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Lexpert indépendant sur la situation des droits de lhomme au Mali Alioune Tine.
Politique

Situation malienne : Alioune Tine propose…

by Sahel Tribune 12 janvier 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Face à l’ampleur de la crise malienne, Alioune Tine propose l’implication du président sénégalais ainsi que de l’Algérie pour une meilleure résolution de la situation.

À la suite des sommets extraordinaires, tenus dimanche 9 janvier 2022, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont annoncé contre le Mali des mesures « extrêmement dures ». Des sanctions, selon l’avis du président fondateur de think-tank « AfricaJom Center », Alioune Tine, « vont étouffer le Mali ».

« Engager les négociations diplomatiques »

L’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Mali invite donc les parties à faire profile bas. Aux Maliens, il exhorte, « de faire un pas parce que nous sommes jusqu’ici dans des logiques de surenchère ».

Rappelant la situation qui a conduit à cs sanctions, M. Tine indique que la présentation par la partie malienne d’une proposition de 5 ans a été mal perçue par la Cédéao. « Les sanctions semblent être une réponse du berger à la bergère », indique l’expert indépendant.

A. Tine souligne qu’il va de l’intérêt de tous de sortir des logiques de surenchères et d’« engager les négociations diplomatiques » pour la réussite desquelles le président de la république sénégalaise « est très bien placé en tant que voisin et très bien placé aussi en tant président de l’Union Africaine pour engager, faciliter vraiment le dialogue diplomatique entre la CEDEAO et l’Union Africaine ».

Rassemblement pour dénoncer et soutenir

En plus du président Macky Sall, pour la résolution de cette crise malienne, le président fondateur de « AfricaJom Center » pense que « l’Algérie aussi qui a fait récemment une communication est très bien placée [ndlr] pour faciliter les négociations diplomatiques pour qu’on sorte très rapidement de cette crise ».

Pour rappel, la Russie et la Chine se sont opposées à des sanctions contre le Mali, au Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 11 janvier 2022. Dans une adresse à la nation, lundi 10 janvier, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, s’est dit ouvert au dialogue avec la Cédéao et a invité les Maliens au rassemblement.

Cette sortie télévisée a été précédée, le même jour, par un Conseil des ministres extraordinaire, au cours duquel les Maliens ont été invités à un grand rassemblement, vendredi 14 janvier 2022. Un rassemblement, dont le but ne serait autre que de dénoncer les sanctions jugées « inhumaines, illégitimes et illégales » mais aussi d’exprimer le soutien du peuple aux autorités de la transition.

Sahel Tribune

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Les vastes champs de riz de l'Office du Niger incarnent la prospérité et le développement agricole du Mali. Ces étendues fertiles témoignent de l'engagement du pays envers l'agriculture, un secteur vital représentant 38 % de son PIB.
ExclusifSécurité

Crises maliennes : et si on sortait du réductionnisme ?

by Chiencoro 12 janvier 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Depuis l’annonce des sanctions communes de la Cédéao et de l’Uemoa contre le Mali, les crises maliennes sont lues différemment. Il est important de sortir du réductionnisme.

L’impasse entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et les dirigeants maliens de la transition était au menu d’une rencontre, mardi 11 janvier 2022, au Conseil de sécurité des Nations Unies. Au grand dam de plusieurs observateurs de la sous-région ainsi que de certains pays européens, aucune sanction commune n’a pu être prononcée par le Conseil de sécurité, qui se trouve divisé autour de cette situation.

Certaines déclarations au cours de cette rencontre laissent entrevoir des manœuvres visant à décrédibiliser les autorités maliennes.

« Jamais notre pays n’a été aussi mieux doté »

Au cours de cette réunion, le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali, El-Ghassim Wane, chef de la Minusma, a pris la parole pour faire l’état de la situation sécuritaire et humanitaire du pays. Selon lui, une décennie après le début des affrontements au Mali, l’espoir d’une résolution rapide des conflits ne s’est pas concrétisé. Comme argument, il avance que « l’insécurité s’est étendue, la situation humanitaire s’est détériorée, de plus en plus d’enfants ne sont pas scolarisés et le pays est affecté par un cycle sans fin d’instabilité ».

Une déclaration que des observateurs avertis de la situation de ce pays sahélien trouveront déformée parce que ne tenant pas assez en compte des réalités objectives du terrain.

Il convient de noter que le corollaire de l’instabilité reste bien entendu l’insécurité, ayant comme conséquences la crise humanitaire et la fermeture des écoles. Or, depuis l’attaque meurtrière de début décembre 2021, et qui a coûté la vie à une trentaine de civils, dans la région de Bandiagara, beaucoup d’accalmies sont revenues, dans les régions du centre et du nord du pays. Cela en raison de la multiplication des opérations militaires des forces armées maliennes.

