Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,20 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Atelier de formation des journalistes
A la UneSécurité

DIH et reportage en période de conflit : l’attitude à adopter par les journalistes

by Cheickna Coulibaly 13 novembre 2022
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

En vue de promouvoir le droit international humanitaire (DIH), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), en partenariat avec la Croix-Rouge malienne (CRM), a initié un atelier de renforcement de capacités d’une vingtaine de journalistes reporters (presse écrite, presse en ligne, Bloggeurs). Cette session de formation s’est tenue du 08 au 10 novembre 2022, à l’hôtel Millenium de Bamako.

« Outiller les spécialistes des médias sur le Droit international humanitaire ou droit de la guerre et sur le reportage en période de conflit et autres situations de violence pour un meilleur traitement de l’information en relation avec le conflit », tels sont les principaux objectifs de cette formation initiée par le Cicr et la Crm.

Durant 3 jours, les échanges ont porté sur le rôle des médias dans les situations de crises et d’urgence humanitaire ; les risques liés à la profession de correspondant en situation de guerre. Tous ceux-ci pour une meilleure compréhension du conflit et mieux communiquer.

Des médias suspendus

Cette formation a été une occasion pour les représentants des faitières de la presse malienne de s’exprimer sur le bien-fondé de cette rencontre. Le coordinateur de Benbere, Abdoulaye Guindo, a rappelé la situation actuelle du pays, touché par une multitude de crises depuis plus de deux décennies. Une situation qui rend difficile le reportage pour les journalistes. En 2022, deux médias français ont été suspendus de diffusion au Mali. Un journaliste du magazine Jeune Afrique a été empêché de mener des enquêtes. Le cas le plus récent est celui de la suspension de Joliba TV. Pour l’année 2022, le Mali a perdu son rang de 99e sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). Il s’est classé 111e sur 180 pays évalués.

Conscient du travail colossal du CICR et de la CRM dans la protection des populations victimes des effets néfastes des violences et du changement climatique, le coordinateur de la plateforme Benbere a invité les participants à profiter de cette opportunité pour « se familiariser avec les notions de DIH et par la même occasion, se former sur les techniques de reportages en milieu de conflit. »   

Modibo Fofana, le président de l’Association des professionnels de la Presse en Ligne au Mali (APPEL Mali), a précisé que la surabondance informationnelle des médias sociaux causée par l’essor fulgurant du numérique, conduit parfois des hommes de médias à tomber dans le piège de la désinformation, des infox, pouvant aboutir à l’aggravation d’une situation de crise. Pour y remédier, le patron de Appel Mali a invité les journalistes « à plus de rigueur et de professionnalisme dans le traitement des questions sensibles surtout celles liées à des situations humanitaires. »  

Rôle de médiateur

Selon le représentant de la maison de la presse, Mahamadou Talata Maiga, la crise multidimensionnelle que connait le Mali depuis 2012, interpelle toute la profession à jouer son rôle d’informateur dans le respect du Code déontologique. « En temps normal nous informons, nous divertissons, mais en temps de confit, nous avons le rôle de médiateur (…) Cette situation requière de nous d’être la solution et non le problème », avance-t-il tout en louant les efforts du Cicr à aider les professionnels des médias à prendre connaissance avec le DIH.

Le chef de la délégation du CICR au Mali, Antoine Grand, a indiqué la place stratégique qu’occupent les médias dans la diffusion d’informations relatives à la situation humanitaire, au sein de son organisation. Selon lui, il est très difficile de jouer pleinement son rôle de journaliste dans un monde où règnent les médias sociaux. Il estimera également que « des discours de haine, des fake news », relayés sur la toile, souvent par des non-journalistes, sont à la base des complications de certaines crises humanitaires à travers le monde. D’où la nécessité d’aider et former les professionnels de média.                               

Avant de prononcer l’ouverture officielle des activités, la présidente de la Croix-Rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly, a salué le CICR pour les avoir associés à cette importante formation. Elle n’a pas manqué d’encourager les participants à s’informer et se former sur « les pratiques journalistiques à adopter avec des outils de vérifications des faits nécessaires » en vue de produire des papiers et reportages à hauteur de souhait.

