur ont fourni de la nourriture et des abris.

« On avait construit des abris de fortune avec ce dont nous disposions. Ça ne nous protégeait même pas contre le soleil. Les hôtes nous ont apporté leur aide pour qu’on puisse avoir des tentes », explique Safia.

Mais, leur situation financière étant déjà instable, les hôtes n’ont pas pu continuer à les aider. Et l’organisation non plus, car il y a d’autres familles, d’autres sites de déplacés qui attendent aussi une assistance.

De l’eau potable disponible immédiatement

En plus d’un problème d’accès à la nourriture, l’eau est restée longtemps une préoccupation majeure des habitants du camp de Bawa, en particulier pour les femmes et les enfants.

« Ici, ce sont les femmes qui sont chargées de rapporter de l’eau. Le fleuve est à environ une heure de marche. A l’époque, nous y allions deux fois chaque jour. Le premier voyage était fait très tôt le matin. A notre retour, nous faisions la cuisine. Après le déjeuner, nous effectuions le second voyage », déclare Safia.

Par ailleurs, l’eau du fleuve n’étant pas traitée, elle rendait malades les gens qui la buvaient, et particulièrement les enfants.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a réalisé en urgence un forage afin de couvrir les besoins en eau potable, minimiser les risques de maladies hydriques et réduire ceux liés au transport lointain de l’eau pour les femmes et les jeunes filles.

« Maintenant, nous avons un temps de repos. Nous consommons de l’eau à hauteur de souhait et buvons jusqu’à plus soif et les enfants ne sont plus malades à cause de l’eau », explique Safia.

Le forage fonctionne à l’énergie solaire. Il fournit quotidiennement 40 000 litres d’eau. Un comité de gestion formé par le CICR assure le bon fonctionnement des équipements.

Devenir autonome pour survivre

Si les communautés touchées par le conflit armé au Mali ont une capacité remarquable à faire face aux crises, les moyens de survie traditionnels peuvent ne plus suffire. En dépit des efforts déjà effectués, le millier de familles sur le site de déplacés ont encore des difficultés à accéder aux services sociaux de base.

Même si le site dispose d’une école primaire, mais, il faut se rendre dans la ville de Gao pour étudier au secondaire ou au lycée.

« Le matin on se réveille à cinq heures pour aller à l’école et on y passe toute la journée. Une fois les cours terminés, on revient à la maison un peu après 19 heures. On fait une marche d’environ six heures par jour », détaille Rachid, 14 ans.

Ces personnes déplacées sont encore dépendantes de l’aide humanitaire. C’est pourquoi elles sont plus que jamais désireuses de générer des revenus, en ouvrant un petit commerce ou en se lançant dans le maraîchage. Il en va ainsi de leur survie d’être financièrement autonomes. Les différentes aides dont elles bénéficient ne seront pas éternelles (voir l’encadré).

Des besoins toujours plus grands   Actuellement, l’assistance humanitaire est compromise par des financements insuffisants, alors que les besoins et les fonds requis ont augmenté. Une hausse de 13 pour cent des déplacements internes a été observée au cours des six premiers mois de 2022 seulement, en raison de la détérioration de la situation. Plus de 400 000 personnes se sont désormais déplacées à l’intérieur du pays, contraintes de laisser derrière elles maisons, animaux et moyens de subsistance. Il est ainsi essentiel de mobiliser des financements afin de poursuivre et étendre l’assistance d’urgence à plus de personnes ciblées. Il est important de trouver des solutions à long terme, qui peuvent aider les populations à s’adapter aux changements rapides et à assurer leur autonomie.

Besoin humanitaire des déplacés

*Nom d’emprunt

Source : CICR

3 novembre 2022 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
ActuPolitique

Lutte contre le terrorisme : le Mali et le Burkina veulent renforcer leur coopération militaire

by Chiencoro 3 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali pour son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré s’est entretenu avec le colonel Assimi Goïta sur les voies et moyens pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays frères. Cela en vue de mieux sécuriser les civils qui payent un lourd tribut dans cette guerre contre le terrorisme.

Le Mali et le Burkina Faso partagent les mêmes frontières et sont confrontés à une crise sécuritaire faisant de nombreux morts et des déplacés. Une situation qui a entraîné une augmentation des besoins humanitaires dans ces pays. Selon des chiffres du gouvernement burkinabè, en avril 2022, 1,5 million de personnes étaient déplacées à l’intérieur du territoire en conséquence aux violences, dont 900 000 enfants.  » Plus de 455 000 personnes ont été contraintes au déplacement entre janvier et août 2022« , lit-on dans une note de la Commission de l’Union européenne.

Dans le Mali voisin, où on assiste depuis quelques jours à un combat sanglant entre différents groupes terroristes, le nombre de déplacées interne est passé de 350 000 à 397 000 dans le centre et le nord du pays et plus de 175 000 Maliens ont trouvé réfuge dans les pays voisins, d’après le dernier rapport de la Minusma.

Face à cette situation, les deux jeunes chefs d’État entendent se donner la main. Pour gagner le pari de cette lutte contre l’hydre terroriste, le nouvel homme fort du Burkina Faso appelle les populations burkinabè et maliens à se donner la main, à plus de solidarité.

Après plus de deux heures d’entretien au palais présidentiel de Koulouba, le président malien de la transition a raccompagné son homologue burkinabè à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako-senou, au début de la soirée.

