<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2026 08:52:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Programme de restauration des Terres dégradées (PRTD)</title>
		<link>https://saheltribune.com/programme-de-restauration-des-terres-degradees-prtd/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/programme-de-restauration-des-terres-degradees-prtd/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 08:51:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[dégradation]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>
		<category><![CDATA[PRTD]]></category>
		<category><![CDATA[terres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23106</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un magazine sur le Programme de restauration des terres dégradées, dans la région de Mopti. Une réalisation du ministère de l'Environnement diffusé sur la télévision nationale du Mali le 24 juin 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Un magazine sur le Programme de restauration des terres dégradées, dans la région de Mopti. Une réalisation du ministère de l&rsquo;Environnement diffusé sur la télévision nationale du Mali le 24 juin 2026.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Programme de restauration des Terres dégradées (PRTD)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/TSkD3Brgp9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/programme-de-restauration-des-terres-degradees-prtd/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23106</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : face à la mendicité, l&#8217;État prend ses responsabilités</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-face-a-la-mendicite-letat-prend-ses-responsabilites/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-face-a-la-mendicite-letat-prend-ses-responsabilites/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 08:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[cohésion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[développement social]]></category>
		<category><![CDATA[écoles coraniques]]></category>
		<category><![CDATA[éducation inclusive]]></category>
		<category><![CDATA[enfants des rues]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali Kura]]></category>
		<category><![CDATA[mendicité]]></category>
		<category><![CDATA[plan d’action 2026-2028]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de l’enfance]]></category>
		<category><![CDATA[réinsertion économique]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23104</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et un Plan d’actions 2026-2028. L’objectif : protéger les enfants, renforcer l’inclusion sociale et promouvoir des alternatives économiques durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement de la Transition a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité assortie d&rsquo;un Plan d&rsquo;actions 2026-2028. Une réponse structurée, globale et ancrée dans les valeurs maliennes, qui place la protection de l&rsquo;enfant et la cohésion sociale au cœur des priorités de l&rsquo;État.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène est devenue familière dans les rues de Bamako, de Ségou ou de Mopti : des enfants tendant la main aux carrefours, des femmes portant leur nourrisson sur le dos pour apitoyer les passants, des hommes déambulant en quête d&rsquo;une aumône. La mendicité, phénomène complexe aux ramifications sociales, économiques et culturelles, a pris au Mali une ampleur telle qu&rsquo;elle appelle désormais une réponse d&rsquo;État coordonnée et durable, surtout en ce contexte de lutte implaccable contre le terrorisme. C&rsquo;est désormais chose faite. Réuni le 25 juin 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a pris acte d&rsquo;une communication du Premier ministre portant adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son Plan d&rsquo;actions 2026-2028.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un phénomène devenu systémique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic posé par le gouvernement est sans ambiguïté. Au cours des dernières décennies, la mendicité a cessé d&rsquo;être un phénomène marginal pour devenir, dans bien des cas, un véritable mode de subsistance. Les crises sécuritaires successives, les déplacements de populations, la pression démographique et la fragilisation du tissu économique rural ont alimenté un exode vers les villes, où une frange croissante de ménages n&rsquo;a d&rsquo;autre recours que la sollicitation de la charité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont multiples et préoccupantes. Pour les enfants d&rsquo;abord — et ils sont légion à être exposés à ce phénomène —, la mendicité constitue une atteinte directe à leurs droits fondamentaux : droit à l&rsquo;éducation, droit à la protection, droit à un développement harmonieux. Pour la société ensuite, la visibilité croissante de ce phénomène érode la cohésion sociale et fragilise l&rsquo;image des villes maliennes. Pour le développement humain enfin, elle entretient des logiques d&rsquo;exclusion et de dépendance qui freinent toute dynamique d&rsquo;émancipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie ancrée dans la vision du Mali kura</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;une approche sécuritaire ou répressive, la stratégie adoptée par le gouvernement choisit délibérément la voie de la prévention et de l&rsquo;inclusion. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre du projet de société «&nbsp;<em>Mali kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma</em>&nbsp;» — la vision 2063 — et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;Émergence et le Développement durable 2024-2033. Ce double ancrage n&rsquo;est pas anodin : il signale que la lutte contre la mendicité n&rsquo;est pas une politique sectorielle isolée, mais un volet à part entière de la reconstruction nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif central est de contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche globale reposant sur la prévention, la protection, l&rsquo;inclusion socio-économique et la responsabilisation des familles et des communautés. Le texte mentionne également la promotion d&rsquo;une éducation inclusive conforme aux valeurs religieuses et républicaines du Mali — une formulation qui témoigne de la volonté d&rsquo;articuler tradition et modernité plutôt que de les opposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre axes pour une réponse globale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie repose sur quatre piliers complémentaires. Le premier concerne la promotion des alternatives socio-économiques et la réinsertion des personnes vulnérables. Il s&rsquo;agit ici de s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la mendicité en offrant des débouchés économiques à celles et ceux qui y ont recours par nécessité : formation professionnelle, appui à l&rsquo;entrepreneuriat, accès aux filets sociaux. Sans alternatives crédibles, toute politique de lutte contre la mendicité risque de rester lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième axe vise le renforcement de la responsabilité parentale. Dans un pays où la cellule familiale demeure le premier filet de sécurité, responsabiliser les parents — en les accompagnant plutôt qu&rsquo;en les sanctionnant — constitue un levier puissant. Le troisième pilier porte sur l&rsquo;encadrement et l&rsquo;accompagnement des écoles coraniques, dont certaines pratiquent la mendicité rituelle imposée aux jeunes talibés. Il ne s&rsquo;agit pas de les stigmatiser, mais de les intégrer dans un cadre régulé, qui garantisse la dignité et la protection des enfants qui y sont scolarisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le quatrième axe — l&rsquo;intégration progressive de l&rsquo;enseignement religieux dans le système éducatif national — traduit une ambition de long terme : réconcilier deux systèmes d&rsquo;éducation qui ont trop souvent coexisté en parallèle, au détriment des enfants pris entre eux. En offrant aux familles une éducation qui honore leur foi tout en ouvrant des perspectives d&rsquo;avenir, l&rsquo;État répond à une attente sociale profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2026-2028 : le temps de l&rsquo;action</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie ne restera pas un document de bureau. Elle entre immédiatement en phase opérationnelle avec un premier Plan d&rsquo;actions couvrant la période 2026-2028. Ce calendrier volontariste place le gouvernement face à ses engagements dans un délai mesurable. Dans un contexte où la Transition est engagé dans un processus de transformation profonde des institutions et d’amélioration concrète des conditions de vie des Maliens, l&rsquo;adoption de ce plan est un signal fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste que la réussite de cette stratégie dépendra de la mobilisation de l&rsquo;ensemble des acteurs : ministères, collectivités territoriales, organisations de la société civile, leaders religieux et communautaires. La mendicité est un fait social total ; sa résorption ne peut être que l&rsquo;œuvre d&rsquo;une société qui se mobilise tout entière. Le gouvernement a posé le cadre. Reste à l&rsquo;habiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-face-a-la-mendicite-letat-prend-ses-responsabilites/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23104</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : le CNT adopte un nouveau régime de protection de la propriété littéraire et artistique</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-lcnt-adopte-nouveau-regime-de-protection-de-propriete-litteraire-et-artistique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-lcnt-adopte-nouveau-regime-de-protection-de-propriete-litteraire-et-artistique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[artistes maliens]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