Les hommes de médias ainsi que les facilitateurs du CICR, de la CRM ont saisi l’occasion pour échanger sur les origines et missions des deux structures humanitaires appartenant au plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde à savoir « le mouvement international de la Croix-Rouge et du croissant-Rouge ».          

Cheickna Coulibaly

13 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Cyberharcèlement
A la UneSécurité

Lutte contre la Cybercriminalité: le Mali opte pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé »

by Sahel Tribune 12 novembre 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’essor des Technologies de l’Information et de la Communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il favorise la production et l’amélioration de la qualité des prestations de service. Leur utilisation malveillante entraîne des conséquences très graves. Les réseaux sociaux « sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre« , explique le gouvernement malien dans le communiqué final du Conseil des ministres du vendredi dernier. 

L’évolution rapide de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. Les « cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité« , indique-t-on.

Face à ces nombreuses derives, le gouvernement malien a décidé de sévir. À l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, le gouvernement de transition a opté pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Le projet de texte relatif à sa création, son organisation et ses modalités de fonctionnement, a été adopté, vendredi dernier, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres. 

Ce projet de textes permettra de déterminer les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; de préciser les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité ; et d’apporter une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité.

La rédaction 

12 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les réseaux sociaux
ÉducationExclusif

Réseaux sociaux : une addiction à surveiller chez les jeunes

by Hawa Diaby 11 novembre 2022
written by Hawa Diaby 4 minutes read

L’avènement des réseaux sociaux a révolutionné le monde et a fait des jeunes ses fidèles serviteurs. Les parents d’enfants ou d’adolescents n’osent souvent pas aborder le problème, qui se résume à une phrase : l’addiction aux réseaux sociaux de leurs progénitures.

WhatsApp, Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter: le monde des médias sociaux ne cesse de s’agrandir et les jeunes les apprécient particulièrement, car ils aiment faire partie d’une communauté virtuelle. Ils taguent, aiment, postent, partagent, des informations personnelles ou publiques.

Plus de 2 milliards d’utilisateurs Facebook

Le phénomène est ainsi passé du stade individuel, familial, pour devenir un problème de société. Nous constatons une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux par cette jeunesse. Pourquoi cette dépendance des jeunes des réseaux sociaux ? Quand faut-il commencer à s’inquiéter et comment peut-on les protéger du risque ?

De nombreuses études concluent que la dépendance aux médias sociaux est réelle. Les chiffres sont assez parlants : plus de 2 milliards d’utilisateurs Facebook dans le monde, près de 500 millions de tweets sont envoyés quotidiennement sur twitter, 95 millions d’images sont téléchargées tous les jours sur instagram et sur YouTube, plus de 400 heures de vidéo sont téléchargées par minute.

Ces chiffres prouvent la dépendance aux réseaux sociaux. Aminata Téra, journaliste de la presse écrite Les Échos, n’en dément pas : « Tous les médias sociaux créent une dépendance du fait de leur conception. Maximiser l’engagement fait partie de leur modèle économique, car plus vous passez de temps à faire défiler et à cliquer, mieux vous faites fonctionner leurs affaires ». Cette journaliste malienne explique que « le besoin d’être connecté et d’interagir avec les autres est universel. Le sentiment d’appartenance est quelque chose dont nous rêvons en tant qu’êtres humains ».

Les enfants et les familles en danger

Les réseaux sociaux, certes, permettent aux jeunes de faire, dans un espace virtuel, ce qu’ils aiment faire dans la vie réelle comme nouer des contacts, trouver des amis, partager leurs centres d’intérêt avec d’autres personnes, échanger et appartenir à un groupe. Cette jeunesse se voit donc envouter de son charme irrésistible et est toujours tentée de s’en emparer davantage. Ce qui peut être dangereux.

Selon Cheick Traoré, informaticiens, les réseaux sociaux peuvent être très dangereux pour les adolescents. Car « des cyberprédateurs aux publications sur les réseaux sociaux peuvent remonter à la surface et les hanter plus tard. Les risques sont énormes ». Cet informaticien précise que « Sans le vouloir, les enfants peuvent également exposer leur famille aux dangers d’internet, par exemple en téléchargeant accidentellement un programme malveillant qui peut permettre à des cybercriminels d’accéder au compte bancaire de leurs parents ou à d’autres informations sensibles ». En plus de tous ces dangers, M. Traoré ajoute que les enfants et adolescents peuvent également être « exposés à des images choquantes, à des tentatives d’escroquerie ».

