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Le Chef de la junte du Gabon à coté du Président français et de son homologue sénégalais
A la UneAnalyses

Coups d’État sélectifs : les photos de Macron et de chefs d’Etat africains mettent en lumière l’incohérence politique

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Les réseaux sociaux ont récemment été secoués par des clichés intrigants de la COP 28 à Dubaï, montrant les présidents français Emmanuel Macron, Sénégalais Macky Sall, et aussi de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie aux côtés du « chef de la junte gabonaise » Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette image souligne une réalité politique complexe, mettant en lumière la politique de deux poids deux mesures adoptées par ces chefs d’État.

Alors que la France soutient activement une intervention militaire de la Cédéao au Niger, les dirigeants français et sénégalais semblent négliger les implications morales en posant aux côtés du chef de junte du Gabon. Cette apparente contradiction soulève des questions sur la cohérence de leur positionnement face aux coups d’État, soutenant certains tout en condamnant d’autres.

Les tensions politiques ne se limitent pas à ces clichés. Lors du Sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg en juillet 2023, le président sénégalais a ostensiblement refusé de figurer sur la même photo de famille que son homologue burkinabè. Ces actes en apparence anodins révèlent les relations diplomatiques complexes et parfois ambivalentes entre les pays.

Le Sénégal, en tant qu’ancienne colonie française, semble emprunter la voie de son ancien colonisateur en soutenant des dirigeants arrivés au pouvoir par la force, pourvu qu’ils servent ses intérêts. Cependant, cette loyauté semble s’effriter lorsqu’il s’agit de coups d’État contraires à ses propres intérêts, comme observés au Niger et au Mali. Une dichotomie apparente entre « bons » et « mauvais » coups d’État se dessine, jetant une lumière crue sur les jeux politiques internationaux.

Ces images, bien au-delà de simples poses photographiques, dévoilent les intrications complexes des alliances politiques, mettant en exergue la nécessité de décoder les intentions derrière les sourires officiels.

Oumarou Fomba 

2 décembre 2023 0 comments
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Cette photo prise 2 2010 montre centre islamique mosquee Tombouctou Mali L Unesco classe patrimoine mondial peril 28 juin 2012 0 730 322
A la Une

[Filet] Le retour des camions d’Algérie à Tombouctou

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Des ruelles chargées d’histoire à Tombouctou, une étincelle d’espoir illumine l’horizon. Le bruit des moteurs résonne, les premiers camions venus d’Algérie franchissent les portes de la cité. Un soulagement tangible pour une population qui a enduré des mois de blocus imposé par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Jnim).

Le 30 novembre restera inscrit comme le jour où la ville a retrouvé un souffle longtemps suspendu. Chargés de sucre, de pâtes, de carburant, et même de tapis, ces camions marquent la fin d’une période d’isolement, bien que les habitants demeurent prudents face à cette lueur d’espoir.

Le Jnim, gardien ambigu de Tombouctou, n’a pas officiellement levé le blocus. Les spéculations vont bon train sur les motivations derrière cette réouverture. Est-ce l’influence des opérations récentes de l’armée, des négociations discrètes, ou simplement un ajustement dans la stratégie des jihadistes ? Les réponses demeurent floues.

Cette éclaircie survient après des semaines sombres, marquées par des attaques meurtrières du Jnim dans les environs de Tombouctou. Malgré l’incertitude, les habitants notent une amélioration nette, ravivant l’espoir d’une transformation durable.

Si les prix demeurent élevés, certains pointent du doigt la spéculation des commerçants. Cependant, la disponibilité des produits devient un baume apaisant. Les routes terrestres vers le sud restent risquées, mais les pinasses, ces embarcations fluviales, assurent un ravitaillement constant.

Entre lueur d’optimisme et réalité complexe, Tombouctou écrit un nouveau chapitre dans son livre d’histoire. Les camions d’Algérie ne transportent pas seulement des marchandises ; ils portent avec eux la promesse d’un avenir différent dans une ville habituée à défier l’adversité.

La rédaction

2 décembre 2023 0 comments
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Force conjointe du G5 Sahel
A la UneSécurité

Crise au Sahel : Burkina Faso et Niger annoncent leur départ du G5 Sahel, rejoignant le Mali

by Chiencoro 2 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans une décision surprenante, le Burkina Faso et le Niger, gouvernés par des régimes militaires, annoncent leur retrait du G5 Sahel, estimant que l’institution est sous le contrôle de partenaires étrangers. Cette défection intervient après le départ du Mali en mai 2022, mettant en lumière les tensions croissantes au sein de cette alliance antiterroriste dans la région du Sahel.

