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Contributions de la société civile au projet de nouvelle constitution en République du Mali
Politique

Projet de nouvelle Constitution : la société civile apporte sa contribution à la CRNC  

by Chiencoro 28 juillet 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

La Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC) en République du Mali était à l’écoute, ce jeudi 28 juillet 2022, de la société civile malienne, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). Les organisations de la société civile ont apporté leurs contributions à la CRNC.  

Les consultations dans le cadre de la rédaction de la nouvelle Constitution se poursuivent au Mali. Après les partis politiques, le mardi dernier, la Commission mise en place par le président de la transition, Col. Assimi Goïta, le 10 juin 2022, a rencontré les organisations de la société civile, ce jeudi 28 juillet 2022.

Des domaines de préoccupation

Ces consultations des forces vives de la nation sont une recommandation du président Goïta aux membres de cette Commission. Car la Constitution est l’affaire de tous les Maliens, a précisé Fousseyni Samaké, président de la CRNC.

À en croire ses explications, la situation du Mali nécessite le passage à une nouvelle Constitution, en vue de donner un nouveau départ au pays. M. Samaké, dans la logique d’impliquer tous les Maliens à ce projet, a rassuré que plusieurs mesures ont été prises, parmi lesquelles la création et mise en ligne d’un site web, en vue de permettre à tous les citoyens, de faire des propositions à la Commission.

Plusieurs suggestions ont été faites par la société civile, dans maints domaines, dans le cadre de cette politique de refondation de l’État. L’éducation, la question des langues, l’environnement, la justice, la santé ainsi que le fonctionnement des institutions républicaines, ont été évoqués au cours des discussions.

La société civile malienne a justifié la pertinence de ce projet par le fait que l’ancienne Constitution ne répondait plus à l’aspiration du peuple malien. Selon elle, si plusieurs tentatives de révision ont déjà échoué, c’est parce que des « volontés malsaines » s’y cachaient derrière.

Des précisions ont été apportées aux différentes préoccupations des participants.

La phase régionale

Ces différentes rencontres seront suivies, le 2 août prochain, par la phase régionale, qui se passera dans 5 chefs-lieux de régions. Les régions de Kayes, de Nioro et de Kita se retrouveront à Kayes pour leurs consultations. Quant aux régions de Ségou, San, Sikasso et Koutiala, les écoutes auront lieu à Ségou. Les régions de Mopti, Bandiagara, Tombouctou, Taoudéni et Douentza se retrouveront à Mopti. En ce qui concerne les régions de Gao, Ménaka et Kidal, les consultations sont prévues pour se tenir à Gao. Au niveau du district de Bamako, les régions de Koulikoro, Dioïla, Nara et Bougouni s’y retrouveront, en plus du district, pour leurs consultations, selon un document de la Commission, dont Sahel Tribune a obtenu une copie.

Chiencoro Diarra

28 juillet 2022 0 comments
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Concertation des partis politiques
Politique

Rédaction d’une nouvelle constitution au Mali : trois mécanismes, pour plus d’inclusivité

by Sahel Tribune 26 juillet 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En vue d’obtenir plus d’inclusivité dans le processus de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali, la Commission mise en place par le chef de l’État a démarré les consultations. Pour être à l’écoute de toutes les forces vives de la nation, elle a priorisé trois mécanismes.

« Rédaction d’une nouvelle constitution pour le Mali : la Commission à l’écoute des partis politiques » ; « La transition : une opportunité pour le changement » ; « La refondation pour un Mali nouveau » ou encore « Une nouvelle constitution pour des institutions fortes et un jeu politique sain », pouvait-on lire sur des banderoles accrochées au mur dans la salle de 1000 places du Centre International de conférences de Bamako (CICB). Aussi, il était possible de lire : « Rédaction d’une nouvelle constitution : un vœu ardent du peuple malien » ou tout simplement « L’heure de la décision populaire a sonné pour un Mali souverain ».

« Changer de constitution et non changer la constitution »

Installés dans leurs fonctions, le 12 juillet 2022, les membres de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution ont démarré les consultations afin d’obtenir plus d’inclusivité dans ce processus déterminant de la vie de la nation malienne.

