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Jean Paul Sartre
Opinion

Situation au Mali : pourquoi (re) lire Sartre, le penseur de la liberté

by Chiencoro 17 janvier 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors que deux organisations ouest-africaines ont imposé des sanctions au Mali, les citoyens de ce pays, au lieu de s’apitoyer, voient dans cette situation une opportunité pour la libération et la renaissance de leur pays. Cela nous rappelle la conception de la liberté de l’écrivain français Jean Paul Sartre.

À l’issue de leur sommet extraordinaire sur la situation malienne, tenu le 9 janvier 2022, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont mis le Mali sous embargo, en fermant les frontières terrestres et aériennes des pays membres avec le Mali. Les autorités de la transition ont répliqué, en fermant également leurs frontières. Une situation qui, avec le décès de l’ex-président malien Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), donne lieu à moult interrogations.

Sanctions « illégitimes, illégales et inhumaines »

Cette impasse, qui aura de forts impacts sur le peuple malien, a enregistré, de façon unanime, des condamnations et augmenté la cote de popularité des autorités maliennes de la transition. Partout dans le monde, des déclarations de soutien au peuple malien et aux autorités en place sont faites. C’est dans la même dynamique, qu’à l’intérieur du pays, nombreux sont les opérateurs économiques qui ont pris des mesures pour permettre aux Maliens de surmonter « héroïquement » cette épreuve.

À l’appel de leurs dirigeants, les Maliens ont pris d’assaut, vendredi 14 janvier, le monument de l’indépendance. Ils ont condamné les sanctions « illégitimes, illégales et inhumaines » des organisations sous-régionales et exprimé leur soutien au pouvoir en place. Le peuple malien voit en cette situation une opportunité pour la renaissance malienne, voire africaine.

En situation

Un tel contexte nous rappelle l’écrivain français Jean Paul Sartre, philosophe de la liberté par excellence. Selon lui, les Français n’ont jamais « été plus libres que sous l’occupation allemande ». Cela, malgré qu’ils avaient perdu tous leurs droits notamment celui de parler : « On nous insultait en face chaque jour et il fallait nous taire ; on nous déportait en masse, comme travailleurs, comme Juifs, comme prisonniers politiques ; partout sur les murs, dans les journaux, sur l’écran, nous retrouvions cet immonde visage que nos oppresseurs voulaient nous donner de nous-mêmes : à cause de tout cela nous étions libres ».

Ce penseur de la liberté, qui a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat en raison de ces idées, estime, dans son œuvre monumentale L’Être et le Néant, qu’il « n’y a de liberté qu’en situation et il n’y a de situations que par la liberté ». Par situation il entend l’ensemble des circonstances matérielles et psychologiques qui donnent la possibilité du choix et conduit à l’action à un moment bien déterminé de notre existence afin de recouvrer la liberté.

Les sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa constituent donc une situation pour les Maliens. Mais sauront-ils s’en profiter pour être enfin plus libres qu’auparavant ? En tout cas, maints pays africains sont convaincus que cette situation est une opportunité pour les Maliens, voire l’Afrique de sortir du joug de « l’esclavage » et du « colonialisme ».

Chiencoro Diarra

17 janvier 2022 0 comments
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Ibrahim Boubacar Kéïta, en 2020.
A la UneActuPolitique

Mali-Cédéao : avec le décès d’IBK, se dirige-t-on vers une ouverture des frontières ?

by Chiencoro 16 janvier 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Depuis le 9 janvier 2022, le Mali est coupé de beaucoup de pays ouest-africains en raison des sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa. Avec le décès de l’ancien président malien, IBK, ne se dirigerait-on pas vers une ouverture des frontières ?

Renversé le 18 août 2020, Ibrahim Boubacar Kéïta, ex-président du Mali, est décédé, dimanche 16 janvier 2022, chez lui à Bamako. Un décès qui survient alors que le pays est sous embargo de la Communauté économique des États de l’Afrique (Cédéao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), depuis le 9 janvier. Pourtant, la plupart des chefs d’État des pays membres de ces deux organisations ouest-africaines sont des amis d’IBK. Aux funérailles, dont le gouvernement malien indique que les informations y afférentes « feront l’objet d’un communiqué », ces chefs d’État pourront-ils y prendre part ?

Des amis, des politiques et des diplomates

En attendant d’y voir clair, notons que dès l’annonce du décès de l’ex-chef d’État, ils ont été nombreux à exprimer leur tristesse, via les réseaux sociaux. Parmi ces messages de condoléances, on y note celui de Macky Sall, le président sénégalais, qui se dit « peiné d’apprendre » cette disparition. Quant au président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, il s’est dit plutôt consterné. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a rendu « hommage à grand homme d’État et un ami de la Côte d’Ivoire ».

