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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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		<title>Vision Mali 2063 : un plan de développement qui acte la rupture géopolitique avec l’Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 14:54:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Vision Mali 2063 dépasse la planification économique : financement sans l’Occident, ancrage dans l’Alliance des États du Sahel et réflexion sur la sortie du FCFA. Analyse d’un manifeste géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le document officiel de planification économique du Mali à l&rsquo;horizon 2063 est bien plus qu&rsquo;une feuille de route technique. C&rsquo;est une déclaration d&rsquo;indépendance vis-à-vis de l&rsquo;Occident, un acte de foi dans l&rsquo;Alliance des États du Sahel et un pari assumé sur la dédollarisation mondiale. Décryptage.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Il y a dans le&nbsp;«&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>»&nbsp;une phrase qui ne figure dans aucun communiqué diplomatique officiel, mais qui résume à elle seule l&rsquo;état d&rsquo;esprit des autorités maliennes de la transition. Le document, élaboré sous l&rsquo;autorité du général Assimi Goïta, qualifie les sanctions imposées au Mali par la CEDEAO et les partenaires occidentaux de «&nbsp;<em>injustes, illégales et inhumaines</em>&nbsp;». Pas de nuance, pas de ménagement. C&rsquo;est dans ce ton — celui d&rsquo;un État victime d&rsquo;une agression extérieure et en architecte de sa propre renaissance — que se construit toute l&rsquo;architecture géopolitique de ce plan de quarante ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un financement pensé sans l&rsquo;Occident</strong></h2>



<p>Premier signal fort : la stratégie de financement de la Vision repose explicitement sur la mobilisation des ressources internes, en réponse à ce que le document nomme le «&nbsp;<em>durcissement des conditions et la rareté des financements concessionnels des bailleurs de fonds multilatéraux</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>diktat des pays développés</em>&nbsp;».</p>



<p>Traduction : le Mali acte qu&rsquo;il ne peut plus — ou ne veut plus — compter sur la Banque mondiale, le FMI ou l&rsquo;aide européenne dans les mêmes termes qu&rsquo;auparavant. Le secteur minier est désigné comme le moteur de substitution : plus de 500 milliards de FCFA par an en investissements générés, 10 000 milliards de recettes d&rsquo;exportation à rapatrier. L&rsquo;or, le lithium, les ressources du sous-sol malien comme levier d&rsquo;une souveraineté économique réaffirmée face à ceux qui ont cru pouvoir asphyxier le pays par les sanctions.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un choix budgétaire. C&rsquo;est une posture politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;AES comme projet civilisationnel</strong></h2>



<p>La Vision consacre un chapitre entier à l&rsquo;Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina Faso, Niger — née formellement en septembre 2023 et transformée en Confédération par le traité de Niamey du 6 juillet 2024, après le retrait collectif de la CEDEAO. Le document ne présente pas l&rsquo;AES comme une simple organisation régionale de sécurité. Il en fait l&rsquo;un des piliers fondateurs de la Vision : «&nbsp;<em>un ancrage irréversible dans la Confédération des États du Sahel</em>&nbsp;» figure parmi les cinq ambitions cardinales du&nbsp;«&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>».</p>



<p>Irréversible. Le mot est choisi. Il signifie que la rupture avec la CEDEAO n&rsquo;est pas conjoncturelle, pas négociable, pas destinée à être révisée lors d&rsquo;une prochaine transition politique. Elle est inscrite dans le projet de nation à long terme.</p>



<p>L&rsquo;AES est décrite selon le triptyque des «&nbsp;<em>trois D</em>&nbsp;» : Défense, Diplomatie, Développement. Une architecture qui rappelle, dans sa logique, celle de l&rsquo;OTAN ou de l&rsquo;Union européenne — mais orientée vers l&rsquo;émancipation du tuteur français et de ses relais institutionnels régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question monétaire : vers la sortie du FCFA</strong></h2>



<p>Le passage le plus radical de tout le document est peut-être celui consacré à la monnaie. La Vision Mali 2063 prend acte de la «&nbsp;<em>fin progressive de l&rsquo;hégémonie du dollar</em>&nbsp;» et de l&rsquo;euro, accélérée selon elle par les sanctions occidentales contre la Russie après le conflit l’opposant à l&rsquo;Ukraine — qui a «&nbsp;<em>entamé la confiance des autres pays</em>&nbsp;» dans ces devises. Elle salue la montée en puissance des BRICS, des paiements en monnaies nationales, d&rsquo;un nouveau système monétaire adossé à des actifs tangibles : or, pétrole, lithium.</p>



<p>Conclusion du document : il est «&nbsp;<em>impératif, pour nos ambitions de croissance économique et de souveraineté, de quitter le FCFA</em>.&nbsp;<em>L’idéal serait certainement d’arriver à mettre à l’endroit le projet ECO. Dans le cas contraire il y’a deux possibilités :</em>&nbsp;<em>(i) une nouvelle monnaie commune avec quelques pays ayant les</em>&nbsp;<em>mêmes objectifs ou (ii) une monnaie nationale.&nbsp;</em><em>&nbsp;</em>» Une position que&nbsp;les autorités maliennes de la transition&nbsp;n&rsquo;avaient pas formulée aussi explicitement dans&nbsp;leurs&nbsp;discours publics, mais qu&rsquo;elle inscrit ici, noir sur blanc, dans son projet de société à quarante ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un document officiel, un discours de rupture</strong></h2>



<p>Ce qui frappe, à la lecture de la Vision Mali 2063, c&rsquo;est la fluidité avec laquelle le langage technocratique de la planification économique se mêle au vocabulaire du souverainisme anti-occidental. Les tableaux de bord macro-économiques coexistent avec des références à «&nbsp;<em>l&rsquo;émancipation des peuples africains</em>&nbsp;», aux «&nbsp;<em>luttes pour l&rsquo;indépendance politique et la dignité humaine&nbsp;</em>», à la nécessité de «&nbsp;<em>faire respecter la souveraineté du Mali vis-à-vis des partenaires extérieurs&nbsp;</em>».</p>



<p>C&rsquo;est un document d&rsquo;État. Mais c&rsquo;est aussi un manifeste. Et dans le Sahel de 2026, les deux ne sont plus séparables.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exode rural  : Pourquoi les campagnes du Sahel se vident-elles ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 10:02:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Sahel connaît un exode rural massif. Insécurité, changement climatique et pauvreté poussent des millions de personnes à quitter les campagnes du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Analyse des causes et des solutions possibles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Avec près de 6 millions de déplacés internes recensés en 2024, le Sahel traverse une crise migratoire rurale sans précédent. Changement climatique, insécurité et pauvreté structurelle se conjuguent pour vider les campagnes du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Quelles en sont les vraies causes ? Quelles solutions émergent sur le terrain ? Éléments de réponse.</em></strong></p>



<p>À la fin de&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.unhcr.org/fr/tendances-mondiales%23:~:text%3DCauses%2520multiples%2520des%2520d%25C3%25A9placements%2520forc%25C3%25A9s,fin%2520de%2520l%27ann%25C3%25A9e%25202020.&amp;ved=2ahUKEwiC5PSV4KuUAxUP3QIHHQDOKGQQFnoECCAQAw&amp;usg=AOvVaw3yPAIarRbi_7MoOFrlTp0N">l&rsquo;année 2024</a>, près de 3,8 millions de personnes étaient déplacées de force au Sahel — soit une hausse de 58 % en seulement quatre ans, selon le HCR. Derrière ce chiffre vertigineux se cache une réalité que vivent chaque jour des millions de ruraux : quitter leurs terres, leurs villages, leurs familles. L&rsquo;exode rural au Sahel n&rsquo;est pas un phénomène nouveau, mais il atteint aujourd&rsquo;hui une ampleur sans précédent. Sécheresse, conflits armés, pauvreté persistante — quelles sont les vraies causes de ce déracinement massif ? Et surtout, existe-t-il des solutions pour inverser cette tendance ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les causes profondes de l&rsquo;exode rural au Sahel</strong></h2>