		<category><![CDATA[création artistique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[droits d’auteur]]></category>
		<category><![CDATA[industrie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mamou Daffé]]></category>
		<category><![CDATA[œuvres littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[propriété artistique]]></category>
		<category><![CDATA[propriété intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[propriété littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[réforme culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[secteur culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23101</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil national de Transition a adopté à l’unanimité la loi ratifiant l’ordonnance sur la propriété littéraire et artistique. Une réforme majeure destinée à renforcer les droits d’auteur et à moderniser le secteur culturel malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de Transition a adopté à l&rsquo;unanimité, le 25 juin 2026, le projet de loi ratifiant l&rsquo;ordonnance instituant un cadre légal rénové pour les droits d&rsquo;auteur au Mali.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent vingt-huit voix pour, aucune contre, aucune abstention. Rarement un texte législatif aura fait l&rsquo;objet d&rsquo;une adhésion aussi totale au sein du Conseil national de Transition (CNT). En ratifiant l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique, le Mali franchit une étape décisive dans la structuration et la valorisation de sa création culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un vote sans dissension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans un climat de consensus remarquable que le Conseil national de Transition a clos ses travaux du jeudi 25 juin 2026. Réunis en session plénière en présence du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, les honorables membres du CNT ont adopté le projet de loi portant ratification de l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM — un texte appelé à redéfinir les fondements juridiques de la protection des œuvres littéraires et artistiques au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote, acquis à l&rsquo;unanimité avec 128 voix favorables, traduit une volonté politique forte et partagée de moderniser l&rsquo;arsenal législatif du pays en matière de droits d&rsquo;auteur. À l&rsquo;issue de l&rsquo;examen approfondi du rapport parlementaire et des débats qui ont nourri la réflexion des élus de la Transition, aucun amendement dissident n&rsquo;a été enregistré — signal d&rsquo;une adhésion pleine aux ambitions portées par ce texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ordonnance pour refonder le droit d&rsquo;auteur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prise par la présidence de la Transition le 10 avril 2026, l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM constitue le socle d&rsquo;une réforme attendue de longue date par les milieux culturels maliens. Elle vise à doter le pays d&rsquo;un régime de propriété littéraire et artistique cohérent, adapté aux mutations du secteur culturel contemporain — notamment à l&rsquo;ère du numérique — et aligné sur les standards internationaux en matière de droits d&rsquo;auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le texte entend renforcer les mécanismes de reconnaissance et de protection des œuvres originales, consolider les droits moraux et patrimoniaux des créateurs, et fournir aux structures de gestion collective les outils juridiques nécessaires à l&rsquo;exercice de leurs missions. Il s&rsquo;agit, en somme, de passer d&rsquo;un cadre législatif vieillissant à une architecture normative à même de soutenir l&rsquo;émergence d&rsquo;une filière culturelle professionnalisée et économiquement viable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le ministre Daffé salue une avancée structurante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent dans l&rsquo;hémicycle, le ministre Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction à l&rsquo;issue du vote. Il a remercié chaleureusement les membres du CNT pour l&rsquo;adoption de ce projet de loi, soulignant que ce texte allait permettre de soutenir davantage la structuration du secteur culturel et de protéger concrètement la propriété littéraire et artistique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef du département en charge de la Culture, cette ratification dépasse le cadre strictement juridique : elle incarne une vision politique dans laquelle la culture est reconnue comme pilier du développement national. Une formule, portée par la communication officielle du ministère, résume cette ambition : «&nbsp;<em>La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une filière culturelle professionnalisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption de cette loi intervient dans un contexte de revalorisation affichée du secteur culturel par les autorités de la Transition. Depuis 2021, plusieurs initiatives ont été engagées pour structurer les industries créatives maliennes : révision des cadres institutionnels, soutien aux manifestations artistiques, promotion du patrimoine immatériel et affirmation de la souveraineté culturelle dans la politique étrangère du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification de l&rsquo;ordonnance sur la propriété littéraire et artistique s&rsquo;inscrit dans cette dynamique. En offrant aux auteurs, musiciens, plasticiens et autres créateurs un socle légal solide, elle crée les conditions d&rsquo;une économie créative plus robuste, capable de générer des emplois et de faire rayonner la production culturelle malienne au-delà des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à veiller à la mise en œuvre effective de ce nouveau régime, notamment par le renforcement des capacités des structures chargées de son application et par une information des acteurs culturels sur les droits et recours qu&rsquo;il leur ouvre. La loi est votée ; son impact réel se mesurera à l&rsquo;aune de son application sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-lcnt-adopte-nouveau-regime-de-protection-de-propriete-litteraire-et-artistique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23101</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Hydrocarbures : le Mali réceptionne près de 30 millions de litres de carburant en une semaine</title>
		<link>https://saheltribune.com/hydrocarbures-le-mali-receptionne-pres-de-30-millions-de-litres-de-carburant-en-une-semaine/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/hydrocarbures-le-mali-receptionne-pres-de-30-millions-de-litres-de-carburant-en-une-semaine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:09:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[approvisionnement énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[carburant]]></category>
