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A la UneSanté

Le Rapport ONUSIDA 2023 : les communautés en première ligne pour un monde sans VIH

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le Sida, a été marqué par une cérémonie au CICB, présidée par le ministre secrétaire général de la présidence, Dr Alhousseyni Diawara, représentant le Président de la Transition. Cette année, le thème choisi pour l’édition 2023 de la lutte contre le VIH/Sida est significatif : « Confier le leadership aux communautés ». Une initiative soulignant l’importance cruciale du rôle des communautés dans cette lutte.

Le ministre Alhousseyni Diawara a mis en lumière l’impact du leadership communautaire dans la résolution des inégalités économiques, sociales, culturelles et juridiques. Il a souligné que remédier à ces inégalités est essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le virus et éliminer le VIH d’ici 2030 en tant que menace pour la santé publique.

Établir un lien entre les personnes et les services anti-VIH

Dans l’avant-propos du Rapport ONUSIDA, Winnie Byanyima, directrice exécutive de cet organisme onusien, a souligné que « Confier le leadership aux communautés » est un appel à l’action en faveur du soutien total au travail vital des communautés et à l’élimination des obstacles qui entravent leur action. Elle a rappelé que 9,2 millions de personnes vivant avec le VIH n’ont pas accès à une thérapie antirétrovirale vitale dans le monde, mais que nous pouvons mettre fin au Sida d’ici 2030 en libérant le potentiel du leadership communautaire.

Le rapport de l’ONUSIDA publié pour cette journée de lutte contre le Sida met en évidence l’importance cruciale des interventions menées par les communautés pour mettre fin à cette épidémie d’ici 2030. Les données indiquent que les communautés jouent un rôle essentiel pour établir un lien entre les personnes et les services anti-VIH, apportant des services et une assistance aux populations les plus touchées par le virus.

Cependant, malgré les progrès, les communautés se heurtent à des obstacles tels que le sous-financement, les mesures répressives, et les lois et politiques discriminatoires. L’appel lancé est clair : soutenir le leadership des communautés est essentiel pour promouvoir la santé publique.

Le dépistage systématique des femmes enceintes

Le Mali a lancé son cadre stratégique national de lutte contre le VIH pour la période 2022-2026, visant à accélérer la prévention, le diagnostic et le traitement des infections transmissibles sexuellement. Le ministre a salué l’engagement politique de haut niveau du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et du gouvernement, qui ont réalisé d’importants investissements pour améliorer la santé des Maliens touchés par le VIH et le Sida.

Mme Mariam Touré, présidente du Réseau malien des personnes vivantes avec le VIH/Sida (RMAP+), a souligné les défis persistants, indiquant que seulement 58 % des personnes connaissent leur statut. Elle a mis en avant la nécessité de renforcer le financement des organisations de lutte contre le Sida, d’augmenter les fonds nationaux et surtout, de mettre l’accent sur le dépistage systématique des femmes enceintes pour réduire le nombre d’enfants nés avec le virus.

Le secrétaire exécutif du haut Conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS) a alerté sur une légère augmentation des nouvelles infections en 2022, avec plus de 6000 cas, soulignant l’importance de développer des politiques et stratégies pour freiner la transmission mère-enfant.

La balle est dans le camp des décideurs

La chanteuse Coumba Gawlo Seck, ambassadrice de la lutte contre le Sida, a témoigné du rôle que les artistes peuvent jouer dans cette lutte, tandis que l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Mme Rachna Korhonen, a réaffirmé l’engagement de son pays dans la lutte, notamment avec le programme « Maintenir le contrôle de la pandémie ».

La journée mondiale de lutte contre le Sida 2023 a mis en lumière l’importance du leadership communautaire dans la lutte contre le VIH/Sida au Mali. Confier le leadership aux communautés est non seulement la bonne chose à faire, mais c’est essentiel pour atteindre l’objectif ambitieux de mettre fin au Sida comme menace de santé publique d’ici 2030. La balle est dans le camp des décideurs pour soutenir pleinement le travail vital des communautés et éliminer les obstacles qui entravent leur action.