Chiencoro Diarra

3 novembre 2022 0 comments
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Le capitaine Ibrahim Traoré et le Colonel Assimi GOÏTA
A la UnePolitique

Burkina Faso : le capitaine Ibrahim Traoré reçu par le Colonel Goïta

by Sahel Tribune 2 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour son tout premier déplacement à l’étranger, depuis son arrivée au pouvoir, en octobre 2022, le jeune capitaine Ibrahim Traoré, président burkinabè de la transition, rend visite, ce mercredi, au colonel Assimi Goïta, son homologue malien de la transition. 

C’est à 15h25 minutes que l’avion transportant le nouvel homme fort du Burkina Faso s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako-senou. A sa descente, le jeune capitaine a été accueilli par son homologue malien de la transition, auteur de deux putschs. Le jeune Traoré a eu droit à tous les honneurs de celui que les panafricanistes considèrent aujourd’hui comme l’espoir de tout un continent. 

Après un court entretien dans le salon VIP du pavillon présidentiel, les deux chefs d’État, à bord d’un même véhicule, se sont rendus directement au palais de Koulouba, où ils auront un tête-à-tête puis un entretien élargi aux autres membres des deux délégations. La crise sécuritaire, notamment la coopération avec la Russie, pourrait être le principal sujet de discussion entre les deux hommes en kaki. La présidence du Faso précise sur sa page Facebook que « le Président Ibrahim TRAORE discutera des questions sécuritaires qui préoccupent les deux pays depuis quelques années ». Outre cela, indique la presidence du Faso:  » Cette visite d’amitié et de travail vise à renforcer l’axe Ouagadougou-Bamako et à intensifier la lutte contre les groupes armés terroristes qui endeuillent les deux nations ». 

En effet, les burkinabè attendent beaucoup du capitaine Ibrahim Traoré. Pour plus de sécurité, plusieurs voix se sont levées ces derniers temps pour réclamer le rapprochement du pays de Thomas Sagara de la Russie des grands révolutionnaires. La Russie qui est aujourd’hui un partenaire « sûr  » du Mali. Pour combler l’espoir de son peuple voire de toute l’Afrique, le nouveau président burkinabè a besoin de se faire conseiller par son homologue malien de la transition. 

Au Burkina Faso comme au Mali, tout est urgent. Les deux chefs d’État se doivent donc de parler le même langage afin de relever les nombreux défis auxquels leur pays respectif sont confrontés. 

La rédaction 

2 novembre 2022 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré
A la UnePolitique

Burkina Faso : pour son premier déplacement à l’étranger, le capitaine Ibrahim Traoré rendra visite au colonel Assimi Goïta

by Chiencoro 1 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le nouveau président burkinabè de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, est annoncé au Mali, mercredi 2 novembre, pour sa première visite à l’étranger. 

Fraîchement investi président de la transition de la République du Burkina Faso, le 23 octobre 2022, après un coup d’État contre Paul Henry Sandaogo Damiba, le 30 septembre dernier, le capitaine Ibrahim Traoré a réservé son premier déplacement à son homologue malien de la transition, le colonel Assimi Goïta. 

De la divergence à la convergence des vues 

Le nouveau président burkinabè est annoncé au Mali pour une visite d’amitié et de travail au cours duquel, il s’entretiendra avec son homologue malien de la transition sur les sujets d’intérêt commun : stabilité politique, sociale et économique, la situation sécuritaire. Ce renforcement de la coopération bilatérale avait été parmi les préoccupations du président déchu, Damiba, lors de sa visite du 3 septembre dernier au Mali. 

S’il y avait une divergence de vues entre Damiba et les autorités maliennes de la transition, il convient de noter que le nouvel homme fort du pays des hommes intègres semble trouver refuge dans la vision révolutionnaire et panafricaniste du chef d’État malien. 

Dans son discours d’investiture, le capitaine Ibrahim Traoré n’a-t-il pas évoqué la nécessité d’un recadrage de la transition dans son pays, en lieu et place de la rectification, prononcée par les autorités maliennes. Outre cela, si Damiba avait refusé de donner à son putsch la dénomination de révolution, le jeune capitaine, quant à lui, n’hésite point à considérer sa lutte comme une révolte. 

Le bloc des trois pays 

À l’instar des autorités maliennes, le nouveau président burkinabè de la transition a également exhorté ses populations à une mobilisation patriotique et populaire afin de vaincre l’hydre terroriste qui, « depuis quelques années, ne fait que déchirer le tissu social au Burkina Faso et nous empêche de vivre ».

Depuis ce second putsch, en l’espace de huit mois, les burkinabè ne cessent de demander une diversification du partenariat militaire, en allant notamment vers la Russie. La tentative de contre-putsch du lieutenant-colonel Damiba a suscité une mobilisation violente de jeunes portant des drapeaux russes et accusant la France de s’être arrangée du côté du président déchu. 

Dans un tel contexte, le nouvel homme fort du Faso doit savoir prendre le taureau par les cornes. Ce déplacement pourrait entrer dans ce cadre. Une visite au cours de laquelle, il va s’imprégner des expériences de son homologue malien et renforcer la coopération entre les deux pays, comme l’a fait Doumbouya de la Guinée. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso vont-ils former un bloc de trois pays contre les crises sécuritaires et humanitaires ainsi que les sanctions des organisations sous-régionales et organismes internationaux ? 

Chiencoro Diarra 

1 novembre 2022 0 comments
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