<p>Le Sahel est l&rsquo;une des régions du monde les plus vulnérables au changement climatique. L&rsquo;avancée du désert grignote chaque année des milliers d&rsquo;hectares de terres agricoles autrefois fertiles. Les saisons des pluies, jadis prévisibles, sont devenues erratiques : tantôt trop courtes, tantôt brutalement destructrices. En 2024, les inondations ont touché plus de 1,5 million de personnes au Niger et 733 000 au Mali, selon le&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.unhcr.org/fr/tendances-mondiales&amp;ved=2ahUKEwjE3pKG4KuUAxUi2wIHHShhHDkQFnoECBkQAQ&amp;usg=AOvVaw3yPAIarRbi_7MoOFrlTp0N">HCR</a>. Paradoxalement, ce sont les mêmes populations qui souffrent de sécheresse quelques mois plus tôt.</p>



<p>Face à des récoltes insuffisantes et des revenus agricoles en chute libre, des familles entières n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que de partir chercher une issue ailleurs — d&rsquo;abord vers la ville voisine, puis vers la capitale, parfois vers l&rsquo;étranger.</p>



<p>Depuis le milieu des années 2010, les violences armées se sont propagées à travers le Sahel central avec une intensité croissante. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, des groupes armés contrôlent des pans entiers de territoire rural, rendant impossible tout retour à une vie agricole normale. En 2024, plus de 16 800 personnes ont été tuées dans des incidents sécuritaires violents à travers la région, d&rsquo;après les données&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.unocha.org/publications/report/chad/hnro-2025-plus-de-31-millions-de-saheliens-ont-besoin-dune-aide-vitale-et-de-services-de-protection&amp;ved=2ahUKEwi7pe274KuUAxV7Rv4FHRoHEjwQFnoECCEQAQ&amp;usg=AOvVaw1rHfA2OE14Wl7RjZcdVIuJ">d&rsquo;OCHA</a>.</p>



<p>Résultat direct : le Sahel abrite aujourd&rsquo;hui&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.unocha.org/publications/report/chad/hnro-2025-plus-de-31-millions-de-saheliens-ont-besoin-dune-aide-vitale-et-de-services-de-protection&amp;ved=2ahUKEwil5MHV4KuUAxUWzAIHHaQNGcsQFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw1rHfA2OE14Wl7RjZcdVIuJ">2,1 millions de réfugiés</a>&nbsp;et demandeurs d&rsquo;asile, auxquels s&rsquo;ajoutent 5,9 millions de déplacés internes — des chiffres en hausse de 20 % depuis le début de l&rsquo;année 2024. Ces déplacements forcés alimentent directement l&rsquo;exode rural, transformant des paysans en déracinés urbains du jour au lendemain.</p>



<p>Au-delà des crises immédiates, c&rsquo;est une pauvreté structurelle qui pousse les populations à quitter les campagnes. Le chômage rural frappe en priorité les jeunes, qui peinent à vivre de l&rsquo;agriculture familiale dans des zones où les marchés sont éloignés, les intrants chers et les prix agricoles volatils. L&rsquo;accès à l&rsquo;éducation et aux soins de santé reste limité dans de nombreuses zones rurales, rendant les villes bien plus attractives pour les nouvelles générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conséquences : villes saturées, campagnes vidées</strong></h2>



<p>Bamako, Niamey et Ouagadougou absorbent des flux migratoires qu&rsquo;elles ne peuvent plus gérer. Ces villes grandissent à toute vitesse, sans que les infrastructures — logement, eau, assainissement, transport — puissent suivre. Les quartiers périphériques se densifient rapidement en habitat précaire, où les nouveaux arrivants survivent dans des conditions difficiles. Cette bidonvillisation croissante est l&rsquo;une des conséquences les plus visibles de la migration rurale en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>Les campagnes vidées de leurs bras valides peinent à maintenir leur production agricole. Des champs sont abandonnés, des périmètres irrigués laissés à l&rsquo;arrêt. Le Sahel, déjà confronté à une insécurité alimentaire chronique, voit ainsi sa capacité productrice se réduire encore davantage. En 2025, les&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://news.un.org/fr/story/2025/06/1156146&amp;ved=2ahUKEwjCvaCq4auUAxUsywIHHQLgKkwQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2x18iBwiu5ZOmC4f4a33uX">agences de l&rsquo;ONU</a>&nbsp;prévoient que 12,8 millions de personnes dans la région seront confrontées à l&rsquo;insécurité alimentaire entre juin et août.</p>



<p><a href="https://saheltribune.com/lexode-rural-ou-la-fabrique-dune-generation-sans-lieu/">L&rsquo;exode des jeunes</a>&nbsp;laisse derrière elles des communautés vieillissantes, souvent privées de leurs piliers économiques et affectifs. Les personnes âgées se retrouvent isolées, sans les soutiens traditionnels. Avec elles disparaissent peu à peu des savoirs ancestraux — techniques agricoles adaptées au terroir, pratiques de gestion de l&rsquo;eau, connaissances des plantes — que ni le livre ni l&rsquo;écran ne peuvent totalement remplacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des initiatives qui tentent de fixer les populations rurales</strong></h2>



<p>Dans un Sahel confronté à la pression conjuguée de l&rsquo;insécurité, du changement climatique et des fragilités économiques, la question de la fixation des populations rurales s&rsquo;impose comme un enjeu stratégique. Face à l&rsquo;exode rural et aux déplacements forcés, plusieurs initiatives émergent pour recréer des conditions de vie viables dans les zones rurales du Mali, du Burkina Faso et du Niger.</p>



<p>Au cœur de ces dynamiques, les programmes d&rsquo;agriculture résiliente occupent une place centrale. L&rsquo;agroforesterie s&rsquo;impose progressivement comme une réponse adaptée aux sols dégradés et à la variabilité climatique. En associant cultures vivrières et arbres fertilitaires, ces pratiques permettent de restaurer la fertilité des terres tout en diversifiant les sources de revenus. Parallèlement, le développement de jardins irrigués, souvent portés par des coopératives locales, offre aux communautés rurales la possibilité de sécuriser leur alimentation tout au long de l&rsquo;année — en particulier pour les femmes.</p>



<p>Une nouvelle génération de startups agritech tente également de transformer les circuits économiques ruraux. Grâce au numérique, ces jeunes entreprises facilitent la mise en relation entre producteurs et marchés urbains, réduisant le rôle des intermédiaires et améliorant les revenus paysans. Cette modernisation progressive rend l&rsquo;activité agricole plus attractive pour les jeunes, souvent tentés par l&rsquo;exode.</p>



<p>Au Burkina Faso, le président Ibrahim Traoré exhorte les entreprises et les jeunes à travailler davantage pour&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/burkina-faso-ibrahim-traore-fait-de-2026-lannee-de-la-transformation-economique-et-industrielle/">le consommer local</a>. L’objectif est de réduire drastiquement les importations des produits de consommation et réduire par la même occasion l’exportation des matières premières produites au Burkina Faso. C’est le début de l’émergence d’une économie nationalisée. Dans cette dynamique,&nbsp;précise le capitaine Ibrahim Traoré, l’État est prêt à soutenir des initiatives des jeunes dans cette voie de l’autonomisation économique du pays des hommes intègres.&nbsp;</p>



<p>Aussi, certains acteurs locaux jouent un rôle clé. Au Mali,&nbsp;<a href="https://ameddmali.org/">l&rsquo;ONG AMEDD</a>&nbsp;(Association Malienne d&rsquo;Éveil au Développement Durable), bien connue des lecteurs de Saheltribune, s&rsquo;illustre par ses programmes intégrés combinant agriculture durable, accès à l&rsquo;eau et accompagnement communautaire. Son approche, ancrée dans les réalités locales et fondée sur la participation communautaire, constitue un exemple emblématique des solutions endogènes qui émergent dans le Sahel.</p>



<p>Le président malien de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta a également l’habitude de dénoncer cette politique étrangère ancrée dans plusieurs États africains pour les maintenir dans l’exploitation. «&nbsp;<em>Ils ont fait de nous des consommateurs et non des producteurs</em>&nbsp;», a-t-il déclaré devant les forces vives de la nation, en 2025, lors des vœux de Nouvel an. Les autorités se donnent donc comme objectif de briser cette chaîne afin de&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/mali-kura-%C9%B2%C9%9Btaasira-ka-b%C9%9Bn-san-2063-ma-un-projet-de-souverainete-et-de-renaissance-nationale/">valoriser les productions</a>&nbsp;et les consommations locales. C’est tout le sens de la Vision Mali 2063, communément appelé&nbsp;﻿«&nbsp;<a href="https://finances.ml/sites/default/files/2025-05/VISION-MALI-2063.pdf"><em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;</a>». Dans ce document prospectif, deux axes concernent cette politique de valorisation économique locale&nbsp;: le projet 1 et 3.&nbsp;</p>



