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Dépôt de gerbe de fleurs au monument de l'indépendance
ActuPolitique

22 septembre 2022 : retour sur 24 h de commémoration

by Bakary FOMBA 24 septembre 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La République du Mali a 62 ans. Les Maliens ont célébré, jeudi 22 septembre 2022, le 62e anniversaire de l’indépendance du pays. À Bamako, notamment au niveau de la présidence malienne, cette commémoration a débuté depuis le mercredi soir.

Placé sous le signe de l’« Union dans la Souveraineté retrouvée », ce 62e anniversaire de l’accession du Mali à son indépendance revêt un caractère assez particulier dans un contexte politique singulier, marqué par un rapprochement plus accru avec le peuple frère de la Guinée, qui connait comme par coïncidence, les mêmes développements politiques que le Mali.

La présence en terre malienne du Colonel Mamadi Doumbouya, le président de la transition guinéenne, invité d’honneur de la présidence du Mali, qui a choisi Bamako pour son premier déplacement hors de la Guinée, depuis sa prise de fonction, le 5 septembre 2021, reste un véritable signe de rapprochement des « deux poumons dans un même corps ».

« Un jour de méditation sur nos devanciers » 

Un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument de l’indépendance, la prise d’armes au 34e bataillon militaire du génie militaire de Kati, l’exécution de l’hymne national et le défilé militaire ont été les temps forts de cet événement dans la capitale malienne.

Dîner offert par le président Goïta à son homologue guinéen
Dîner offert par le président Goïta à son homologue guinéen de la transition, le 21 septembre 2022. 📷Saheltribune.

Aussi faut-il noter la décoration du président guinéen, élevé à la dignité de Grand-croix de l’ordre national du Mali, à titre étranger, par son homologue malien. Autres temps forts de cette commémoration ont été le dîner offert à Doumbouya par Goïta et la remise des clefs de 35 ambulances au ministère malien de la Santé et du Développement social par les deux présidents. Un sabre a également été remis par le Col. Assimi Goïta à son homologue guinéen. Le sabre est un symbole de la droiture dans la tradition des officiers.

Au regard des progrès enregistrés dans plusieurs domaines, avec l’avènement des autorités actuelles, beaucoup de Maliens ont exprimé leurs satisfactions, affirmant que le pays retrouve de plus en plus sa souveraineté nationale.

Remise des clefs d'ambulances
Remise des clefs d’ambulances, devant la salle des banquets de Koulouba, le 22 septembre 2022. 📷Saheltribune.

« C’est un jour symbolique pour la Nation malienne. Un jour de méditation sur nos devanciers qui se sont battus pour l’indépendance de notre Nation, en l’occurrence le Président Modibo KÉÏTA et ses fidèles compagnons », a déclaré le colonel Assimi Goïta, au dépôt de gerbe de fleurs au monument de l’indépendance. À en croire le Col. Goïta, « la défense de la souveraineté, le respect de la souveraineté reposent nécessairement sur la défense des intérêts du peuple malien. Cela est un combat de générations pour chaque Malienne et Malien, pétri de patriotisme, d’intégrité et de loyauté ».

Les quatre piliers de la refondation

Toutefois, le Chef de l’État a lancé un « appel solennel à tous les Maliens de faire l’union sacrée autour des idéaux de la refondation ». Selon ses précisions, le processus de la refondation repose sur quatre piliers. Le premier est l’homme. Il faut avoir un Malien patriote, intègre, engagé pour la défense des intérêts du peuple malien. Le deuxième pilier, l’armée. Il faut bâtir une armée solide, plus agressive, capable d’intervenir en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance. Le troisième pilier est l’État. Avoir un État bien gouverné, un Mali débarrassé de la corruption, de l’injustice, un Mali développé. Le quatrième et dernier pilier est la cohésion sociale, l’union autour des idéaux de la refondation, a expliqué le chef de l’État malien, dans une interview accordée à la presse nationale et transmise en direct sur la télévision nationale.

Pour rappel, dans son discours à la Nation du mercredi soir (21 septembre), le Col. Goïta a appelé « les Maliens à ne pas succomber dans les démos de la division malgré les actions de manipulation et les campagnes médiatiques mensongères à but subversif visant à saper le moral de nos vaillants soldats et à créer la confusion au sein de notre peuple ».

