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Au Mali, 247 nouveaux enfants déclarés « pupilles de la Nation »

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Le Conseil des ministres a adopté, vendredi, deux décrets accordant le statut de pupille de la Nation à 247 enfants dont le père a été tué dans une attaque terroriste, une embuscade ou l’explosion d’un engin improvisé, et celui de pupille de l’État à 13 enfants abandonnés. 

Sur rapport du ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-major Assa Badiallo Touré, le Conseil des ministres, réuni vendredi 28 août sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, a adopté deux projets de décret accordant le statut de pupille de la Nation à 247 enfants mineurs et celui de pupille de l’État à 13 autres. Le premier statut concerne des enfants dont le père a été victime d’une attaque terroriste, d’une embuscade ou de l’explosion d’un engin explosif improvisé ; le second, des enfants abandonnés sans aucun substitut parental valable. Ces deux décrets s’inscrivent dans l’application de la loi du 27 décembre 2016, qui a institué au Mali ces deux statuts de protection.

Concrètement, ces enfants bénéficieront, selon leur statut, de la prise en charge de leurs frais médicaux et de soins, de leurs frais de scolarité et d’apprentissage, de l’octroi d’une bourse complète pour leurs études supérieures, ainsi que, le cas échéant, d’une adoption ou d’un placement en institution spécialisée pour les pupilles de l’État privés de tout référent familial.

Un dispositif régulièrement mobilisé depuis le début de la décennie

Ce décret n’est pas un cas isolé. Le gouvernement malien procède, à intervalles réguliers, à de nouvelles vagues de reconnaissance de ce statut, à mesure que les dossiers des familles endeuillées sont instruits par les services sociaux. En mars dernier, un décret similaire avait déjà accordé le statut de pupille de la Nation à 31 enfants de chauffeurs et d’apprentis tués dans des attaques terroristes, illustrant la diversité des victimes concernées, bien au-delà des seuls militaires : chauffeurs de transport routier, commerçants ou paysans se trouvent également, très régulièrement, pris pour cible ou victimes collatérales des violences qui frappent le centre et le nord du pays. 

D’autres décrets, portant sur plusieurs centaines d’enfants à la fois, avaient été adoptés au cours des derniers mois, le ministère de la Santé et du Développement social présentant cette démarche comme la traduction concrète de la reconnaissance de l’État envers les familles des victimes.

A.D

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