<p>Le projet «&nbsp;<em>Farafinna Jiginɛ&nbsp;»</em>&nbsp;vise à renforcer durablement l’agriculture malienne afin d’assurer la&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/mali-kura-%C9%B2%C9%9Btaasira-ka-b%C9%9Bn-san-2063-ma-le-mali-un-pays-emergent-dici-2033/">sécurité alimentaire nationale et régionale</a>. Il prévoit la création de 12 agropoles structurés autour des principales filières agricoles selon les potentialités de chaque zone. Cette dynamique doit permettre d’accroître la production, de mieux valoriser les chaînes de valeur agricoles et de réduire la dépendance alimentaire. À terme, l’ambition est de faire du Mali un exportateur net de produits agricoles d’ici la première décennie de la Vision Mali 2063.</p>



<p>Le projet «&nbsp;<em>Industrialiser le Mali</em>&nbsp;» repose sur une stratégie de développement industriel basée sur les filières économiques les plus porteuses. L’État prévoit la création de zones industrielles et de zones franches afin d’attirer les investissements et d’encourager l’installation de nouvelles unités de production. Cette approche vise à structurer des pôles régionaux de croissance économique capables de générer emplois, valeur ajoutée et prospérité sociale. Les investissements seront prioritairement orientés vers les filières jugées hautement stratégiques pour l’économie nationale.</p>



<p>A ces deux projets, il faut ajouter un troisième projet qui concerne la valorisation du secteur aurifère afin de redonner au Mali toute son prestige du temps des grands Empires.&nbsp;Le projet «&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/et-si-lor-financait-enfin-les-routes-du-mali/"><em>Kanku Musa Seginna</em></a>&nbsp;», inspiré de l’héritage de l’empereur Mansa Moussa, vise à faire de l’activité minière un véritable moteur de développement durable au Mali. Il ambitionne d’intégrer l’exploitation des ressources minières dans une stratégie qui concilie croissance économique, protection de l’environnement et progrès social. Une attention particulière est accordée aux communautés et aux régions abritant les sites miniers afin qu’elles bénéficient directement des retombées de cette richesse nationale, à travers l’institution de cinq fonds miniers, dont le Fonds minier pour le développement local. L’objectif est de transformer le secteur minier en levier structurant pour le développement équilibré du territoire malien.</p>



<p>Ces initiatives restent confrontées à des défis majeurs — financement, sécurité, infrastructures — mais elles dessinent les contours d&rsquo;un modèle de développement rural et national capable de répondre aux aspirations des populations sahéliennes.</p>



<p>L&rsquo;exode rural au Sahel est le symptôme d&rsquo;une région à la croisée de crises climatiques, sécuritaires et économiques qui se renforcent mutuellement. Des millions de personnes quittent leurs terres non par choix, mais par nécessité. Pourtant, des solutions existent — à condition d&rsquo;investir durablement dans l&rsquo;agriculture résiliente, la sécurité et les services de base en milieu rural.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le code minier 2023 crée un fonds dédié à la recherche géologique et à la formation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 09:30:29 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a créé, via son code minier 2023, un fonds dédié à la recherche géologique, à la formation et au renforcement des capacités afin de transformer la rente minière en levier de souveraineté technique et scientifique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Discret mais stratégique, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, inscrit dans le nouveau code minier malien, ambitionne de transformer les revenus miniers en levier de souveraineté scientifique et technique. Un pari sur l&rsquo;avenir, dans un secteur qui pèse lourd dans l&rsquo;économie nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le Mali dispose désormais d&rsquo;un outil juridique et financier inédit pour construire sa propre expertise minière. Le code minier de 2023 institue, en son article 94, cinq fonds sectoriels destinés à redistribuer une partie de la rente minière au profit du développement national. Parmi eux, l&rsquo;un mérite une attention particulière : le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cinq fonds pour structurer la rente minière</strong></h2>



<p>Dès leur arrivée au pouvoir les autorités maliennes de loa transition ont ouvert un vaste chantier de réformes politiques, institutionnelles et économiques. Parmi celles-ci figurent le secteur minier à travers le Code minier de 2023 et de Son Contenu local avec pour objectif faire profiter plus aux Maliens les richesses de leur sous-sol. Le législateur malien a fait le choix d&rsquo;une architecture financière diversifiée. L&rsquo;article 94 du code minier crée simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Fonds minier de développement local, destiné aux communautés riveraines des sites d&rsquo;exploitation ;</li>



<li>le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l&rsquo;usage des produits chimiques prohibés, réponse directe aux ravages de l&rsquo;orpaillage non contrôlé ;</li>



<li>le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, outil de rayonnement et d&rsquo;attractivité ;</li>



<li>le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, cœur du dispositif scientifique ;</li>



<li>le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, levier de désenclavement des zones minières.</li>
</ul>



<p>Ensemble, ces cinq mécanismes dessinent une ambition : faire du secteur minier non plus une simple source de devises, mais un moteur structurant du développement malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un fonds alimenté par les grandes mines</strong></h2>



<p>Le fonctionnement du Fonds de recherche géologique repose sur une contribution obligatoire des opérateurs miniers. Selon l&rsquo;article 99 du code minier, les titulaires de permis d&rsquo;exploitation de grande mine, de petite mine, ainsi que les bénéficiaires d&rsquo;autorisation d&rsquo;exploitation industrielle de substances de carrières, sont tenus de verser 0,50 % de leur chiffre d&rsquo;affaires trimestriel à ce fonds.</p>



<p>Ce taux, appliqué à un secteur qui génère des milliards de francs CFA chaque année — l&rsquo;or représentant à lui seul plus de 70 % des recettes d&rsquo;exportation du Mali — devrait permettre de constituer une enveloppe financière substantielle et pérenne.</p>



<p>Les ressources ainsi collectées financeront les activités de formation professionnelle dans le secteur minier, le renforcement des capacités techniques des acteurs nationaux, les travaux de recherche et de cartographie géologique, ainsi que les activités de maîtrise de l&rsquo;innovation, y compris les voyages d&rsquo;études. Ce dernier point, inscrit noir sur blanc dans la loi, traduit une volonté d&rsquo;ouvrir les techniciens et chercheurs maliens aux meilleures pratiques internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence et redevabilité : les garde-fous prévus</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes de la transition ont également anticipé les risques de mauvaise gestion, trop souvent associés aux fonds sectoriels dans la sous-région. Le code minier prévoit que les ministères en charge des Mines et des Finances produiront conjointement un rapport annuel exhaustif sur l&rsquo;état des contributions au Fonds minier de développement local — rapport publié au Journal officiel et sur le site internet du ministère des Mines dans les six mois suivant la clôture de l&rsquo;exercice budgétaire.</p>



<p>L&rsquo;utilisation des ressources fera également l&rsquo;objet de rapports annuels soumis à l&rsquo;adoption des conseils municipaux et régionaux, et au contrôle des structures compétentes de l&rsquo;État. Ces rapports seront publiés selon les mêmes modalités. Un mécanisme de transparence ambitieux, dont l&rsquo;effectivité dépendra, comme toujours, de la volonté politique de l&rsquo;appliquer.</p>



<p>L&rsquo;organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds seront précisées par décret en Conseil des ministres — texte d&rsquo;application dont la publication rapide sera déterminante pour que le dispositif devienne opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans le sillage de la Vision Mali 2063</strong></h2>



<p>Cette réforme s&rsquo;inscrit dans un cadre stratégique plus large : la Vision 2063 ou «&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>», programme de transformation nationale qui ambitionne de faire du Mali une nation émergente à l&rsquo;horizon 2063, avec un revenu par habitant cible de 13 900 dollars et un taux de croissance annuel moyen de 10 %. Une vision issue des recommandations des Assises nationales de la refondation de 2021.&nbsp;</p>