		<category><![CDATA[diversification énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Alassane Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[stocks de carburant]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23099</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni autour du ministre Moussa Alassane Diallo, le comité de suivi des hydrocarbures a confirmé la disponibilité des stocks et la volonté du Mali de diversifier ses sources d’approvisionnement pour renforcer sa souveraineté énergétique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré les contraintes logistiques qui continuent de peser sur les corridors régionaux, le Mali maintient un niveau d’approvisionnement soutenu en produits pétroliers. Entre le 15 et le 21 juin, près de 30 millions de litres de carburants ont été acheminés vers le pays à travers 655 citernes. Une performance qui illustre les efforts des autorités et des opérateurs du secteur pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles sources d’importation et la consolidation de la souveraineté énergétique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu ce jeudi 25 juin 2026 sa 26e réunion périodique de suivi de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Présidée par le ministre Moussa Alassane Diallo, cette rencontre a réuni l&rsquo;ensemble des acteurs stratégiques du secteur pétrolier national, dans un contexte international marqué par des évolutions contrastées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une détente internationale qui allège les coûts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, les participants ont enregistré avec satisfaction une détente progressive des cours du pétrole. Cette évolution est la résultante directe de l&rsquo;accalmie observée dans le conflit au Moyen-Orient et, surtout, de la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz — artère vitale du commerce mondial des hydrocarbures. Ces développements favorables sont susceptibles d&rsquo;alléger sensiblement les coûts d&rsquo;approvisionnement du Mali dans les semaines à venir, offrant une marge de respiration bienvenue pour les opérateurs nationaux et les consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des stocks actifs, des défis logistiques à surmonter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, les données présentées témoignent d&rsquo;un approvisionnement en cours mais sous surveillance. Du 15 au 21 juin 2026, le Mali a réceptionné 655 citernes représentant un volume total de 29 849 000 litres de carburants. Le dernier convoi enregistré, le 19 juin, comprenait 264 citernes d&rsquo;essence, 337 citernes de gasoil, 47 citernes de fuel et 6 citernes de gaz butane — soit un taux de ravitaillement de 27 %, reflet du dynamisme des importations malgré les difficultés structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, plusieurs défis demeurent. L&rsquo;absence de nouveaux convois depuis le 19 juin, des commandes en attente de livraison et l&rsquo;état dégradé de certaines infrastructures routières continuent de peser sur la fluidité du transport des produits pétroliers à l&rsquo;intérieur du territoire. Ces constats, formulés sans détour lors de la réunion, illustrent la lucidité des autorités de la Transition face aux réalités d&rsquo;un pays enclavé, fortement tributaire des corridors d&rsquo;approvisionnement régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diversification comme priorité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les participants ont réaffirmé avec force la nécessité de diversifier les sources d&rsquo;approvisionnement. Une mission conjointe — réunissant les services techniques de l&rsquo;État et les opérateurs privés du secteur — est envisagée à Abidjan afin d&rsquo;engager des échanges approfondis avec les partenaires régionaux. L&rsquo;objectif est d&rsquo;identifier des solutions concrètes permettant de renforcer la résilience et la fluidité des approvisionnements du Mali en hydrocarbures, dans une logique de souveraineté énergétique cohérente avec les orientations de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s&rsquo;inscrit dans la continuité des efforts engagés par les autorités maliennes pour émanciper progressivement le pays des vulnérabilités héritées de sa dépendance aux circuits d&rsquo;approvisionnement traditionnels, souvent exposés aux aléas géopolitiques ou aux défaillances infrastructurelles des pays de transit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement gouvernemental sans faille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant la réunion, le ministre Moussa Alassane Diallo a tenu à réaffirmer solennellement l&rsquo;engagement du Gouvernement de la Transition à surveiller avec la plus grande vigilance l&rsquo;évolution de la situation et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la disponibilité des produits pétroliers sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Une posture qui confirme la détermination des autorités à faire de la sécurité énergétique un pilier de la stabilité économique et sociale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réunions de suivi périodiques — dont la régularité est en soi un signal fort — témoignent d&rsquo;une gouvernance proactive et d&rsquo;une coordination sectorielle renforcée. Dans un environnement régional complexe, la capacité du Mali à anticiper et à gérer ses approvisionnements en hydrocarbures constitue un enjeu de premier ordre pour la souveraineté nationale et le bien-être des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/hydrocarbures-le-mali-receptionne-pres-de-30-millions-de-litres-de-carburant-en-une-semaine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23099</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : la refondation de la défense nationale prend force de loi</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-refondation-de-defense-nationale-prend-force-de-loi/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-refondation-de-defense-nationale-prend-force-de-loi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[forces armées]]></category>
		<category><![CDATA[loi défense]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Refondation de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[réforme militaire]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23097</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a adopté un projet de loi réformant l’organisation générale de la défense et de la sécurité. Une étape majeure dans la refondation des FAMa et le renforcement de la souveraineté nationale face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a adopté un projet de loi réformant l&rsquo;organisation générale de la défense et de la sécurité. Une réforme structurelle engagée par la Transition pour adapter les Forces armées aux nouvelles réalités géostratégiques du Sahel.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une décision à portée historique que le gouvernement de la Transition malienne vient de prendre. Réuni en session ordinaire au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, Chef de l&rsquo;État, le Conseil des ministres a adopté, ce jeudi 25 juin 2026, un projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité. Un texte fondateur, longtemps attendu, qui engage le Mali dans une recomposition profonde de son architecture sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une loi héritée d&rsquo;une autre époque</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2004, l&rsquo;organisation de la défense nationale malienne reposait sur la Loi n°04-051 du 23 novembre 2004. Ce texte avait été conçu pour répondre aux menaces d&rsquo;une époque révolue, dans un contexte géopolitique qui n&rsquo;a plus grand-chose à voir avec les défis actuels auxquels fait face le Sahel. Vingt-deux ans plus tard, les insuffisances de cette loi sont apparues avec acuité, à mesure que le Mali se trouvait confronté à des formes d&rsquo;agression multiples et en constante mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée en puissance des groupes armés, à la recomposition des alliances régionales et à l&rsquo;évolution des doctrines de sécurité, le cadre légal de 2004 ne suffisait plus. Le gouvernement a pris acte de cette réalité en engageant dès le début de la Transition un chantier de réformes majeures au sein des Forces armées et de sécurité du Mali (FAMa), dont ce projet de loi constitue l&rsquo;aboutissement législatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» n&rsquo;est pas un mot en l&rsquo;air dans le vocabulaire de la Transition. Il traduit une ambition politique cohérente : reconstruire les institutions de l&rsquo;État sur des bases solides, adaptées aux réalités du pays et aux exigences de la souveraineté. Dans ce cadre, la réorganisation de l&rsquo;appareil de défense est une priorité absolue. