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Des avions de combats
A la UneChroniques

[Chronique] Naviguer entre sécurité et économie au Mali

by Fousseni TOGOLA 5 décembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Au cœur de Douentza, la balance délicate entre sécurité et économie a pris une nouvelle tournure avec l’interdiction de circulation des véhicules 4×4 en direction de Gao. Une mesure saluée pour ses intentions sécuritaires, mais qui a déclenché des ondes économiques inattendues. Sous la houlette de Sidy Haidara, le syndicat des transporteurs exprime son inquiétude face à une baisse significative du chiffre d’affaires depuis l’arrêt du transport des passagers vers Gao.

Entre impératifs sécuritaires et réalités économiques

La voix de la population locale se fait entendre, reconnaissante pour les mesures de sécurité mais appelant à rétablir la libre circulation. Un habitant anonyme souligne les répercussions inévitables sur la vie quotidienne de la population civile. Dans cette dichotomie, une conséquence inattendue émerge sur l’économie locale, avec une légère augmentation des prix de denrées de première nécessité à Douentza. Une nuance importante surgit, certains estimant que la mesure ne s’applique pas aux véhicules de transport de marchandises.

Depuis l’investiture du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en juin 2021, la sécurité est devenue la priorité numéro un. Cette orientation se reflète dans des actions concrètes, telles que le renforcement des capacités des forces armées et la récupération de zones jadis considérées comme zones tampons. La reprise de Kidal en novembre 2023 marque un tournant dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

L’approche de la Transition, dirigée par le colonel Goïta, souligne l’interconnexion cruciale entre sécurité et économie. Cette conviction se traduit par des actions visant à relancer les secteurs générateurs de revenus. La coopération avec la Russie vise aussi à améliorer la situation économique du pays. Dans les zones autrefois touchées par l’insécurité, des efforts considérables sont déployés pour relancer les activités génératrices de revenus, dissuadant ainsi les populations de succomber aux incitations financières des ennemis de la nation.

Le tableau reluisant de la situation sécuritaire 

La Dirpa offre un aperçu détaillé de la situation sécuritaire en décembre 2023, montrant la persévérance des Forces armées maliennes (FAMa) face aux groupes armés terroristes. Les théâtres Est, Centres et Sud présentent des développements notables, allant de la consolidation des acquis à Kidal à la repousse des attaques terroristes au Sud-Est. Cependant, le tableau contrasté au Centre souligne la complexité des défis auxquels sont confrontées les FAMa.

La région de Kidal, sous contrôle des Fama, est un symbole de la bravoure des forces maliennes malgré les défis persistants. Le retrait en cours de la Minusma, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, marque une étape significative dans le rétablissement de la souveraineté du Mali.

Ainsi se déploie le récit complexe du Mali, jonglant entre impératifs sécuritaires et réalités économiques. Une chronique où les décisions gouvernementales jouent un rôle crucial dans la recherche d’un équilibre essentiel pour l’avenir du pays.

F. Togola

5 décembre 2023 0 comments
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VISITE DE TRAVAIL DU PRESIDENT NIGER AU MALI
A la UneActu

Les cartes se redistribuent : le Niger rompt avec l’UE et accueille la Russie pour une nouvelle ère militaire

by Sahel Tribune 4 décembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une percée stratégique, la Russie consolide son empreinte militaire en Afrique avec des accords d’armement d’une valeur de 5,2 milliards de dollars, marquant un tournant majeur dans les alliances régionales. Cependant, cette expansion s’accompagne de tensions diplomatiques alors que le Niger rompt un accord militaire avec l’Union européenne, témoignant des rivalités croissantes entre acteurs internationaux sur le continent africain.

Sur le théâtre géopolitique africain, un nouveau chapitre s’ouvre alors que la Russie, armée de contrats militaires colossaux d’une valeur de 5,2 milliards de dollars, trace son empreinte stratégique sur le continent. Dans ce jeu complexe d’alliances et de rivalités, le Niger devient le centre d’une intrigue diplomatique, rompant avec l’Union européenne pour accueillir la puissance russe, révélant ainsi les dynamiques en constante évolution de la politique mondiale en Afrique.

