Voilà un an, jour pour jour, que l’armée malienne a repris Kidal, arrachant ce symbole national aux mains des groupes rebelles séparatistes qui en avaient fait leur fief pendant plus d’une décennie. Une victoire pour l’État malien, qui, depuis, ne s’est pas contenté d’une présence symbolique. Non, l’armée malienne et les autorités de la transition sont allées bien au-delà. Depuis la libération de Kidal, nos forces n’ont cessé de repousser les limites de la reconquête, s’aventurant jusqu’aux frontières du pays pour sécuriser les territoires qui, hier encore, semblaient inaccessibles. Aujourd’hui, on peut dire que la lutte contre les groupes armés n’est pas terminée — et pour une bonne raison : nos soldats ne s’arrêteront pas tant que chaque village, chaque carrefour et chaque colline ne seront pas pleinement sécurisés.
Tinzaouatène, une nouvelle offensive pour défendre la frontière
La dernière grande avancée de l’armée, épaulée par ses alliés russes, a été marquée par la prise d’In-Afarak, un carrefour stratégique situé à 122 kilomètres au nord-ouest de Tessalit. Ce n’est pas rien ! In-Afarak, bien plus qu’un simple village, représente une voie commerciale cruciale et une position stratégique dans la lutte contre les groupes armés qui, jusque-là, s’accrochaient désespérément à cette terre. L’armée malienne montre une fois de plus que, loin de se cantonner à une stratégie défensive, elle est prête à frapper là où cela fait mal, à s’avancer là où cela fait peur, et à braver les difficultés du terrain pour sécuriser le nord du pays.
Cette nouvelle offensive à Tinzaouatène, près de la frontière algérienne, une zone où les groupes rebelles tentaient de reprendre du terrain. Certains pensaient que cela montrait la persistance de l’insécurité. Je dis que cela prouve, au contraire, la résilience et la détermination de notre armée, qui refuse de laisser le moindre recoin aux groupes armés. Tinzaouatène n’est pas une simple localité ; c’est un autre symbole, une autre étape cruciale dans la reconquête de notre souveraineté. Nos soldats savent que chaque position gagnée est une garantie de plus pour un Mali plus sûr et plus uni.
La lutte continue : jusqu’au dernier bastion
Il serait facile, très facile, de critiquer les autorités de la transition, de leur reprocher une offensive trop ambitieuse, de leur rappeler la complexité des défis. Mais n’est-il pas plus juste de reconnaître les efforts sans relâche de cette équipe dirigeante, qui n’a jamais reculé devant la tâche, qui a su trouver des alliés capables de renforcer nos forces armées, et qui a montré une détermination à redonner aux Maliens un État fort et respecté ? La transition malienne a fait des choix — certes audacieux — mais des choix qui redonnent au Mali sa dignité.
À ceux qui demandent si la lutte contre les groupes armés autour de Kidal est terminée, la réponse est simple : tant qu’un seul groupe armé, qu’un seul chef rebelle osera encore menacer l’intégrité de notre territoire, tant que les ombres de la déstabilisation rôderont autour de nos frontières, la lutte continuera. Nos soldats ne relâchent rien. Loin de plier sous la pression, ils avancent, gagnent du terrain et continuent, sans fléchir, cette longue marche pour restaurer un Mali uni et souverain.
Alors, oui, les défis sont nombreux, les obstacles bien réels. Mais il est temps de reconnaître la valeur de ceux qui se battent pour nous, de soutenir l’armée et de rendre hommage aux autorités de la transition, qui ont fait de la sécurité et de la souveraineté leurs priorités absolues. En ce 14 novembre, rendons hommage à une armée qui avance, pas à pas, vers la reconquête totale de notre territoire, pour un Mali fort et en paix.
Chiencoro Diarra



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