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;améliorer les capacités opérationnelles des FAMa, mais de redéfinir les fondements mêmes de la défense nationale, en cohérence avec les nouvelles orientations stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de loi s&rsquo;inscrit également dans la logique de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dont l&rsquo;un des axes structurants est la mutualisation des capacités de défense. Réformer le cadre législatif malien, c&rsquo;est aussi préparer le terrain à une coopération sécuritaire plus efficace entre ces trois États qui ont choisi de faire face ensemble aux menaces qui pèsent sur leur espace commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de défense renforcé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport présenté par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le texte adopté vise à renforcer l&rsquo;outil de Défense et de Sécurité. Formule lapidaire, mais qui recouvre des enjeux considérables : clarification des chaînes de commandement, redéfinition des responsabilités institutionnelles, meilleure articulation entre les différentes composantes des forces de sécurité. Autant de leviers qui, s&rsquo;ils sont activés avec rigueur, peuvent sensiblement améliorer l&rsquo;efficacité opérationnelle des FAMa sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs noteront que cette réforme intervient dans un contexte où les FAMa ont multiplié les succès militaires ces dernières années, réduisant significativement l&#8217;emprise de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Consolider ces acquis en dotant l&rsquo;armée d&rsquo;un cadre juridique modernisé constitue une démarche logique, voire indispensable, pour pérenniser les gains obtenus sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi doit désormais suivre le processus législatif ordinaire avant d&rsquo;entrer en vigueur. Mais d&rsquo;ores et déjà, son adoption en Conseil des ministres marque une étape importante dans la construction d&rsquo;un Mali souverain, capable d&rsquo;assurer lui-même la sécurité de son territoire et la protection de ses populations — sans tutelle, sans compromis sur l&rsquo;essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-refondation-de-defense-nationale-prend-force-de-loi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23097</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : 15 milliards CFA pour éclairer le pays grâce à Kourouba</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-15-milliards-cfa-pour-eclairer-le-pays-grace-a-kourouba/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-15-milliards-cfa-pour-eclairer-le-pays-grace-a-kourouba/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 06:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[BOAD]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[EDM-SA]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[hydroélectricité]]></category>
		<category><![CDATA[Infrastructures énergétiques]]></category>
		<category><![CDATA[Kourouba]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23094</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali ratifie un prêt de 15 milliards FCFA de la BOAD pour financer la centrale hydroélectrique de Kourouba. Un projet stratégique destiné à améliorer l’accès à une électricité fiable, abordable et durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a ratifié un accord de prêt avec la Banque Ouest Africaine de Développement pour financer la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba. Un investissement stratégique qui doit élargir l&rsquo;accès à une électricité fiable et abordable pour des millions de Maliens.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énergie comme levier de souveraineté. C&rsquo;est le message que la Transition malienne envoie une nouvelle fois, ce jeudi 25 juin 2026, en adoptant en Conseil des ministres la ratification de l&rsquo;accord de prêt signé à Lomé le 29 avril dernier avec la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Montant : 15 milliards de francs CFA, destinés au financement partiel de la construction de la centrale hydroélectrique de Kourouba et à son raccordement au réseau électrique de la Société Energie du Mali (EDM-SA).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;hydroélectrique, choix d&rsquo;avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de l&rsquo;hydroélectricité n&rsquo;est pas anodin. Dans un pays qui dispose d&rsquo;un potentiel hydraulique considérable — le fleuve Niger et ses affluents traversent un territoire vaste de plus de 1,2 million de kilomètres carrés — miser sur la force de l&rsquo;eau pour produire de l&rsquo;électricité, c&rsquo;est à la fois un choix écologique et un acte de souveraineté économique. La centrale de Kourouba s&rsquo;inscrit dans cette logique : exploiter les ressources nationales pour réduire la dépendance aux importations d&rsquo;énergie fossile, dont le coût pèse lourdement sur les ménages comme sur les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BOAD, institution financière de la zone franc dont le siège est à Lomé, est un partenaire de longue date du développement ouest-africain. Son engagement aux côtés du Mali à hauteur de 15 milliards de francs CFA témoigne de la crédibilité retrouvée de l&rsquo;État malien sur la scène des bailleurs régionaux, dans un contexte où Bamako a su diversifier et rééquilibrer ses partenariats économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;électricité, condition du développement humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les chiffres et les montages financiers, il y a des réalités humaines concrètes. Au Mali, le taux d&rsquo;accès à l&rsquo;électricité reste insuffisant, particulièrement hors des grands centres urbains. Des ménages qui cuisinent à la lumière des bougies, des centres de santé incapables de conserver correctement les vaccins, des petits commerces contraints de se doter de générateurs coûteux : l&rsquo;insuffisance énergétique est l&rsquo;un des freins les plus puissants au développement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément sur ce terrain que le projet de Kourouba entend faire la différence. Selon les termes de l&rsquo;accord ratifié, le projet vise à améliorer les conditions de vie des populations à travers l&rsquo;augmentation de l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité et la fourniture régulière de l&rsquo;énergie à moindre coût. Deux objectifs indissociables : élargir le périmètre de desserte électrique, mais aussi rendre cette énergie accessible financièrement. Une électricité chère ou intermittente reste, de fait, une électricité inaccessible pour une large part de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>EDM-SA au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le raccordement de la centrale au réseau d&rsquo;EDM-SA est un élément central du dispositif. La Société Energie du Mali, opérateur national, sera l&rsquo;interface entre la production d&rsquo;énergie à Kourouba et sa distribution sur l&rsquo;ensemble du territoire. Ce choix de passer par l&rsquo;opérateur public national plutôt que de confier la gestion à un prestataire étranger privé traduit là encore une orientation souverainiste assumée par la Transition : l&rsquo;État malien entend garder la main sur ses infrastructures énergétiques stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification de cet accord par le Conseil des ministres ouvre la voie au décaissement effectif du prêt et au démarrage des travaux de construction. Un chantier qui, une fois achevé, devrait transformer durablement la cartographie énergétique du Mali — et avec elle, les conditions d&rsquo;existence de milliers de familles maliennes qui attendent depuis trop longtemps que la lumière arrive jusqu&rsquo;à elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-15-milliards-cfa-pour-eclairer-le-pays-grace-a-kourouba/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23094</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Conditions de destitution du président du Cesec : Le CNT adopte une nouvelle loi organique</title>
		<link>https://saheltribune.com/conditions-de-destitution-president-cesec-cnt-adopte-nouvelle-loi-organique/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/conditions-de-destitution-president-cesec-cnt-adopte-nouvelle-loi-organique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 13:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Cesec]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
		<category><![CDATA[conseillers de la République]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution malienne]]></category>
		<category><![CDATA[destitution]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance publique]]></category>
		<category><![CDATA[loi organique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mamani Nassiré]]></category>
		<category><![CDATA[président du Cesec]]></category>