Bakary Fomba

24 septembre 2022 0 comments
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Le président Doumbouya et Goïta
A la UnePolitique

Mali-Guinée : le Colonel Mamadi Doumbouya à Bamako pour le 22 septembre

by Sahel Tribune 21 septembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ce mercredi 21 septembre 2022, le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a accueilli, à l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Senou, le Président de la Transition de la Guinée. Le colonel Mamadi Doumbouya prendra part aux festivités du 22 septembre.

À bord de l’avion présidentiel de la République du Mali, le Président guinéen de la transition a atterri à l’aéroport international de Bamako, à 16h45 minutes. Il a été accueilli et accompagné au Palais de Koulouba par son homologue malien avec lequel il aura des entretiens.

Certes depuis des années, le Mali commémore son accession à l’indépendance. À l’instar des années précédentes, elle ne sera pas célébrée avec faste en raison de la situation sécuritaire et politique du pays, mais la réception de Doumbouya la donne à une ambiance particulière.  

Notons que depuis l’embargo imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africains (Uemoa), le Mali et la Guinée rapprochent de plus en plus leur position. Les deux militaires à la tête de ces deux États travaillent à renouer les liens historiques entre les deux pays. « La Guinée et le Mali constituent deux poumons dans un même corps », a rappelé le président guinéen à sa descente d’avion.  

L’unité africaine et la pleine souveraineté

Du refus de fermer ses frontières avec le Mali à l’invitation d’une délégation malienne à prendre part à son Conseil des ministres, la Guinée prouve à travers des gestes l’unité des deux pays. Le transport du président Doumbouya à bord du Boeing présidentiel du Mali est aussi une preuve palpable de ce rapprochement des deux pays et de leur vision commune et partagée. À sa descente d’avion, le colonel Doumbouya n’a-t-il pas d’ailleurs prononcé à son accueil par son homologue malien, « Mbra môgô » (traduit en français ma famille).

Dans une courte interview accordée à la presse, à sa descente d’avion, le président guinéen de la transition a indiqué être au Mali en vue d’accompagner « le peuple malien, qui est un peuple frère ». Selon ses explications, il lui était « important d’être à Bamako pour fêter l’indépendance du Mali avec les frères maliens ».

Le Président Doumbouya prendra donc part demain aux festivités consacrées à la commémoration de l’accession du Mali à l’indépendance. Un geste hautement symbolique dans la marche des deux pays vers l’unité et la pleine souveraineté. Ce 62e anniversaire est placé sous le signe de l’union dans la souveraineté retrouvée.

F.T

21 septembre 2022 0 comments
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Logo Canam
Santé

CANAM : La liste des produits pharmaceutiques AMO révisée !

by Sahel Tribune 21 septembre 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Après deux années de mise en œuvre et à la suite de la mise sur le marché de nouveaux produits génériques de marques efficaces, innovants et peu coûteux, une révision de la liste des médicaments s’avérait nécessaire. Une étude actuarielle réalisée en décembre 2014 par la CANAM a recommandé « d’éliminer plusieurs produits pharmaceutiques et non pharmaceutiques afin d’alléger la liste exorbitante des produits pharmaceutiques AMO ».
C’est dans ce cadre que la Direction Générale de la CANAM a mis en place une commission technique chargée de la mise à jour de ladite liste. Dans le souci de la rendre plus inclusive, la CANAM a organisé un atelier de validation de la liste des médicaments avec la participation de tous les acteurs impliqués, notamment les sociétés savantes comme les ordres professionnels et les syndicats de la santé, les autorités de régulation pharmaceutique et les organismes gestionnaires délégués.

2844 nouveaux items intégrés

Les travaux de groupes ont porté sur 3966 items de la nomenclature des médicaments et dispositifs médicaux à usage humain autorisés au Mali à jour par les quatre groupes. Les exclusions ont porté sur 441 items soit 11,12%, selon les critères d’exclusion des médicaments de la prise en charge par le régime d’Assurance maladie obligatoire définis par la commission. Cependant, 2844 nouveaux items ont été intégrés à la liste, soit 71,7% des items.
Au total 3858 items de médicaments et de dispositifs médicaux ont été retenus dont : 571 items pour les médicaments de spécialités, 2540 Items pour les médicaments génériques de marque, 461 Items pour les médicaments génériques Dénomination commune internationale, 286 consommables et dispositifs médicaux. Au total 441 médicaments retirés et 2879 médicaments ont été rajoutés.