Trois mécanismes sont ainsi mis en avant afin de faire participer à ce projet d’élaboration d’une nouvelle constitution en République du Mali, toutes les couches socio-professionnelles. D’abord des correspondances ont été adressées aux partis politiques, avec des canevas indicatifs, pour leurs contributions à ce processus. Ensuite, la phase des écoutes visant enregistrer les préoccupations de toutes les forces vives de la nation et y apporter des précisions a été ouverte. Enfin, la mise en ligne d’un site internet dans le but de donner la possibilité aux citoyens de donner leurs avis et faire des contributions pour la réussite de ce projet.

Dans son discours inaugural, le président de la Commission a indiqué que les formations politiques sont les premiers acteurs consultés dans le cadre de la rédaction de ce processus visant à « changer de constitution et non de changer la constitution ».

Fousseyni Samaké dit espéré sur l’apport des acteurs politiques dans ce processus déterminant dans la gouvernance de l’État.

Des dysfonctionnements

Cette démarche a été largement saluée par les partis politiques présents à cette rencontre et qui ont assuré que leurs contributions ne feront pas défaut. Des suggestions ont été faites pour la réussite du processus, qui est une aspiration profonde du peuple malien, comme l’a indiqué le chef de l’État lors de l’installation des membres de cette Commission. « En raison de la détermination du peuple malien à dénoncer la mauvaise gouvernance et l’injustice sociale, les institutions démocratiques ne devraient aucunement servir d’alibi pour dénigrer les besoins essentiels de la population au sein de laquelle est vivement ressenti un besoin de réformes institutionnelles, gage d’un lendemain démocratique meilleur et source d’apaisement socio-politique durable », avait déclaré Assimi Goïta.

Après les visites aux institutions et l’écoute des acteurs politiques, la Commission rencontrera la société civile, le jeudi 28 juillet 2022. Elle élargira ensuite les concertations au niveau des régions ainsi que du District de Bamako. Ces consultations se tiendront le 2 août prochain.

Au niveau régional, cinq chefs-lieux de régions accueilleront les consultations : Kayes, Ségou, Mopti et Gao et le District de Bamako.

Le locataire de Koulouba a justifié le bien-fondé de ce processus par le fait que « la pratique institutionnelle a révélé des dysfonctionnements, qui se sont soldés par des ruptures de l’ordre constitutionnel » poussant ainsi à s’interroger quant à la solidité des différentes institutions, le rapport entre elles et le fonctionnement du système institutionnel de manière générale.

La rédaction

26 juillet 2022 0 comments
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Assimi Goïta, discours du 61ème anniversaire de l'armée nationale
Politique

Colonel Assimi Goïta aux gouverneurs : « Vous êtes la voix par laquelle l’État existe, s’affirme et se réalise … »

by Chiencoro 26 juillet 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le but de connaitre les difficultés auxquelles les différentes régions sont confrontées et y apporter les solutions appropriées, une rencontre de deux jours s’est ouverte, ce lundi 25 juillet 2022, à Koulouba, entre le président de la transition et les différents gouverneurs.

Depuis 2012, le Mali traverse une crise multidimensionnelle qui perdure avec des impacts sur l’activité économique. Dans un tel contexte difficile, le gouvernement est à pied d’œuvre en vue de mobiliser les ressources nécessaires pour la stabilité, la paix et le développement socio-économique du pays.

« Pierre angulaire des actions de l’État »

Plusieurs réformes ont été initiées à travers les Assises nationales de la refondation (ANR). Le chef de l’État a noté des avancées notables dans la mise en œuvre de ces recommandations, notamment à travers la fixation de la durée de la transition, l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi électorale, la publication du programme des réformes politiques et institutionnelles. Des avancées qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la transition, a précisé le président malien de la transition, dans son allocution d’ouverture des travaux.

Rencontre entre les gouverneurs et le président de la transition
Rencontre entre les gouverneurs et le président de la transition, le 25 juillet 2022. Présidence du Mali.