« Nous avons décidé en toute souveraineté du retrait du Burkina Faso et du Niger du G5 Sahel, y compris la Force conjointe, à compter du 29 novembre. » C’est l’annonce surprenante faite par les régimes militaires de ces deux nations, mettant en lumière les tensions grandissantes au sein de l’alliance antiterroriste dans la région, déjà fragilisée par le départ du Mali en mai 2022.

À l’origine composé du Mali, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie, et du Tchad, le G5 Sahel a vu le départ du Mali en mai 2022, invoquant des griefs similaires à ceux avancés aujourd’hui par le Burkina Faso et le Niger. Ces deux derniers estiment que l’institution, dédiée à la lutte antiterroriste, est désormais sous l’emprise de partenaires étrangers œuvrant pour leurs propres intérêts, au détriment de la sécurité du Sahel.

Les raisons du départ 

Le G5 Sahel, créé dans un contexte où le terrorisme prenait de l’ampleur dans la région, se voit désormais fragilisé par ces départs successifs. La République du Mali avait déjà quitté l’organisation en raison de la non-tenue d’une conférence des chefs d’État prévue en février 2022 à Bamako. Cette réunion devait consacrer le début de la présidence malienne au sein du G5 Sahel, mais le gouvernement de transition malien a exprimé son mécontentement face à son report indéfini.

Selon le communiqué du gouvernement malien publié le 15 mai, les relations bilatérales entre les pays du G5 Sahel et le Mali restent maintenues malgré le retrait de l’organisation. Le ministre malien de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, a souligné cette position à la télévision publique malienne.

Les raisons avancées par le gouvernement malien pour son retrait du G5 Sahel soulignent une « perte d’autonomie » de l’organisation, ainsi qu’une prétendue « instrumentalisation » et un « dysfonctionnement grave » de ses organes. Bamako pointait du doigt l’influence d’un État extra-régional cherchant à isoler le Mali, sans spécifier cet État.

Les tensions au sein du G5 Sahel

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tout en manifestant leur désapprobation envers le G5 Sahel, ont récemment uni leurs forces au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance vise à renforcer la coopération entre les trois nations dans la lutte contre le terrorisme, et elle engage les signataires à se défendre mutuellement en cas d’agression.

La situation actuelle souligne les tensions au sein du G5 Sahel et la nécessité de trouver des solutions pour maintenir la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les regards se tournent désormais vers l’évolution de la situation et les prochaines étapes que prendront ces pays engagés dans la quête de la stabilité dans cette région cruciale de l’Afrique.

Chiencoro Diarra

2 décembre 2023 0 comments
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A la UneSanté

Le Rapport ONUSIDA 2023 : les communautés en première ligne pour un monde sans VIH

by Sahel Tribune 2 décembre 2023
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le Sida, a été marqué par une cérémonie au CICB, présidée par le ministre secrétaire général de la présidence, Dr Alhousseyni Diawara, représentant le Président de la Transition. Cette année, le thème choisi pour l’édition 2023 de la lutte contre le VIH/Sida est significatif : « Confier le leadership aux communautés ». Une initiative soulignant l’importance cruciale du rôle des communautés dans cette lutte.

Le ministre Alhousseyni Diawara a mis en lumière l’impact du leadership communautaire dans la résolution des inégalités économiques, sociales, culturelles et juridiques. Il a souligné que remédier à ces inégalités est essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le virus et éliminer le VIH d’ici 2030 en tant que menace pour la santé publique.

Établir un lien entre les personnes et les services anti-VIH

Dans l’avant-propos du Rapport ONUSIDA, Winnie Byanyima, directrice exécutive de cet organisme onusien, a souligné que « Confier le leadership aux communautés » est un appel à l’action en faveur du soutien total au travail vital des communautés et à l’élimination des obstacles qui entravent leur action. Elle a rappelé que 9,2 millions de personnes vivant avec le VIH n’ont pas accès à une thérapie antirétrovirale vitale dans le monde, mais que nous pouvons mettre fin au Sida d’ici 2030 en libérant le potentiel du leadership communautaire.

Le rapport de l’ONUSIDA publié pour cette journée de lutte contre le Sida met en évidence l’importance cruciale des interventions menées par les communautés pour mettre fin à cette épidémie d’ici 2030. Les données indiquent que les communautés jouent un rôle essentiel pour établir un lien entre les personnes et les services anti-VIH, apportant des services et une assistance aux populations les plus touchées par le virus.