Source: C.COM CANAM

21 septembre 2022 0 comments
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Dépôt de gerbes de fleurs au Monument de l'indépendance
Opinion

62e anniversaire d’indépendance : « Le Mali recouvre petit à petit sa souveraineté » (micro-trottoir)

by Bakary FOMBA 21 septembre 2022
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

À l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de l’indépendance de la République du Mali, le site web d’informations générales, d’analyses, et d’enquêtes, Saheltribune.com, a réalisé un micro-trottoir. Des Maliens se prononcent sur le bilan des autorités actuelles de la transition. Nombreux sont les citoyens interrogés qui se montrent optimistes et estiment que le Mali reconquiert de plus en plus sa souveraineté.

Au Mali, le 62e anniversaire d’indépendance est placé sous le signe de l’union dans la souveraineté retrouvée. Nombreux sont les Maliens qui se disent satisfaits de la gouvernance actuelle et estiment que le colonel Goïta se trouve sur la voie tracée par le premier président Modibo Kéïta.  

Bassirou Traoré, professeur d’anglais au lycée Bocar Cissé de Niafunké

Bassirou Traoré
Bassirou Traoré, professeur d’anglais au lycée Bocar Cissé de Niafunké. 📷Saheltribune.

« Concernant la gestion actuelle du Mali, je suis très satisfait. Malgré le complot international orchestré à l’encontre de notre pays, les autorités de la transition sont en train de tout mettre en œuvre pour satisfaire le peuple. Cette transition bénéficie du soutien populaire. Les Forces de défense et de sécurité ont été mieux équipées en matériels de guerre très sophistiqués.

Je peux vous assurer que le Colonel Assimi Goïta est sur le chemin de Feu Président Modibo Keïta, premier Président de la République du Mali. C’est ce qui explique la bonne coopération bilatérale avec la Fédération de Russie aujourd’hui.

Nous n’avons pas besoin de célébrer ce 62e anniversaire de façon grandiose, avec à l’appui des démonstrations gigantesques. Nous devons nous concentrer sur notre lutte farouche contre les forces du mal.

Nous devrons accepter de souffrir pour atteindre notre objectif final. Celui d’accéder à notre vraie indépendance ».

Badié Cissé, vieux cultivateur basé à Dioïla

Badié Cissé
Badié Cissé, vieux cultivateur basé à Dioïla. 📷Saheltribune.

« Les autorités actuelles sont sur la trace du Président Modibo Keïta. Ce qui explique les actes qu’ils posent pour le bonheur du peuple malien. Avec ces dirigeants, je reste optimiste qu’on aura notre vraie indépendance ».

Yaya Dabo, écrivain et professeur de philosophie au Lycée Technique de Ségou (LT-SEG)

Yaya Dabo
Yaya Dabo, écrivain et professeur de philosophie au Lycée Technique de Ségou (LT-SEG). 📷Saheltribune.

« Je suis épris de joie, et animé d’un sentiment de patriotisme aigu. Modibo Keïta était un patriote engagé. Il avait épousé l’esprit du socialisme en mettant un accent particulier sur l’autosuffisance alimentaire, l’industrialisation grâce à laquelle, les jeunes diplômés étaient embauchés, ce qui réduisait le taux de chômage. Sur le plan militaire, Modibo avait choisi comme partenaire privilégié la Russie. Le Mali n’avait rien à envier aux autres pays de la sous-région sur ce plan.

Nous étions indépendants politiquement et économiquement. Pendant son règne (8 ans), il avait rehaussé l’image du Mali. En ce qui concerne la formation des cadres, l’école malienne était une référence. Aujourd’hui, Assimi Goïta est en train de redonner cette image du Mali, qui était devenu la risée des autres.