De bonnes pratiques

Nous devons garder notre vie personnelle en vue de nous préserver, au maximum, de ces dangers, affirme Hawa Santara, étudiante. « Pour éviter le danger, nous devons protéger nos informations personnelles. Car personne n’a besoin d’avoir accès à certaines de nos données comme notre âge, adresse, numéro de téléphone, nos photos, le nom de notre école ». Elle poursuit en donnant plus de précisions : « Le danger, c’est évidemment que ces informations personnelles permettent à des individus malintentionnés de vous trouver ».

Hawa Santara finit par livrer quelques bonnes pratiques à adopter pour minimiser les dangers que représentent pour nos vies les réseaux sociaux. Elle propose de « bien choisir ses identifiants, créer des mots de passe compliqués en mélangeant des lettres et des chiffres, rester méfiants des rencontres en ligne, et aussi utiliser les paramètres de confidentialité. »

L’étudiante estime que les parents ont également une grande responsabilité, notamment dans la protection des enfants. Ils doivent faire un suivi régulier des enfants en vue de surveiller leurs publications, leurs fréquentations sur ces plateformes, voire combien de temps ils passent connecter, a-t-elle indiqué.

Les réseaux sociaux, certes, peuvent nous permettre d’être plus à la « mode », comme l’estime la jeunesse, mais cette utilisation doit être suivie et sécurisée afin d’éviter certaines dérives.

Et vous, pensez-vous que la dépendance aux réseaux sociaux peut être considérée comme une maladie ?

Hawa Diaby

11 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des exportations de blé
Actu

Crise alimentaire en Afrique : sortir des dépendances, revenir aux fondamentaux

by Sahel Tribune 11 novembre 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Sécheresses, instabilité, insécurité et manque de vision politique alimentent la dépendance des pays africains vis-à-vis des importations de céréales, à commencer par le blé. Les répercussions de la guerre entre l’Ukraine et la Russie n’expliquent pas tout. En attendant que l’Afrique reprenne son destin en main, la Russie est en position de force pour imposer ses conditions.

« La région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest fait face à une nouvelle crise alimentaire et nutritionnelle majeure. Environ 38,3 millions de personnes seront sous pression pour la période de juin-août 2022 », alertait le RPCA (Réseau de prévention des crises alimentaires) au printemps dernier. Et elles l’ont été, sous pression. Aux crises habituelles — sécheresse, insécurité — sont venues s’ajouter les conséquences de la guerre en Ukraine et du blocage des exportations de céréales ukrainiennes.

L’Afrique du Nord violemment touchée

Certains pays ont déjà payé le prix fort, à cause de leur trop grande dépendance au blé de la Mer Noire. Surtout en Afrique du Nord. Par exemple, la Tunisie importait 47,7 % de son blé d’Ukraine. Le robinet fermé au printemps dernier a mis Tunis devant un dilemme pour éviter des émeutes de la faim. Au point d’amener le président Kaïs Saïed à lâcher du lest et à s’attirer les bonnes grâces d’Alger en s’alignant sur la position algérienne dans le dossier du Sahara Occidental. L’Égypte elle aussi s’est cassé les dents sur son approvisionnement en céréales, étant largement en tête des pays importateurs de produits agricoles ukrainiens, devant l’Indonésie, le Pakistan, le Bangladesh et le Liban.

Depuis, la tension s’est légèrement relâchée du côté des ports de la Mer Noire : un accord entre Kyiv et Moscou est intervenu le 22 juillet dernier, sous l’égide de la Turquie, afin de laisser sortir les céréales en souffrance dans les silos ukrainiens. Deux mois plus tard, début septembre, le président russe Vladimir Poutine a tapé du poing sur la table, considérant que les cargaisons de céréales exportées durant l’été avaient surtout bénéficié à l’Europe et aux pays riches. Selon le chef du Kremlin, seuls 2 navires sur 87 auraient livré leur cargaison « aux pays pauvres », soit 3 % seulement. Info ou intox ?

Intox, principalement destinée à séduire les pays africains, car les chiffres sont bien différents. Selon le Centre de coordination conjointe (CCC) d’Istanbul qui supervise les exportations ukrainiennes depuis juillet, l’Union européenne a reçu 36 % de ces céréales, la Turquie (20 %) — grand hub céréalier et meunier pour la zone MENA —, la Chine (7 %) et les pays africains (17 %).