D’ailleurs, faut-il le rappeler, cette armée a été bien ragaillardie au cours de l’année écoulée, comme le témoigne cette déclaration du chef d’État-major général des armées, le Général de brigade Oumar Diarra : « Dans le cadre de l’acquisition des matériels et équipements, jamais notre pays n’a été aussi mieux doté en si peu de temps ».

Un héritage

Ces succès et ces efforts des autorités de la transition diraient peu à des membres du Conseil de sécurité ainsi qu’à des dirigeants de la sous-région, malmenés par de grandes puissances. Sinon, il faut vraiment être d’un autre monde pour mettre la crise alimentaire que le pays connaitra en 2022 au compte de cette gouvernance militaire.

En effet, au Conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la Minusma a indiqué que « plus de 1,8 million de personnes devraient avoir besoin d’une aide alimentaire en 2022 contre 1,3 million en 2021, le niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé enregistré depuis 2014 », rapporte Onu info.

Pourtant la cause de cette crise alimentaire n’est nullement un secret de polichinelle. Il suffit de s’entretenir avec les agriculteurs, à l’intérieur du pays, pour mieux s’imprégner de la situation. La dernière campagne agricole n’a pas été bonne pour des raisons de pluviométrie et d’insécurité. Une insécurité dont le pays est confronté depuis 2012. Crise dont les autorités actuelles ont hérité, le 7 juin 2021.

Le paradoxe

Outre ces incompréhensions ou analyses tordues sur la situation malienne, il faut noter les paradoxes dans les discours. En juin dernier, après l’investiture du colonel Assimi Goïta et la formation du gouvernement de transition, El-Ghassim Wane avait déclaré : « Une action immédiate est maintenant requise pour engager des réformes cruciales et jeter les bases d’un processus électoral crédible ». Maintenant que ces bases sont jetées, à travers les Assises nationales de la refondation, dont M. Wane trouve les propositions comme « une fenêtre d’opportunité sur laquelle toutes les parties prenantes devraient s’appuyer pour avancer dans la mise en œuvre de l’accord de paix », le Mali reçoit des sanctions.

C’est sûrement en connaissance de ce paradoxe que le chef de l’État malien, dans son adresse à la nation, lundi 10 janvier 2022, a justifié le choix du chronogramme présenté à la Cédéao, en soutenant que « l’histoire sociopolitique de notre pays nous a appris à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement ». Et d’ajouter : « Nous avons tenu les Assises nationales de la refondation afin de recenser l’ensemble [des préoccupations du peuple] pour bâtir un Mali nouveau ».

Les réactions de la plupart des partenaires du Mali prouvent à suffisance que chacun se soucie de ses intérêts et non de ceux du peuple malien auquel ils s’identifient pourtant. Il suffit que 28 Casques bleus tombent au Mali, lors d’un seul incident, pour tirer la sonnette d’alarme. Pourtant, des civils maliens ont été pris pour cible par des forces armées partenaires du pays. Mais où en sommes-nous aujourd’hui avec ces dossiers ? Pour rendre service à ce pays, il faudrait sortir du réductionnisme.

Chiencoro Diarra

12 janvier 2022 0 comments
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Monument à Bandiagara
Sécurité

Crise sécuritaire : Bandiagara, cet eldorado devenu un cauchemar, retrouve son calme

by Chiencoro 11 janvier 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, l’insécurité a bouleversé les activités génératrices de revenus dans la région de Bandiagara : le tourisme. Aujourd’hui, des villages vides commencent à être réoccupés.

Autrefois très fréquentée, aujourd’hui la voie Sévaré-Bandiagara, distante d’une soixantaine de km, a perdu son ambiance. Sur ce tronçon, on rencontre à compte-goutte des usagers. À partir de 18 h, on y rencontre presque plus. En raison de ses nombreux sites touristiques, la ville de Bandiagara drainait pourtant un flux de visiteurs.

Des villages déserts

De nos jours, et cela, depuis quelques années, tout au long de ce tronçon Sévaré-Bandiagara, on ne voit que de petits villages clairsemés, dans cette zone semi-désertique, frontalière avec le Burkina Faso. Des villages quasi déserts. Par endroit, des checkpoints occupés par des donzos du groupe d’autodéfense, munis de fusils traditionnels ou de Kalachnikov, sont observables. Malgré tout, le vide humain ne passe pas inaperçu.

Cette crise sécuritaire qui sévit dans la région, depuis des années, a fait fuir les habitants vers des zones plus calmes, dans la région de Mopti ou sur d’autres sites aménagés pour réfugiés, à travers le pays.

Dans cette région, l’attaque la plus récente remonte au 3 décembre 2021. De présumés jihadistes ont pris pour cible un véhicule de transport en commun et ont tué au moins 30 civils.