« Administrer le pays, c’est d’abord assurer la sécurité des concitoyens dans le but de préserver la cohésion et la paix sociale », a rappelé le locataire de Koulouba pour qui les gouverneurs constituent « la pierre angulaire des actions de l’État ».

Chargés de préserver les intérêts nationaux, de veiller aux respects des lois et règlements ainsi que des institutions de l’État ; d’assurer l’information permanente du gouvernement sur la vie politique, économique, sociale, et culturelle de leur circonscription administrative ; les gouverneurs, durant ces 48 h de travaux, exposeront les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Les membres du gouvernement apporteront ensuite des solutions aux différentes préoccupations soulevées. « […] vous êtes la voix par laquelle l’État existe, s’affirme et se réalise au quotidien », a indiqué le chef de l’État.

Nomination de préfets et de sous-préfets

A l’ouverture des travaux de cette session, le président malien de la transition a rassuré que le gouvernement travaille au retour de l’État et à l’établissement des services sociaux de base. C’est dans ce cadre qu’il faut placer les récentes nominations de préfets et de sous-préfets dans les circonscriptions administratives où l’État était absent, a-t-il expliqué avant d’inviter ces administrateurs régionaux à plus d’initiatives, d’anticipation et d’engagement pour la réussite des missions qui leur sont confiés.

Chiencoro Diarra

26 juillet 2022 0 comments
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Attaques terroristes au Mali
A la UneSécurité

Attaques contre FAMa : plusieurs chancelleries expriment leur solidarité

by Sahel Tribune 23 juillet 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Des attaques terroristes complexes et coordonnées ont visé plusieurs positions des forces armées maliennes [FAMa], les 21 et 22 juillet 2022, au centre et dans la région administrative de Koulikoro. Plusieurs chancelleries occidentales et organisations internationales, présentes à Bamako, ont condamné ces multiples attaques, exprimant ainsi leur solidarité au peuple malien et à leur État.

Dans la matinée du vendredi 22 juillet, les populations de Bamako et environs se sont réveillées avec les échos d’une attaque terroriste contre la ville garnison de Kati. Dans lequel camp militaire où sont domiciliés le président de la transition Assimi Goïta et son ministre de la défense Sadio Camara.

Cet incident de Kati a été précédé, dans la matinée du 21 juillet, par plusieurs autres « attaques complexes et simultanées dans les localités de Douentza, Koro, Thy (Sevaré), Bapho, Segou, et Kolokani ». L’état-major a indiqué dans différents communiqués que c’étaient « des tentatives désespérées et coordonnées des terroristes de la Katibat Macina » d’Amadou Kouffa.

COMMUNIQUÉ N°049 DE L'ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DES ARMÉES DU JEUDI 21 JUILLET 2022. pic.twitter.com/rdKiEYCimU

— Forces Armées Maliennes (@FAMa_DIRPA) July 21, 2022

Plus tard dans la journée, après le communiqué de l’état-major malien sur l’attaque contre la caserne de Kati, plusieurs chancelleries occidentales et organisations internationales présentes au Mali ont tenu à exprimer leur solidarité au peuple malien.

Sur son compte Twitter, l’ambassade d’Espagne au Mali (et au Burkina Faso) a condamné « énergiquement ces récentes attaques contre les Forces Armées maliennes [et] exprime sa solidarité dans la lutte contre l’extrémisme violent ». La France aussi n’est pas restée en marche. Son ambassade a déploré et condamné ces attaques. « Nous manifestons notre soutien au peuple malien », a tweeté sa représentation diplomatique au Mali.

La @FranceauMali déplore et condamne les attaques contre les @FAMa_DIRPA 🇲🇱 au cours de ces derniers jours. Nous manifestons notre soutien au peuple malien et présentons nos condoléances aux familles des victimes. Prompt rétablissement aux blessés.