<p>Au sein de ce programme, le projet «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» — le Retour à l&rsquo;âge d&rsquo;or de Kankou Moussa — place l&rsquo;activité minière au cœur d&rsquo;un projet de développement durable intégrant les dimensions sociale, économique et environnementale. Une référence historique chargée de sens : Kankou Moussa, le souverain manding du XIVe siècle dont la fortune en or avait stupéfait le monde, incarne ici l&rsquo;idéal d&rsquo;une souveraineté économique malienne pleinement assumée.</p>



<p>Former les géologues, les ingénieurs et les techniciens de demain sur le sol malien, avec des ressources issues des mines maliennes : telle est, en substance, la promesse du Fonds de financement de la recherche géologique.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Macron en Afrique : la rupture proclamée, le double jeu poursuivi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:26:43 +0000</pubDate>
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<p>À Nairobi, Emmanuel Macron promet la fin de la Françafrique. Mais les révélations sur le Mali et les relais ukrainiens interrogent la réalité de la stratégie française au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Nairobi pour le sommet Africa Forward, le président français a une nouvelle fois promis d&rsquo;en finir avec la Françafrique. Pendant ce temps, au Mali, des relais ukrainiens liés à Paris appuient des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda. La main tendue et la main cachée.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Il y a quelque chose de presque désarmant dans la constance d&rsquo;Emmanuel Macron. Depuis 2017, il proclame à intervalles réguliers la fin du «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;» français en Afrique. Cette fois, c&rsquo;est à Nairobi — premier sommet Africa Forward tenu en pays anglophone, symbole assumé d&rsquo;une France qui regarderait enfin le continent «&nbsp;<em>comme un tout</em>&nbsp;» — qu&rsquo;il a répété le mantra :&nbsp;<em>« C&rsquo;est fini. Depuis 2017, c&rsquo;est terminé cette époque. »</em></p>



<p>Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;actualité de la semaine écoulée raconte une tout autre histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le discours : la souveraineté comme nouvelle doctrine</strong></h2>



<p>Il faut lui reconnaître une certaine habileté rhétorique. À la State House de Nairobi, aux côtés du président kényan William Ruto, Macron a fourni lui-même la démonstration de sa thèse. Le Mali a chassé la France ? Qu&rsquo;à cela ne tienne :&nbsp;<em>« On s&rsquo;en va ! Comme on dit en bon français, no offense. »</em>&nbsp;La formule fait rire. Elle est censée valider la rupture : Paris ne ferait plus ni défaire les gouvernements africains, ne garantirait plus les régimes en place, respecterait la souveraineté des États — même celle issus de coup d’Etat.</p>



<p>C&rsquo;est propre. C&rsquo;est moderne. C&rsquo;est exactement ce que les partenaires africains, lassés de décennies de tutelle néocoloniale, souhaitaient entendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réalité : le billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p>Sauf que la même semaine, le journaliste Georges Malbrunot révélait sur RTL et dans&nbsp;<em>Le Figaro</em>&nbsp;que des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent au Mali en coordination avec les rebelles touaregs du Front de Libération de l&rsquo;Azawad. Parmi elles : des dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française. Leur mission : former, conseiller, appuyer militairement des forces qui combattent les autorités maliennes de la transition et, en bout de chaîne, les militaires usses de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p>Paris aurait fourni un soutien technique — notamment en matière de transmissions. Le ministère des Armées, interrogé, a répondu que si ces militaires ukrainiens avaient quitté la Légion pour «&nbsp;<em>servir l&rsquo;Ukraine de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», il n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence qui, dans la langue diplomatique, ressemble furieusement à une confirmation.</p>



<p>Le «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;», en somme, ne serait pas tant abandonné que sous-traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;angle mort : le JNIM profite de la manœuvre</strong></h2>



<p>Ce qui rend ce jeu particulièrement trouble, c&rsquo;est son bénéficiaire inattendu. Sur le terrain malien, les rebelles touaregs du FLA combattent en alliance de circonstance avec le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel, organisation responsable d&rsquo;attaques qui ont tué des dizaines de civils ces dernières semaines et dont la mouvance a inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice.</p>



<p>En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France prendrait donc le risque de contribuer, indirectement, aux violences d&rsquo;un groupe terroriste classé ennemi stratégique numéro un de l&rsquo;Occident. Ce paradoxe, Macron ne l&rsquo;a pas évoqué à Nairobi. Il était pourtant au cœur de l&rsquo;actualité sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Algérie, ou l&rsquo;art de la réconciliation sélective</strong></h2>



<p>L&rsquo;autre séquence significative de cette tournée concerne l&rsquo;Algérie. Macron a dit espérer que la visite d&rsquo;Alice Rufo, sa ministre déléguée aux Armées, à Alger marque&nbsp;<em>« le début</em>&nbsp;» d&rsquo;une reprise des relations entre les deux pays, après deux ans de crise diplomatique profonde. Il a dénoncé les «&nbsp;<em>postures de politique intérieure</em>&nbsp;» qui ont «&nbsp;<em>causé beaucoup de tort</em>&nbsp;» — allusion transparente aux sorties de l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin et aux tensions autour de la mémoire coloniale.</p>



<p>Le pragmatisme affiché est réel. Mais il dit aussi quelque chose de la méthode Macron : la réconciliation avec Alger se fait au nom des intérêts français — sécuritaires, migratoires, économiques — exactement comme l&rsquo;engagement au Mali se fait au nom de la lutte contre l&rsquo;influence russe. La souveraineté africaine est invoquée quand elle sert Paris, contournée quand elle ne sert pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nairobi ou le théâtre du renouveau</strong></h2>



<p>Tenir ce sommet au Kenya — pays anglophone, puissance émergente d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, non contaminé par les cicatrices de la Françafrique — est un geste politique habile. Il permet à Macron de se projeter dans une relation franco-africaine débarrassée de son histoire. Mais l&rsquo;histoire, elle, ne disparaît pas par décret présidentiel.</p>



<p>Tant que la France parlera de souveraineté à Nairobi tout en manœuvrant par procuration à Bamako, tant qu&rsquo;elle promettra l&rsquo;équité sur les estrades tout en protégeant ses intérêts stratégiques dans les coulisses, les dirigeants africains — et leurs opinions publiques — auront toutes les raisons de douter.</p>



<p>La rupture avec la Françafrique ne se proclame pas. Elle se prouve. Et pour l&rsquo;instant, les preuves manquent.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réseau Kya – RJPIC – AJDEC – IKAM : une synergie pour renforcer le journalisme culturel  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:01:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le Réseau Kya, le RJPIC, l’AJDEC et l’IKAM ont organisé un séminaire sur le journalisme culturel en temps de crise, axé sur la paix, la cohésion sociale et la lutte contre la désinformation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un séminaire thématique sur « Communication et Journalisme culturel en temps de crise » s’est tenu le vendredi 8 mai 2026 au Mémorial Modibo Keïta de Bamako. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Alamouta Dagnoko, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence du Président de la Maison de la Presse, M. Bandiougou Danté, de la Directrice du Mémorial Modibo Keïta et de nombreux journalistes culturels.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Ce séminaire a été initié par le Réseau Kya, en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Initiatives Culturelles (RJPIC), l’Alliance des Journalistes pour le Développement de la Culture (AJDEC) et l’Institut Kôrè des Arts et Métiers (IKAM). Les organisations étaient représentées respectivement par M. Djibril Guisse, M. Assane Koné, M. Kéba Daffé, ainsi que la Directrice du Mémorial Modibo Keïta.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiative collective pour la culture</strong></h2>



<p>Les travaux ont porté sur la critique d’art, présentée par M. Alexy Kalembry. Il a rappelé que la critique est un genre journalistique à part entière, qui consiste à analyser, interpréter et évaluer les productions artistiques. Elle doit dépasser le simple compte rendu et contribuer à éclairer, valoriser et structurer le champ culturel. La critique d’art doit être considérée comme un outil de réflexion et de construction culturelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>M. Kalembry a insisté sur le rôle de la critique dans l’éducation du public et la promotion du Maaya, les valeurs sociales maliennes. Il a souligné que les hommes de culture ont toujours été des moteurs de développement et que, dans le contexte actuel, la critique doit renforcer la cohésion et la résilience culturelle. La critique devient ainsi un instrument de consolidation sociale et culturelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La critique d’art comme levier</strong></h2>