Oumarou Fomba

2 décembre 2023 0 comments
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Ministres des Affaires étrangères des Etats de l'AES
Politique

Vers une Confédération sahélienne : les ministres tracent la voie de l’intégration

by Chiencoro 1 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Une page historique s’est tournée lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako, du 30 novembre au 1er décembre 2023. Un moment clé où le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont uni leurs forces sous la présidence de Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali.

« Dans l’unité réside notre force, et dans la diversité, notre richesse ». Une étape historique a été franchie lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako. Un moment clé où le Burkina Faso, le Mali, et le Niger ont uni leurs forces pour sculpter l’avenir de la région. La citation ci-dessus résume l’esprit de cette rencontre, marquée par des décisions cruciales et une vision commune. Il s’agit d’une étape majeure vers l’intégration sahélienne.

Le renforcement de l’intégration entre les nations du Sahel

Précédée par des discussions approfondies des experts du 27 au 29 novembre, cette rencontre ministérielle avait pour objectif d’opérationnaliser l’Alliance, avec l’adoption de protocoles additionnels, la coordination des actions politiques et diplomatiques, et le renforcement de l’intégration entre les nations du Sahel. Simultanément, le 25 novembre, les ministres de l’Économie et des Finances se sont penchés sur le développement économique dans l’espace du Liptako-Gourma.

Sous la ferme détermination de consolider des liens séculaires, les ministres ont salué les succès des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, avec une mention spéciale pour les Forces armées maliennes pour la reprise historique de Kidal. Ce moment a été perçu comme crucial pour le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien.

Après avoir assimilé le rapport des experts, les ministres ont élargi les objectifs de l’Alliance, englobant désormais la diplomatie et le développement économique. Une recommandation forte a émergé pour une participation accrue des élus, des femmes, des jeunes et de la société civile aux initiatives de l’AES.

La fédération Burkina-Mali-Niger

Sous la bannière de la ferme détermination, les ministres ont réaffirmé leur engagement envers une intégration politique et économique renforcée. En recommandant aux chefs d’État la création d’une Confédération des trois pays, ils ont tracé une voie claire vers une Fédération unissant le Burkina, le Mali et le Niger.

En clôture, les ministres ont exprimé leur gratitude envers le Colonel Assimi Goïta, pour son hospitalité sahélienne. Ils ont également salué la vision éclairée et l’engagement patriotique des trois chefs d’État, marquant une étape majeure vers une coopération renforcée au Sahel.

Émise le 1er décembre 2023 à Bamako, cette déclaration ouvre une nouvelle ère pour l’Alliance des États du Sahel, annonçant une Confédération prometteuse pour l’avenir de la région.

Chiencoro Diarra 

1 décembre 2023 0 comments
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Visuel CP Guinée RSF
Sécurité

Ondes brouillées, liberté étouffée : le combat des médias en Guinée

by Bakary FOMBA 30 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En Guinée, les ondes résonnent non seulement de voix radiophoniques, mais aussi des craquements d’une liberté qui peine à survivre. La liberté de la presse, un pilier fondamental de toute démocratie, est mise à l’épreuve dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, où plusieurs radios indépendantes subissent des brouillages délibérés depuis la fin du mois de novembre, souligne la RSF.

Le silence forcé des ondes

« On entend comme du vent, ou parfois, ce sont des musiques dédiées à l’armée, qui magnifient la fierté nationale, » déplore un auditeur de FIM FM, dont les émissions sont brouillées depuis le 24 novembre. La situation s’aggrave avec la suspension des programmes de cette radio, ainsi que de Djoma FM, Espace FM, et Évasion, qui ont toutes été victimes de perturbations.

Cette censure semble délibérée, orchestrée pour étouffer des voix critiques. Selon Aboubacar Camara, président de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), le brouillage des fréquences des radios serait intentionnel. Les autorités, quant à elles, sont restées muettes face à ces allégations, témoignant d’une indifférence préoccupante.

Une guerre invisible sur les Ondes

Les brouillages ne sont pas des phénomènes nouveaux en Guinée, mais ils ont pris une ampleur inquiétante depuis mai dernier, coïncidant avec une série d’attaques contre la liberté de la presse. Les radios privées, en particulier FIM FM, ont été la cible d’interruptions fréquentes, chaque brouillage semblant être une nouvelle salve contre la liberté d’expression.

Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de Reporters sans frontières (RSF), souligne le caractère systématique de ces blocages : « Les brouillages des radios indépendantes et l’inaccessibilité des réseaux sociaux rappellent combien la liberté de la presse est fragile en Guinée. » Un constat accablant qui met en lumière un pays où les médias indépendants sont confrontés à une véritable guerre invisible sur les ondes.

La guerre des ondes : un combat pour la vérité

Les suspicions s’intensifient avec les déclarations d’Aboubacar Camara, pointant du doigt l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) comme possible instigatrice des brouillages. Des affirmations qui soulèvent des questions cruciales sur l’indépendance des organes de régulation et sur la véritable nature de la liberté de la presse en Guinée.

Les brouillages de FIM FM et de Djoma FM ont suivi des émissions audacieuses sur le limogeage et l’arrestation d’un haut responsable gouvernemental, illustrant la volonté apparente de faire taire toute critique. L’impact de ces actions dépasse la simple interruption des ondes, il s’agit d’un assaut contre la vérité et la transparence.

Réflexion sur la liberté d’expression

Alors que la situation s’aggrave, la direction générale de FIM FM a pris la décision radicale de suspendre ses programmes jusqu’à ce que la fréquence soit rétablie. Un geste symbolique qui souligne le prix que ces médias sont prêts à payer pour défendre leur indépendance.

La Guinée, classée 85e sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF, voit son rang compromis. La démocratie repose sur la libre circulation des idées, et lorsque les ondes sont brouillées, c’est toute la société qui est privée de son droit fondamental à l’information.

Le monde observe avec attention l’évolution de cette situation critique en Guinée. Le combat des médias pour la liberté d’expression est un rappel poignant de l’importance de préserver ces droits fondamentaux dans une société démocratique. L’espoir réside dans la mobilisation internationale et dans la résilience des acteurs médiatiques guinéens, déterminés à faire résonner la vérité malgré les interférences qui tentent de la faire taire.

Bakary Fomba 

30 novembre 2023 0 comments
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Cop 28
Climat et environnement

La Cop28 à Dubaï, un sommet pour un avenir durable

by Fousseni TOGOLA 30 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

En ce 30 novembre, la Cop28 a pris son envol à Dubaï, marquant une étape cruciale dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Sous les cieux brûlants de la métropole émiratie, cette conférence rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour relever les défis pressants du réchauffement planétaire.

Sous les cieux brûlants de Dubaï, la Cop28 s’élance avec une charge cruciale : réunir le monde pour dépasser les paroles creuses et forger des engagements concrets face à l’urgence climatique, avec les énergies fossiles sur le banc des accusés. Elle rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour répondre aux conséquences dévastatrices du réchauffement planétaire.

Une ouverture sous le signe de l’urgence d’agir 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par des discours passionnés, soulignant l’urgence d’agir face aux conséquences dévastatrices du climat en crise. Sultan al-Jaber, à la tête de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, a présidé cette ouverture et a souligné la nécessité d’inclure la responsabilité des énergies fossiles dans les efforts de la communauté internationale.

Le président sortant de la Cop27, Sameh Choukri, a transmis le flambeau, mettant en avant l’importance cruciale de l’objectif des 1,5°C. Les représentants de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et du Giec ont également insisté sur l’urgence d’agir.

Le sommet des dirigeants, prévu les 1er et 2 décembre, promet d’être un moment clé, avec la participation attendue de leaders mondiaux tels qu’Emmanuel Macron, Charles Michel, Ursula von der Leyen, Olaf Scholz, Rishi Sunak, Recep Tayyip Erdogan, Volodymyr Zelensky et Mia Mottley. Malheureusement, le pape François a dû annuler sa participation pour des raisons de santé.