Les attaques « lâches » de la sorte sont monnaie courante sur la RN15 qui relie Sévaré à Bandiagara. À plusieurs reprises, des ponts ont été également dynamités par des « bandits armés » dans l’optique d’isoler cette ville historique et attrayante du reste du monde.

Voyager à Bandiagara devient donc aujourd’hui une épreuve stressante et une véritable aventure de combattant. « Rares sont les voyageurs qui viennent dans cette ville et repartir le même jour », confie une source présente dans la région.

La tranquillité dans les esprits

Les autorités maliennes de la transition ont pris à bras le corps cette situation afin de redonner à Bandiagara ses lettres de noblesse. Après la tuerie du début décembre, le gouvernement de transition a déployé une forte délégation, du 8 au 9, pour assister et rassuré les populations de leur détermination à restaurer la paix et la quiétude sur toute l’étendue du territoire. Un message qui commence à avoir écho dans cette ville aux mille merveilles. « Cette famille que vous voyez est revenue il y a seulement quatre jours », nous a indiqué un habitant de Bandiagara. Preuve que le calme commence à s’installer, la tranquillité revient de plus en plus dans les esprits.

Cet engagement des autorités maliennes auprès des populations les plus meurtries est ce que le locataire de Koulouba, colonel Assimi Goïta, a également prouvé le 22 décembre dernier en déployant une délégation dans la région pour porter assistance à 300 familles vulnérables de Bandiagara, Koro et Bankass. Une solidarité qui s’est étendue sur Mopti et Djenné, le lendemain.

Au moment où Paris a annoncé la réduction de l’effectif de ses militaires au Sahel, Bamako a vite cherché à multiplier ses partenariats militaires et à mieux outiller cette armée loyale et républicaine, laissée pour compte depuis des années par les régimes qui se sont succédé à la tête de l’État. Cette volonté des autorités maliennes a installé une crise diplomatique entre la France et le Mali.

La situation sécuritaire dans cette zone de Mopti, couramment nommée centre du Mali, a commencé à se dégrader en 2015 avec les attaques de Dioura et Ténenkou.

Chiencoro Diarra

11 janvier 2022 0 comments
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Table de négociation diplomatique entre la CEDEAO et les pays en transition. Des représentants engagés discutent des sanctions régionales. Une scène capturant l'intensité des débats politiques et des enjeux économiques.
Politique

Sanctions contre le Mali : les réactions se multiplient

by Bakary FOMBA 11 janvier 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Suite aux sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa, imposées au Mali en vue d’exiger les autorités de la transition à céder le pouvoir à des civils dans un bref délai, les messages de condamnation et de soutien, à l’intérieur comme à l’extérieur, se multiplient. Les autorités continuent d’appeler au dialogue et au rassemblement.

Lors des sommets extraordinaires, tenus dimanche 9 janvier 2022 à Accra, au Ghana, les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et ceux de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont annoncé dans des communiqués, l’imposition d’une série de sanctions « très dures » contre le Mali. Suite à ces sanctions, des condamnations et des soutiens fusent de tous les côtés.

« C’est quoi le projet ? »

Dans la soirée du lundi 10 janvier, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, dans une adresse à la nation, a invité le peuple au rassemblement et la Cédéao au dialogue. Cette sortie télévisée a été précédée par un Conseil des ministres extraordinaire au cours duquel des mesures d’apaisement et d’assurance ont été adoptées.

Pour sa part, l’artiste malien, Master Soumy, s’interroge sur ces sanctions imposées à son pays par ces deux organisations. « Toutes ces sanctions font-elles vraiment partie des textes et dispositions juridiques de la CEDEAO ? Je n’ai pas souvenance, alors j’ai envie de dire aberration ! Sinon c’est quoi le projet et l’objectif visé par la prise de ces sanctions illégales et illégitimes ? », s’interroge le jeune rappeur avant de poursuivre : « Alors c’est quoi le projet ? Enfoncer la population Malienne et aussi celle de la sous-région dans une souffrance sans précédent ? À quelle fin ? Car n’oublions pas que lorsque le feu s’allume à Bamako, la fumée pourra sortir ailleurs… Est-ce c’est dans l’objectif de donner une leçon de démocratie au Mali ? »

Syndicat d’affairismes

Dans des pays voisins, membres de ces deux organisations, les réactions ne se font pas non plus attendre. Au Sénégal, plusieurs personnalités publiques ont désapprécié ces décisions de la Cédéao et de l’Uemoa. C’est le cas de Dr Cheick Tidiane Dieye, directeur exécutif de « Enda CACID », qui « condamne fermement les sanctions illégales, abusives et disproportionnées infligées au peuple malien par le syndicat des Chefs d’État de la CEDEAO ». Ousmane Sonko, président du parti politique PASTEF Les Patriotes , poursuit dans la même lancée : « La CEDEAO veut substituer une souveraineté communautaire factice à une souveraineté légitime du peuple malien qu’elle n’a jamais pu aider ni dans sa lutte contre le terrorisme djihadiste, ni contre les dérives politiques du président déchu, membre de leur syndicat d’affairismes ».

