À l’occasion de la Journée internationale des musées, le Musée national du Mali a organisé une causerie-débat, lundi 18 mai 2026, autour du rôle unificateur de la culture dans un contexte national sensible.
Dans les salles du Musée national du Mali, les voix des experts ont résonné bien au-delà des cimaises. À l’occasion de la Journée internationale des musées, une causerie-débat d’envergure a été organisée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, témoignant de l’intérêt croissant des autorités pour la valorisation du patrimoine culturel.
Placée sous le thème « Les musées unissent un monde divisé », la journée a vu intervenir deux figures reconnues du secteur : le Dr Fodé Moussa Sidibé et le Dr Samuel Sidibé. Devant un public attentif, ils ont développé une conviction commune — celle que les musées ne sont pas de simples dépositaires d’objets anciens, mais de véritables espaces de dialogue, de compréhension mutuelle et de construction de la paix. Des lieux capables de tisser des liens entre cultures, communautés et générations.
L’événement ne s’est pas limité à la capitale. Au-delà du Musée national, le Musée de Bamako, le Musée Muso Kunda et plusieurs institutions des régions ont ouvert leurs portes au grand public, organisant des visites guidées et des échanges avec les habitants. Une mobilisation nationale pilotée par le comité de l’ICOM-Mali, la branche malienne du Conseil international des musées.
Les musées ont été présentés comme des acteurs essentiels de cohésion sociale, de transmission des savoirs et de promotion du vivre-ensemble.
Cette édition 2026 revêt une portée symbolique particulière. Elle s’inscrit dans le cadre de l’« Année de l’éducation et de la culture au Mali 2026-2027 », décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, avec pour ambition affichée de renforcer l’éducation, la culture et l’unité nationale.
Créée en 1977 par l’ICOM et célébrée chaque 18 mai dans le monde entier, la Journée internationale des musées prend donc, au Mali, une résonance toute particulière. Dans un pays en quête de réconciliation et de reconstruction identitaire, le choix de mettre les institutions culturelles au premier plan n’est pas anodin. Il témoigne d’une volonté de renouer avec ce qui unit plutôt qu’avec ce qui divise.
A.D
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