Bien que nous n’ayons pas encore pris connaissance du message d’Emmanuel Macron, le président français, il convient quand même de noter que celui-ci avait été également un grand ami du défunt président Ibrahim Boubacar Kéïta.

Les sanctions imposées au Mali vont-elles empêcher ces fidèles alliés d’IBK de prendre part à ses obsèques ? Les autorités maliennes de la transition et les chefs d’État des organisations ouest-africaines vont-ils tenir compte de ce cas de force majeure et ouvrir exceptionnellement les frontières pour les funérailles de cet ancien serviteur du Mali ?

En dehors de ces anciens amis, plusieurs personnalités politiques ou des diplomates se sont prononcées sur le décès de l’ancien locataire de Koulouba. L’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Bart Ouvry, témoigne avoir trouvé au défunt président, dès leur première rencontre, « un homme de grande culture et empli de valeurs humaines [ndlr] ».

« Un homme au destin fabuleux »

Cette « humanité » aura caractérisé « sa riche carrière politique », selon l’ex-Premier ministre Moussa Mara, président du parti Yéléma, le changement. De son côté, l’ancien ministre Tieman Coulibaly, président de la Coalition Action républicaine pour le progrès (ARP) et de l’Union pour la démocratie et le développement, souligne que l’ex-président malien « aura été présent dans [la] vie publique trois décennies durant ».

Au niveau de la société civile, on enregistre également des réactions. La directrice exécutive de l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD), Adam Dicko, s’exprime : « Je n’ai jamais été d’accord avec votre gouvernance, mais je reconnais en vous un homme extrêmement sensible ». Et à AJCAD de reconnaître, à travers un communiqué, en ce chef d’État « un homme au destin fabuleux, qui avait l’amour de sa patrie ».

Chiencoro Diarra

16 janvier 2022 0 comments
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IBK1
ActuPolitique

Mali: l’ancien président IBK n’est plus !

by Sahel Tribune 16 janvier 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta, IBK, affectueusement appelé par des Maliens « Boua« , est décédé à Bamako, ce dimanche 16 janvier 2022, à l’âge de 76 ans. Le décès est survenu à sa résidence de Sebenicoro.

L’ancien président, renversé par des militaires, le 18 août 2020, alors qu’il venait d’entamer un second mandat assez controversé, avait la santé très fragile. Après le putsch, il a d’ailleurs effectué plusieurs voyages à l’étranger pour des soins de santé.

Ibrahim Boubacar Kéïta meurt dans un contexte difficile au Mali. Cette nation qu’il « aimait tant « . Depuis son départ du pouvoir, le pays peine à retourner dans l’ordre constitutionnel. Les militaires de l’ex-CNSP, auteurs de son renversement, ont exprimé le souhait de garder le pouvoir au moins pendant quatre ans. Ce qui a valu des sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa, parmi lesquelles la fermeture des frontières terrestres et aériennes. Dans un tel contexte, comment les chefs d’État des pays membres de ces organisations, parmi lesquels des amis du défunt président, se rendront-ils aux obsèques ?

Aussi convient-il de souligner que ce décès intervient alors que des divisions internes semblent s’opérer au sein de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), autour de la candidature du président Bocary Tréta aux prochaines élections, dont les nouvelles dates ne sont encore connues.

Sahel Tribune

16 janvier 2022 0 comments
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Mobilisation au monument de l'indépendance
ExclusifPolitique

Mali-Cédéao : la démonstration de force des autorités de la transition

by Chiencoro 14 janvier 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

À l’appel des autorités de la transition, les Maliens ont pris d’assaut le Boulevard de l’indépendance, vendredi 14 janvier 2022. Objectif : dénoncer les sanctions de la Cédéao et soutenir les autorités de la transition. Ce rassemblement est une démonstration de force des autorités maliennes de la transition.

Après les Assises nationales de la refondation (ANR), qui ont enregistré une participation massive des Maliens de l’intérieur comme de l’extérieur, les autorités maliennes de la transition viennent de prouver de nouveau leur popularité. Les préparatifs de cette mobilisation ont commencé trois jours en amont, parce que l’enjeu était de taille : dénoncer les sanctions de la Cédéao et soutenir les autorités de la transition.

« Ce n’est que le début »

Ce vendredi, jour de grande prière, les Maliens ont massivement répondu présents à « l’appel de la patrie » au monument de l’indépendance. Les vuvuzelas rythmaient les principales artères, proches de cet endroit historique du Mali. Sur ces voies, difficile de conduire, en raison des bouchons créés par des manifestants, dont la plupart tenaient entre les mains le drapeau national. Plusieurs boutiques sont restées fermer cet après-midi.