— La France au Mali (@FranceauMali) July 22, 2022

Minusma, USA et UE

Au nom de la mission onusienne au Mali [Minusma], le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, M. El-Ghassim Wane, a condamné « vigoureusement les attaques terroristes ayant visé les Forces Armées maliennes, les 21 et 22 juillet 2022 […] »

Le diplomate sénégalais a par la suite présenté ses condoléances « au gouvernement et au peuple malien, ainsi qu’aux familles et proches des soldats tombés sur le champ d’honneur ». Dans le même communiqué de presse, la Minusma rappelle qu’elle réitère ses engagements, selon son mandat, « à appuyer et accompagner les efforts des autorités maliennes visant à restaurer durablement la paix et la sécurité ».

A travers leur ambassade à Bamako, les États-Unis (USA) « condamnent avec les termes les plus forts les multiples attaques armées contre les Forces Armées maliennes ». Avant d’ajouter : « Des organisations extrémistes violentes continuent de cibler les FAMa afin de déstabiliser davantage l’Etat malien. Les États-Unis dénoncent de telles actions et continuent à travailler avec nos partenaires maliens de toutes les manières possibles pour restaurer la paix et la stabilité pour le peuple malien. »

Le Chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, le diplomate Bart Ouvry, a également tenu à dénoncer ces attaques terroristes contre les forces armées maliennes. « Ces groupes armés [qualifiés de djihadistes] à déstabiliser le Mali. L’UE maintient ses efforts pour la paix et la stabilité du pays. », a-t-il tenu à rassurer leurs partenaires maliens.

Même éloigné du Mali je tiens à dénoncer avec vigueur les attaques de hier & aujourd'hui contre les FAMA. Les victimes parmi les forces de l'ordre sont en mes pensées. Ces groupes armés visent à déstabiliser le Mali. L'UE maintient ses efforts pour la paix & la stabilité du pays. https://t.co/vR0uxjGdwi

— Bart Ouvry (@BartOuvry) July 22, 2022

La rédaction

23 juillet 2022 0 comments
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Auxiliaires d'élevage.
Actu

Mali : des auxiliaires d’élevage pour soutenir des communautés

by Mohamed Camara 21 juillet 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Au Nord et au Centre du Mali, la fuite des vétérinaires et des professionnels de la santé animale en raison de la crise sécuritaire et des aléas climatiques a créé un vide. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaille à appuyer ces régions en mettant à leur disposition des axillaires d’élevage.

Au Mali, 85 % de la population pratiquant l’élevage sont des agriculteurs. Cette activité procure de la nourriture et de l’économie à plus de 3 % de la population. Mais, le conflit et les effets secondaires du changement climatique rendent les éleveurs de plus en plus vulnérables. Aussi le manque de professionnels en santé animale provoque la circulation des maladies et des épizooties occasionnant des pertes de bétails. Une situation qui entraîne des crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, visant les populations et aggravant leur niveau de pauvreté.

Plus de 140 auxiliaires depuis 2013

Afin de soutenir ces communautés d’éleveurs, le CICR en partenariat avec le ministère du développement rural a adopté plusieurs initiatives d’appui parmi lesquels la santé animale à travers la vaccination, la formation et le recyclage des auxiliaires d’élevage, souligne le Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué.

« Depuis 2013, plus de 140 auxiliaires d’élevage venant du nord et du centre ont bénéficié d’une formation initiale et près de 143 ont pu bénéficier d’une formation de recyclage, mais aussi du kit de démarrage », a rappelé le CICR.

Dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de l’élevage, près de 4 millions d’animaux ont été vaccinés en 5 mois. « Grâce à cette vaccination, nous avons contribué à préserver la principale source de revenus des éleveurs en réduisant les risques d’épidémies. », se réjouissait le CICR en avril 2022.  

Cohorte de 19 jeunes

Originaire de Taoudeni, âgée de 29 ans, Nana Fatouma fait partie des quatre jeunes dames de la cohorte de 19 jeunes auxiliaires d’élevage de cette année 2021-2022. Ils viennent principalement des régions de Mopti, Ménaka, Gao, Kidal, Tombouctou et Taoudeni.

Taoudeni, une localité située à 750 km au nord de Tombouctou. Cette région du grand Sahara est bouleversée par le conflit armé depuis des années, elle est également l’une des plus arides du Mali. Le départ timide des vétérinaires et les répercussions sur le bétail, a amené Nana à songer à l’appui d’une tierce aux éleveurs, afin de sauver leurs animaux. D’où sa décision de devenir auxiliaires d’élevage.

