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Des kilogrammes de sucre
Actu

Cherté de la vie : reprise de la subvention du sucre

by Mohamed Camara 10 décembre 2022
written by Mohamed Camara 1 minutes read

Dans un message public, le directeur général du Commerce et de la Consommation, Boukadary Doumbouya, a une fois de plus rassuré les Maliens sur le prix des produits de première nécessité. Il a indiqué que bientôt le sucre local malien sera sur le marché.

« Nous avons été dynamiques depuis le début de cette crise d’inflation. Nos contrôleurs de prix sont restés engagés pour observer les commerçants quant aux prix fixés par le comité de prix », a expliqué M. Doumbouya dans ses propos. Ces agents contrôleurs étaient composés de quatre équipes pour faire respecter les prix, dans les marchés, chez les importateurs, les grossistes et les semi-grossistes.

Le gouvernement a facilité l’importation des produits aux commerçants, en signant un protocole d’accord avec eux afin de fixer conjointement le prix de certains produits subventionnés, indique-t-on dans le message du DGCC.

Depuis un certain moment la subvention de certains produits s’est arrêtée, comme le riz et l’huile, précise le DGCC, qui précise que la subvention du sucre a repris pendant cette semaine. « Même sans la subvention, nos agents restent sur place pour faire des contrôles et recenser les difficultés des commerçants et d’empêcher que les prix galopent sur certaines marchandises de façon solitaire », a-t-il martelé.

Pour lui, les commerçants doivent tenir compte de la difficulté que le pays traverse. Selon ses précisions, « ce n’est pas le moment de faire de mauvais commerces et pouvoir à tout prix gagner un grand bénéfice ».

Mohamed Camara

10 décembre 2022 0 comments
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Comité de défense de la défense nationale
ActuSécurité

Sécurisation du pays : le président Goïta dénonce des actions de « manipulation » et de « diabolisation »

by Chiencoro 9 décembre 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de faire le point du processus de sécurisation du pays, les chefs d’états-majors et directeurs de services des armées, ont été reçus, ce jeudi 8 décembre 2022, à Koulouba. Cette session du Comité de défense de la défense nationale était présidée par le chef suprême des armées, Colonel Assimi Goïta.

Depuis son investiture, le 7 juin 2021, le chef suprême des armées maliennes s’est fixé comme priorité absolue la sécurisation du territoire national. Sa conviction est qu’il ne saurait y avoir de développement sans sécurité. « Cette priorité est justifiée par l’état de l’outil de défense, la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que la prise en compte des préoccupations fondamentales et des aspirations légitimes de nos populations », a expliqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Colonel Sadio Camara.

Un constat partagé par le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des armées, qui explique qu’ « en septembre 2020, lorsque la hiérarchie militaire présente, arrivait aux commandes des forces armées maliennes, la situation du pays était difficile, avec un environnement complexe, ambigu et volatile, ayant ébranlé les fondements de la Nation et sa souveraineté au plan interne et international ».

Des manipulations

L’armée malienne ne cesse en effet de monter en puissance grâce à de  nouvelles acquisitions d’équipements sophistiqués. Ces matériels « ont rapidement permis aux forces de défense et de sécurité maliennes d’obtenir des résultats positifs malgré les contraintes et l’action néfaste de certaines puissances extrarégionales prêtes à tout pour nous isoler et exacerber les tensions avec certaines organisations de la région qu’ils instrumentalisent », déplore le ministre Camara.  

Dans son discours de clôture, après des heures d’échange avec les chefs d’états-majors et directeurs de services des armées, le président de la transition a fait un tour d’horizon des problèmes auxquels le Mali est confronté. Au cœur de ces problèmes, des campagnes de manipulation de la part de certains anciens partenaires mécontents de la dynamique enclenchée dans la stabilisation et le développement du pays.