« Un collègue devrait passer me remettre une commande. Quand je l’ai rappelé, il m’a lancé à la figure avoir fermé pour prendre part à la mobilisation », confie un libraire à Bamako.

Sur les réseaux sociaux, cette mobilisation est largement commentée. Nombreux sont les internautes qui estiment que cette mobilisation est « du jamais vu au Mali », en raison du monde qu’elle a drainé. « Aujourd’hui, le peuple malien a donné le ton, en montrant son soutien aux autorités en place, et en défiant la CEDEAO, l’Occident, et plus particulièrement la France », a indiqué le panafricaniste béninois Kemi Seba tout en précisant que « Ce n’est que le début ». A rappeler que cette mobilisation a eu lieu dans plusieurs régions du Mali.

Le second rendez-vous est annoncé pour le 22 janvier 2022. Cette fois-ci, partout dans le monde, des mobilisations sont prévues devant les ambassades du Mali, « pour dire non à l’agression de la souveraineté malienne et africaine ».

Chiencoro Diarra

14 janvier 2022 0 comments
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Conseil supérieur extraordinaire de la défense nationale
Politique

CSDN : « Notre souhait est que ces sanctions soient les plus brèves » (Col. Abdoulaye Maïga)

by Sahel Tribune 14 janvier 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la salle des Banquets du palais de Koulouba s’est tenu, vendredi 14 janvier 2022, un Conseil supérieur extraordinaire de défense nationale. Présidée par le chef de l’État, cette session avait pour objectif la validation du plan de riposte du gouvernement aux sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa tout en réitérant la disponibilité des autorités au dialogue.

Après les sanctions « inhumaines, illégitimes et illégales » de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) contre le Mali, les réactions se multiplient de part et d’autre. Contre ces sanctions, le gouvernement malien a riposté, dans la nuit du 9 au 10 janvier, à travers un communiqué, qui a été suivi par un Conseil extraordinaire des ministres, lundi 10 janvier, au cours duquel des mesures ont été adoptées.

Bras de fer avec la Cédéao et l’Uemoa ?

À l’issue d’un Conseil supérieur extraordinaire de défense, lundi 10 janvier 2022, le président Goïta a procédé à la validation du plan de riposte du gouvernement. Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, ce plan exhaustif « essaie de prendre en compte les priorités et les préoccupations [des] populations en termes d’approvisionnement en produits de première nécessité ». Aussi s’agit-il d’un plan transversal comportant plusieurs composantes : des questions diplomatiques, géopolitiques, économiques et financières ainsi que des questions sociales, a précisé le ministre Maïga.

Toutefois, le ministre Porte-parole du gouvernement souligne que « l’objectif de ce Plan n’est pas d’être dans une posture de bras de fer avec la Cédéao et l’Uemoa ». Et d’ajouter : « Notre souhait est que ces sanctions soient les plus brèves possible aussi bien dans l’intérêt du peuple malien, mais aussi dans l’intérêt des États de la Cédéao et des États de l’Uemoa ».

Des réactions

Dans une adresse à la nation, diffusée à la chaîne de télévision nationale (ORTM), lundi 10 janvier, le président de la transition a joint sa voix à celle du gouvernement pour appeler les Maliens à un « grand rassemblement », ce vendredi. Toutefois, il a exprimé sa volonté de dialoguer pour une résolution rapide de la situation.

Au cours d’une session des Nations unies sur la situation malienne, mardi 11 janvier 2022, la Russie et la Chine ont bloqué des sanctions contre le Mali. Mais, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres multiplie les démarches pour une sortie rapide de crise. C’est dans la même dynamique de résolution de l’impasse entre le Mali et ces organisations sous-régionales que le panel des hautes personnalités des Assises nationales de la refondation a remis, vendredi 14 janvier 2022, sa contribution au colonel Assimi Goïta.

Sahel Tribune

14 janvier 2022 0 comments
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Contribution du panel des hautes personnalités à la situation malienne
ExclusifPolitique

Situation malienne : la contribution du panel des hautes personnalités

by Chiencoro 14 janvier 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le panel des hautes personnalités des Assises nationales de la refondation a produit un document de réflexion sur la situation malienne. Intitulé « Contribution du Panel à la stratégie de riposte nationale aux décisions de l’UEMOA et de la CÉDÉAO », ce document a été soumis au président de la transition, col. Assimi Goïta, vendredi 14 janvier 2022.