<p>Il a également rappelé les principes fondamentaux qui doivent guider la critique : l’honnêteté intellectuelle, la rigueur, l’argumentation et le respect. Ces valeurs permettent d’éviter les dérives et garantissent une pratique professionnelle et éthique, respectueuse des artistes et du public. La critique constructive doit être perçue comme une contribution positive au développement culturel et comme un outil de dialogue.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La rencontre a mis en garde contre les erreurs fréquentes : confondre critique et résumé, tomber dans la complaisance excessive, pratiquer la destruction systématique ou recourir aux attaques personnelles. Les participants ont convenu qu’une critique constructive doit éclairer et faire progresser, plutôt que diviser ou fragiliser la cohésion communautaire. La critique doit être un levier de paix et de dialogue.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Journalisme culturel et cohésion sociale</strong></h2>



<p>Le séminaire a également abordé le journalisme culturel, présenté comme un domaine qui dépasse largement la simple couverture d’événements artistiques. Dans le contexte malien, marqué par fragilité et résilience, il doit répondre à trois enjeux : informationnel, éthique et narratif. Le journalisme culturel doit être un vecteur de cohésion sociale et de mémoire collective, capable de renforcer les liens communautaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sur le plan informationnel, le journalisme culturel doit lutter contre la désinformation. Sur le plan éthique, il doit éviter la stigmatisation. Sur le plan narratif, il doit produire des récits constructifs qui valorisent les initiatives positives et renforcent la cohésion sociale. Le journalisme culturel doit être un journalisme de paix, porteur de stabilité et de dialogue, au service des communautés.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle du journaliste culturel en crise</strong></h2>



<p>Le Dr Hamadou Sanogo est intervenu sur le thème du journalisme culturel en période de crise au Mali. Il a montré l’importance de valoriser les identités à l’ère de la bataille numérique et de préserver la mémoire collective par des récits culturels porteurs de paix. Il a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la construction d’un discours culturel apaisé et rassembleur.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il a conclu que la culture est la mémoire vivante des peuples et que le journaliste culturel en est la voix. Dans un contexte de crise, les mots doivent être mieux contrôlés afin d’éviter la désinformation et la mésinformation. Le séminaire a ainsi permis de rappeler que le journalisme culturel doit contribuer à la cohésion nationale et à la consolidation de la paix, en s’appuyant sur des récits constructifs.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guerre de l’information : comment les médias sont devenus des instruments de pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:54:30 +0000</pubDate>
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<p>Suspension de médias français au Niger, guerre des récits au Sahel, influence politique et économique : enquête sur l’information devenue une arme géopolitique mondiale.</p>
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<p><strong><em>Du Sahel aux capitales occidentales, la liberté de la presse se fracasse sur les mêmes écueils : le pouvoir politique, l&rsquo;argent et les agendas cachés. La suspension de neuf médias français au Niger par les autorités de la transition en mai 2026 n&rsquo;est que le dernier épisode d&rsquo;une guerre de l&rsquo;information qui ne dit pas son nom — et dans laquelle aucun camp ne peut se prévaloir d&rsquo;une innocence totale.</em></strong></p>



<p>Au Niger, neuf médias français viennent d&rsquo;être suspendus par décret. France 24, RFI, l&rsquo;AFP, TV5 Monde, Jeune Afrique — des noms familiers à des millions d&rsquo;Africains — rayés des écrans et des ondes du jour au lendemain. Les autorités militaires invoquent des contenus «&nbsp;<em>menaçant l&rsquo;ordre public</em>&nbsp;». RSF crie à la censure. Mais derrière ce bras de fer sahélien se joue quelque chose de beaucoup plus vaste : la bataille mondiale pour le contrôle du récit.</p>



<p>Car le Niger n&rsquo;est pas seul. Au Mali, au Burkina Faso, ces mêmes médias sont suspendus depuis des mois, accusés de traitement tendancieux de l&rsquo;actualité. Et si ces régimes militaires sont souvent épinglés par les organisations de défense de la presse, une question plus inconfortable mérite d&rsquo;être posée : les médias qu&rsquo;ils censurent sont-ils eux-mêmes entièrement libres ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;information comme terrain de guerre</strong></h2>



<p>En septembre 2022, Emmanuel Macron l&rsquo;a dit sans détour devant ses ambassadeurs : la France est engagée dans une «&nbsp;<em>guerre informationnelle</em>&nbsp;» en Afrique. Il a explicitement mentionné France Médias Monde — RFI, France 24 — comme instrument stratégique pour contrer « les&nbsp;<em>narratifs russe, chinois ou turc</em>&nbsp;» sur le continent. Cette déclaration, passée relativement inaperçue en Europe, a résonné comme une confirmation dans de nombreuses capitales africaines.</p>



<p>Elle a surtout mis en lumière une réalité que les analystes des médias décrivent depuis des décennies : l&rsquo;information n&rsquo;est jamais neutre. Elle est le produit de rapports de pouvoir, de stratégies d&rsquo;influence, de logiques économiques et politiques qui conditionnent ce qui est dit, ce qui est tu, et surtout, comment les faits sont présentés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des médias pris en étau entre politique et argent</strong></h2>



<p>Le linguiste Noam Chomsky et Edward Hermann, dans&nbsp;<em>la Fabrication de l’information&nbsp;: de la propagande médiatique en démocratie</em>, l&rsquo;avaient théorisé bien avant l&rsquo;ère numérique : les médias jouent fréquemment «&nbsp;<em>le rôle de serviteurs et de propagandistes des puissants groupes qui les contrôlent et les financent</em>&nbsp;». Cette influence ne s&rsquo;exerce pas nécessairement par des injonctions directes. Elle opère de manière structurelle, à travers la sélection du personnel éditorial, l&rsquo;intériorisation de normes professionnelles compatibles avec les intérêts dominants, et la dépendance aux annonceurs.</p>



<p>En France, le journaliste Laurent Mauduit dresse un constat similaire dans&nbsp;<em>Main basse sur l&rsquo;information</em>&nbsp;: contrairement à d&rsquo;autres grandes démocraties où la presse appartient à des groupes de presse, les médias français sont souvent la propriété de marchands de béton, de marchands d&rsquo;armes ou de grands groupes industriels, tous entretenant des relations de proximité avec le pouvoir. Une concentration qui, selon Edwy Plenel, produit un «&nbsp;<em>journalisme de gouvernement</em>&nbsp;» et une «&nbsp;<em>presse d&rsquo;industrie</em>&nbsp;» — deux phénomènes qui érodent l&rsquo;autonomie éditoriale et brouillent la frontière entre information et communication stratégique.</p>



<p>Ce constat ne concerne pas que la France ou les États-Unis. Au Mali, entre 2010 et 2021, certains médias ont pratiqué ouvertement ce que l&rsquo;on peut appeler la «&nbsp;<em>marchandisation de l&rsquo;information</em>&nbsp;» : la menace de publier un article compromettant devenait un levier de pression, monnayable contre le silence. L&rsquo;information cessait d&rsquo;être un service public pour devenir une ressource stratégique dans les luttes d&rsquo;influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fact-checking, nouveau front de la guerre des récits</strong></h2>



<p>Face à cette crise de confiance, le fact-checking avait été présenté comme le remède miracle contre les récits manipulés, la désinformation et ses dérivés. Malheureusement, il n&rsquo;y échappe pas non plus. La Plateforme africaine des fact-checkers francophones (PAFF) le documente : dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique francophone, des institutions liées aux gouvernements, des ONG ou des acteurs politiques ont créé des rubriques de vérification pour «&nbsp;<em>légitimer des récits officiels ou censurer des voix dissidentes, sous couvert de lutte contre la désinformation</em>&nbsp;».</p>



<p>Le philosophe Benoît Labourdette va plus loin, estimant que présenter le fact-checking comme méthode d&rsquo;établissement d&rsquo;une vérité absolue est «&nbsp;<em>la pire chose qui soit arrivée au journalisme</em>&nbsp;». Car le simple choix du sujet à vérifier, des experts à interroger, des données à retenir est déjà un acte partial. L&rsquo;impartialité du vérificateur est, en ce sens, un idéal inaccessible — et parfois un masque commode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sortir du labyrinthe</strong></h2>