Cependant, malgré les progrès, les communautés se heurtent à des obstacles tels que le sous-financement, les mesures répressives, et les lois et politiques discriminatoires. L’appel lancé est clair : soutenir le leadership des communautés est essentiel pour promouvoir la santé publique.

Le dépistage systématique des femmes enceintes

Le Mali a lancé son cadre stratégique national de lutte contre le VIH pour la période 2022-2026, visant à accélérer la prévention, le diagnostic et le traitement des infections transmissibles sexuellement. Le ministre a salué l’engagement politique de haut niveau du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et du gouvernement, qui ont réalisé d’importants investissements pour améliorer la santé des Maliens touchés par le VIH et le Sida.

Mme Mariam Touré, présidente du Réseau malien des personnes vivantes avec le VIH/Sida (RMAP+), a souligné les défis persistants, indiquant que seulement 58 % des personnes connaissent leur statut. Elle a mis en avant la nécessité de renforcer le financement des organisations de lutte contre le Sida, d’augmenter les fonds nationaux et surtout, de mettre l’accent sur le dépistage systématique des femmes enceintes pour réduire le nombre d’enfants nés avec le virus.

Le secrétaire exécutif du haut Conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS) a alerté sur une légère augmentation des nouvelles infections en 2022, avec plus de 6000 cas, soulignant l’importance de développer des politiques et stratégies pour freiner la transmission mère-enfant.

La balle est dans le camp des décideurs

La chanteuse Coumba Gawlo Seck, ambassadrice de la lutte contre le Sida, a témoigné du rôle que les artistes peuvent jouer dans cette lutte, tandis que l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Mme Rachna Korhonen, a réaffirmé l’engagement de son pays dans la lutte, notamment avec le programme « Maintenir le contrôle de la pandémie ».

La journée mondiale de lutte contre le Sida 2023 a mis en lumière l’importance du leadership communautaire dans la lutte contre le VIH/Sida au Mali. Confier le leadership aux communautés est non seulement la bonne chose à faire, mais c’est essentiel pour atteindre l’objectif ambitieux de mettre fin au Sida comme menace de santé publique d’ici 2030. La balle est dans le camp des décideurs pour soutenir pleinement le travail vital des communautés et éliminer les obstacles qui entravent leur action.

Oumarou Fomba

2 décembre 2023 0 comments
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Ministres des Affaires étrangères des Etats de l'AES
Politique

Vers une Confédération sahélienne : les ministres tracent la voie de l’intégration

by Chiencoro 1 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Une page historique s’est tournée lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako, du 30 novembre au 1er décembre 2023. Un moment clé où le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont uni leurs forces sous la présidence de Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali.

« Dans l’unité réside notre force, et dans la diversité, notre richesse ». Une étape historique a été franchie lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako. Un moment clé où le Burkina Faso, le Mali, et le Niger ont uni leurs forces pour sculpter l’avenir de la région. La citation ci-dessus résume l’esprit de cette rencontre, marquée par des décisions cruciales et une vision commune. Il s’agit d’une étape majeure vers l’intégration sahélienne.

Le renforcement de l’intégration entre les nations du Sahel

Précédée par des discussions approfondies des experts du 27 au 29 novembre, cette rencontre ministérielle avait pour objectif d’opérationnaliser l’Alliance, avec l’adoption de protocoles additionnels, la coordination des actions politiques et diplomatiques, et le renforcement de l’intégration entre les nations du Sahel. Simultanément, le 25 novembre, les ministres de l’Économie et des Finances se sont penchés sur le développement économique dans l’espace du Liptako-Gourma.

Sous la ferme détermination de consolider des liens séculaires, les ministres ont salué les succès des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, avec une mention spéciale pour les Forces armées maliennes pour la reprise historique de Kidal. Ce moment a été perçu comme crucial pour le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien.

Après avoir assimilé le rapport des experts, les ministres ont élargi les objectifs de l’Alliance, englobant désormais la diplomatie et le développement économique. Une recommandation forte a émergé pour une participation accrue des élus, des femmes, des jeunes et de la société civile aux initiatives de l’AES.

La fédération Burkina-Mali-Niger

Sous la bannière de la ferme détermination, les ministres ont réaffirmé leur engagement envers une intégration politique et économique renforcée. En recommandant aux chefs d’État la création d’une Confédération des trois pays, ils ont tracé une voie claire vers une Fédération unissant le Burkina, le Mali et le Niger.