Le chef suprême des armées estime que ces campagnes visent à saper le moral des troupes et remonter les populations contre leur outil de défense. Selon ses mots, des « communications de nos détracteurs font malheureusement le jeu [des] groupes criminels dans le but de ternir l’image des Forces de Défense et de Sécurité auprès de la population ».

« Le respect des Droits de l’Homme est un impératif »

Des détracteurs auxquels les démarches actuelles des autorités de la transition ne plaisent nullement. « Notre démarche pour la préservation de nos intérêts n’est pas forcément appréciée par d’anciens partenaires qui s’étaient habitués à la conduite d’une relation de coopération à sens unique au détriment des intérêts vitaux de notre pays », a souligné le président Goïta.

En même temps, le locataire de Koulouba indique qu’en permanence, dans les rapports et interventions, « des manipulations liées à la question des Droits de l’Homme, des actions de diabolisation de nos partenariats, des entraves dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger sans compter les initiatives insidieuses pour éroder la confiance du peuple dans la marche de la Transition » sont relevés.

Le chef de l’Etat invite l’armée malienne à résister à ces « tentatives regrettables et nous concentrer davantage sur nos objectifs de sécurisation, de pacification et de développement du Mali pour le bien des populations ». Il exhorte les FDS à « être essentiellement à l’écoute de notre peuple et être sensibles aux attentes de nos populations ». Le président Goïta estime que le respect des Droits de l’Homme est un impératif. 

Chiencoro Diarra

9 décembre 2022 0 comments
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Salif Sacko
ExclusifOpinion

Salif Sacko, enseignant-chercheur : « Le conflit est une négation des droits de l’homme »

by Hawa Diaby 8 décembre 2022
written by Hawa Diaby 4 minutes read

Le Mali traverse une période d’instabilité et de conflit depuis le coup d’État militaire de 2012 et l’occupation du nord par des groupes armés. La population continue d’être victimes « d’exactions et de préjudices », malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Ager, en 2015.

Salif Sacko, enseignant-chercheur, consultant et président du collectif pour la promotion de l’état de droit, répond en exclusivité aux questions de Sahel Tribune, sur la situation des droits de l’homme au Mali.

Sahel Tribune : à quand remonte la notion des droits de l’homme au Mali ?

Salif Sacko : elle remonte à l’année des indépendances. Les exquises de droit de l’homme sont nées sous la première Constitution de la République du Mali. À partir de 1992, avec la constitution de la 3e république, nous avons pu constater la consécration juridique des droits de l’homme à travers le premier Titre de la Loi fondamentale intitulée « Droit et devoir de la personne humaine », qui garantit les droits de l’homme au Mali.

De nos jours, quelle est la situation de ces droits dans notre pays ?

La situation des droits de l’homme dans notre pays est alarmante et délétère depuis plus de 10 ans. En 2012, nous avons connu un conflit armé. Une guerre qui, au départ, ne concernait que le nord du pays, mais qui a vite embrasé le centre et le sud.

Cette insécurité grandissante remet considérablement en cause les droits de l’homme au Mali. Les droits fondamentaux, notamment les droits à la sécurité, à la vie, à la dignité, à l’éducation, sont bafouillés.

En période de conflit, comment parler de respect des droits de l’homme ?

C’est difficile d’en parler. Le conflit est une négation des droits de l’homme. En temps de conflit, la violation des droits de l’homme est très fréquente, car les personnes civiles sont massacrées, elles sont violées, torturées, leur dignité est bafouillée. Elles sont également privées de leur liberté de manière abusive. Les militaires aussi sont généralement victimes de violation des droits de l’homme en temps de conflit.

Quelles sont les formes de violations des droits humains que nous rencontrons généralement au Mali ?

L’insécurité en elle-même constitue une violation des droits de l’homme. Il faut ajouter à cela, les massacres, le viol, des privations abusives de liberté.

Au Mali, peut-on dire que le droit est garanti pour toutes les couches socio-professionnelles ?

