Le monde syndical malien est en deuil. Adama Fomba, ancien secrétaire général du Bureau exécutif national du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (BEN-SYPESCO), ancien porte-parole de la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 et membre du Conseil national de Transition (CNT), est décédé ce jeudi. Les circonstances précises de son décès restent à préciser.
Pendant près d’une décennie, Adama Fomba a été l’une des voix les plus reconnaissables du mouvement enseignant malien. C’est en tant que porte-parole des syndicats signataires de l’accord du 15 octobre 2016, un texte présenté à l’époque comme une avancée majeure pour la profession, qu’il s’était fait connaître du grand public, ainsi qu’il l’expliquait dans un entretien accordé à Maliweb.
Dans les années qui ont suivi, il a porté à plusieurs reprises devant le gouvernement les revendications de la profession, notamment autour de l’application de l’article 39 du statut des enseignants, relatif à l’alignement de leurs rémunérations sur celles de la Fonction publique. Il s’était notamment illustré face au Conseil national de Transition, où il avait publiquement interpellé le Premier ministre de l’époque, Choguel Kokalla Maïga, sur ce dossier resté sensible, comme le rapportait Jeune Afrique.
Un engagement prolongé au Conseil national de Transition
Au-delà de l’arène syndicale, Adama Fomba avait rejoint l’organe législatif de la Transition dès son installation, aux côtés d’un autre représentant de la Synergie des syndicats de l’éducation, comme le rappelait Maliactu au moment de la mise en place du CNT, dont le fonctionnement et les commissions avaient été détaillés par Sahel Tribune.
Son décès survient alors que les autorités de la Transition ont fait du secteur éducatif une priorité affichée. Le Général d’armée Assimi Goïta a décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture », ainsi que le rapportait Sahel Tribune, dans un contexte où le pays reste par ailleurs confronté à un déficit persistant de personnel enseignant, comme le détaillait un autre article de Sahel Tribune.
Un hommage unanime
La nouvelle de sa disparition a suscité une vague d’émotion parmi les enseignants, ses anciens partenaires de négociation et les membres du CNT, qui saluent la constance et la détermination avec lesquelles il a défendu, tout au long de sa carrière, la cause de l’école publique malienne.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde Son pardon et l’accueille dans Son immense Paradis.
Sahel Tribune