La bataille Russie/Ukraine antérieure à la guerre

Mais la guerre en Ukraine n’explique pas tout. Comme le souligne Middle East Eye, « les craintes légitimes des effets de la crise sur l’approvisionnement en céréales de l’Afrique du Nord coïncident avec les perspectives d’une chute de la production de blé russe en 2021-2022, conséquence des mauvaises conditions climatiques, en particulier des étés chauds et secs ». Résultat, pour la saison 2021/2022, la Russie a exporté son plus faible volume total de blé en cinq ans. A contrario, l’Ukraine avait enregistré une « saison record » en 2021. Avant la guerre des armes, l’Ukraine et la Russie se livraient déjà un bras de fer monumental sur le marché des matières premières agricoles. En bloquant l’appareil productif ukrainien, la Russie s’est donc imposée sur le marché pour alimenter ces fameux « pays pauvres ».

Les pays africains, eux, subissaient déjà de plein fouet cette guerre économique entre les deux géants. Selon l’ONU, 25 pays du continent importent plus d’un tiers de leur blé de Russie et d’Ukraine, certains étant même dépendants à 100 % comme la Somalie et le Bénin. Avec les conséquences socio-économiques et les famines que l’on sait, des régions comme l’Afrique de l’Ouest voyant qui plus est leur production céréalière baisser de 20 %.

L’ONU ne cesse de tirer la sonnette d’alarme face à cet « ouragan de famines » qui pourrait toucher de nombreux pays en 2023, dont le Burkina Faso, l’Égypte, la République démocratique du Congo, la Libye, la Somalie ou encore le Soudan. Le Programme alimentaire mondial (PAM) souligne également l’impact de l’augmentation des prix (+70 % pour l’huile, +30 % pour le riz, +67 % pour la farine de blé) et alerte sur des pays en situation critique comme la République centrafricaine, victime d’un conflit armé interne prolongé, d’une insécurité persistante et de la détérioration de la sécurité alimentaire, comme le précise Tomson Phiri, porte-parole du PAM : « Au-delà de ces chocs, il existe des facteurs structurels tels que la forte croissance démographique, la pauvreté généralisée, le sous-emploi et la dégradation de la base de ressources agroécologiques qui contribuent à une détérioration progressive des moyens de subsistance et de la sécurité alimentaire. » Et la proximité du pays avec la Russie, très présente sur la scène sécuritaire et politique centrafricaine, ne semble en aucun cas arranger les choses : le pays est au bord de l’effondrement.

Moscou alimente la dépendance alimentaire des pays africains

Dans ce contexte de bras de fer international, l’Afrique s’est retrouvée dans le collimateur commercial de Moscou : en août dernier, le ministère de l’Agriculture russe a énoncé sa stratégie visant neuf pays du continent, comme l’Angola, le Cameroun ou le Ghana : « Le continent africain est une zone intéressante et prometteuse pour le développement des exportations alimentaires russes, a expliqué Dmitry Krasnov du Centre fédéral pour le développement des exportations agroalimentaires. Toutefois, il est important de tenir compte d’un certain nombre de facteurs tels que l’instabilité politique dans certains pays ou encore la réglementation des prix d’un certain nombre de marchandises afin de déterminer les pays prioritaires et de cibler les produits. » Une stratégie qui ne relève donc d’aucune forme d’altruisme, mais s’inscrit davantage dans ce qui s’apparenterait presque à un chantage d’État à État, la Russie monnayant son appui alimentaire contre des votes à l’Onu : mi-octobre, dans le cadre de la condamnation des annexions russes de quatre régions ukrainiennes, 22 pays africains se sont abstenus, 9 ont voté contre : l’Algérie, le Burundi, le Congo, la République centrafricaine, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Gabon, le Mali et le Zimbabwe. Un hasard ? Pas vraiment : la diplomatie des matières premières — chère au président Poutine — fonctionne à plein régime, pour le gaz comme pour le blé. Certains États africains n’ont tout simplement pas le choix et cèdent à la pression.