Une contextualisation historique, des analyses juridiques, économiques et financières ainsi que des recommandations pour permettre une sortie de crise au Mali, tel est le contenu de ce document de réflexion produit et soumis par le panel des hautes personnalités au président Goïta. Une contribution qui vise une meilleure compréhension de la situation actuelle du pays, à partir du passé afin d’envisager les ripostes pour l’avenir. Car selon le président du panel, Zéni Moulaye, ces sanctions imposées au Mali constituent « une véritable agression de la part d’organisation dont nous attendons plutôt de la solidarité et non des sanctions ».

Vivre en bonne harmonie avec le reste du monde

Le document fait donc des recommandations aussi bien aux autorités maliennes qu’aux organisations sous-régionales, auteurs des sanctions. Des recommandations sur les plans juridique, économique et financière, précise le président du panel.

Des suggestions sont également faites pour l’environnement international. « Comme vous le savez, nous vivons certes chez nous, mais nous vivons également dans un environnement immédiat et international », a rappelé Zéni Moulaye. Et d’ajouter : « Il est important de tenir compte de ces environnements pour vivre en bonne harmonie avec le reste du monde ».

Après la réception de ce document de réflexion, le président de la transition a présidé un Conseil supérieur de la défense nationale. Dans l’après-midi, un grand rassemblement est prévu à Bamako et dans plusieurs régions du pays, en vue de dénoncer les sanctions et exprimer leur soutien à la transition. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres est à pied d’œuvre pour un retour à la normale et une levée progressive des sanctions.

Chiencoro Diarra

14 janvier 2022 0 comments
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Diby Silas Diarra, un héros solitaire et oublié.
ExclusifSeko ni Donko

Livre : « Diby Silas Diarra, un héros solitaire et oublié ? », un essai de recadrage

by Chiencoro 13 janvier 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Publié chez les éditions La Sahélienne, dans la Collection mémoire, en septembre 2021, Au nom de tous les siens : Diby Silas Diarra, un héros solitaire et oublié ? redore l’image d’une figure contestée de l’histoire politique du Mali.

« Au sortir de la rébellion en 1964, tous les Maliens, du moins, ceux du sud, ont vu en Diby Silas Diarra un militaire de grande valeur, un patriote convaincu. Avec le coup d’État militaire de novembre 1968, commence la descente aux enfers du Président Modibo Kéïta et de Diby Silas Diarra qui, par fidélité à son Président, n’a jamais accepté ce coup d’État, commandité probablement de l’extérieur », écrivent Joseph Tanden Diarra et Victorien Dakouo, dans leur ouvrage collectif. Un passage qui peut servir de résumé du projet des auteurs. Car mettant en lumière toute la controverse autour de cette figure de l’histoire des premières heures de l’indépendance du Mali.

Diby Silas Diarra, un héros solitaire et oublié 4ème couverture
Diby Silas Diarra, un héros solitaire et oublié, 4ème couverture. ©Togola/Sahel Tribune

De la généralisation

Plus qu’un simple récit, cet ouvrage est un essai de recadrage sur la vie de ce capitaine de l’armée malienne, « pétri de discipline militaire et imprégné des idéaux du parti US-RDA ». A travers une approche inclusive et analytique, les auteurs tentent de redorer l’image de ce « héros national », mais vite oublié, en se fondant sur des témoignages issus de diverses sources.

Toutefois, ces écrivains estiment difficile d’avoir de l’unanimité autour d’un nom, « aussi grand soit-il ». Cet ouvrage de 327 pages démontre que ce « héros solitaire » a généralement été présenté comme un tortionnaire, à tort ou à raison, par des auteurs. « Une chose arrivée une seule fois est relatée comme si elle était habituelle, un seul interrogatoire qui finit mal, est relaté comme si tous les interrogatoires finissaient de même », indiquent Joseph Tanden Diarra et Victorien Dakouo.

Un ouvrage actuel

Construit autour de huit chapitres, cet essai aborde plusieurs thématiques connexes. Mais toutes se ramènent à la vie de « ce héros oublié ». De la force des valeurs traditionnelles dans nos sociétés d’antan jusqu’à leur affaissement, au procès des différents régimes politiques qui se sont succédé à la tête de l’État malien, en passant par le difficile mariage de différentes valeurs et à la Françafrique, cet ouvrage est assez instructif et achevé.

La richesse de ses différentes thématiques fonde toute sa modernité, à une époque où le pays est dirigé par des militaires qui tentent de refonder l’État.

L’Ouvrage est disponible en vente auprès des auteurs, dans des librairies de la place ainsi qu’aux éditions La Sahélienne. L’unité coûte 12 000 FCFA.

Chiencoro Diarra

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