Non. Aujourd’hui, nous ne pouvions pas affirmer cela. Certaines couches socio-professionnelles font objet de violation de leur droit fondamental. Je prends exemple sur la liberté d’expression au Mali. Il est très difficile de tenir certains propos à l’endroit de nos autorités sans s’attirer certains mauvais regards.

Au niveau des médias, certaines chaînes de télévision ont récemment été fermées sans véritable motif. Tous ceux-ci prouvent que les droits de l’homme ne sont pas garantis pour toutes les couches socio-professionnelles.  

En quoi la mise à mort des voleurs est-elle une violation des droits humains ?

Naturellement, cela constitue une violation des droits de l’homme. Car nul ne doit se rendre justice soi-même. De ce point de vue, mettre à mort un voleur constitue une violation flagrante des droits de l’homme.

Un voleur est avant tout un être humain et les droits de l’homme ont pour objectif de protéger toutes les catégories de personne, qu’il soit voleur ou pas.

Lorsqu’un voleur vole, il doit être mis à la disposition de la justice qui va le juger et condamner, en fonction de ces actes. Tué un voleur n’est donc pas une alternative et constitue une violation flagrante des droits de l’homme.

À quoi faut-il s’attendre en cas de non-respect des droits de l’homme ?

Bien évidemment, l’individu s’expose à des sanctions. C’est ce qui fait la beauté des droits de l’homme. Ils sont garantis constitutionnellement et sur le plan international.

Il convient de noter surtout que le non-respect des droits de l’homme peut entrainer aussi un manque de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Les gouvernants doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour que les citoyens puissent être en sécurité, recouvrer les droit fondamentaux.

Propos recueillis par Hawa Diaby

8 décembre 2022 0 comments
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Analyse clinique sur le traitement du paludisme
EnquêteSanté

Lutte contre le paludisme : un candidat-médicament bientôt en test au Mali et dans d’autres pays africains

by Fousseni TOGOLA 7 décembre 2022
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

En vue d’éliminer rapidement l’infection paludéenne, y compris les souches résistantes et bloquer la transmission du parasite, des instituts de recherche se sont donné la main pour développer un candidat-médicament. Après la réussite de la deuxième phase clinique, ils s’apprêtent à engager la troisième phase, début 2023, au Mali et dans d’autres pays africains.  

En 2020, près de 241 millions de cas de paludisme ont été recensés dans le monde, avec 627 000 décès enregistrés, selon le dernier Rapport mondial sur le paludisme, publié en décembre 2021. Ce qui représente près de 14 millions de cas supplémentaires en 2020 par rapport à 2019, et 69 000 décès de plus. Selon l’institut Novartis, près des deux « tiers de ces décès supplémentaires (47 000) étaient liés à des perturbations dans la fourniture d’interventions de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme causées par la pandémie de Covid-19 ». 

Plus de six milliards FCFA sur cinq ans

L’écrasante majorité des cas et des décès surviennent en Afrique. Dans cette région, la résistance aux médicaments notamment à l’artémisinine est de plus en plus accrue. D’où l’urgence de faire recours à de nouveaux traitements. « La résistance au traitement représente la plus grande menace pour les progrès incroyables qui ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme au cours des 20 dernières années. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre ; c’est pourquoi nous nous engageons à faire progresser la recherche et le développement de traitements de nouvelle génération », a déclaré Vas Narasimhan, PDG de l’Institut Novartis.

Pour ce faire, le Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP) a accordé un financement de 10 millions d’euros, soit plus de 6 milliards de FCFA, sur cinq ans en vue de soutenir les essais cliniques de stade avancé d’une combinaison antipaludique de nouvelle génération comprenant KAF156 (ganaplacide), peut-on lire dans ce communiqué, daté de 2019.