L’exemple du Mali est significatif : pourtant producteur de blé et de fonio, le pays a dû se résoudre à s’aligner et à importer du blé russe au début de l’été 2022, ainsi que des fertilisants. Selon Alousséni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, en visite à Moscou, « le commerce mondial est totalement perturbé. Le prix du blé, entre janvier 2021 et mai 2022 a presque été multiplié par cinq. Le Mali importe environ 47 000 tonnes de blé chaque mois. L’approvisionnement des pays n’est plus assuré, ce qui fait qu’aujourd’hui, chaque pays doit chercher à s’ajuster et à équilibrer ses comptes ».

Dans ce contexte de crise, c’est donc la Russie qui tire son épingle du jeu. Car derrière l’apparente posture de souveraineté affichée par le ministre affirmant : « Il faut échanger d’État à État, afin d’obtenir des prix sur le blé. C’est ce que nous avons obtenu grâce à des accords pour engager rapidement l’approvisionnement à partir de la Russie ». Une relation d’égal à égal semble hautement hypothétique, tant le Mali dépend dorénavant pour tout, sécurité, relations diplomatiques et, donc, alimentation, du nouvel allié exclusif dont la junte l’a affublé.

Et à la crise de l’approvisionnement en blé vient à présent s’ajouter celle de l’approvisionnement en maïs et en riz, venu d’Asie. Pour sortir de ces multiples dépendances, les pays africains devraient revenir à leurs fondamentaux : la production de cultures vivrières locales comme le mil, le fonio, le manioc et le sorgho. Et investir massivement dans l’appareil de production agricole, plutôt que de payer grassement des bateaux venus des ports russes ou asiatiques.

Fatim Ouattara

11 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Adama Ben Diarra s'exprime sur l'augmentation du budget de la présidence du Mali.
ActuPolitique

Mali: que cherche Ben le cerveau ?

by Sahel Tribune 10 novembre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Couvert par l’humilité parlementaire, Adama Diarra alias Ben le Cerveau, membre du Conseil national de Transition (CNT) et Président du Mouvement de la société civile « Yèrèwolo débout sur les Remparts », emprunte la voie d’Issa Kaou Djim, cet autre membre du CNT suspendu pour ses prises de position déloyales à l’endroit des autorités de la transition et non conformes à son statut de Conseiller national de la transition.

Augmentation du budget de la présidence

Récemment sur le plateau de la radio Peace FM, Ben le cerveau a tiré à boulets rouges sur la gestion des autorités de la transition, notamment le chef de la première institution. Il a tenu des déclarations infondées tout en accusant le pouvoir en place.

Adama Diarra annonce l’augmentation du budget de la présidence, qui de 16 milliards devrait se retrouver à 22 milliards, au cours de la nouvelle année budgétaire. Une décision que « Ben le Cerveau » trouve injustifiable et incompréhensible. Il va plus loin. Selon ses explications, rien de sérieux ne se fait par les autorités actuelles au pouvoir. « On dirait de l’amateurisme », vocifère-t-il. Ce que le Conseiller national Ben ignore, c’est que les 22 milliards ont été atteints à la suite du Collectif budgétaire, qui est en réalité une mise à jour du budget à mi-parcours et en tenant compte des urgences signalées courant l’exercice. Donc, contrairement aux affirmations de Ben le Cerveau, les 22 milliards sont bien de 2022 et non prévisionnels pour 2023. Le budget de la Présidence est toujours de 16 milliards pour l’année 2023. Étant l’existence des fonds communs, ces réajustements sont toujours prévus dans l’exécution du budget.

Budget du CNT

À l’entendre s’exprimer, on se demande quel mirage a enveloppé l’esprit de ce jeune homme, qui se dit animé des idéaux panafricanistes. Que se passe-t-il dans sa tête ? Cherche-t-il à être éjecté comme Kaou Djim pour se faire passer en victime ? N’eût été l’humilité parlementaire, Adama Ben Diarra ne se serait-il pas exposé à des poursuites judiciaires ? 

En tout cas, cette affirmation gratuite ne lui fait nullement honneur. Lui, qui est connu pour son engagement social, sa grande capacité de mobilisation.

Il convient donc de rappeler au bouillant Ben le cerveau que de la même manière que l’augmentation du budget au niveau du CNT est justifiable, celle de la présidence l’est également. En tant que membre de l’organe législatif de la transition, faut-il vraiment lui rappeler que la prise en charge de la Commission de Rédaction de la Nouvelle Constitution et celle du Comité indépendant de suivi-évaluation des ANR (CINSERE-ANR) ont été prélevées sur le budget de la présidence.