Une délégation russe au Niger 

Dans une série de négociations complexes, la Russie renforce sa présence militaire en Afrique avec un accord historique d’une valeur de 5,2 milliards de dollars conclu par le principal exportateur d’armements russe, Rosoboronexport, avec plusieurs pays du continent, rapporte Sputnik Afrique. Plus d’un tiers des exportations d’armes russes cette année sont destinées à l’Afrique, selon Alexandre Mikheïev, le PDG de la compagnie.

Le dimanche dernier, une délégation russe, conduite par le vice-ministre de la Défense russe, Iounous-bek Evkourov, a été reçue à Niamey par le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody. Cette rencontre stratégique a abouti à la signature d’un document d’entente entre Moscou et Niamey, consolidant leur coopération militaire.

Les médias locaux rapportent que cet accord, paraphé par le ministre nigérien de la Défense et le vice-ministre russe de la Défense, jettera les bases d’une collaboration militaire renforcée entre les deux nations. La délégation russe a également été reçue en audience par le président du CNSP et chef de l’État, Abdourahamane Tiani.

Ce partenariat stratégique entre la Russie et le Niger intervient après les visites du vice-ministre russe de la Défense au Mali et au Burkina Faso. En novembre dernier, le gouvernement russe avait exprimé son intention de signer des accords similaires avec d’autres pays africains tels que le Sénégal et Sao Tomé-et-Principe.

Rupture entre le Niger et l’UE

Cependant, ces développements ne se font pas sans heurts. Les autorités militaires nigériennes ont annoncé l’annulation d’un accord de coopération militaire entre le Niger et l’Union européenne (UE). La décision a été communiquée par le ministère nigérien des Affaires étrangères, mettant fin à l’accord relatif au statut de la mission PSDC de l’UE au Niger (EUCAP SAHEL NIGER).

Cette rupture s’inscrit dans le contexte des tensions croissantes entre le Niger et l’UE depuis le coup d’État du 26 juillet dernier contre le président Mohamed Bazoum. L’Union européenne refuse de reconnaître les autorités militaires nigériennes et continue de demander la libération du président déchu.

En septembre dernier, les autorités nigériennes avaient déjà abrogé une loi de 2015 criminalisant le trafic de migrants, adoptée dans le cadre d’un accord avec l’UE pour lutter contre l’immigration en provenance d’Afrique vers l’Europe via le Niger et certains pays du Maghreb.

Ainsi, l’évolution des alliances militaires en Afrique souligne les enjeux géopolitiques croissants sur le continent, alors que des puissances mondiales comme la Russie cherchent à étendre leur influence dans la région, souvent au détriment des relations établies avec d’autres acteurs internationaux.

Oumarou Fomba

4 décembre 2023 0 comments
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Un avion, supposé Air Mali, la future compagnie malienne, au décollage.
Billet d'humeur

Alliance russo-malienne : quand la sécurité forge un avenir éclatant

by Chiencoro 4 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Une lueur d’espoir se dessine à l’horizon malien, propulsée par une collaboration éclairante avec la Fédération de Russie. Au-delà d’une simple entente, cette alliance s’est élargie au fil du temps pour englober des domaines cruciaux, ouvrant ainsi une ère de prospérité inédite pour le peuple malien.

Sous la conduite stratégique du Colonel Assimi Goïta, les autorités maliennes ont habilement capitalisé sur les succès sécuritaires pour dessiner un futur prometteur à travers des projets novateurs. En tête de ces initiatives se trouve la résolution des délestages, un défi quotidien auquel le plan novateur d’intégration de sources d’énergie renouvelable et nucléaire s’attaque avec détermination.

Vers un mieux-être et une émergence économique

Bien au-delà des considérations énergétiques, les autorités de la Transition reconnaissent l’importance cruciale d’infrastructures solides pour stimuler le développement économique. La collaboration étroite avec la Russie vise à établir une compagnie aérienne desservant le Mali et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouvrant ainsi les voies à une libre circulation des personnes et des biens.

Simultanément, le projet de deux lignes de tramway à Bamako témoigne de l’engagement envers la modernisation des infrastructures urbaines, un pas décisif vers un développement durable.