Le Mali, le Burkina Faso, le Gabon et le Niger ont été sélectionnés pour accueillir les essais cliniques, phase 3, de ce nouvel antipaludéen sans artémisinine, lit-on dans un communiqué de l’Agence africaine des médias (AMA), parvenu à Sahel Tribune.

En plus de ces quatre pays, d’autres pays d’Afrique subsaharienne pourraient être inclus dans l’avenir. Le nouvel antipaludéen (ganaplacide/ luméfantrine) est « une nouvelle association non artémisinine à large spectre d’activité qui a jusqu’à présent démontré sa sécurité et son efficacité chez les enfants et les adultes souffrant de paludisme aigu non compliqué », précise AMA.

Augmenter le nombre d’options disponibles

La deuxième phase de l’étude avait concerné 524 adultes et enfants atteints de paludisme aigu non compliqué. Cette troisième phase, plus large, permettra de mieux évaluer l’efficacité du traitement. « Si l’essai de phase 3 est concluant, cette nouvelle combinaison augmentera le nombre d’options disponibles pour les pays et contribuera à sauver la vie des enfants exposés à cette maladie dévastatrice », estime Dr Timothy Wells, conseiller scientifique principal, à Medicines for Malaria Venture(MMV).  

Le ganaplacide/luméfantrine est doté d’un nouveau mécanisme d’action, associé à une nouvelle formulation de luméfantrine optimisée pour une prise quotidienne unique. Selon les précisions du Dr Sujata Vaidyanathan, Chef de l’unité développement de la santé mondiale, à Novartis, « plus tôt nous disposons de nouveaux médicaments et plus vite le monde les adopte, plus nous avons de chances de vaincre la résistance. »

Des investigateurs du Burkina Faso, du Gabon, du Mali et du Niger sont impliqués dans l’exécution de cet essai, précise notre source au sein de l’Agence africaine des médias. Tous ces pays sont membres du consortium WANECAM2 (West African Network for clinical trials of antimalarial drugs, deuxième édition).

Cette nouvelle combinaison est le fruit d’une collaboration entre ce consortium, Medicines for Malaria Venture (MMV) et le Singapore Economic Development Board, avec l’Institut Novartis pour les maladies tropicales, l’Institut de génomique de la Fondation de recherche Novartis et l’Institut suisse de santé publique et tropicale Novartis, grâce au soutien de Wellcome Trust.  

« Besoin urgent de nouveaux médicaments antipaludéens »

Dr Bakary Fofana, investigateur d’études cliniques au centre de formation et de recherche sur le paludisme de Bougoula – Hameau, indiquait déjà en 2017 que « le paludisme est un problème de santé publique majeur au Mali – en particulier pour les enfants. Nous avons un besoin urgent de nouveaux médicaments antipaludéens ».

C’est pourquoi celui-ci se réjouissait de ce nouveau développement : « Étant donné qu’il s’agit d’une nouvelle molécule ayant le potentiel de traiter le paludisme, y compris les souches résistantes aux antipaludéens actuellement utilisés, nous sommes particulièrement motivés pour conduire l’étude clinique pour KAF156 sur notre site au Mali. »

Ce traitement a l’avantage non seulement d’éliminer l’infection palustre, mais aussi des souches résistantes à l’artémisinine, ainsi que de bloquer la transmission du parasite du paludisme.

Démarrage pour début 2023

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT), notamment l’artéméther-luméfantrine, ont toujours montré leur efficacité dans le traitement du paludisme. La première combinaison ACT à dose fixe a été introduite par Novartis en 1993. Depuis, plus d’un milliard de traitements antipaludiques ont été fournis. « En collaboration avec MMV, Novartis a mis au point une formulation dispersible au goût masqué de Coartem pour les enfants, qui a été utilisée pour traiter plus de 450 millions d’enfants, principalement en Afrique », a indiqué Novartis sur le site Capsud infos.