Ben a-t-il renoncé à ses émoluments ?

De toutes les façons, la gestion financière du Colonel Assimi Goïta ne doit point être objet de ce genre controverse. Aucun président n’a mieux fait que lui au cours de son mandat. Plus de 200 forages, des tonnes de kits alimentaires et des milliers de kits scolaires et bien d’autres matériels, ont été remis aux populations démunies du Mali depuis son arrivée au pouvoir. Des dons issus de son fonds de souveraineté dont il a renoncé volontiers aux 2/3 pour le bien-être des Maliens.

Il convient donc de rappeler à ce Conseiller national de la transition que les affirmations gratuites sont une source de démobilisation de subversion. Adama Diarra doit alors s’abstenir de ces genres de comportements qui ne constituent que du populisme sans aucune valeur ajoutée. Il aurait dents contre les autorités maliennes de la transition pour n’avoir pas réussi à faire nommer des proches lors de l’élargissement récent du Conseil national de Transition. Si chacun devait balayer devant sa porte, l’opinion pourrait demander à Ben le Cerveau de faire le point de la situation de ses émoluments auxquels, il avait publiquement dit avoir renoncé. Est-ce vraiment le cas ? Peut-il informer l’opinion si ces avantages n’ont jamais atterri dans son compte bancaire ? Si oui, est-ce normal et qu’en a-t-il fait ou qu’en fait-il ? L’Opinion serait bien intéressée d’en savoir davantage.

La rédaction

10 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des professeurs d'université
ActuPolitique

Transition malienne : regard de professeurs d’université

by Bakary FOMBA 10 novembre 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le samedi 5 novembre 2022, le grand bâtiment du Complexe scolaire « Chaine grise » de Niamakoro, a servi de cadre à la célébration de la 11e édition de la Journée culturelle et artistique du bureau exécutif de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). « La transition politique au Mali et l’affirmation de soi » était au centre des débats philosophiques.

En collaboration avec le département de philosophie, la 11e édition de la Journée culturelle et artistique de l’UEP s’est tenue le 5 novembre dernier. Professeurs d’université, anciens et actuels étudiants en philosophie et sympathisants, tous étaient venus en grand nombre pour prendre part à cette activité annuelle.

Acquérir plus de choses sur la transition

Au menu de cette 11e édition, une conférence-débat, animée par des professeurs d’université et modérée par Dr Mamadou Soumbounou, professeur au département de philosophie. « La transition politique au Mali et l’affirmation de soi » était l’intitulé de cette conférence, tenue dans l’amphithéâtre de la Chaîne Grise, sis à Niamakoro, en commune VI du district de Bamako.

C’est une tradition pour l’Union des étudiants en philosophie (UEP), d’organiser chaque année universitaire, une conférence autour d’un sujet d’intérêt commun du Mali voire d’Afrique. Il s’agit notamment de contribuer à la résolution des crises auxquelles le Mali est confronté. Cette 11e édition a servi d’occasion pour les professeurs de philosophie de se prononcer sur la situation actuelle du pays, tout en proposant des pistes de solution.

Pour Oumou Bah, actuelle secrétaire générale de l’UEP, cette activité s’inscrit dans le cadre de la « promotion et la valorisation de la philosophie dans l’espace scolaire et universitaire malien, afin d’exposer sa scientificité ». Il s’agit aussi de « participer à la formation des étudiants et étudiantes ». Elle reste convaincue que l’avis des professeurs compte énormément dans la résolution des crises auxquelles le Mali fait face. « Par leur lumière, nous pouvons acquérir plus de choses sur la transition, leurs critiques nous semblent intéressantes, sans parti pris », a-t-elle souligné.

Prioriser le Mali

Dr Belko Ouologuem, Dr Drissa Fofana, Dr Souleymane Keita ainsi que Dr Fodié Tandjigora, chacun en ce qui le concerne, est intervenus autour de la thématique, qui rime avec l’actualité malienne.