		<category><![CDATA[réforme institutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23086</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil national de Transition a adopté une nouvelle loi organique réformant le Cesec. Le texte précise son organisation, élargit ses compétences et fixe les conditions de destitution et de remplacement de son président.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi 25 juin 2026, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le projet de loi organique portant organisation, fonctionnement et désignation des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec). Le texte fixe également les conditions de destitution et de remplacement du président de cette institution. La séance plénière était présidée par le président du CNT, le Général de corps d&rsquo;armée Malick Diaw.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette adoption marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des dispositions prévues par la nouvelle Constitution. À travers cette loi organique, les autorités entendent préciser les règles devant encadrer le fonctionnement du Cesec, tout en intégrant plusieurs innovations destinées à adapter cette institution aux nouvelles exigences constitutionnelles. Le texte a été défendu devant les membres du CNT par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme institutionnelle conforme à la nouvelle Constitution</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cesec figure parmi les institutions prévues par la nouvelle Constitution. La loi adoptée vise principalement à mettre en conformité son organisation avec les nouvelles orientations de la Loi fondamentale. Elle introduit plusieurs changements concernant aussi bien les compétences de l&rsquo;institution que son fonctionnement interne. L&rsquo;objectif recherché est de donner un cadre juridique plus précis afin de permettre au Conseil d&rsquo;exercer pleinement les missions qui lui sont désormais confiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principales innovations figure l&rsquo;élargissement des compétences du Cesec aux questions environnementales. Cette évolution se traduit également par un changement de dénomination de ses membres, qui porteront désormais le titre de «&nbsp;<em>conseillers de la République&nbsp;</em>». Le texte prévoit aussi la mise en place d&rsquo;une procédure de destitution du président de l&rsquo;institution ainsi que les conditions devant permettre l&rsquo;élection d&rsquo;un nouveau président en cas de vacance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelle composition fondée sur plusieurs innovations institutionnelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle loi prend également en compte la représentation des organisations de femmes ainsi que des jeunes dans la composition du Cesec. Cette disposition vient compléter les nouvelles orientations retenues pour assurer une participation plus large au sein de cette institution consultative. Le texte cherche ainsi à adapter le Conseil aux nouvelles dispositions constitutionnelles tout en renforçant son organisation interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport présenté par la commission Lois constitutionnelles du CNT indique également que le projet de loi corrige plusieurs insuffisances relevées dans la législation actuellement en vigueur. Les nouvelles dispositions proposées doivent permettre d&rsquo;améliorer le fonctionnement du Cesec grâce à une organisation davantage adaptée aux missions qui lui sont désormais reconnues par la nouvelle Constitution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Réorganisation interne suivant les nouvelles dispositions constitutionnelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi crée notamment un nouvel organe dénommé «&nbsp;<em>assemblée</em>&nbsp;», qui s&rsquo;ajoute au bureau dans l&rsquo;organisation de l&rsquo;institution. Le texte détermine également les attributions de cette nouvelle structure afin de préciser son rôle dans le fonctionnement général du Conseil. En revanche, le poste de vice-président est supprimé, conformément aux nouvelles dispositions prévues par la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi fixe également les situations pouvant conduire à la destitution du président du Cesec. Celui-ci pourra être relevé de ses fonctions en cas de manquement aux obligations liées à sa charge. Sont notamment visés le dysfonctionnement du Conseil imputable à sa gestion, la violation du secret des délibérations, le non-respect du devoir de réserve ainsi que les comportements portant atteinte à l&rsquo;image ainsi qu&rsquo;au prestige de l&rsquo;institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Procédure stricte encadrant la destitution du président</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte précise aussi les conditions à remplir pour engager une procédure de destitution. La proposition devra être signée par au moins les deux tiers des conseillers de la République pour être recevable. En outre, cette initiative ne pourra intervenir qu&rsquo;après les deux premières années suivant l&rsquo;entrée en fonction du président concerné. Ces règles sont destinées à encadrer strictement une telle procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En présentant le projet devant les membres du Conseil national de Transition, le ministre délégué Mamani Nassiré a expliqué que cette loi organique permettra au Cesec d&rsquo;exercer pleinement les compétences qui lui sont désormais reconnues par la nouvelle Constitution. À l&rsquo;issue des échanges, le texte a été adopté à l&rsquo;unanimité par les 125 membres du CNT présents lors de cette séance plénière, marquant ainsi l&rsquo;aboutissement de son examen par l&rsquo;organe législatif de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/conditions-de-destitution-president-cesec-cnt-adopte-nouvelle-loi-organique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23086</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Désinformation sexuelle : comment les écrans façonnent les croyances des enfants </title>
		<link>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Les démystificateurs du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[algorithmes]]></category>
		<category><![CDATA[consentement et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[contenus sexuels en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[culture numérique]]></category>
		<category><![CDATA[dangers de la pornographie précoce]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[développement de l’enfant]]></category>
		<category><![CDATA[éducation affective]]></category>
		<category><![CDATA[éducation aux médias]]></category>
		<category><![CDATA[éducation sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[esprit critique]]></category>
		<category><![CDATA[exposition précoce à la sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[fake news sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[impact des réseaux sociaux sur la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[influence des écrans sur les enfants]]></category>
		<category><![CDATA[information et vérité]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse et internet]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[médias numériques]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité numérique]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie de Karl Popper]]></category>
		<category><![CDATA[pornographie en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de l’enfance]]></category>
		<category><![CDATA[protection des mineurs en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[santé sexuelle des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité des adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[télévision et démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[transmission des valeurs aux enfants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23080</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’ère des réseaux sociaux et de la pornographie en ligne, il devient urgent d’éclairer sur les mécanismes de la désinformation sexuelle qui touchent plus particulièrement les enfants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bien avant l’aliénation numérique, des penseurs avaient déjà alerté sur les dangers de la télévision pour la compréhension de la sexualité. À l’ère des réseaux sociaux et de la pornographie en ligne, il devient urgent d’éclairer sur les mécanismes de la désinformation sexuelle qui touchent plus particulièrement les enfants.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que les gouvernements européens et africains cherchent à mieux protéger les mineurs face aux dérives des plateformes numériques, une autre bataille se joue dans le silence des chambres d&rsquo;enfants. Celle de la construction des imaginaires amoureux et sexuels à travers des images omniprésentes qui, souvent, informent mal, déforment la réalité et remplacent la parole des adultes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que Popper avait vu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose d&rsquo;inquiétant dans la continuité entre ce que Karl Popper écrivait en 1994 dans&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/4eGJY9F">La Télévision : un danger pour la démocratie</a></em>&nbsp;et ce que nos enfants vivent aujourd&rsquo;hui devant leurs écrans — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un téléviseur, d&rsquo;un smartphone ou d&rsquo;une tablette. Ce que le philosophe autrichien avait diagnostiqué comme une déformation de la réalité sexuelle par la télévision est devenu, avec l&rsquo;avènement d&rsquo;internet, une pandémie silencieuse qui frappe les plus jeunes avant même qu&rsquo;ils aient les mots pour la nommer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1987, deux tiers des adultes interrogés estimaient déjà que la&nbsp;<a