Avec le Président GOÏTA, je suis convaincu que nous redevenons maîtres de notre destin (économiquement, politiquement, militairement). Le Col. Goïta a été l’homme providentiel pour tout un peuple. Il a osé braver la France, la Communauté internationale, l’Union européenne (UE), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)… 

J’étais pessimiste avec l’arrivée des militaires au pouvoir, car les Maliens ont un mauvais souvenir du régime militaire. À la longue, j’ai commencé à avoir confiance en eux grâce à la montée en puissance de notre armée, leur bonne gestion des deniers publics. Je suis satisfait de leur bilan. Le Mali recouvre petit à petit sa souveraineté ».

Je garde espoir pour un nouveau Mali. Si les dirigeants donnent de bonnes leçons, le peuple est condamné à les suivre. La transition ne peut pas tout régler, mais peut poser les jalons du développement. Les multiples réformes de l’État, notamment la réécriture de la Constitution, le Code électoral, la Réforme de l’Armée et de l’Éducation, seront sans nul doute, des socles du développement du Mali dans le futur ».

Idrissa Coulibaly, chauffeur basé à Kalaban Coro, quartier du sud-est du district de Bamako

Idrissa Coulibaly
Idrissa Coulibaly, chauffeur basé à Kalaban Coro, quartier du sud-est du district de Bamako. 📷Saheltribune.

« Modibo Keïta était un panafricaniste et un tiers-mondiste convaincu. Mais son indépendance était partielle à cause de la non-valorisation de la langue nationale comme langue officielle.

Pour moi, il y a une très grande ressemblance entre le régime Modibo Kéïta et celui d’Assimi Goïta. Ils ont les mêmes visions : lutter pour l’indépendance et l’unité africaine. À l’allure où vont les choses, je suis optimiste quant à la naissance du Mali Kura ».

Porteur d’uniforme à la retraite

« Ce régime est une référence. Dès leur arrivée à la tête du pays, les militaires ont commencé par mener des actions prioritaires consistant à relever les multiples défis auxquels le Mali fait face depuis plusieurs années. Il s’est frayé un chemin permettant de s’auto-développer sans compter sur le monde extérieur, notamment les colons.

Ce jeune militaire a impressionné toute la planète par sa détermination pour la même cause que Modibo Keïta, en défendant l’indépendance du Mali et l’unité africaine.

Je lance un appel au peuple malien et aux pays africains à l’aider dans ses œuvres pour l’acheminement de cette noble lutte à bon port ».

Vendeuse d’habits au marché de Banconi, commune I du district de Bamako

« Malgré les multiples critiques à l’encontre de ce régime, il représente pour moi, le meilleur des régimes que j’ai vus passé (de l’avènement de la démocratie à celui d’avant le coup d’État du 18 août 2020). Je note plus de points positifs que négatifs. Toutefois, j’appelle à l’union sacrée autour des autorités actuelles afin de quitter l’indépendance nominale et accéder à la vraie souveraineté ».

Bakary Fomba

21 septembre 2022 0 comments
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Lancement de Kenekanko
Actu

Kenekanko : un nouvel instrument contre la corruption et les violations des droits humains au Mali

by Bakary FOMBA 21 septembre 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre la corruption et les violations des droits humains, la Fondation Tuwindi et l’Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH), ont lancé officiellement, mardi 20 septembre 2022, au Grand Hôtel de Bamako, une application et une plateforme web.

Kenekanko, une application et aussi une plateforme web qui donne désormais aux citoyens maliens de l’intérieur comme de la diaspora la possibilité de dénoncer des cas de corruption et de violation des droits de l’homme dans leur pays. Des dénonciations qui sont ensuite vérifiées par les médias partenaires de cette initiative de la fondation Tuwindi.

Susciter des poursuites judiciaires

Ce Projet permet de faire le monitoring des cas de corruption et de violations des droits humains. Il s’agit de produire des articles d’investigation basés sur des alertes recensées sur cette plateforme technologique. Des articles pouvant susciter des poursuites judiciaires contre des présumés corrompus.