En clôture, les ministres ont exprimé leur gratitude envers le Colonel Assimi Goïta, pour son hospitalité sahélienne. Ils ont également salué la vision éclairée et l’engagement patriotique des trois chefs d’État, marquant une étape majeure vers une coopération renforcée au Sahel.

Émise le 1er décembre 2023 à Bamako, cette déclaration ouvre une nouvelle ère pour l’Alliance des États du Sahel, annonçant une Confédération prometteuse pour l’avenir de la région.

Chiencoro Diarra 

1 décembre 2023 0 comments
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Visuel CP Guinée RSF
Sécurité

Ondes brouillées, liberté étouffée : le combat des médias en Guinée

by Bakary FOMBA 30 novembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En Guinée, les ondes résonnent non seulement de voix radiophoniques, mais aussi des craquements d’une liberté qui peine à survivre. La liberté de la presse, un pilier fondamental de toute démocratie, est mise à l’épreuve dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, où plusieurs radios indépendantes subissent des brouillages délibérés depuis la fin du mois de novembre, souligne la RSF.

Le silence forcé des ondes

« On entend comme du vent, ou parfois, ce sont des musiques dédiées à l’armée, qui magnifient la fierté nationale, » déplore un auditeur de FIM FM, dont les émissions sont brouillées depuis le 24 novembre. La situation s’aggrave avec la suspension des programmes de cette radio, ainsi que de Djoma FM, Espace FM, et Évasion, qui ont toutes été victimes de perturbations.

Cette censure semble délibérée, orchestrée pour étouffer des voix critiques. Selon Aboubacar Camara, président de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), le brouillage des fréquences des radios serait intentionnel. Les autorités, quant à elles, sont restées muettes face à ces allégations, témoignant d’une indifférence préoccupante.

Une guerre invisible sur les Ondes

Les brouillages ne sont pas des phénomènes nouveaux en Guinée, mais ils ont pris une ampleur inquiétante depuis mai dernier, coïncidant avec une série d’attaques contre la liberté de la presse. Les radios privées, en particulier FIM FM, ont été la cible d’interruptions fréquentes, chaque brouillage semblant être une nouvelle salve contre la liberté d’expression.

Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de Reporters sans frontières (RSF), souligne le caractère systématique de ces blocages : « Les brouillages des radios indépendantes et l’inaccessibilité des réseaux sociaux rappellent combien la liberté de la presse est fragile en Guinée. » Un constat accablant qui met en lumière un pays où les médias indépendants sont confrontés à une véritable guerre invisible sur les ondes.

La guerre des ondes : un combat pour la vérité

Les suspicions s’intensifient avec les déclarations d’Aboubacar Camara, pointant du doigt l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) comme possible instigatrice des brouillages. Des affirmations qui soulèvent des questions cruciales sur l’indépendance des organes de régulation et sur la véritable nature de la liberté de la presse en Guinée.

Les brouillages de FIM FM et de Djoma FM ont suivi des émissions audacieuses sur le limogeage et l’arrestation d’un haut responsable gouvernemental, illustrant la volonté apparente de faire taire toute critique. L’impact de ces actions dépasse la simple interruption des ondes, il s’agit d’un assaut contre la vérité et la transparence.

Réflexion sur la liberté d’expression

Alors que la situation s’aggrave, la direction générale de FIM FM a pris la décision radicale de suspendre ses programmes jusqu’à ce que la fréquence soit rétablie. Un geste symbolique qui souligne le prix que ces médias sont prêts à payer pour défendre leur indépendance.

La Guinée, classée 85e sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF, voit son rang compromis. La démocratie repose sur la libre circulation des idées, et lorsque les ondes sont brouillées, c’est toute la société qui est privée de son droit fondamental à l’information.

Le monde observe avec attention l’évolution de cette situation critique en Guinée. Le combat des médias pour la liberté d’expression est un rappel poignant de l’importance de préserver ces droits fondamentaux dans une société démocratique. L’espoir réside dans la mobilisation internationale et dans la résilience des acteurs médiatiques guinéens, déterminés à faire résonner la vérité malgré les interférences qui tentent de la faire taire.