href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000134889">télévision influençait</a>&nbsp;l&rsquo;activité sexuelle des jeunes et qu&rsquo;elle ne donnait pas une image réaliste ni objective de la sexualité. Popper en tirait une double conclusion implacable : la «&nbsp;<em>télévision déforme la sexualité</em>&nbsp;» parce qu&rsquo;elle en donne une image fausse, et parce qu&rsquo;elle prive les jeunes de toute information sur la «&nbsp;<em>diversité des comportements amoureux</em>&nbsp;» et des choix qui s&rsquo;offrent à eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse, formulée il y a trente ans à propos du petit écran, vaut désormais mille fois plus à l&rsquo;ère des plateformes numériques, où les contenus à caractère sexuel explicite sont accessibles à tout enfant disposant d&rsquo;une connexion internet et de quelques minutes de curiosité. Là où la télévision de 1987 distordait, les algorithmes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui saturent, submergent, normalisent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiation confisquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon roman&nbsp;<em><a href="https://amzn.to/4xN7OcA">Fatoma : Le Broussard</a></em>, je décris la scène fondatrice de l&rsquo;éveil sexuel du jeune Fatoma : un soir ordinaire, le père regarde un film de guerre à la télévision. Il tient la télécommande d&rsquo;une main jalouse, prêt à couper toute scène jugée obscène — il lui arrive même de découper, au sens propre, les parties de cassette correspondant aux séquences inappropriées. Mais ce soir-là, la fatigue l&#8217;emporte. Quelques minutes d&rsquo;un film suffisent. L&rsquo;enfant découvre ce qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais imaginé : l&rsquo;acte charnel, la fusion des corps. En une nuit, toute sa vision de l&rsquo;amour bascule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce moment romanesque n&rsquo;est pas une anecdote. Il est une métaphore exacte de ce que vivent des millions d&rsquo;enfants, que leurs parents soient vigilants ou non. La question n&rsquo;est plus de savoir si l&rsquo;enfant sera exposé, mais quand, dans quel contexte, et avec quels outils pour décoder ce qu&rsquo;il voit. Fatoma n&rsquo;en avait aucun. Il croyait, avant cette nuit, que faire l&rsquo;amour consistait à s&rsquo;allonger sur son partenaire en imitant des mouvements de piston. Personne ne lui avait appris autrement. La télévision l&rsquo;a instruit à sa façon — c&rsquo;est-à-dire mal, vite, et sans nuance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mensonge de l&rsquo;image</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l&rsquo;écran enseigne sur la sexualité est presque toujours un mensonge. Un mensonge par omission, d&rsquo;abord : on ne montre ni l&rsquo;intimité émotionnelle, ni la vulnérabilité, ni le consentement, ni les doutes, ni l&rsquo;apprentissage mutuel qui constituent l&rsquo;essentiel de la vie amoureuse réelle. Un mensonge par exagération ensuite : les corps représentés sont standardisés, les performances codifiées, les rapports de pouvoir banalisés. Un mensonge par répétition enfin : à force de voir les mêmes représentations, l&rsquo;enfant les intègre comme une norme, sans jamais avoir reçu les clés critiques pour les questionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper soulignait que la télévision ne nous apprenait rien sur la «&nbsp;<em>diversité des comportements amoureux&nbsp;</em>» ni sur les choix qui s&rsquo;offrent à nous. C&rsquo;est précisément cette lacune qui est dangereuse. L&rsquo;enfant ne voit pas des amours multiples, des désirs variés, des relations construites dans le respect. Il voit un modèle unique, répété jusqu&rsquo;à l&rsquo;évidence, qui lui dit : c&rsquo;est comme ça que ça marche. Rien d&rsquo;autre n&rsquo;existe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La honte comme seul compagnon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma : Le Broussard</em>, l&rsquo;éveil sexuel du personnage s&rsquo;accompagne aussitôt de honte et de culpabilité. Il découvre la masturbation seul, dans sa chambre, sans comprendre ce qui lui arrive. Il ne sait pas si ce qu&rsquo;il ressent est normal. Il ignore si c&rsquo;est du sang, de l&rsquo;urine, ou autre chose. Personne ne lui a expliqué. Pas son père, trop absent à lui-même et trop prompt aux punitions. Pas sa mère, dont la tendresse ne pouvait franchir certains silences. Pas l&rsquo;école, qui n&rsquo;abordait pas ces questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette solitude de l&rsquo;enfant face à son corps en train de se transformer est universelle. Elle traverse les classes sociales, les cultures, les continents. Et dans ce vide, l&rsquo;image s&rsquo;engouffre — sans garde-fou, sans traduction, sans accompagnement adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que Popper n&rsquo;avait peut-être pas entièrement mesuré : la télévision ne fait pas que déformer, elle remplace. Elle occupe l&rsquo;espace laissé vacant par les adultes silencieux, les parents qui ne savent pas comment parler, les enseignants qui esquivent. Dans les sociétés où l&rsquo;éducation sexuelle est absente ou insuffisante, l&rsquo;écran devient le seul pédagogue disponible. Et c&rsquo;est un pédagogue menteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que nous devons aux enfants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans après Popper, à l&rsquo;heure où un enfant de dix ans peut accéder en quelques clics à des contenus pornographiques bien plus explicites que ce que la télévision de 1987 aurait jamais osé diffuser, la question ne peut plus être esquivée. Que disons-nous aux enfants sur la sexualité ? Que leur donnons-nous comme grille de lecture pour distinguer la réalité de la mise en scène, le désir de la contrainte, l&rsquo;amour de la performance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse honnête est : pas grand-chose. Ni la famille, souvent paralysée par la gêne ou les tabous culturels et religieux, ni l&rsquo;école, qui traite encore l&rsquo;éducation à la sexualité comme une matière optionnelle ou scandaleuse, ne font le travail que les écrans, eux, font sans relâche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoma, le personnage de mon roman, grandit dans un village fictif du Sahel, dans une République imaginaire appelée Zanzane. Mais ses désarrois face à son corps, ses premières émotions confuses, sa honte solitaire et ses erreurs d&rsquo;interprétation, des millions d&rsquo;enfants réels les vivent en ce moment même, partout dans le monde. Ce n&rsquo;est pas un problème africain, ni un problème des pauvres, ni un problème d&rsquo;une époque révolue. C&rsquo;est un problème de notre présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous devons aux enfants, c&rsquo;est exactement ce que Popper réclamait : non pas la censure — il était trop libéral pour ça —, mais la transmission. Leur donner les mots, les concepts, les repères pour comprendre ce qu&rsquo;ils voient. Leur apprendre que la diversité des désirs existe, que le consentement se construit, que la sexualité n&rsquo;est pas un spectacle mais une relation. Leur montrer que l&rsquo;écran ment, et pourquoi il ment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de cela, nous laissons l&rsquo;image faire l&rsquo;éducation à notre place. Et l&rsquo;image, comme Popper et bien d’autres penseurs, l&rsquo;avaient compris bien avant nous, n&rsquo;est pas désintéressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/desinformation-sexuelle-comment-les-ecrans-faconnent-les-croyances-des-enfants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23080</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Femmes rurales maliennes : les oubliées de l’exode qui font vivre l’agriculture</title>
		<link>https://saheltribune.com/femmes-rurales-maliennes-les-oubliees-de-lexode-qui-font-vivre-lagriculture/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/femmes-rurales-maliennes-les-oubliees-de-lexode-qui-font-vivre-lagriculture/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture malienne]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie économique]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural Mali]]></category>
		<category><![CDATA[féminisation agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[femmes rurales maliennes]]></category>
		<category><![CDATA[foncier rural]]></category>
		<category><![CDATA[karité Mali]]></category>