Parmi les défis qui fragilisent les institutions démocratiques et plusieurs fonctions clés de l’État malien figurent la corruption et la violation des droits humains. Malgré les efforts consentis par l’État à travers la mise en place des institutions spécialisées de prévention de la lutte contre la corruption et les violations des droits de l’homme, ces pratiques continuent d’avoir la peau dure en République du Mali. Plusieurs rapports d’organisations non gouvernementales (ONG) tirent la sonnette d’alarme sur des cas de corruption et la situation des droits de l’homme dans ce pays sahélien.

Ces phénomènes demeurent des facteurs susceptibles de handicaper le développement du pays. Le Projet d’appui à la lutte contre la corruption et le monitoring des violations des droits de l’homme, « Kenekanko », a vu le jour en vue de réduire les méfaits de ces pratiques.

« Premier frein au développement du pays »

« La corruption constitue le premier frein au développement du pays sachant que les fonds détournés [peuvent] servir à améliorer les secteurs phares » du pays notamment la santé, l’éducation, l’agroalimentaire ou encore la culture, les services publics et l’environnement, déplorent les initiateurs de ce projet d’appui à la lutte contre la corruption et les violations des droits de l’homme.

Selon les rapports annuels présentés par le bureau du vérificateur général, de 2013 à 2017, « l’État malien a perdu plus de 300 milliards de francs CFA (457 millions d’euros) à cause de la fraude et de la mauvaise gouvernance », ont rappelé les organisateurs de la cérémonie de lancement de Kenekanko. Le classement international de la corruption de 2022 « place le Mali à la 71e position des pays les plus corrompus ».

Concernant la violation des droits de l’homme, le Mali enregistre également un nombre assez élevé, notamment avec l’augmentation du nombre de personnes tuées, qui a « connu une hausse exponentielle de 324 % ».

Selon un article publié sur ONU info, du 1er janvier au 31 mars 2022, la Minusma a « recensé 812 cas de violations et atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire au Mali », a-t-on indiqué.

Bakary Fomba

21 septembre 2022 0 comments
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Camp de réfugiés dans la région de Mopti
Sécurité

De Ménaka à Kidal : en quête de sécurité

by Sahel Tribune 20 septembre 2022
written by Sahel Tribune 5 minutes read

À Ménaka, au Mali, la dégradation de la situation sécuritaire a contraint environ 54 000 personnes à quitter les lieux. Vivant principalement d’élevage et de maraîchage grâce à la marre de la ville, elles affluent pour la plupart vers la commune voisine de Kidal, une région pastorale de plusieurs milliers d’habitants où les conditions de vie restent rudes.

Sous sa tente de fortune, en plein dans le Sahara malien, Almouner observe l’engouement des siens autour de la distribution d’aide en espèces en cours, organisée par le Comité international de la Croix-Rouge. Tous sont ravis car, avec cet appui, ils vont pouvoir acheter de la nourriture, des nattes, des couvertures et quelques ustensiles de cuisine. Le regard lointain, nostalgique de son Ménaka, ce grand-père de 80 ans n’aurait jamais pensé devoir fuir sa région pour une autre sans moyens de subsistance et où l’avenir s’annonce autrement difficile.

Apeurés et paniqués

« On ne sait pas de quoi demain sera fait. Nous avons dû laisser nos biens et notre bétail derrière nous, et il faut prendre soin des enfants », confie-t-il.
Habituée à l’afflux de nouveaux arrivants depuis plusieurs semaines, ici, la population hôte d’Achibagho partage avec ces personnes déplacées le peu qu’elle a. Cependant, tous le savent, cette situation n’est pas tenable.
« De nos jours, les temps sont durs pour les communautés et leurs bétails. Nous manquons d’eau, de nourriture, de pâturage et beaucoup d’autres choses. Il est très difficile pour nous de supporter une pression supplémentaire », affirme Ibrahim, un habitant.

Arrivés à Achibagho, à Kidal, avec pour unique bien les vêtements qu’ils portaient, Almouner et sa famille, comme des milliers d’autres personnes déplacées, sont dorénavant dépendants de la bonne volonté des hôtes et de l’aide humanitaire. C’est avec un traumatisme que l’octogénaire se souvient de cette triste nuit où tout a changé pour eux.