Le col. Assimi Goïta représenté 

La diversité des participants souligne l’importance accordée à cette cause à l’échelle internationale. Aux côtés de nombreux chefs d’État, les ministres maliens Assa Badiallo Touré et Mamadou Samaké représentent le Président de la Transition, Col. Assimi Goïta. Le Mali profitera de cette tribune pour présenter plusieurs projets environnementaux et de santé, démontrant son engagement en faveur du développement durable.

La Cop28 a débuté sur une note positive avec l’adoption rapide du fonds destiné à financer les « pertes et dommages » climatiques des pays vulnérables. Cette décision historique, résultat de la Cop27 en Égypte, a été saluée par une standing ovation des délégués. Des contributions importantes de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la France, du Danemark et des Émirats marquent un pas crucial vers la résolution des tensions financières entre le Nord et le Sud.

Ce que demandent les pays africains 

Le fonds, visant à indemniser les dégâts climatiques des nations vulnérables, débutera en 2024, provisoirement accueilli par la Banque mondiale. Les pays en développement réclament un objectif de 100 milliards de dollars pour ce fonds, équivalent à l’aide annuelle due par les pays développés pour l’adaptation et la transition écologique.

La Cop28 s’annonce comme un rendez-vous crucial où les paroles se transforment en actions, guidées par l’urgence climatique pour un avenir plus durable. La conférence, qui se tient du 30 novembre au 12 décembre 2023, évaluera les actions des États conformément à l’accord de Paris de 2015, fixant comme objectif de limiter la hausse de la température à 1,5°C d’ici la fin du siècle.

Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a clairement appelé à la sortie des énergies fossiles, suivant les recommandations de multiples rapports de l’ONU. Il a averti que le refus de signaler la fin de l’ère fossile pourrait conduire à notre propre déclin terminal, payé en vies humaines.

Le monde retient son souffle

Malgré l’absence du pape François, qui a appelé à « penser au bien commun », la COP28 se profile comme une arène où les enjeux climatiques mondiaux sont au cœur des débats. Les pays africains, représentés dans la Déclaration de Nairobi, demandent des financements conséquents pour le développement des énergies renouvelables, soulignant l’asymétrie des responsabilités climatiques entre le Nord et le Sud.

La Cop28 à Dubaï offre ainsi une lueur d’espoir, avec la mise en œuvre du fonds pour les « pertes et dommages » et l’appel pressant à l’abandon des énergies fossiles. Cependant, les prochains jours seront déterminants, avec des négociations attendues sur les engagements financiers, les énergies fossiles et d’autres points cruciaux du débat climatique mondial. Le monde retient son souffle, espérant que cette conférence marquera un tournant vers un avenir plus durable.

F. Togola 

30 novembre 2023 0 comments
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Moustique
Santé

Afrique : toujours en première ligne de la lutte contre le paludisme

by Sahel Tribune 30 novembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le dernier rapport annuel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le paludisme, publié aujourd’hui, un constat alarmant émerge : malgré des efforts notables pour étendre l’accès aux outils de prévention, le nombre de cas de paludisme continue d’augmenter, avec le changement climatique émergeant comme une menace croissante.

En 2022, le monde a enregistré 249 millions de cas de paludisme, dépassant de 16 millions le niveau pré-pandémique de 2019 (233 millions de cas). Outre les perturbations liées au Covid-19, la riposte mondiale contre le paludisme fait face à des défis grandissants tels que la résistance aux médicaments et aux insecticides, les crises humanitaires, les contraintes de ressources et les retards dans la mise en œuvre des programmes, surtout dans les pays où la maladie est prévalente.

Un point marquant du rapport est la mise en lumière du lien entre le changement climatique et le paludisme, explique l’OMS dans un communiqué consulté par Sahel Tribune. Les variations de température, d’humidité et de précipitations peuvent influencer le comportement et la survie des moustiques Anophèles, porteurs du paludisme. Les événements météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur et les inondations, ont un impact direct sur la transmission de la maladie. Les inondations dévastatrices au Pakistan en 2022 ont, par exemple, multiplié par cinq les cas de paludisme dans le pays.

Afrique, foyer principal de la maladie 

La région africaine de l’OMS demeure le foyer principal du paludisme, représentant 94% des cas mondiaux (233 millions) et 95% des décès liés à la maladie (580,000 décès) en 2022. Près de 78% des décès touchent des enfants de moins de cinq ans.