<p>Faut-il pour autant sombrer dans le cynisme et tout rejeter ? Non. Mais il faut changer de méthode. Plutôt que de confier aux seuls professionnels le soin de distinguer le vrai du faux, c&rsquo;est l&rsquo;esprit critique du citoyen qu&rsquo;il faut cultiver. Gaston Bachelard le rappelait : la connaissance progresse par rupture avec les préjugés, non par accumulation naïve d&rsquo;informations. Karl Popper y ajoutait que tout savoir est provisoire, toujours susceptible d&rsquo;être réfuté et corrigé.</p>



<p>Dans un monde où l&rsquo;information est devenue, selon les mots du philosophe Gilles Deleuze, «&nbsp;<em>un système de contrôle</em>&nbsp;» — un ensemble de mots d&rsquo;ordre que l&rsquo;on est invité à croire, ou du moins à faire semblant de croire — la seule défense durable reste la raison critique exercée par chacun. Ni les médias, ni les fact-checkers, ni les gouvernements ne peuvent se substituer à ce travail individuel.</p>



<p>La suspension de médias au Niger est une atteinte à la liberté de la presse. Mais l&rsquo;instrumentalisation de cette même presse au service d&rsquo;agendas géopolitiques est, elle aussi, une atteinte au droit fondamental des citoyens à une information fiable. Ces deux vérités ne s&rsquo;annulent pas : elles s&rsquo;éclairent mutuellement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la France joue-t-elle avec le feu en soutenant les rebelles touaregs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 07:47:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em><strong>Des révélations sur des liens entre rebelles touaregs, renseignement ukrainien et anciens légionnaires relancent les accusations du Mali contre la France dans la crise sécuritaire au Sahel.</strong></em></p>



<p>Depuis le 25 avril 2026, le Mali vit au rythme d&rsquo;une offensive d&rsquo;une ampleur inédite. Le Front de Libération de l&rsquo;Azawad (FLA), coalition des mouvements rebelles touaregs et arabes, et le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel — ont engagé des attaques coordonnées sur plusieurs fronts simultanément : Kidal, Gao, Mopti, et jusqu&rsquo;aux abords de Bamako. Cette alliance de circonstance, aussi surprenante que redoutable, leur permet la facilité de mobilité et la multiplication des attaques terroristes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des ex-légionnaires dans l&rsquo;ombre du conflit</strong></h2>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte explosif que le journaliste Georges Malbrunot, du&nbsp;<em>Figaro</em>&nbsp;et de RTL, a levé un coin du voile. Selon une source sécuritaire française, des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent en coordination avec les rebelles touaregs. Parmi elles, quelques dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française, déployés pour former, conseiller et appuyer militairement les forces du FLA.</p>



<p>La France, officiellement chassée du Mali entre 2022 et 2023, continue donc d&rsquo;agir en sous-main, en jouant sur le vivier de militaires ukrainiens passés par ses rangs. Le schéma répond à une logique d&rsquo;intérêts croisés : les rebelles touaregs cherchent à affaiblir les autorités maliennes de la transition; Kiev et Paris, eux, veulent faire mordre la poussière aux militaires russes de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p>Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas une première. Dès le début de l&rsquo;année 2025, le renseignement ukrainien avait proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les autorités de la transition&nbsp;&nbsp;du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger) et faire reculer l&rsquo;influence russe. Paris avait alors décliné, ne souhaitant pas apparaître, même de manière déguisée. Cette fois, le verrou est levé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un jeu de billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p>Le «&nbsp;<em>paravent ukrainien</em>&nbsp;» offre à la France un avantage décisif : ne pas coopérer directement avec des djihadistes classés organisations terroristes, tout en entretenant des liens historiques bien connus avec les Touaregs, qui revendiquent l&rsquo;indépendance de leur région. En clair : soutenir techniquement — notamment en matière de transmissions — des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda, sans en assumer officiellement la responsabilité.</p>



<p>Problème : le JNIM n&rsquo;est pas un groupe local anodin. Il s&rsquo;inscrit dans une mouvance terroriste qui a revendiqué ou inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice. En cherchant à affaiblir le régime pro-russe de Bamako, Paris prend le risque de renforcer, même indirectement, un ennemi stratégique de premier ordre.</p>



<p>Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes, a reconnu sur X une aide ukrainienne limitée au FLA en 2024, tout en démentant que cette aide soit toujours active et en rejetant tout lien entre la France et le JNIM. Les autorités françaises, elles, sont restées muettes. Le ministère des Armées s&rsquo;est borné à indiquer que si des militaires ukrainiens avaient quitté la Légion étrangère pour servir l&rsquo;Ukraine «&nbsp;<em>de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», Paris n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence éloquent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La logique du moindre mal</strong></h2>



<p>Pourtant, le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p>En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication a été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p>Les autorités maliennes ont toujours soutenu que la crise sécuritaire sur leur espace est créée et soutenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs tel que les derniers évènements en date du 25 avril dernier le prouvent. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation de l&rsquo;effectif, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France s&rsquo;expose à une accusation lourde : celle d&rsquo;avoir, au nom du pragmatisme géopolitique, contribué à l&rsquo;expansion territoriale et logistique d&rsquo;une organisation affiliée à Al-Qaïda, dans l&rsquo;une des régions jugées les plus instables du monde.</p>



<p>La froide réalité du terrain a parfois ses propres règles. Elle a rarement ses propres garde-fous.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mobilisation patriotique : le peuple malien uni derrière ses forces armées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 21:44:10 +0000</pubDate>
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<p>Des milliers de Maliens se sont réunis au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour afficher leur soutien aux Forces armées maliennes et réaffirmer l’unité nationale après les attaques du 25 avril 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un grand rassemblement patriotique s’est tenu ce samedi 9 mai au Stade Mamadou Konaté de Bamako pour soutenir les Forces armées maliennes et les autorités de la Transition. L’événement, présidé par le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du Gouvernement, a marqué un moment fort d’unité nationale. Le peuple malien s’est mobilisé pour réaffirmer sa solidarité et sa confiance envers ses institutions.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Face aux défis sécuritaires qui secouent le pays, un mouvement de solidarité inédit s’est étendu à travers toutes les régions. L’appel à l’unité lancé à Bamako a trouvé un écho puissant dans les villes et villages du Mali. Ce rassemblement, organisé dans un esprit de recueillement et de détermination, a témoigné d’une volonté commune de résister à la peur et de défendre la stabilité nationale après les attaques du 25 avril.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mobilisation nationale pour la souveraineté malienne</strong></h2>



<p>Ces attaques, qui ont visé plusieurs positions stratégiques, ont coûté la vie au ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’armée Sadio Camara. Malgré cette perte douloureuse, le peuple est resté debout. «&nbsp;<em>Nous ne céderons pas à la peur</em>&nbsp;», ont affirmé les participants. L’événement a servi de catalyseur pour renforcer le lien de confiance entre les citoyens et leurs défenseurs, dans un esprit de résilience et de courage collectif.&nbsp;</p>



<p>Le stade était plein à craquer, animé par la présence massive des jeunes et des femmes. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national, en présence de plusieurs ministres et invités de marque. Le griot Bourama Soumano a ouvert les interventions en exaltant la grandeur du pays et de ses dirigeants, rappelant que «&nbsp;<em>la victoire est au bout de l’effort et ensemble, nous vaincrons&nbsp;</em>», avant de ponctuer son discours d’un intermède musical.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les jeunes et les femmes en première ligne</strong></h2>



<p>Par ailleurs, Ibrahim Cissé, président du Conseil National des Jeunes du Mali, a salué la mobilisation citoyenne observée sur tout le territoire. Revenant sur les événements du 25 avril, il a insisté sur le fait que «&nbsp;<em>l’unité malienne est la meilleure réponse face au terrorisme</em>&nbsp;». Il a encouragé un volontarisme accru dans le recrutement au sein des Forces de défense et exhorté les populations à collaborer étroitement avec les FAMa par le partage d’informations.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mme Kouyaté Goundo Sissoko, représentante de la CAFO, a pris la parole pour exprimer la solidarité des femmes. Elle a déploré les attaques coordonnées et appelé à la résilience. «&nbsp;<em>Nous sommes tous des militaires&nbsp;</em>», a-t-elle déclaré, exhortant chaque Malien à ne pas céder à la peur, car c’est ce que recherchent les terroristes. Elle a invité à la vigilance, à la concorde et au don de soi pour préserver la paix et la stabilité.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les leaders communautaires appellent à la responsabilité</strong></h2>