« Nous avions à peine entamé notre dîner quand les tirs d’armes ont retenti à l’entrée du camp, raconte-t-il. Apeurés et paniqués, nous nous sommes faufilés à travers les arbustes. Quand nous avons constaté une certaine accalmie, nous avons réalisé que Fatima, ma belle-fille, avait disparu. Désemparés et tourmentés, on a marché 30 kilomètres avant d’atteindre un campement. Grâce à deux ânes que nous avons reçus là-bas, nous avons pu rejoindre le cercle d’Achibagho quelques heures après. »

Fatima, qui avait suivi un autre groupe de personnes déplacées jusqu’à Achibagho, a retrouvé sa famille deux semaines après au grand bonheur de tous. Cependant, à Kidal, d’autres défis les attendent.

Une région d’accueil aride et fragilisé

La commune de Kidal s’étend sur 260 000 km2 du Sahara au Sahel et est entièrement désertique avec des conditions de vie très rudes. On y retrouve des acacias, des balanites et d’autres arbustes typiques de la région de l’Adrar des Iforas. En cette période d’hivernage, la pluie tombe pour la quatrième fois sur la ville et les températures varient entre 45 et 46 °C. Ici, on compte approximativement 21 000 personnes déplacées de Ménaka.
Autrefois foyer des tensions, la région est entièrement située dans la zone agroclimatique saharienne, où les moyens de subsistance des populations sont, pour l’essentiel, l’élevage, le commerce et un peu de maraîchage. Ces activités sont aujourd’hui mises à mal. La région est relativement calme maintenant, mais les vestiges laissés par le conflit passé restent importants et affectent des milliers de personnes. À ceci s’ajoutent les aléas dus au changement climatique.

Le Mali fait en effet parti des 25 pays les plus fragiles face au changement climatique, d’après l’indice ND-Gain. Ce phénomène vulnérabilise davantage les populations en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’accès à l’eau et à la protection.

« La pluviométrie est déficitaire, le tarissement des puits est de plus en plus précoce et les écarts de température sont importants. Ces états ont engendré une diminution importante des zones de pâturage et de la masse fourragère disponibles, provoquant ainsi des migrations précoces des populations vers des endroits plus propices pour survivre. On remarque une concentration autour des points d’eau existants (marres, puits, forages, etc.), ce qui peut provoquer des tensions. Et c’est pareil sur les sites d’accueil », explique Fatogama Traoré, délégué au programme Eau et Habitat du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

À ces problèmes s’ajoute encore l’accès restreint aux services sociaux de base. Les centres de santé communautaire sont tous déserts : un seul centre de référence fait office d’hôpital pour toute la région. En outre, la plupart des écoles sont non fonctionnelles. Des milliers d’enfants
n’ont jamais eu la possibilité d’aller à l’école et des milliers d’autres sont déscolarisés.

Surmonter les épreuves pour reconstruire un avenir

Malgré toutes ces contraintes, pour Almouner et les autres personnes déplacées, il est pour l’heure inimaginable de retourner à Ménaka. Entre se retrouver au cœur des affrontements ou vivre à Kidal, le choix est vite fait. Il faut désormais faire avec les défis de ce nouvel environnement et espérer s’en sortir.

Actuellement, ces populations font paître les bétails de leurs hôtes en contrepartie de lait ou encore de denrées. Cette activité leur permet de gagner en autonomie, car il est impossible pour elles d’envisager de rester dépendantes de l’aide humanitaire. Elles réfléchissent ainsi aux voies et moyens pour se reconstruire, en espérant un jour s’affranchir complètement de l’aide extérieure.

Alléger la souffrance des populations grâce à l’aide humanitaire

Pour réagir face à ces difficultés qui pèsent sur ces populations, le Comité international de la Croix-Rouge développe plusieurs activités pour les soutenir. Nonobstant les réponses apportées, beaucoup reste à faire. L’espace humanitaire rétrécit de plus en plus alors que les besoins s’intensifient à mesure que les déplacements augmentent. C’est pourquoi le CICR appelle toutes les parties au conflit à favoriser l’acheminement de l’aide humanitaire et leur demande d’encourager à soutenir les activités humanitaires.