		<category><![CDATA[monde rural malien]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23078</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Alors que les hommes quittent les campagnes, les femmes rurales maliennes assurent l’agriculture, l’éducation des enfants et la survie économique des villages.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quand on parle d&rsquo;exode rural au Mali, on imagine des jeunes hommes prenant la route vers Bamako ou au-delà. Mais derrière chaque départ masculin, il y a une femme qui reste. Qui cultive. Qui élève les enfants. Qui nourrit la famille. Qui porte le village. Ces femmes rurales maliennes, piliers silencieux d&rsquo;une économie agricole en tension, sont les grandes absentes du débat sur la migration intérieure. Il est temps de leur rendre leur place.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exode rural malien a un visage masculin. Ce sont majoritairement les hommes — jeunes fils, frères, maris — qui quittent les villages pour les villes ou l&rsquo;étranger. Derrière eux, les femmes demeurent. Non par choix systématique, mais par contrainte sociale, économique et familiale. Partir, pour une femme rurale malienne, c&rsquo;est souvent renoncer à ses enfants, à sa famille élargie, à ce que la tradition lui assigne comme place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène, que les chercheurs appellent la « <em><a href="https://www.anefa.org/blog/actualites-nationales/la-feminisation-de-lagriculture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminisation de l&rsquo;agriculture</a></em> », est en train de remodeler les campagnes maliennes. Dans certaines régions comme Ségou, Mopti ou Kayes, les femmes représentent aujourd&rsquo;hui la <a href="https://fr.scribd.com/document/735638377/2018-01-Care-rapport-etude-femmes-foncier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">majorité de la main-d&rsquo;œuvre agricole active</a>. Elles labourent, sèment, récoltent, transforment — souvent sans posséder légalement la terre qu&rsquo;elles travaillent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un triple fardeau invisible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première injustice que vivent les <a href="https://landportal.org/sites/default/files/library/resources/Femme%2520et%2520foncier%2520agricole%2520au%2520Mali_202301_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">femmes rurales maliennes est foncière</a>. Au Mali, l&rsquo;accès à la terre reste dominé par les structures patrilinéaires : c&rsquo;est l&rsquo;homme qui hérite, qui possède, qui décide. Une femme qui travaille un champ toute sa vie peut se le voir retirer à la mort de son mari, au profit des fils ou des frères du défunt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette insécurité foncière n&rsquo;est pas qu&rsquo;une question de justice : c&rsquo;est un frein économique majeur. Sans titre de propriété, une femme ne peut pas obtenir de crédit agricole, ne peut pas investir dans son exploitation, ne peut pas s&rsquo;engager dans des contrats avec des acheteurs professionnels. Elle travaille, mais le fruit de son travail lui échappe structurellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l&rsquo;homme part, la <a href="https://www.wathi.org/laboratoire/initiatives/migrations-ouest-africaines/contribution-migrations-ouest-africaines/situation-difficile-femmes-demigres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">femme ne reçoit pas de renfort</a> : elle assume seule ce qu&rsquo;ils portaient à deux, voire à plusieurs. La gestion du foyer, l&rsquo;éducation des enfants, les soins aux anciens, et en même temps le travail des champs. Les transferts d&rsquo;argent envoyés par les migrants sont souvent irréguliers, insuffisants, ou simplement inexistants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, beaucoup de femmes rurales maliennes développent des stratégies de survie remarquables : jardins potagers, petit commerce, transformation de produits agricoles, tontines entre voisines. Ces activités, invisibles dans les statistiques officielles, constituent pourtant une économie parallèle vitale pour les ménages ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième dimension du fardeau : l&rsquo;exclusion des espaces de décision. Les conseils de village, les coopératives agricoles, les comités de gestion des périmètres irrigués — ces instances où se décide l&rsquo;avenir des terres et des ressources sont encore très majoritairement masculines. La voix des femmes, pourtant premières concernées, y est peu entendue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résistances qui s&rsquo;organisent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les femmes rurales maliennes ne restent pas passives. Depuis des décennies, elles s&rsquo;organisent en groupements — tontines, associations villageoises, <a href="https://wildaf-mali.org/remise-des-kits-dactivites-generatrices-de-revenus-agr-aux-beneficiaires-des-groupes-de-metiers-porteurs-des-4-cercles-de-la-region-de-sikasso-sikasso-kadiolo-dandereso-et-kolondieba/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coopératives de transformation</a> — qui leur permettent de <a href="https://www.ripess.org/cooperative-de-femmes-cest-lieu-privilegie-dexpression-dempowerment-femmes-entretien-sabine-martel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mutualiser ressources et savoirs</a>. Ces structures informelles sont souvent le premier filet de sécurité économique dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces groupements ont franchi un cap décisif : ils accèdent désormais au microcrédit, forment leurs membres à l&rsquo;agroécologie, négocient collectivement avec les acheteurs de la ville. Dans la région de Sikasso, des groupements féminins de <a href="https://mon-3.org/wp-content/uploads/2019/09/Etude-de-marche-du-beurre-de-karite-produit-en-Republique-du-Mali.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">productrices de karité</a> ont réussi à commercialiser directement leur beurre sur des marchés d&rsquo;exportation, capturant une valeur ajoutée qui leur échappait auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont progressivement intégré la dimension genre dans leurs politiques agricoles. Des programmes spécifiques ciblent <a href="https://ceci.org/fr/nouvelles-et-evenements/donner-aux-femmes-un-acces-a-la-terre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;accès des femmes au foncier</a>, à la formation et au financement. <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/mli67609.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Loi d&rsquo;Orientation Agricole</a> prévoit des dispositions pour renforcer la participation des femmes dans les coopératives et les instances de gouvernance agricole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des périmètres maraichers réservés aux femmes ont été aménagés dans plusieurs régions, leur donnant un espace de production sécurisé, irrigué et légalement reconnu. Ces initiatives, encore insuffisantes à l&rsquo;échelle du besoin, montrent néanmoins que la question est prise au sérieux et que des solutions concrètes existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est l&rsquo;un des <a href="https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0512-114347-mali-les-acteurs-de-la-filiere-karite-se-dotent-d-une-interprofession" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premiers producteurs mondiaux de karité</a>, un arbre dont les noix sont transformées en beurre prisé par l&rsquo;industrie cosmétique internationale. Cette filière est quasi exclusivement féminine : ce sont les femmes qui ramassent, concassent, transforment et vendent. Un secteur en plein essor qui représente pour des milliers de femmes rurales une source de revenus croissante et un levier d&rsquo;autonomisation économique réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;avenir peut tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître le rôle des femmes rurales maliennes n&rsquo;est pas seulement un impératif moral : c&rsquo;est une nécessité économique. Une agriculture qui ignore la moitié de ses acteurs se condamne elle-même à l&rsquo;incomplétude. Les femmes ne constituent pas une catégorie périphérique de l&rsquo;économie rurale ; elles en sont l&rsquo;un des piliers. Les exclure de l&rsquo;accès aux ressources, aux financements, à la propriété foncière ou aux instances de gouvernance revient à amputer le secteur agricole d&rsquo;une part considérable de son potentiel productif. Comme le rappelle <em><a href="https://www.maliweb.net/interview/fousseni-togola-lauteur-du-livre-feminitude-musoya-ce-livre-revendique-plus-despaces-appropries-a-lexpression-lepanouissement-de-la-femme-2794040.