Cet essai de la troisième phase de développement du ganaplacide/luméfantrine débutera en 2023. Cette annonce fait suite à la publication récente de la toute première stratégie de l’OMS en matière de résistance aux antimicrobiens pour le paludisme, qui souligne le besoin urgent de nouvelles classes d’antipaludiques, « afin d’éviter un retour aux niveaux élevés de mortalité infantile observés dans les années 1990 ».

Fousseni Togola

7 décembre 2022 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
ActuÉducation

Mali : la synergie régionale de Sikasso ferme les classes de la région pour 72 H

by Bakary FOMBA 7 décembre 2022
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 de la région de Sikasso ont déclenché, le mardi 6 décembre 2022, une grève de 3 jours sur toute l’étendue de la région.

Dans la 3e région administrative du Mali, les classes resteront fermées pendant au moins trois (3) jours. Ce mouvement de grève intervient suite à des « irrégularités » perpétrées dans le processus des mutations locales et des nominations de directeurs d’école entre les communes du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kadiolo et les communes du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Fourou, localité située dans la région de Sikasso.

« Le Dcap de Kadiolo s’est mis dans une posture de faire des mutations irrégulières entre les communes du Cap de Kadiolo et/ou les communes du Cap de Fourou », indique la synergie régionale de Sikasso dans un document de communication daté du 5 décembre dernier. Il s’agit de procéder à des mutations « sans commission de mutation locale » et à des nominations de directeurs d’école en « violation » du décret portant Plan de carrière du personnel enseignant.

Selon les syndicalistes de la région de Sikasso, cette situation rend difficile le fonctionnement des écoles desdites localités et « viole » tout l’arrêté N° 2011-3282 déterminant les conditions de mobilité et de mise en congé du personnel enseignant.

La rencontre entre la synergie et le directeur de l’Académie d’enseignement et celle avec le gouverneur de la région n’ont pas pu calmer le jeu.

Toutefois, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 de la région de Sikasso exigent « l’application des textes chèrement acquis » et qui régissent la corporation enseignante.

La Rédaction

7 décembre 2022 0 comments
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Samuel Eto'o
#Mondial2022Sport

Mondial 2022 : Eto’o s’excuse après avoir agressé un « supporteur » des Fennecs d’Algérie.

by Mohamed Camara 7 décembre 2022
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Le Président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, s’est excusé de son altercation avec une « personne apparemment supportrice » algérienne, le lundi 05 décembre, au Qatar.

« Une vidéo montrant l’ancienne gloire du football camerounais Samuel Eto’o assénant un coup de genou au visage d’un youtubeur algérien est devenue virale sur les réseaux sociaux, le 6 décembre », a indiqué à RT France dans une publication, le mardi dernier.

Des invectives

L’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) n’a pas attendu pour s’exprimer sur la question. Dans un communiqué, l’ancien international des Lions indomptables du Cameroun, reconnait qu’« une altercation violente » lui a opposé à une « personne apparemment supportrice algérienne », à la sortie du match Brésil — Corée du Sud.

« Je regrette profondément d’avoir perdu mon sang froid et d’avoir réagi d’une manière qui ne correspond pas à ma personnalité. Je présente mes excuses au public pour cet incident regrettable », écrit-il dans cette note d’information, publiée sur son compte Twitter, le mardi dernier.

pic.twitter.com/ErqVrwsxi5

— Samuel Eto'o (@SamuelEtoo) December 6, 2022

Le double champion d’Afrique, Samuel Eto’o, a été accusé d’avoir porté la main sur un youtubeur en marge de la Coupe du Monde, « après que celui-ci l’a invectivé ».

Le fantôme du match Algérie — Cameroun

Depuis le match retour Algérie-Cameroun suite aux éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022, le 29 mars dernier, Eto’o martèle, d’être la cible « d’insultes et d’allégations de tricherie sans aucun fondement » de la part de supporteurs algériens.