« J’ai appris l’existence de cet accompagnement du CICR grâce à une connaissance qui en avait bénéficié l’année passée. Intéressée, j’ai adhéré à la formation qui tombait à pic pour moi. », raconte Nana. Elle poursuit : « De retour chez moi, je vais servir ma communauté. Je conseille aux jeunes de s’intéresser à l’élevage, car nous ne pouvons pas nous passer des animaux. »

Initiation des 19 apprenants à Ségou

Durant quatre mois, le Centre de formation de l’École secondaire d’agro-pastoral de Ségou a abrité l’initiation de 19 apprenants aux connaissances de base sur l’anatomie des animaux, la parasitologie, la microbiologie, les maladies infectieuses, la pathologie médicale, l’alimentation des animaux, l’entrepreneuriat.

Cette formation a pris fin en juin 2022, en présence des autorités administratives, des corps professoraux et des médias. Les lauréats ont obtenu des attestations de participation, qui les permettront d’exercer leur profession avec un mandat bien spécifique. Également, ils ont reçu des kits composés de médicaments et de matériels vétérinaires d’une valeur de six cent mille francs CFA.

Mohamed Camara

21 juillet 2022 0 comments
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Comite indépendant de suivi-évaluation
A la UnePolitique

Transition malienne : les membres du CINSERE-ANR installés dans leurs fonctions

by Chiencoro 20 juillet 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

La mise en place du Comité indépendant de suivi-évaluation des Assises nationales de la refondation (CINSERE-ANR) est désormais effective. Ses membres ont été installés dans leurs fonctions, ce mardi 19 juillet 2022, lors d’une cérémonie organisée à Koulouba.

Dans les termes de référence des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues à Bamako, les 27, 28, 29 et 30 décembre 2021, Il est annoncé la mise en place d’un comité indépendant de suivi-évaluation des recommandations des ANR. Il s’agit du CINSERE-ANR, qui « reflètera la configuration des participants ». Il est mentionné dans ces TDR que les missions et les attributions de ce comité seraient définies. Sa mise en place a été annoncée lors du Conseil des ministres du 20 avril 2022.

Cette annonce a été suivie par un décret du 20 avril du chef de l’État portant création, organisation et fonctionnement du CINSERE-ANR, auprès du président de la transition, qui est aussi chargé de désigner par décret ses membres pour cinq (5) ans renouvelables une seule fois. Ce 19 juillet, il a procédé à l’installation des membres du ce comité indépendant. Dans sa composition, il est pluridisciplinaire : composé de juristes, d’experts, de planificateurs, d’anciens ministres et diplomates, ainsi que d’enseignants à la retraite.

Missions

Selon Me Amadou Tioulé Diarra, avocat et coordinateur général, à travers cette cérémonie d’installation, le président Goïta, vient de manifester l’intérêt qu’il portait non seulement aux travaux des Assises nationales de la refondation, mais aussi aux suites qu’il souhaiterait donner à ce grand dialogue, qui a réuni plusieurs Maliens, venus d’horizons divers et lointains. Il a rappelé que de toutes les questions débattues lors des Assises nationales, celle qui a le plus passionné et retenu l’attention des participants, apparue dans les principaux discours, est la question des fondements et de la légitimité culturelle du nouvel État. « Au moment où certains s’éloignent des valeurs africaines, les Assises nationales de la refondation » ont incité à la redécouverte des valeurs positives traditionnelles du Mali, a affirmé Me Diarra.  Ces valeurs positives traditionnelles sont, selon lui, le dialogue, la tolérance et  le « maya » — pouvant se traduire par l’essence de la personne humaine dans la tradition bamanan.