<p>Le Coordinateur des Chefs de quartiers, Seydou Sangaré, a prié pour le repos des âmes des disparus tout en réaffirmant la souveraineté du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel. Il a salué le leadership du Général d’armée Assimi Goïta et mis en garde contre la mauvaise utilisation des réseaux sociaux. «&nbsp;<em>Les médias doivent diffuser une information responsable</em>&nbsp;», a-t-il insisté, appelant à la prudence et à la cohésion nationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le discours du Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly a constitué le point culminant de la journée. Le ministre a souligné qu’à travers cette épreuve difficile, «&nbsp;<em>le Mali reste uni et souverain</em>&nbsp;». Il a dénoncé les attaques du 25 avril, qualifiées de lâches, et félicité le peuple pour sa dignité et son courage. Transmettant les salutations du Président de la Transition, Assimi Goïta, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, il a rendu hommage à la résilience des Maliens.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fidélité et engagement du peuple malien</strong></h2>



<p>Face aux campagnes de désinformation venues de l’extérieur, le ministre a opposé la vérité et la solidarité. Il a affirmé que «&nbsp;<em>le Mali n’acceptera jamais que son destin soit écrit par d’autres que les Maliens eux-mêmes</em>&nbsp;». Avec émotion, il a ajouté : «&nbsp;<em>Nous ne pleurons pas nos héros, nous les célébrons</em>&nbsp;», rappelant que leur sacrifice oblige la nation pour l’éternité. Il a appelé à un soutien indéfectible envers ceux qui défendent le pays.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En outre, le Général Coulibaly a souligné que lorsque «&nbsp;<em>le Mali se lève comme un seul homme, c’est toute l’Afrique qui l’observe avec fierté&nbsp;</em>». Cette journée de mobilisation patriotique restera gravée dans la mémoire collective comme un symbole d’unité, de courage et de fidélité à la nation. Le peuple malien, uni derrière ses forces armées, a réaffirmé son engagement à défendre la patrie et à préserver la souveraineté nationale.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : le Vérificateur Général révèle 124,9 millions de FCFA d’irrégularités dans la gestion de la Commune II</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un rapport du Vérificateur Général du Mali révèle 124,9 millions de FCFA d’irrégularités financières dans la gestion de la Commune II de Bamako entre 2022 et 2025, avec contrats illégaux, recettes non recouvrées et fonds publics non justifiés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) vient de rendre public un rapport accablant sur la gestion financière de la Commune II du District de Bamako, portant sur les exercices 2022 à 2025. Au total, 124 991 972 FCFA d&rsquo;irrégularités financières ont été constatées, auxquelles s&rsquo;ajoutent de nombreux manquements administratifs révélateurs de défaillances profondes dans la gouvernance de cette collectivité.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;une des irrégularités les plus graves portes sur un contrat de concession signé le 29 mars 2022 entre le Maire de la Commune II et une société privée, portant sur la digitalisation de la collecte des taxes et redevances de la mairie ainsi que la constitution d&rsquo;une base de données.</p>



<p>Selon les vérificateurs, ce contrat a été conclu sans évaluation préalable, sans l&rsquo;avis obligatoire de l&rsquo;Unité des Partenariats Public-Privé, sans autorisation du Conseil Communal, sans approbation du Gouverneur du District de Bamako et sans l&rsquo;avis conforme de la Direction Générale des Marchés Publics. En clair : la totalité des procédures légales a été ignorée. Fait aggravant, lors des séances contradictoires, la Commune a déclaré ne disposer d&rsquo;aucune information sur ce contrat.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un avantage indu de 7,5 millions de FCFA accordé au Receveur-Percepteur</strong></h2>



<p>En décembre 2023, l&rsquo;agent chargé d&rsquo;expédier les affaires courantes a ordonné le paiement de 7 527 377 FCFA au Receveur-Percepteur, à titre de remise de 4 % sur les patentes de l&rsquo;année 2021. Or, le recouvrement de la patente relève exclusivement des services des Impôts — et non de la Perception communale.</p>



<p>Ce mandat irrégulier a néanmoins été visé par le contrôleur financier le 23 décembre 2023 et exécuté le 27 décembre de la même année. Le BVG a transmis ce dossier au Procureur de la République financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>9,1 millions non remboursés à l&rsquo;ANICT</strong></h2>



<p>En 2022, l&rsquo;Agence Nationale d&rsquo;Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT) avait conclu avec la Commune II une convention de financement de 20 320 500 FCFA pour la construction d&rsquo;un centre secondaire d&rsquo;état civil à l&rsquo;hippodrome. Une première tranche de 9 144 225 FCFA avait été versée.</p>



<p>Les travaux n&rsquo;ont jamais été réalisés. En octobre 2023, le Gouverneur du District de Bamako a prononcé l&rsquo;annulation de la convention et ordonné la restitution des fonds. À la date de clôture des travaux de vérification, le remboursement n&rsquo;avait toujours pas été effectué.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mariages célébrés, recettes escamotées : 77 millions de FCFA non recouvrés</strong></h2>



<p>La vérification a mis en lumière une pratique alarmante dans les centres secondaires d&rsquo;état civil : les régisseurs de recettes n&rsquo;appliquaient pas les tarifs officiels lors de la célébration des mariages.</p>



<p>Sur un montant total de 151 985 000 FCFA de recettes reconstituées sur la base des tarifs en vigueur, seuls 74 510 500 FCFA ont été effectivement encaissés. L&rsquo;écart non recouvré s&rsquo;élève à 77 474 500 FCFA — soit plus de la moitié des recettes attendues envolées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 millions de fonds scolaires non justifiés</strong></h2>



<p>Les Comités de Gestion Scolaire (CGS) ont reçu des fonds d&rsquo;Appui Direct à l&rsquo;Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS) pour un montant total de 30 845 870 FCFA sur les années 2023, 2024 et 2025. Aucun justificatif de dépense n&rsquo;a pu être fourni aux vérificateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des dysfonctionnements administratifs en cascade</strong></h2>



<p>Au-delà des irrégularités financières, le rapport révèle une série de manquements administratifs qui fragilisent l&rsquo;ensemble du système de contrôle interne de la Commune :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Archives en désordre : la Commune n&rsquo;a pu fournir aucun document relatif à l&rsquo;installation du centre d&rsquo;attraction « <em>Luna-Park</em> », et les pièces justificatives des marchés ne sont pas organisées conformément à la réglementation.</li>



<li>Régisseurs sans serment ni caution : plusieurs régisseurs exercent leurs fonctions sans avoir prêté serment devant un tribunal ni constitué la caution obligatoire.</li>



<li>Commission d&rsquo;appel d&rsquo;offres irrégulière : la Délégation Spéciale a créé une commission unique pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;exercice 2025, au lieu d&rsquo;une commission par marché comme l&rsquo;exige la loi.</li>



<li>Pas de contrôle des régies : le Receveur-Percepteur a lui-même reconnu n&rsquo;avoir réalisé aucun contrôle sur la comptabilité des régisseurs, contrairement à ses obligations légales.</li>



<li>Pas de plan de trésorerie : aucun document de pilotage financier n&rsquo;a été élaboré.</li>



<li>Pas d&rsquo;états financiers produits : ni bilan, ni compte de résultat, ni tableau de flux de trésorerie n&rsquo;ont été établis pour les exercices contrôlés.</li>



<li>Versements de recettes hors délai : des régisseurs ont attendu jusqu&rsquo;à trois semaines avant de reverser les recettes au Receveur-Percepteur, au lieu des trois jours réglementaires.</li>
</ul>



<p>Le Vérificateur Général a transmis l&rsquo;ensemble de ces faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République financier pour suites à donner.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une Commune sous délégation spéciale depuis fin 2023</strong></h2>



<p>Pour rappel, le Conseil Communal de la Commune II a été dissous le 23 novembre 2023. Une Délégation Spéciale de sept membres a été mise en place en août 2024, dont le mandat a depuis été prorogé. La Commune est actuellement dirigée par un agent chargé d&rsquo;expédier les affaires courantes.</p>