Quatre pays africains – le Nigéria, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Mozambique – ont concentré près de la moitié de tous les cas mondiaux de paludisme en 2022. De même, ces quatre pays ont représenté plus de la moitié des décès mondiaux liés à la maladie.

Le rapport souligne que bien que l’incidence du paludisme et les taux de mortalité dans la région africaine aient diminué entre 2000 et 2022, la pandémie de Covid-19 a inversé cette tendance positive, en particulier en Afrique subsaharienne.

Dans une déclaration, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a souligné : « Le changement climatique constitue un risque important pour les progrès contre le paludisme, en particulier dans les régions vulnérables. Des réponses durables et résilientes au paludisme sont plus que jamais nécessaires, associées à des actions urgentes pour ralentir le rythme du réchauffement climatique et réduire ses effets. »

Le changement climatique ajoute une menace supplémentaire

Le rapport met également en avant des avancées encourageantes, telles que le déploiement progressif du premier vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, le RTS,S/AS01, dans trois pays africains. Une évaluation rigoureuse a montré une réduction substantielle du paludisme grave et une baisse de 13% des décès d’enfants dans les zones où le vaccin a été administré.

En octobre 2023, l’OMS a recommandé un deuxième vaccin antipaludique sûr et efficace, le R21/Matrix-M, augmentant ainsi les possibilités de déploiement à grande échelle en Afrique.

Malgré ces avancées, le rapport souligne la nécessité d’un changement significatif dans la lutte contre le paludisme, avec des ressources accrues, un engagement politique renforcé et des stratégies innovantes. Le changement climatique ajoute une menace supplémentaire, nécessitant des réponses alignées sur les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.

Possibilités d’élimination de la maladie dans un avenir proche

Le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a déclaré : « Pour avancer vers un avenir sans paludisme, nous avons besoin d’un effort concerté pour lutter contre ces diverses menaces qui favorise l’innovation, la mobilisation des ressources et les stratégies de collaboration. »

Le rapport se termine sur une note optimiste, citant des progrès vers l’élimination du paludisme dans de nombreux pays à faible charge de morbidité. En 2022, 34 pays ont signalé moins de 1 000 cas de paludisme, contre seulement 13 pays en 2000. Certains pays, comme le Cabo Verde, ont même signalé zéro décès dû au paludisme depuis plusieurs années, soulignant les possibilités d’élimination de la maladie dans un avenir proche.

Oumarou Fomba 

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Carte du monde
Actu

« Africa Outlook 2024 » : l’Afrique en tête de la croissance mondiale en 2024

by Chiencoro 30 novembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

En 2024, l’Afrique s’apprête à prendre la tête du peloton économique mondial, avec douze pays du continent prévus pour figurer parmi les vingt économies à la croissance la plus rapide, révèle le rapport « Africa Outlook 2024 » publié par The Economist Intelligence Unit.

Selon les prévisions, tous les pays africains devraient afficher une croissance économique positive, à l’exception notable du Soudan et de la Guinée équatoriale. Douze économies africaines devraient même enregistrer des taux de croissance impressionnants allant de 6% à 10%, propulsant ainsi la région à la deuxième place mondiale en termes de dynamisme économique. Le PIB africain global devrait croître de 3,2%, une nette augmentation par rapport à la croissance de 2,6% enregistrée en 2023.

Les pays qui mèneront cette charge économique sont le Sénégal, la Mauritanie, la Libye, le Rwanda, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Bénin, l’Ouganda, l’Éthiopie, le Mozambique, le Togo et la Tanzanie, selon les données du rapport.

Les moteurs de cette croissance économique mondiale

En tête de ce classement, le Sénégal devrait afficher une croissance frôlant les 10%, se hissant ainsi à la troisième place mondiale. La Mauritanie et la Libye compléteront le podium continental avec des taux de croissance avoisinant les 7,5%.