J’ai invité, ce matin, les membres du Comité indépendant de suivi-évaluation des Assises Nationales de la Refondation (ANR) à évaluer rigoureusement les actions qui seront menées par le Gouvernement dans le cadre de la refondation de l’État. pic.twitter.com/rQaG38tNEz

— Colonel Assimi GOITA (@GoitaAssimi) July 19, 2022

Dans son allocution, le président de la transition a tenu à rappeler leurs missions : collecter des informations, gérer les bases de données, suivre les indicateurs de résultat, produire et publier des rapports. « Chaque pas que nous franchissons constitue un pas décisif, car porteur d’un idéal commun de changement et de réalisation de notre destin en tant que peuple qui aspire à sa pleine souveraineté », a laissé entendre Assimi Goïta. Il a aussi rappelé que le gouvernement a adopté un cadre stratégique de la refondation et un plan d’action. « Ce document constitue désormais une référence pour l’action gouvernementale, articulé autour de cinq axes stratégiques en convergence avec le cadre stratégique pour la relance économique et le développement », a-t-il expliqué. Avant de leur rassurer de soutien effectif dans l’accomplissement de leurs missions, dont la réussite sera celle de la transition.

Chiencoro Diarra

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La population dOgossagou village de la region de Mopti au Mali
AnalysesExclusif

Tribune : la crise malienne, c’est aussi une crise de la pensée ou de la pensée appliquée ?

by Sahel Tribune 19 juillet 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises et Conflits au Sahel, Ibrahima Harane Diallo se demande dans cette tribune si la crise malienne n’est pas aussi une crise de la pensée ou de la pensée appliquée. Avant de lancer un plaidoyer auprès des décideurs et responsables politiques pour qu’ils prêtent plus d’attention au monde de la recherche, notamment, endogène.

Avant de trouver les pistes de réponse par rapport à la question posée, j’estime pertinent de procéder, préalablement, par une analyse sémantique ou conceptuelle pour permettre de mieux appréhender la nature du système conflictuel auquel le Mali fait face depuis 2012.

La qualification de la crise s’impose à partir du moment où, il a été constaté une inexactitude en matière du qualificatif utilisé dans certaines littératures décrivant la situation sécuritaire du Mali. Ce constat est le même en ce qui concerne les discours de certains intellectuels à travers des débats ou d’autres interventions publiques. C’est pourquoi j’estime qu’il est important dans un premier temps de corriger la confusion conceptuelle dans cet article qui se veut être une contribution à l’étude des conflits armés en Afrique francophone.

Pas de guerre au Mali

De prime abord, le Mali n’est pas en guerre. Il n’y a pas de guerre au Mali, mais plutôt un conflit armé. Ces deux terminologies sont différentes à plusieurs égards tant du point de vue de la nature des belligérants, c’est-à-dire les acteurs aux conflits que le mode opératoire utilisé par les parties aux conflits ou encore des considérations juridiques au regard, notamment, du droit international. Les conventions de Genève d’août 1949, l’article 3 commun aux conventions et leurs protocoles additionnels de juillet 1977[1], textes de référence mondiale, aujourd’hui, en milieu conflictuel eux-mêmes ont connu une évolution et une réadaptation régulière au cours de l’histoire pour être en phase avec les contextes conflictuels dans lesquels ils s’appliquent selon que le contexte soit celui de guerre ou encore des conflits armés.

On parle de guerre lorsque le champ conflictuel est animé par les forces armées et de défense des États indépendants. Ce type de conflictualité a opposé de nombreux pays dans la décennie 1990. Il s’agit, notamment, du conflit ayant opposé le Nigeria au Cameroun[2]. Quant à l’État du Mali, il a aussi connu une guerre l’ayant opposé à l’État du Burkina Faso à deux reprises d’ailleurs, en 1974 et en 1985[3]. Cependant, on parle de conflits armés lorsque la violence est portée par des groupes armés rivaux organisés sur un territoire national donné ou encore lorsque les affrontements opposent les éléments d’un groupe armé organisé aux éléments des forces de défense et de sécurité d’un État. La situation du Mali relève de ce dernier cas de figure qui est la situation opposant les forces de défense d’un État aux éléments d’un ou des groupes armés organisés.

Crise de la pensée ?