Ces initiatives démontrent la volonté des autorités maliennes d’améliorer la qualité de vie des Maliens et de catalyser l’émergence économique du pays. Le Président de la Transition souligne la priorité de la sécurité, considérant le développement économique et la sécurité comme des éléments interdépendants formant un cercle vertueux.

S’inscrivant dans cette vision, le Président de la Transition a initié 14 mesures de relance économique, englobant la revitalisation du trafic ferroviaire, la reprise des travaux de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA), et de l’Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP). La révision du Code minier, accompagnée de son Contenu local, atteste d’une volonté de rendre l’industrie minière plus bénéfique pour la population malienne.

Émergence économique et nouvelles perspectives

Après des victoires significatives contre les groupes armés terroristes, le Mali redirige son attention vers les secteurs économiques pour solidifier sa position en tant que nation émergente. L’arrivée imminente d’une équipe d’experts russes promet une évaluation approfondie des secteurs vitaux, de l’énergie aux télécommunications, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles perspectives et opportunités.

Les récents échanges entre les ministres maliens et russes marquent le début d’une coopération économique renforcée. La réunion au Palais de Koulouba, empreinte d’une atmosphère nocturne enveloppante, symbolise un nouveau chapitre dans l’histoire de la coopération russo-malienne, annonçant des jours prometteurs.

Le Mali, pays lumière, se prépare à éclairer son avenir, animé par une vision audacieuse et une collaboration fructueuse avec la Fédération de Russie. La nuit qui a enveloppé le Palais de Koulouba signe le déclin des difficultés et le lever d’une ère de prospérité pour ce pays africain en pleine ascension.

Chiencoro Diarra 

4 décembre 2023 0 comments
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A la Une

Nuit de diplomatie : le Président Goïta et la délégation russe tracent l’avenir du Mali

by Chiencoro 3 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Sous la direction du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition au Mali, le Palais de Koulouba a vibré, ce samedi 2 décembre 2023, au son de la diplomatie et de la coopération internationale. Les échos chaleureux de l’accueil réservé à la délégation russe résonnent encore dans les couloirs du pouvoir malien.

L’objectif clair de cette rencontre était de renforcer les liens entre les deux nations, plongées dans une dynamique de coopération à la recherche d’opportunités concrètes dans des secteurs aussi variés que cruciaux. Au centre des préoccupations maliennes, la question brûlante du délestage, qui a plongé le peuple malien dans l’obscurité pendant des mois, se profile désormais comme un défi sur le point d’être relevé.

Un avenir prometteur pour la coopération russo-malienne

Les semaines à venir s’annoncent porteuses d’espoir, avec l’arrivée imminente d’une équipe d’experts russes appelée à évaluer les secteurs vitaux tels que l’énergie, les transports, les télécommunications et les mines. L’objectif premier est de transformer rapidement les engagements diplomatiques en actions concrètes, une lueur d’espoir pour une population malienne confrontée à des défis majeurs.

Des sessions de travail intenses ont eu lieu entre les ministres maliens et leurs homologues russes, abordant des sujets aussi cruciaux que l’économie, la défense, les transports et les télécommunications. Ces échanges ont jeté les bases d’une coopération économique renforcée entre les deux nations.

La nuit a enveloppé le Palais de Koulouba alors que les délégations étaient reçues en audience privée par le Chef de l’État, avant de participer à une réunion élargie dans la salle polyvalente du Palais. La rencontre, débutée au crépuscule, s’est conclue aux environs de 23 heures, laissant entrevoir un avenir prometteur pour la coopération russo-malienne.

Les décisions majeures à issue de la rencontre nocturne 

À l’issue de cette réunion nocturne, des décisions majeures ont été prises. Dans les prochaines deux semaines, une équipe d’experts russes débarquera à Bamako pour évaluer le système énergétique malien ainsi que d’autres secteurs stratégiques tels que les mines, le trafic ferroviaire et les réseaux de télécommunication. Dans le domaine agricole, des intrants seront rapidement fournis pour soutenir les agriculteurs locaux.