Source : CICR


Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte

20 septembre 2022 0 comments
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Semaine nationale de la réconciliation
AnalysesSécurité

Semaine nationale de la Réconciliation : vers un Mali réconcilié ?

by Bakary FOMBA 20 septembre 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La crise sécuritaire de 2012 a profondément affecté la stabilité du Mali, déchirant ainsi le tissu social à travers des conflits inter et intra-communautaires entre les Maliens. En vue de restaurer la paix et renforcer la cohésion sociale et le vivre ensemble dans le pays, la Loi n° 2019-042 du 24 juillet 2019 portant Loi d’Entente nationale a été adoptée. Loi qui, en son article 7, institue la « Semaine nationale de la Réconciliation », dont l’objectif est de réconcilier les Maliens.

Désormais, chaque année, en prélude à la commémoration de l’accession du Mali à l’indépendance (22 septembre), une Semaine nationale de la réconciliation se tiendra du 15 au 21 septembre. Période exclusivement consacrée à la sensibilisation des acteurs nationaux et internationaux sur le processus de la réconciliation et de la paix dans ce pays ouest-africain, où la cohésion sociale peine à être un acquis.

Plus d’une décennie de crise         

Depuis plus d’une décennie, le Mali traverse une crise multidimensionnelle, qui a commencé par les régions du Nord, avant de se propager, au fil du temps, dans les régions du Centre pour ensuite atteindre certaines régions du Sud. Cette situation a non seulement créé une insécurité grandissante et généralisée à travers le pays, mais aussi entraîné la recrudescence des conflits inter et intra-communautaires.

En vue de tourner cette page sombre et renforcer la réconciliation et le pardon entre les Maliens, la « SENARE » reste un cadre adéquat pour mobiliser tout le peuple malien, de l’intérieur comme de l’extérieur autour du vivre-ensemble et de la stabilité du pays.

Placée sous le thème, « Faisons de la diversité un atout pour la cohésion sociale au Mali », cette 1re édition de la « SENARE » semble être une belle occasion pour les fils et filles de ce pays de se tolérer et de se faire la paix.

Durant une semaine, à travers des activités éducatives, artistiques, socioculturelles, sportives et mémorielles sur toute l’étendue du territoire et dans les ambassades, les forces vives du Mali ont saisi cette opportunité pour écrire une nouvelle page de l’histoire de leur pays. Au regard de la diversité des activités qui ont marqué cette 1re édition, l’espoir reste permis.

La Semaine nationale de la réconciliation demeure un système d’alerte susceptible de prévenir et d’atténuer toutes formes de chocs pouvant conduire à la fissure du tissu social. Durant cette Semaine, les instruments dédiés à la promotion du patriotisme, du civisme, de la paix et de la cohésion sociale ont été largement vulgarisés.

Rebâtir un Mali réconcilié

Cette Semaine nationale dédiée à la réconciliation doit être une opportunité à saisir par tous les Maliens, épris de paix et de stabilité, pour travailler à la cohésion sociale. Car il convient que les fils et filles du Mali parlent le même langage afin de faire de ce pays un havre de paix. Les Maliens doivent développer l’esprit de pardon et de réconciliation en se focalisant sur des actes qui nous rapprochent plutôt que ceux qui nous éloignent les uns des autres. De même, le gouvernement et les acteurs signataires de l’Accord d’Alger doivent regarder dans la même direction pour le bonheur du peuple malien. Pour cela, il conviendrait qu’ils trouvent un terrain d’entente pour une mise en œuvre « intelligente » de l’Accord d’Alger, document dont la mise en œuvre intégrale crée un malentendu entre les autorités maliennes et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

« Que chacun puise dans ses ressources les plus profondes afin d’avoir la force de pardonner aux autres à mesure de se faire pardonner. Car pardonner, c’est retrouver la paix intérieure, c’est tout simplement vivre en paix », indiquait le Colonel Assimi Goïta, lors de l’ouverture des travaux de la 1re édition de la « SENARE », le 15 septembre dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB).

Au regard de la nécessité d’instaurer la paix et surtout la cohésion sociale au Mali, chaque Malien doit donner le meilleur de lui-même pour la Nation, afin de parvenir à rebâtir un Mali réconcilié.

Bakary Fomba

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