Il précisait que pendant cette Coupe du monde Qatar 2022 « les supporteurs camerounais ont été harcelés et importunés par des Algériens sur le même sujet ». Alors que selon ses propres mots, il a tenu à rappeler que le scénario de l’élimination de l’Algérie « fut cruel, mais parfaitement conforme aux règles et à l’éthique de notre sport ».

Appel au calme

« Toutes les voies de recours introduites par la Fédération algérienne de Football auprès des juridictions compétentes ont été rejetées », explique-t-il dans son communiqué d’excuse.

Il a profité de l’occasion pour exhorter les autorités algériennes et « la fédération sœur d’Algérie » à prendre leurs responsabilités afin de mettre fin à ce « climat délétère avant qu’un drame plus grave ne se produise ». Aux supporteurs des Fennecs, il les a invités à essayer de surmonter la déception d’une élimination douloureuse.

Mohamed Camara

7 décembre 2022 0 comments
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Alioune, un handicapé amputé d'un pied.
ActuSécurité

Mali : A 6 ans, Alioune a été amputé de la jambe

by Sahel Tribune 6 décembre 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Un conflit armé n’épargne personne ! Il rend encore plus vulnérables ceux qui le sont déjà, en particulier les enfants. Il les blesse, les mutile et souvent, les tue. Alioune, 6 ans, encore insouciant et rêveur, a vu sa vie basculer lorsqu’il a été amputé de la jambe à la suite d’une blessure par balle.

Cette journée de mars 2015 avait commencé comme toutes les autres. Alioune jouait au ballon avec ses amis près de la concession de sa grand-mère chez laquelle il vivait. Soudainement, des tirs ont retenti.

« Pendant qu’on fuyait, une balle m’a atteint à la jambe. Mes amis pleuraient en me demandant de me relever, mais je n’y arrivais pas », détaille Alioune.

« Il a abandonné l’école à la 4e année »

La grande mère d’Alioune, fortement choquée par cette nouvelle, n’y a pas survécu. Quant à Alioune, il a été transporté d’urgence à l’Hôpital de Gao, dans le nord du Mali. Le verdict médical a été sans appel : « Les médecins nous ont dit que la jambe était irrécupérable, car les os avaient été broyés. Ils l’ont amputé », s’exprime tristement Hounedjata, la mère d’Alioune.

Une fois sorti de l’hôpital, Alioune est retourné chez ses parents à Mopti, sur l’île de Djenegadaga, puisque malheureusement, à cette époque, le Comité International de la Croix Rouge ne proposait pas encore à Gao de service d’appareillage et de rééducation physique destiné aux blessés de conflit.

À Djenegadaga, il a entamé sa nouvelle vie et a dû affronter de nombreux défis liés à sa condition de personne en situation de handicap. « Quand vous amputez une personne, vous lui enlevez une partie de son corps. Cela affecte le patient non seulement sur le plan physique, mais aussi psychologique », explique le docteur Kinta, directeur du Centre régional d’appareillage orthopédique et de rééducation fonctionnelle (CRAORF) de Mopti.

La première épreuve a été d’affronter les regards inquisiteurs et la stigmatisation, qui se sont avérés compliqués et compromettants pour son avenir.

« Il a abandonné l’école à la 4e année parce qu’on se moquait de lui à cause de son handicap. On le frappait et, souvent, on lui retirait la canne en fer qu’il utilisait. Il revenait continuellement en pleurant, de chagrin ; je pleurais avec lui », confie Hounedjata.

« Nous avons accumulé des dettes »

« Tu n’as qu’une seule jambe, me disaient-ils », confie Alioune.

Après avoir abandonné l’école, le garçon n’a pourtant pas baissé complètement les bras. Il voulait vivre dignement malgré son handicap. Travaillant aux côtés de son père, Alioune participe à la traversée en pirogue des passants de la rive de la ville de Mopti vers Djenegadaga, une petite île de pêcheur. Cette activité lui permet de soutenir ses parents. À ses heures perdues, il joue avec ses amis, qui ne le stigmatisent pas.