Cette coopération n’est pas le fruit du hasard. Elle découle des missions fructueuses effectuées par le gouvernement malien en Fédération de Russie en octobre et novembre2023, qui ont abouti à la signature de plusieurs mémorandums d’entente portant sur des projets structurants.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, les échanges se poursuivront pour la réalisation du chemin de fer et de deux réseaux de tramway à travers la capitale malienne. De plus, la création d’une compagnie aérienne desservant les destinations régionales et sous-régionales a été discutée, une initiative saluée par les émissaires du président russe Vladimir Poutine.

Des infrastructures pour le bien-être du peuple malien

Cette collaboration économique renforcée tire ses racines de la visite du Président de la Transition en Russie en juillet 2023, lors du Sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg. L’engagement du Président Poutine pour la création d’une compagnie aérienne au Mali vient d’être confirmé lors de cette mission de haut niveau à Bamako.

Le Président Goïta a salué la détermination du Président russe à déployer une mission d’une telle envergure pour des projets d’envergure au Mali. Tout en exprimant sa satisfaction quant au niveau actuel de coopération, le Président Goïta a souligné l’importance de renforcer davantage cette collaboration, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de partenariat économique entre la Russie et le Mali. Un coup de fouet au développement des infrastructures qui promet d’améliorer le bien-être du peuple malien.

Chiencoro Diarra 

3 décembre 2023 0 comments
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Le Chef de la junte du Gabon à coté du Président français et de son homologue sénégalais
A la UneAnalyses

Coups d’État sélectifs : les photos de Macron et de chefs d’Etat africains mettent en lumière l’incohérence politique

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Les réseaux sociaux ont récemment été secoués par des clichés intrigants de la COP 28 à Dubaï, montrant les présidents français Emmanuel Macron, Sénégalais Macky Sall, et aussi de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie aux côtés du « chef de la junte gabonaise » Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette image souligne une réalité politique complexe, mettant en lumière la politique de deux poids deux mesures adoptées par ces chefs d’État.

Alors que la France soutient activement une intervention militaire de la Cédéao au Niger, les dirigeants français et sénégalais semblent négliger les implications morales en posant aux côtés du chef de junte du Gabon. Cette apparente contradiction soulève des questions sur la cohérence de leur positionnement face aux coups d’État, soutenant certains tout en condamnant d’autres.

Les tensions politiques ne se limitent pas à ces clichés. Lors du Sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg en juillet 2023, le président sénégalais a ostensiblement refusé de figurer sur la même photo de famille que son homologue burkinabè. Ces actes en apparence anodins révèlent les relations diplomatiques complexes et parfois ambivalentes entre les pays.

Le Sénégal, en tant qu’ancienne colonie française, semble emprunter la voie de son ancien colonisateur en soutenant des dirigeants arrivés au pouvoir par la force, pourvu qu’ils servent ses intérêts. Cependant, cette loyauté semble s’effriter lorsqu’il s’agit de coups d’État contraires à ses propres intérêts, comme observés au Niger et au Mali. Une dichotomie apparente entre « bons » et « mauvais » coups d’État se dessine, jetant une lumière crue sur les jeux politiques internationaux.

Ces images, bien au-delà de simples poses photographiques, dévoilent les intrications complexes des alliances politiques, mettant en exergue la nécessité de décoder les intentions derrière les sourires officiels.

Oumarou Fomba 

2 décembre 2023 0 comments
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Cette photo prise 2 2010 montre centre islamique mosquee Tombouctou Mali L Unesco classe patrimoine mondial peril 28 juin 2012 0 730 322
A la Une

[Filet] Le retour des camions d’Algérie à Tombouctou

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Des ruelles chargées d’histoire à Tombouctou, une étincelle d’espoir illumine l’horizon. Le bruit des moteurs résonne, les premiers camions venus d’Algérie franchissent les portes de la cité. Un soulagement tangible pour une population qui a enduré des mois de blocus imposé par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Jnim).

Le 30 novembre restera inscrit comme le jour où la ville a retrouvé un souffle longtemps suspendu. Chargés de sucre, de pâtes, de carburant, et même de tapis, ces camions marquent la fin d’une période d’isolement, bien que les habitants demeurent prudents face à cette lueur d’espoir.