Au cours de leurs différentes interventions, il ressort que la transition actuelle a deux missions : sauver la souveraineté du Mali et l’identité des Maliens. Pour ces professeurs de l’enseignement supérieur, ces missions amènent les autorités de la transition vers d’autres partenaires avec lesquels le Mali sera respecté, et avec lesquels ce pays d’Afrique de l’Ouest peut entreprendre des voies réelles d’un développement durable.

Dans son intervention, Dr Souleymane Keïta a souligné la nécessité d’accompagner la transition actuelle au Mali. « La transition, nous la vivons. Il est de notre devoir de la faire vivre ». Ce professeur de la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHE), département de philosophie, rappelle néanmoins que « toutes les transitions que nous avons vécues ont échouées ».

Toutefois, les conférenciers recommandent aux autorités de la transition et aux Maliens de prioriser le Mali.

Bakary Fomba

10 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Feux de foret
A la UneClimat et environnement

COP 27 en Égypte : La santé doit être au centre des négociations sur le changement climatique

by Fousseni TOGOLA 6 novembre 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À la veille de la 27e Conférence des parties sur le changement climatique (Cop27), qui s’ouvre ce 6 novembre, en Égypte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte à mettre la santé au cœur des négociations critiques.

La crise climatique continue de rendre les gens malades et de mettre des vies en danger.La déforestation, l’agriculture et certains changements dans l’utilisation des terres ainsi que l’urbanisation galopante, menacent les écosystèmes desquels dépend la santé.  

À travers leurs activités, les humains empiètent profondément sur les habitats des animaux et augmentent ainsi les possibilités pour les virus nocifs pour l’homme de faire la transition depuis leur hôte animal, souligne l’OMS dans un communiqué que Sahel Tribune a pu consulter.

Les quatre objectifs

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, entre 2030 et 2050, « le changement climatique devrait causer environ 250 000 décès supplémentaires par an dus à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée et le stress thermique ».

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a expliqué : « Le changement climatique rend des millions de personnes malades ou plus vulnérables aux maladies dans le monde entier et le caractère destructeur croissant des phénomènes météorologiques extrêmes affecte de manière disproportionnée les communautés pauvres et marginalisées ». Le patron de l’OMS exhorte donc les dirigeants et les décideurs à mettre la santé au cœur des négociations, lors de la COP27.

Cette 27e Conférence des parties sur le changement climatique, qui se tient à Charm el-Cheickh, en Égypte, du 6 au 18 novembre 2022, est une occasion cruciale pour le monde de se rassembler et de s’engager à maintenir l’objectif de l’Accord de Paris de 1,5 °C, souligne l’OMS. Ce 30e anniversaire de l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques devra se conclure, au souhait de l’Organisation mondiale de la santé, par des progrès sur les quatre objectifs clés que sont l’atténuation, l’adaptation, le financement et la collaboration pour faire face à la crise climatique.

L’engagement et la participation communautaire

À l’exclusion des coûts dans les secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture, l’eau et l’assainissement, les coûts directs des dommages du changement climatique pour la santé sont estimés entre 2 et 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.

L’Organisation mondiale de la Santé invite donc à une prise de conscience collective des dangers et à un engagement communautaire pour faire face aux menaces climatiques sur la santé. « L’amélioration de la santé humaine est quelque chose à laquelle tous les citoyens peuvent contribuer, que ce soit par la promotion d’un plus grand nombre d’espaces verts urbains, qui facilitent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci tout en réduisant l’exposition à la pollution atmosphérique, ou par des campagnes pour les restrictions locales de circulation et l’amélioration des systèmes de transport locaux », précise l’OMS. Cet engagement communautaire sur le changement climatique est un facteur important dans le renforcement de la résilience et du renforcement des systèmes alimentaires et sanitaires.  

Le président de la République arabe d’Égypte, Abdel Fattah El-Sisi, garde espoir cette 27 COP sera « le moment où le monde est passé de la négociation à la mise en œuvre et où les paroles se sont traduites en actes, et où nous nous sommes collectivement engagés sur la voie de la durabilité, d’une transition juste et, à terme, d’un avenir plus vert pour les générations futures ».

Fousseni Togola

6 novembre 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

[Tribune] Comment les groupes armés recrutent et endoctrinent les enfants au Sahel
Journées nationales du patrimoine culturel : 14 recommandations axées sur la transmission des valeurs...
Niger : l’armée déjoue une attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close