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32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement : le Mali mise sur 21 millions d’arbres pour restaurer ses écosystèmes

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Lancée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, la 32ᵉ édition de la campagne mise sur la mobilisation citoyenne et la jeunesse, avec un objectif inédit de plantation. Le pays perd chaque année environ 100 000 hectares de couvert forestier, selon la ministre de l’Environnement.

Vingt et un millions de plants à mettre en terre d’ici la fin de l’hivernage. C’est l’objectif affiché par les autorités maliennes pour la 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement, lancée au Palais des Pionniers de Bamako par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, au nom du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Un chiffre présenté par le ministère de tutelle comme une plantation record pour le pays.

Deux millions d’arbres plantés dès les trois premiers jours

La cérémonie de lancement a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mariam Tangara Doumbia, aux côtés de représentants des institutions, des autorités administratives, religieuses et traditionnelles, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé. Selon le ministère, deux millions d’arbres doivent être plantés dès les trois premiers jours de la campagne dans le district de Bamako et l’ensemble des régions, cercles, communes et villages du pays, avant que l’effort ne se poursuive sur toute la période hivernale pour atteindre l’objectif des 21 millions de plants.

Cette édition se distingue par plusieurs innovations, au premier rang desquelles la place accordée à la jeunesse, mobilisée à travers la signature d’un pacte d’engagement avec plusieurs organisations socioprofessionnelles. Le ministère a également lancé le Challenge « Je plante mon arbre », qui invite chaque citoyen à planter un arbre, à en assurer le suivi et à convaincre d’autres personnes de rejoindre la démarche, ainsi que le « Mur vert des Maliens », dispositif destiné à mettre en valeur les initiatives individuelles et collectives menées à travers le pays.

Cent mille hectares de forêt perdus chaque année

Dans son intervention, la ministre de l’Environnement a dressé un état des lieux préoccupant des défis environnementaux du pays : dégradation du couvert végétal, désertification, appauvrissement des terres, perte de biodiversité, déforestation, pollution des cours d’eau et effets de plus en plus perceptibles du changement climatique. Selon elle, le Mali perd chaque année environ 100 000 hectares de formations forestières, sous l’effet conjugué des changements d’usage des terres et des pressions croissantes exercées sur les écosystèmes. Un rythme qui, selon ses mots, appelle une ambition renouvelée et un sens accru de responsabilité.

Pour la ministre, l’enjeu de cette 32ᵉ édition dépasse la seule plantation d’arbres. Il s’agit de transformer la campagne en un véritable mouvement national de mobilisation citoyenne, résumé par la formule « Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous ».

Le Pnud en soutien via la Grande Muraille verte

La représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Mali, Evelyne Bamba, a par ailleurs rappelé l’appui apporté par l’institution à l’effort national, à travers un projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial et consacré à l’accélération de la restauration des écosystèmes le long du corridor de la Grande Muraille verte. 

Lancé en juin, ce projet vise la restauration de 90 000 hectares de terres dégradées et l’amélioration durable des pratiques sur 75 000 hectares de paysages, pour un bénéfice attendu au profit de 163 000 personnes.

Chiencoro Diarra 

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