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Parlement de l’AES : renseignement, libre circulation et médias au cœur de la première session

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Deux jours après l’installation de ses 45 députés, le Parlement de la Confédération des États du Sahel a ouvert mercredi, à Niamey, les travaux de sa première session ordinaire. Trois chantiers concrets figurent au menu : la coopération policière entre les trois pays, la libre circulation des personnes et des biens, et le modèle économique des médias confédéraux.

C’est à l’hémicycle de l’ex-Assemblée nationale du Niger que s’est tenue, mercredi, la cérémonie officielle d’ouverture de la première session ordinaire du Parlement de la Confédération des États du Sahel (AES), selon l’Agence nigérienne de presse (ANP). La séance a été présidée par le président des sessions parlementaires confédérales, le docteur Ousmane Bougouma, également président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso, en présence des deux vice-présidents de la session, le général de corps d’armée Malick Diaw, président du Conseil national de Transition du Mali, et le docteur Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la refondation du Niger.

Cette session de travail intervient deux jours seulement après la cérémonie d’installation officielle des 45 députés confédéraux, tenue lundi au centre des conférences Mahatma Gandhi de la capitale nigérienne. Ses travaux doivent porter sur trois thèmes : la coopération policière et le partage de renseignements dans l’espace AES, la libre circulation des personnes et des biens entre les trois pays, et le modèle économique des médias confédéraux, notamment leur financement, leur viabilité et leur efficacité.

Des chantiers déjà engagés sur le terrain exécutif

Ces trois thèmes ne partent pas de rien. Sur le volet de la libre circulation, les trois États ont déjà lancé, depuis décembre 2025, une carte d’identité biométrique et un passeport communs, dotés d’une puce électronique, présentés par leurs promoteurs comme les instruments d’une intégration renforcée autant que d’un meilleur contrôle des flux migratoires et de la lutte contre le terrorisme. Le rôle du nouveau Parlement consistera ici moins à initier ces réformes, déjà pilotées par les exécutifs et les ministères de la Sécurité des trois pays, qu’à examiner leur mise en œuvre et à en assurer, sur le papier, un contrôle parlementaire.

Le troisième thème, consacré au modèle économique des médias de l’AES, est sans doute le plus significatif de l’ambition confédérale affichée. Au-delà des seules coopérations sécuritaire et migratoire, les trois pays entendent également structurer un espace médiatique commun, dans un contexte où plusieurs médias internationaux ont vu leur diffusion suspendue au Mali, au Burkina Faso et au Niger ces dernières années, et où les trois capitales ont multiplié les initiatives de médias d’État à vocation confédérale.

Un appel à la « loyauté » et à la « probité »

Dans son discours d’ouverture, Ousmane Bougouma a appelé les députés confédéraux à travailler « dans la loyauté, la probité et la dignité », les invitant à examiner les trois thèmes inscrits à l’ordre du jour « avec le plus grand sérieux » dans l’intérêt des populations. Il a également salué la vision des trois chefs d’État de la confédération et souhaité des débats marqués par « la grandeur », « la fécondité des propositions » et « la fidélité à l’espérance légitime des peuples ».

Pour l’ANP, cette session constitue une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération institutionnelle entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, et dans la consolidation d’un espace parlementaire confédéral mis en place il y a à peine deux jours. 

Sahel Tribune 

Les députés confédéraux de l’AES entament leur première session de travail à Niamey.

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