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Féminitude : Musoya</a></em>, « <em>aucun projet de développement ne saurait être crédible s&rsquo;il fait l&rsquo;impasse sur la moitié de l&rsquo;humanité</em> ». L&rsquo;implication des femmes dans l&rsquo;économie n&rsquo;est donc pas seulement une exigence de justice sociale : elle est une condition de l&rsquo;efficacité économique. Une nation qui marginalise ses femmes renonce à une partie de son intelligence, de sa créativité et de sa capacité d&rsquo;innovation. À l&rsquo;inverse, une économie qui leur ouvre pleinement ses portes se donne les moyens d&rsquo;une croissance plus inclusive, plus durable et plus prospère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes rurales maliennes ne sont pas des victimes passives de l&rsquo;exode. Elles en sont les grandes absorbantes, celles qui maintiennent le tissu social et productif des villages pendant que d&rsquo;autres partent. Il est temps que cette réalité soit reconnue, valorisée et soutenue par des politiques à la hauteur de leur contribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Invisibles dans les statistiques, absentes des débats publics, mais omniprésentes dans les champs : les femmes rurales maliennes sont le vrai pilier d&rsquo;une agriculture en mutation. Leur reconnaissance pleine et entière — foncière, économique, institutionnelle — est l&rsquo;une des clés d&rsquo;un développement rural durable et équitable au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/femmes-rurales-maliennes-les-oubliees-de-lexode-qui-font-vivre-lagriculture/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23078</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso : Ouagadougou dénonce une résolution du Parlement européen et fustige une « ingérence néocoloniale »</title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-ouagadougou-denonce-une-resolution-du-parlement-europeen-et-fustige-une-ingerence-neocoloniale/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/burkina-faso-ouagadougou-denonce-une-resolution-du-parlement-europeen-et-fustige-une-ingerence-neocoloniale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim traoré]]></category>
		<category><![CDATA[Ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[libertés fondamentales]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23083</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso a rejeté une résolution du Parlement européen sur les libertés fondamentales. Les autorités de transition dénoncent une ingérence néocoloniale, accusent des réseaux liés à la France et réaffirment leur souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement burkinabè a vivement rejeté une résolution adoptée par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales dans le pays. Les autorités de transition dénoncent un texte « partial », inspiré selon elles par des intérêts étrangers hostiles à la souveraineté du Burkina Faso.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions diplomatiques entre Ouagadougou et certaines institutions occidentales connaissent un nouvel épisode. Dans une note verbale adressée à l&rsquo;Union européenne, le gouvernement burkinabè a officiellement rejeté la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen intitulée&nbsp;<em>« Persistance de la répression de l&rsquo;espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, ce texte reflète une lecture biaisée de la situation nationale et ignore les efforts engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre l&rsquo;insécurité et la reconstruction économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résolution jugée « partiale »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme rejeter «&nbsp;<em>avec la plus grande fermeté</em>&nbsp;» les conclusions du Parlement européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, les critiques formulées par les eurodéputés reposent sur des «&nbsp;<em>allégations infondées&nbsp;</em>» et des «&nbsp;<em>jugements péremptoires</em>&nbsp;» qui ne tiennent pas compte des réalités auxquelles le pays est confronté depuis plus d&rsquo;une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment notamment que les progrès réalisés dans la reconquête du territoire national, longtemps affecté par les violences terroristes, ainsi que les mesures prises pour renforcer la résilience économique du pays, sont largement ignorés par les auteurs de la résolution.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Accusations contre la France</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du document va au-delà de la simple contestation diplomatique. Le gouvernement burkinabè considère que cette résolution est «&nbsp;<em>manifestement adossée à des desseins néocoloniaux&nbsp;</em>» et inspirée par des «&nbsp;<em>réseaux obscurs à la solde de la France</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une accusation qui s&rsquo;inscrit dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Ouagadougou et Paris depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir des autorités militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2022, le Burkina Faso a engagé une profonde réorientation de sa politique extérieure, marquée par le départ des forces françaises stationnées dans le pays et un rapprochement avec ses partenaires de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), composée également du Mali et du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités burkinabè, la résolution européenne constitue une «&nbsp;<em>ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d&rsquo;un État souverain&nbsp;</em>» et contrevient aux principes de non-ingérence consacrés par la Charte des Nations unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une critique de l&rsquo;approche européenne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa réponse, le gouvernement affirme également constater avec inquiétude la persistance d&rsquo;une approche qu&rsquo;il qualifie de «&nbsp;<em>paternaliste</em>&nbsp;» chez certains responsables européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ouagadougou, cette vision des relations internationales serait davantage guidée par des préjugés idéologiques que par une compréhension objective des réalités sécuritaires et politiques auxquelles font face les pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette critique rejoint les discours régulièrement tenus par les dirigeants des pays membres de l&rsquo;AES, qui dénoncent depuis plusieurs années ce qu&rsquo;ils considèrent comme une tendance occidentale à juger les transitions sahéliennes à travers des critères déconnectés du contexte régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question libyenne remise sur la table</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement burkinabè a également profité de cette réponse pour rappeler son analyse des origines de la crise sécuritaire qui frappe aujourd&rsquo;hui le Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, l&rsquo;instabilité actuelle trouve son origine dans l&rsquo;intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Organisation du traité de l&rsquo;Atlantique nord (OTAN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouagadougou estime que la chute du régime de Mouammar Kadhafi a favorisé la circulation massive d&rsquo;armes dans la région, l&rsquo;expansion de groupes armés et l&rsquo;émergence de réseaux criminels transnationaux qui continuent d&rsquo;alimenter l&rsquo;insécurité au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture est régulièrement défendue par les autorités sahéliennes, qui considèrent l&rsquo;intervention libyenne comme l&rsquo;un des principaux facteurs ayant accéléré la déstabilisation régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dialogue, mais sur un pied d&rsquo;égalité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la fermeté du ton employé, le ministère burkinabè des Affaires étrangères affirme que le Burkina Faso demeure attaché à un dialogue&nbsp;<em>« franc, respectueux et mutuellement bénéfique</em>&nbsp;» avec l&rsquo;Union européenne et ses partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités précisent toutefois que ce dialogue ne saurait prospérer dans un climat marqué par ce qu&rsquo;elles décrivent comme des «&nbsp;<em>injonctions</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>procès d&rsquo;intention</em>&nbsp;» ou des tentatives de remise en cause des choix souverains du peuple burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa conclusion, le gouvernement estime que la résolution du Parlement européen est «&nbsp;<em>nulle et de nul effet</em>&nbsp;», réaffirmant sa volonté de poursuivre sa stratégie politique et sécuritaire sans céder aux pressions extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle passe d&rsquo;armes illustre les fractures persistantes entre plusieurs capitales européennes et les régimes militaires du Sahel central. Alors que les questions de gouvernance, de libertés publiques et de transition politique continuent d&rsquo;alimenter les critiques occidentales, les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes mettent en avant la souveraineté nationale et la lutte contre le terrorisme comme priorités absolues de leur action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/burkina-faso-ouagadougou-denonce-une-resolution-du-parlement-europeen-et-fustige-une-ingerence-neocoloniale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23083</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