<p>Le BVG souligne que la mission a constitué une occasion de sensibiliser les responsables communaux aux exigences de la bonne gouvernance, et appelle à une mise en œuvre rigoureuse de l&rsquo;ensemble des recommandations formulées. Sans cela, avertit le rapport, l&rsquo;équilibre financier de la Commune et la qualité des services aux habitants sont en péril.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Trafic pharmaceutique : pourquoi les pilules de l’érection dominent le marché noir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 16:49:21 +0000</pubDate>
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<p>L’opération Pangea XVIII menée par INTERPOL dans 90 pays révèle une explosion du trafic de médicaments contrefaits, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. Internet, désinformation et marché noir alimentent un commerce dangereux pour la santé publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>L&rsquo;opération Pangea XVIII d&rsquo;INTERPOL, menée en mars 2026 dans 90 pays, révèle une vérité que beaucoup préfèrent taire : les médicaments contre la dysfonction érectile arrivent en tête des produits pharmaceutiques illicites les plus saisis dans le monde, devant même les antibiotiques et les analgésiques. Un marché gris florissant, dopé par internet et la désinformation.</em></strong><em></em></p>



<p>Il y a quelque chose de révélateur dans les chiffres que vient de publier INTERPOL. Parmi les 6,42 millions de doses de produits pharmaceutiques non approuvés ou contrefaits interceptées lors de l&rsquo;opération Pangea XVIII, menée du 10 au 23 mars 2026 dans 90 pays, la catégorie la plus saisie n&rsquo;est pas celle des drogues dures, ni même celle des antibiotiques. Ce sont les médicaments contre la dysfonction érectile : 682 317 doses confisquées à travers le monde. Devant les sédatifs (620 949), les analgésiques (502 611) et les antibiotiques (465 473).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png" data-rel="penci-gallery-image-content" ><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="567" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png" alt="Médicaments contre la dysfonction érectile" class="wp-image-22294" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--300x166.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--768x425.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1536x851.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1920x1064.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1170x648.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--585x324.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--600x332.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png 2022w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Interpol, l&rsquo;agence policière intercontinentale, a saisi cette année pour 15,5 millions de dollars de produits contrefaits au niveau mondial, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. ©capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>
</div>


<p>Un chiffre qui dit long sur les nouvelles anxiétés d&rsquo;une planète hyperconnectée, où la performance — y compris sexuelle — est devenue une injonction sociale autant qu&rsquo;un marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Viagra de contrebande, symptôme d&rsquo;un monde sous pression</strong></h2>



<p>La domination des médicaments contre la dysfonction érectile dans les statistiques d&rsquo;INTERPOL n&rsquo;est pas un hasard. Elle traduit une réalité socio-économique profonde : la demande mondiale pour ces produits explose, mais l&rsquo;accès légal reste freiné par la prescription médicale obligatoire, le coût élevé des traitements de marque et, dans de nombreux pays, la persistance d&rsquo;un tabou culturel autour de la sexualité masculine.</p>



<p>Résultat : des millions d&rsquo;hommes se tournent vers internet, où des milliers de sites — souvent opérés depuis des zones grises juridictionnelles — proposent du sildénafil, du tadalafil ou leurs génériques à prix cassé, sans ordonnance, livrés discrètement à domicile. L&rsquo;opération Pangea XVIII a permis de démanteler ou de perturber environ 5 700 sites web, pages de réseaux sociaux et canaux en ligne utilisés pour commercialiser ces produits illicites.</p>



<p>Le problème n&rsquo;est pas seulement juridique. Ces médicaments, lorsqu&rsquo;ils sont fabriqués en dehors de tout contrôle sanitaire, peuvent contenir des dosages erronés, des substances de substitution ou des contaminants dangereux. Les risques cardiovasculaires sont réels, en particulier pour des patients qui s&rsquo;auto-médicamentent sans bilan médical préalable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les médicaments amincissants et le mirage GLP-1</strong></h2>



<p>Mais la dysfonction érectile n&rsquo;est plus seule à structurer ce marché de l&rsquo;apparence et de la performance. Une nouvelle catégorie monte en puissance : les médicaments GLP-1, développés à l&rsquo;origine pour traiter le diabète de type 2 — le sémaglutide (Ozempic) et le tirzepatide en tête — et désormais massivement détournés pour la perte de poids.</p>



<p>La demande est telle que des réseaux criminels ont flairé le filon. En Thaïlande, un raid dans une clinique esthétique a conduit à la saisie de plus de 300 flacons de ces substances, stockés pour être distribués à des clients ayant passé commande via des plateformes en ligne. Les versions illicites, souvent fabriquées en Asie du Sud-Est, se vendent pour aussi peu que 10 dollars l&rsquo;unité — contre plusieurs centaines de dollars pour les produits officiels. Dans certains lots contrôlés, les vérificateurs ont retrouvé de la sibutramine, une molécule interdite dans de nombreux pays en raison de son association avec des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Royaume-Uni en tête, l&rsquo;Afrique en ligne de mire</strong></h2>



<p>Sur le plan géographique, le Royaume-Uni arrive en tête des pays ayant effectué les plus grandes saisies avec 2,12 millions de doses interceptées — un résultat qui reflète autant la vigueur des contrôles douaniers britanniques que l&rsquo;ampleur du marché illicite qui les alimente. La Colombie (1,47 million) et l&rsquo;Australie (752 617) complètent le podium.</p>



<p>Côté africain, le tableau est différent — et plus préoccupant. Si le Burkina Faso figure à la quatrième place mondiale avec 430 360 doses saisies, les produits interceptés sur le continent sont d&rsquo;une autre nature : analgésiques, antibiotiques et antipaludiques de qualité inférieure ou contrefaits, vendus dans des marchés informels à des populations qui n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;accéder aux circuits pharmaceutiques officiels. La Côte d&rsquo;Ivoire a ainsi saisi une tonne entière d&rsquo;ibuprofène contrefait sur un seul véhicule. Au Cameroun, des milliers de flacons d&rsquo;antipaludiques falsifiés ont été interceptés.</p>



<p>La France, avec 109 748 doses saisies, ferme le classement des dix premiers pays — une présence dans ce palmarès peu enviable qui illustre que nul pays développé n&rsquo;est à l&rsquo;abri de ce trafic.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ivermectine, des parasites aux théories complotistes</strong></h2>



<p>L&rsquo;opération Pangea XVIII a également mis en lumière un phénomène inquiétant : le retour en force des antiparasitaires, et notamment de l&rsquo;ivermectine et du fenbendazole — un vermifuge vétérinaire — dans les saisies mondiales. Une tendance que les enquêteurs n&rsquo;avaient plus observée à cette échelle depuis les pics de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>L&rsquo;explication tient en un mot : désinformation. Des communautés en ligne, principalement anglophones mais de plus en plus multilingues, font la promotion de ces substances comme des «&nbsp;<em>traitements alternatifs contre le cancer&nbsp;</em>», au mépris des avertissements répétés des agences sanitaires. Commercialisés en «&nbsp;<em>kits de traitement</em>&nbsp;», ils contournent les réglementations en se présentant comme des compléments de santé. L&rsquo;Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les États-Unis et le Royaume-Uni ont tous signalé des saisies importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>INTERPOL tire la sonnette d&rsquo;alarme</strong></h2>



<p>Au total, l&rsquo;opération Pangea XVIII aura mobilisé les forces de l&rsquo;ordre de 90 pays, conduit à 269 arrestations, démantelé 66 groupes criminels et généré 392 enquêtes. Les marchandises saisies sont valorisées à 15,5 millions de dollars.</p>



<p>Pour le secrétaire général d&rsquo;INTERPOL, Valdecy Urquiza, le message est sans ambiguïté : «&nbsp;<em>Les faux médicaments ne sont pas seulement une fraude — ils mettent des vies en danger. Les criminels exploitent les lacunes de surveillance en ciblant les personnes à la recherche d&rsquo;un traitement rapide ou abordable. Les conséquences peuvent être graves, voire mortelles</em>. »</p>



<p>Lancée il y a près de vingt ans, l&rsquo;opération Pangea reste l&rsquo;un des rares dispositifs de coopération policière véritablement mondiaux dans ce domaine. Mais face à l&rsquo;essor du commerce en ligne et à la sophistication croissante des réseaux criminels, la course entre trafiquants et autorités sanitaires est loin d&rsquo;être terminée.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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