Les moteurs de cette dynamique économique résident notamment en Afrique de l’Est, englobant des pays tels que l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la RDC. Le secteur des services, en plein essor, propulse cette région en tant que zone la plus dynamique du continent. Parallèlement, les pays riches en ressources et principaux exportateurs de matières premières continueront à prospérer grâce à la concurrence intense et aux prix élevés des hydrocarbures ainsi que des produits issus des secteurs minier et agricole.

Le rapport souligne également que des investissements substantiels continueront d’affluer dans les entreprises africaines du secteur de l’énergie, ainsi que dans les minerais et les métaux essentiels à la transition énergétique et à la transformation numérique à l’échelle mondiale. Cette projection encourageante positionne l’Afrique comme l’un des moteurs de la croissance économique mondiale pour l’année à venir.

Chiencoro Diarra 

30 novembre 2023 0 comments
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Sécurité

Double coup de filet anti-drogue au Sénégal

by Sahel Tribune 30 novembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un contexte de lutte acharnée contre le trafic de drogue, la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Sédhiou a récemment réalisé une saisie spectaculaire de cinquante kilogrammes de chanvre indien dans le département de Bounkiling, comme l’a appris l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) de sources sécuritaires.

Le 28 novembre 2023, aux environs de 19h, les agents de la BRS ont procédé à l’interpellation d’un individu transportant à moto une cargaison de 50 kg de chanvre indien, dissimulés avec ingéniosité dans trois sacs en sisal. Cette opération, réalisée avec succès, a mis en lumière le savoir-faire et la détermination des forces de sécurité à endiguer le commerce illicite de stupéfiants.

Selon les informations fournies par la source sécuritaire de l’APS, le présumé trafiquant provient du Nord Sindian, situé dans le département de Bignona (Ziguinchor). Une région où les champs de chanvre avaient apparemment atteint leur pleine maturité, suggérant une connexion directe avec les sources de production. L’individu avait pour destination présumée le Fouladou, ouvrant ainsi des perspectives sur l’ampleur du réseau de trafic dans la région.

L’enquête en cours vise à démêler les rouages de cette opération de trafic de drogue et à identifier d’éventuels complices. Les autorités locales restent fermement engagées dans la traque des réseaux criminels opérant sur le territoire, et cette récente réussite souligne la nécessité de rester vigilant dans la lutte contre le trafic de drogue.

Ferme détermination du Sénégal à éradiquer le trafic de drogue

Par ailleurs, dans une autre opération tout aussi significative, effectuée également le 28 novembre dernier, l’armée sénégalaise a annoncé avoir saisi près de 3 tonnes de cocaïne à bord d’un navire intercepté à 150 kilomètres au large de Dakar. L’équipage de dix personnes, dont un Sénégalais, a été arrêté dans le cadre de cette opération d’envergure.

Le patrouilleur FOULADOU a saisi près de 3 tonnes de cocaïne pure à bord d'un navire intercepté à 150 kilomètres au large. Le bateau et sa cargaison ont été ramenés le 28 novembre 2023 à la Base navale Amiral Faye Gassama et remis aux autorités compétentes. pic.twitter.com/8OtFVOTssl

— Marine nationale sénégalaise (@MarineNation_SN) November 28, 2023

Ce double coup de filet met en lumière la ferme détermination du Sénégal à éradiquer le trafic de drogue sous toutes ses formes. Les forces de sécurité, qu’il s’agisse de la BRS de Sédhiou ou de la Marine Sénégalaise, sont mobilisées pour protéger la sécurité nationale et la santé publique en traquant sans relâche les criminels opérant dans le domaine du trafic de stupéfiants.

Ces succès opérationnels récents renforcent l’idée que la collaboration et la coordination entre les différentes unités de sécurité sont essentielles pour faire face à cette menace transnationale. La population est également encouragée à jouer un rôle actif en signalant toute activité suspecte, contribuant ainsi à la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.

En tant que témoins de ces réussites, les citoyens peuvent prendre part à la lutte contre le trafic de drogue en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre. Ces récents événements démontrent que le Sénégal reste résolu dans sa quête pour éradiquer le fléau du trafic de drogue et assurer un avenir sûr pour ses citoyens.

Oumar Fomba 

30 novembre 2023 0 comments
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