Soucieux du bien-être et de l’avenir de leur enfant, mais n’ayant pas les moyens financiers nécessaires pour prendre soin de lui, les parents d’Alioune se sont alors endettés. « Je fais du petit commerce et son père transporte les gens de part et d’autre de la rive à l’aide d’une pirogue. Nous n’avons pas assez de moyens, donc nous avons accumulé des dettes çà et là. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas arrivés à les éponger », raconte sa mère.

En effet, la prise en charge de ce handicap nécessite des ressources financières importantes, puisque l’enfant aura besoin d’une nouvelle prothèse chaque année, jusqu’à la fin de sa croissance, ainsi que d’un suivi régulier dans un centre d’appareillage. Sous le poids du chagrin, ses parents avaient perdu tout espoir de le voir un jour sur pied.

L’espoir renait

La donne a changé quand Hounedjata et son mari ont appris l’existence du service d’appareillage et de rééducation physique proposé par le Comité international de la Croix-Rouge à Mopti. Dans l’espoir de le voir bénéficier d’une prothèse, la mère d’Alioune l’a amené dans ce centre. Le garçon est dorénavant pris en charge par le programme de la réadaptation Physique (PRP) du CICR. Il a obtenu une prothèse toute neuve et reçoit des séances de rééducation physique.

« Appareiller un patient, c’est lui restituer au moins sa physiologie. Cela lui apporte beaucoup de soutien psychologique. Et mieux que ça, c’est lui rendre ainsi sa motricité et son autonomie si ce sont des prothèses », explique le docteur Kinta.

Depuis 2021, le CICR facilite en effet l’accès aux services d’appareillage et de rééducation physique aux victimes du conflit et aux personnes vulnérables dans la région de Mopti. Cela grâce à un centre très bien équipé, moderne et répondant aux standards internationaux du service orthopédique.

Le centre de Mopti accueille des patients de tout bord et de tout horizon. Ils y sont hébergés et reçoivent de la nourriture en plus des soins et d’un accompagnement nécessaire.

« Comme les enfants de son âge, Alioune aime s’amuser. Alors à chaque fois qu’il vient, nous jouons ensemble à divers jeux. C’est un moyen de le rassurer, de lui montrer qu’on est avec lui, qu’on le soutient et qu’il peut tout faire. Nous mettons en place des mécanismes identiques avec chaque patient. Cela nous permet de créer un climat de confiance avec eux », déclare Aboubacar Sangaré, le chef de la division Orthoprothésiste du centre.

Le rêve d’Alioune

Aujourd’hui âgé de 13 ans, Alioune s’épanouit davantage dans son entourage notamment grâce à cette prothèse. À travers le volet d’inclusion sociale du programme de réadaptation physique, le CICR prendra dorénavant en charge ses frais de scolarité et financera un microprojet générateur de revenus pour sa maman. L’objectif c’est d’assurer un avenir à Alioune et renforcer la résilience de sa famille.

Malheureusement, l’histoire d’Alioune n’est pas un cas isolé. C’est pourquoi le CICR poursuit ses actions multidisciplinaires pour soulager la souffrance des personnes dans leurs chairs et leur esprit par le conflit. Ainsi, de janvier à juin 2022, grâce à son programme de réadaptation physique, le CICR a ainsi assisté plus de 7000 personnes dans les cinq centres orthopédiques qu’il soutient (Bamako, Gao, Tombouctou et Mopti) pour permettre à d’autres victimes comme Alioune de reprendre leur vie en main.

« Cette nouvelle jambe me permet de commencer une nouvelle vie, d’aller à l’école sans difficulté et de réaliser mon rêve », confie Alioune, les yeux lumineux. Quand on lui demande quel est ce rêve, Alioune répond en souriant : devenir médecin pour rendre service aux gens.

Source : CICR


Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte.

6 décembre 2022 0 comments
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