Cette équivoque ayant été levée, il est important de noter que, de l’avis de certains acteurs de l’espace public, la crise malienne est aussi une crise de la pensée[4] dans la mesure où il y aurait un déficit sérieux en matière de travaux scientifiques dans bien de domaines. D’autres vont très loin en estimant que la crise perdure ou n’a pas eu des réponses appropriées depuis 2012 parce qu’il y aurait un déficit de réflexion. Après un diagnostic rigoureux de la situation, il ressort que des nombreuses publications ou productions scientifiques ont été faites sur la crise. Des contributions majeures sur l’analyse de la situation sécuritaire du pays assorties des recommandations font flores. Le problème apparait comme n’existant pas, fondamentalement, au niveau des productions scientifiques. Il se trouve plutôt au niveau de la valorisation de l’expertise endogène, l’exploitation du savoir local en matière de gestion des crises.

En effet, la culture de la pensée appliquée est moins développée au Mali. Sous l’égide du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Gouvernement du Mali a organisé en 2005 les États généraux de la sécurité. Des recommandations pertinentes sont issues de cette rencontre dont l’élaboration d’une politique nationale de sécurité adoptée depuis 2010, qui n’a pas encore son décret d’application. Le dossier serait toujours au ministère de la Sécurité et de la Protection civile[5]. Cette réalité est dans une certaine mesure celle des nombreux pays d’Afrique au Sud du Sahara. Certains observateurs mettent l’accent sur deux aspects pour l’expliquer. Il s’agit d’une part d’un système de complexe face aux productions locales et d’autre part d’un déficit de neutralité, de la distanciation critique des chercheurs.

Illustration par le cas Wade

On se rappelle encore du cas Wade. Lors de la crise politique au Sénégal, liée notamment à la question de la légalité de la candidature du président Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 2012, de nombreuses réflexions produites par des universitaires et chercheurs sénégalais étaient disponibles. Le constat : Abdoulaye Wade ou le camp présidentiel les considérait, tout simplement, comme étant des analyses d’adversaires politiques ou idéologiques. Dans le même sillage, le président Wade avait, par conséquent, fait recours aux avis d’un collège d’experts des pays étrangers invités à Dakar dont le brillant avocat et homme politique Me Mountaga Tall du Mali[6]. Cette méfiance des tenants du pouvoir envers le savoir appliqué pose en même temps toute la problématique de la distanciation axiologique ou de la neutralité des productions.

En définitive, la crise malienne est aussi plus une crise de la pensée appliquée qu’une crise de la pensée et surtout dans la mesure où, généralement, le premier aspect conditionne, toutefois, le deuxième. Le paradigme actuel du développement est que l’avenir appartient aux seules sociétés de savoir. Autrement dit, toute société qui ne s’investit pas dans la science est appelée à disparaitre. Les responsables politiques doivent davantage prendre les dispositions pour non, seulement, prêter plus d’attention au monde de la recherche, notamment, endogène, mais aussi doter les structures de recherche publiques comme privées des moyens adéquats pour qu’elles soient en mesure de faire des productions de qualité afin de mieux servir les problématiques sécuritaires, économiques ou stratégiques qui se posent avec acuité à nos sociétés politiques.


  • Ibrahima Harane Diallo est Journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la Prévention et la Gestion des Crises et Conflits au Sahel. Adresse e-mail : diaharane1987@gmail.com.

[1] Ces conventions englobent le droit dans la guerre, différent du droit à la guerre, selon Élisabeth Sogoba, CICR-Mali lors d’une séance de diffusion à l’Université Bazo, Sotuba, juin 2022.

[2] La guerre pour le contrôle de la péninsule de Bakassi, en 1993. Cette guerre a été résolue sur la base d’un arrêt de la Cour internationale de justice en 2022.

[3] Guerre de la bande d’Agacher, aussi appelée guerre de Noel.

[4] Moussa Mara, 8 aout 2019, la tribune.

[5] Konaté Mariame Sidibé, synthèse des études sur les défis locaux en matière de sécurité dans les régions de Kayes, Mopti et Gao, CERM, 2021.

[6] Mountaga Tall est également un acteur majeur du mouvement démocratique. Un mouvement politique ayant été à la base de l’avènement de la démocratie au Mali en 1991-1992.

19 juillet 2022 3 comments
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