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Sondage GISSE : 83,9 % des Maliens satisfaits de la Transition — les chiffres qui parlent d’eux-mêmes

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Une enquête d’opinion nationale indépendante menée auprès de 2 320 Maliens dans neuf villes du pays confirme ce que le terrain laissait pressentir : une adhésion massive des citoyens au projet de la Transition, une confiance écrasante envers Assimi Goïta, et une priorité nationale claire — la sécurité avant les élections. Les résultats, présentés le 2 juillet 2026 à Bamako, dessinent le portrait d’un peuple qui choisit la refondation.

Commandée par l’ONG Centre Sahel pour la paix et le développement et réalisée par le cabinet Groupement d’intérêt scientifique des statisticiens économistes (GISSE), cette enquête d’opinion nationale a été conduite du 2 au 12 mai 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 320 personnes âgées de 18 ans et plus, dans les capitales des huit anciennes régions du Mali — Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao — à l’exception de Kidal.

Les résultats ont été rendus publics le jeudi 2 juillet 2026 lors d’une conférence de presse à l’hôtel Radisson de Bamako, en présence de Yaya Mémé, président de l’ONG Centre Sahel, et de Sidiki Guindo, directeur du cabinet GISSE. Leur portée dépasse largement le cadre d’une étude académique : ils offrent, pour la première fois depuis plusieurs années, une photographie fidèle et méthodologiquement rigoureuse de ce que les Maliens pensent réellement de leur pays et de ses dirigeants.

83,9 % satisfaits : le peuple valide la Transition

Le chiffre central de l’enquête est sans appel : 83,9 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites de la gestion de la Transition. Plus de huit Maliens sur dix. Ce taux de satisfaction, mesuré à l’échelle nationale et dans des conditions scientifiques rigoureuses, est le premier verdict démocratique que le peuple malien rend depuis 2021 — non pas dans les urnes, mais dans les réponses librement exprimées à un questionnaire indépendant.

Ce résultat n’est pas une surprise pour qui a suivi l’évolution de l’opinion au Mali depuis le 18 août 2020. Les réformes engagées — code minier, souveraineté sur l’or, montée en puissance des FAMa, œuvres sociales, reconstruction institutionnelle — ont produit des effets tangibles que les populations perçoivent et apprécient. La satisfaction n’est pas aveugle : c’est la reconnaissance d’un travail réel, accompli dans des conditions difficiles.

83,9 % de satisfaction. Ce chiffre n’est pas une déclaration politique. C’est le verdict du peuple malien, exprimé librement à un chercheur indépendant.

92 % de confiance en Goïta : un leadership plébiscité

Au-delà de la satisfaction envers la Transition comme institution, c’est le leadership personnel du Général d’Armée Assimi Goïta qui est le plus massivement reconnu. 92 % des sondés déclarent avoir une opinion favorable du Président de la Transition. Ce taux de confiance place Goïta parmi les dirigeants africains les mieux perçus par leurs propres populations — un fait que les médias internationaux, souvent focalisés sur les aspects institutionnels ou sécuritaires, omettent de mesurer à sa juste valeur.

Ce plébiscite personnel dit quelque chose sur la nature du lien qui s’est tissé entre le chef de l’État et les Maliens depuis 2021. Un lien de confiance construit sur des actes : la remontée en puissance des forces armées, les plus de 533 forages d’eau, la raffinerie d’or, les 15 hôpitaux en chantier, la Maison des pupilles. Les Maliens qui font confiance à Goïta ne font pas confiance à une image — ils font confiance à un bilan.

86,7 % contre les élections en priorité : le peuple choisit la refondation

L’un des résultats les plus révélateurs de l’enquête concerne la question électorale. 86,7 % des sondés estiment que l’organisation d’une élection présidentielle ne constitue pas une priorité immédiate. Ce chiffre est crucial : il invalide l’argument selon lequel la Transition retarderait des élections que la population réclamerait urgemment. C’est exactement l’inverse. Les Maliens interrogés partagent la conviction de leurs autorités : avant de voter, il faut sécuriser, stabiliser, reconstruire.

Cette convergence entre la vision des autorités et l’attente du peuple n’est pas un hasard. Elle reflète une réalité vécue : dans un pays où des régions entières ont été coupées du reste du territoire par des groupes armés, où des convois d’hydrocarbures devaient être escortés par l’armée pour atteindre leur destination, la priorité absolue est de rétablir les conditions d’un fonctionnement normal de la société avant d’organiser des scrutins. Le sondage le confirme avec éclat : 67 % des Maliens placent la lutte contre le terrorisme en tête de leurs priorités nationales.

93 % pour la Russie : un partenariat validé par le peuple

Le volet « partenaires internationaux » du sondage apporte un éclairage décisif sur les choix diplomatiques de la Transition. La Russie recueille 93 % d’opinions favorables — un score qui place ce partenariat au rang de consensus national. Cette adhésion populaire massive dit que la rupture avec la France et le rapprochement avec Moscou n’ont pas été imposés au peuple malien contre sa volonté : ils ont été accueillis, approuvés et plébiscités.

À l’inverse, la France recueille 90,8 % d’opinions défavorables — moins d’un sondé sur dix lui est favorable. La CEDEAO, dont le Mali s’est retiré en janvier 2025, obtient 81,9 % d’opinions défavorables. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une propagande : ils sont le produit d’une histoire, d’une mémoire collective et d’un jugement sur des décennies de relations inégales. Le peuple malien a rendu son verdict sur ses anciens partenaires. Il est sans appel.

Les leaders religieux : l’autorité morale au service de la cohésion

Le sondage révèle également la vitalité de l’autorité morale des grandes figures religieuses maliennes. Le Chérif de Nioro et le Chérif Ousmane Madani Haïdara recueillent chacun plus de 85 % d’opinions favorables — des taux qui les placent parmi les personnalités les mieux perçues de tout le sondage. Ces chiffres confirment que les grandes confréries et familles religieuses maliennes continuent de jouer un rôle de ciment social irremplaçable, contribuant à maintenir la cohésion nationale dans un contexte de crise.

Un baromètre à pérenniser

Au-delà de leurs résultats immédiats, ces données ouvrent une perspective que l’ONG Centre Sahel entend saisir. Yaya Mémé, son président, a annoncé la vocation de cette enquête à devenir un baromètre permanent de l’opinion publique malienne — un outil de suivi dans le temps des perceptions citoyennes sur les grandes questions nationales.

« Notre ambition est que cette initiative ne demeure pas un exercice ponctuel. Nous souhaitons qu’elle devienne un véritable baromètre de l’opinion publique au Mali, permettant de suivre dans le temps l’évolution des perceptions des citoyens sur les grandes questions nationales. », a déclaré Yaya Mémé, président de l’ONG Centre Sahel pour la paix et le développement, le 2 juillet 2026. 

L’étude recommande aux autorités de poursuivre et d’intensifier les réformes engagées, d’améliorer les conditions de vie des populations, de renforcer la communication autour des politiques publiques, et de favoriser un dialogue permanent avec les citoyens, les partenaires techniques, les organisations de la société civile et les médias. Elle leur offre, en somme, une base objective de réflexion et d’analyse pour les décisions à venir. Une cartographie de la confiance, au service d’une gouvernance à l’écoute de son peuple.

Chiencoro Diarra 


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