Bakary Fomba 

30 novembre 2023 0 comments
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Cop 28
Climat et environnement

La Cop28 à Dubaï, un sommet pour un avenir durable

by Fousseni TOGOLA 30 novembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

En ce 30 novembre, la Cop28 a pris son envol à Dubaï, marquant une étape cruciale dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Sous les cieux brûlants de la métropole émiratie, cette conférence rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour relever les défis pressants du réchauffement planétaire.

Sous les cieux brûlants de Dubaï, la Cop28 s’élance avec une charge cruciale : réunir le monde pour dépasser les paroles creuses et forger des engagements concrets face à l’urgence climatique, avec les énergies fossiles sur le banc des accusés. Elle rassemble les dirigeants du monde dans un effort concerté pour répondre aux conséquences dévastatrices du réchauffement planétaire.

Une ouverture sous le signe de l’urgence d’agir 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par des discours passionnés, soulignant l’urgence d’agir face aux conséquences dévastatrices du climat en crise. Sultan al-Jaber, à la tête de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, a présidé cette ouverture et a souligné la nécessité d’inclure la responsabilité des énergies fossiles dans les efforts de la communauté internationale.

Le président sortant de la Cop27, Sameh Choukri, a transmis le flambeau, mettant en avant l’importance cruciale de l’objectif des 1,5°C. Les représentants de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et du Giec ont également insisté sur l’urgence d’agir.

Le sommet des dirigeants, prévu les 1er et 2 décembre, promet d’être un moment clé, avec la participation attendue de leaders mondiaux tels qu’Emmanuel Macron, Charles Michel, Ursula von der Leyen, Olaf Scholz, Rishi Sunak, Recep Tayyip Erdogan, Volodymyr Zelensky et Mia Mottley. Malheureusement, le pape François a dû annuler sa participation pour des raisons de santé.

Le col. Assimi Goïta représenté 

La diversité des participants souligne l’importance accordée à cette cause à l’échelle internationale. Aux côtés de nombreux chefs d’État, les ministres maliens Assa Badiallo Touré et Mamadou Samaké représentent le Président de la Transition, Col. Assimi Goïta. Le Mali profitera de cette tribune pour présenter plusieurs projets environnementaux et de santé, démontrant son engagement en faveur du développement durable.

La Cop28 a débuté sur une note positive avec l’adoption rapide du fonds destiné à financer les « pertes et dommages » climatiques des pays vulnérables. Cette décision historique, résultat de la Cop27 en Égypte, a été saluée par une standing ovation des délégués. Des contributions importantes de l’Union européenne, de l’Allemagne, de la France, du Danemark et des Émirats marquent un pas crucial vers la résolution des tensions financières entre le Nord et le Sud.

Ce que demandent les pays africains 

Le fonds, visant à indemniser les dégâts climatiques des nations vulnérables, débutera en 2024, provisoirement accueilli par la Banque mondiale. Les pays en développement réclament un objectif de 100 milliards de dollars pour ce fonds, équivalent à l’aide annuelle due par les pays développés pour l’adaptation et la transition écologique.

La Cop28 s’annonce comme un rendez-vous crucial où les paroles se transforment en actions, guidées par l’urgence climatique pour un avenir plus durable. La conférence, qui se tient du 30 novembre au 12 décembre 2023, évaluera les actions des États conformément à l’accord de Paris de 2015, fixant comme objectif de limiter la hausse de la température à 1,5°C d’ici la fin du siècle.

Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a clairement appelé à la sortie des énergies fossiles, suivant les recommandations de multiples rapports de l’ONU. Il a averti que le refus de signaler la fin de l’ère fossile pourrait conduire à notre propre déclin terminal, payé en vies humaines.

Le monde retient son souffle

Malgré l’absence du pape François, qui a appelé à « penser au bien commun », la COP28 se profile comme une arène où les enjeux climatiques mondiaux sont au cœur des débats. Les pays africains, représentés dans la Déclaration de Nairobi, demandent des financements conséquents pour le développement des énergies renouvelables, soulignant l’asymétrie des responsabilités climatiques entre le Nord et le Sud.

La Cop28 à Dubaï offre ainsi une lueur d’espoir, avec la mise en œuvre du fonds pour les « pertes et dommages » et l’appel pressant à l’abandon des énergies fossiles. Cependant, les prochains jours seront déterminants, avec des négociations attendues sur les engagements financiers, les énergies fossiles et d’autres points cruciaux du débat climatique mondial. Le monde retient son souffle, espérant que cette conférence marquera un tournant vers un avenir plus durable.

F. Togola 

30 novembre 2023 0 comments
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