Le Jnim, gardien ambigu de Tombouctou, n’a pas officiellement levé le blocus. Les spéculations vont bon train sur les motivations derrière cette réouverture. Est-ce l’influence des opérations récentes de l’armée, des négociations discrètes, ou simplement un ajustement dans la stratégie des jihadistes ? Les réponses demeurent floues.

Cette éclaircie survient après des semaines sombres, marquées par des attaques meurtrières du Jnim dans les environs de Tombouctou. Malgré l’incertitude, les habitants notent une amélioration nette, ravivant l’espoir d’une transformation durable.

Si les prix demeurent élevés, certains pointent du doigt la spéculation des commerçants. Cependant, la disponibilité des produits devient un baume apaisant. Les routes terrestres vers le sud restent risquées, mais les pinasses, ces embarcations fluviales, assurent un ravitaillement constant.

Entre lueur d’optimisme et réalité complexe, Tombouctou écrit un nouveau chapitre dans son livre d’histoire. Les camions d’Algérie ne transportent pas seulement des marchandises ; ils portent avec eux la promesse d’un avenir différent dans une ville habituée à défier l’adversité.

La rédaction

2 décembre 2023 0 comments
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Force conjointe du G5 Sahel
A la UneSécurité

Crise au Sahel : Burkina Faso et Niger annoncent leur départ du G5 Sahel, rejoignant le Mali

by Chiencoro 2 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans une décision surprenante, le Burkina Faso et le Niger, gouvernés par des régimes militaires, annoncent leur retrait du G5 Sahel, estimant que l’institution est sous le contrôle de partenaires étrangers. Cette défection intervient après le départ du Mali en mai 2022, mettant en lumière les tensions croissantes au sein de cette alliance antiterroriste dans la région du Sahel.

« Nous avons décidé en toute souveraineté du retrait du Burkina Faso et du Niger du G5 Sahel, y compris la Force conjointe, à compter du 29 novembre. » C’est l’annonce surprenante faite par les régimes militaires de ces deux nations, mettant en lumière les tensions grandissantes au sein de l’alliance antiterroriste dans la région, déjà fragilisée par le départ du Mali en mai 2022.

À l’origine composé du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie, et du Tchad, le G5 Sahel a vu le départ du Mali en mai 2022, invoquant des griefs similaires à ceux avancés aujourd’hui par le Burkina Faso et le Niger. Ces deux derniers estiment que l’institution, dédiée à la lutte antiterroriste, est désormais sous l’emprise de partenaires étrangers œuvrant pour leurs propres intérêts, au détriment de la sécurité du Sahel.

Les raisons du départ 

Le G5 Sahel, créé dans un contexte où le terrorisme prenait de l’ampleur dans la région, se voit désormais fragilisé par ces départs successifs. La République du Mali avait déjà quitté l’organisation en raison de la non-tenue d’une conférence des chefs d’État prévue en février 2022 à Bamako. Cette réunion devait consacrer le début de la présidence malienne au sein du G5 Sahel, mais le gouvernement de transition malien a exprimé son mécontentement face à son report indéfini.

Selon le communiqué du gouvernement malien publié le 15 mai, les relations bilatérales entre les pays du G5 Sahel et le Mali restent maintenues malgré le retrait de l’organisation. Le ministre malien de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, a souligné cette position à la télévision publique malienne.

Les raisons avancées par le gouvernement malien pour son retrait du G5 Sahel soulignent une « perte d’autonomie » de l’organisation, ainsi qu’une prétendue « instrumentalisation » et un « dysfonctionnement grave » de ses organes. Bamako pointait du doigt l’influence d’un État extra-régional cherchant à isoler le Mali, sans spécifier cet État.

Les tensions au sein du G5 Sahel

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tout en manifestant leur désapprobation envers le G5 Sahel, ont récemment uni leurs forces au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance vise à renforcer la coopération entre les trois nations dans la lutte contre le terrorisme, et elle engage les signataires à se défendre mutuellement en cas d’agression.

La situation actuelle souligne les tensions au sein du G5 Sahel et la nécessité de trouver des solutions pour maintenir la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les regards se tournent désormais vers l’évolution de la situation et les prochaines étapes que prendront ces pays engagés dans la quête de la stabilité dans cette région cruciale de l’Afrique.

Chiencoro Diarra

2 décembre 2023 0 comments
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