En Afrique, beaucoup de pays non membres de ces organisations ont exprimé également leur soutien aux autorités maliennes de la transition. À l’intérieur du pays aussi, l’heure est plus qu’au rassemblement. Maints syndicats apportent leur soutien. La synergie syndicale de l’éducation a d’ailleurs, au cours d’une réunion extraordinaire le 10 janvier, suspendu son mot d’ordre de grève ainsi que toutes les actions programmées jusqu’à l’amélioration de la situation du pays. Ils jugent ces sanctions « disproportionnées et injustifiées ».

L’Afrique trahi

Aussi faut-il noter que les Comités exécutifs nationaux du Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC), du Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT), du Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales (SYNTRACT) et le Comité syndical des agences de développement régional (CS-ADR) ont condamné à l’unanimité, lundi dernier, dans un communiqué, ces « sanctions disproportionnées, inhumaines et injustifiées prononcées contre le Mali ». Ils appellent donc à l’union sacrée de tous les fils du Mali afin de permettre au pays de résister « aux conséquences collatérales de ces mesures injustes ».

De son côté, la plus grande centrale syndicale du pays, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) estime que « l’UEMOA et la CEDEAO ont une fois de plus trahi l’Afrique ».

Malgré cet embargo sur le Mali, l’Union nationale des chambres consulaires du Mali « rassure la population malienne que le marché est suffisamment approvisionné en produits de première nécessité ». Elle invite également les opérateurs économiques « à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’approvisionnement régulier à partir des autres corridors qui sont ouverts ».

Ces assurances viennent s’ajouter à celles des autorités maliennes qui indiquent avoir pris toutes les dispositions pour surmonter cette situation.

Bakary Fomba

11 janvier 2022 0 comments
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Le président de la transition lors de son adresse à la nation, lundi 10 janvier 2022
ExclusifPolitique

Le président Goïta invite les Maliens au rassemblement et la Cédéao au dialogue

by Chiencoro 10 janvier 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans un discours, diffusé sur la chaîne de télévision nationale (ORTM), le président malien de la transition appelle les Maliens au rassemblement et maintient les portes du pays ouverts au dialogue.

Sur la situation dans le pays, qui a d’ailleurs conduit à un bras de fer entre les autorités maliennes de la transition et les dirigeants de certaines organisations sous-régionales et bientôt sûrement internationales, le président Goïta s’est adressé aux Maliens, lundi 10 janvier. Dans un discours à la télévision nationale, il condamne le « caractère illégitime, illégal et inhumain » des sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa, qu’il exhorte à un examen minutieux de la situation malienne. « Nous appelons la Cédéao, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur du peuple malien au-dessus de toute autre considération », a-t-il déclaré.

Ouvert au dialogue

Justifiant le chronogramme présenté à la conférence des chefs d’État de la Cédéao, le 31 décembre dernier, le locataire de Koulouba précise que « l’histoire sociopolitique de notre pays nous a appris à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement ». Avant d’ajouter : « Nous avons tenu les Assises nationales de la refondation afin de recenser l’ensemble [des préoccupations du peuple] pour bâtir un Mali nouveau ». C’est sur la base des conclusions de ces ANR qu’un chronogramme a été présenté à la Cédéao, à travers une mission interministérielle auprès du président en exercice de l’institution, Nana Akufo Addo.

Malgré tout, rassure le colonel Goïta, « le Mali reste ouvert au dialogue avec la Cédéao pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes de l’organisation ». Car, précise-t-il, l’engagement des autorités de la transition pour un retour à un ordre constitutionnel sécurisé et apaisé n’a jamais failli.

« L’heure est au rassemblement »

En attendant, il appelle les Maliens à une union sacrée afin de surmonter cette période difficile. « L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusif » pour réaffirmer leur position de principe de défendre la patrie. Il les exhorte malgré tout au calme et à la sincérité, car « le chemin qui mène au bonheur est un chemin très dur ». Si la Cédéao et l’Uemoa se sont assumés, il faut en faire autant, demande-t-il, sans violence.

Des dispositions sont déjà prises pour faire face à ces sanctions, rassure-t-il.

Cette adresse à la nation a été précédée par un Conseil des ministres extraordinaire à Koulouba sur la même situation. Aussi faut-il le rappeler, dans la nuit du 9 au 10 janvier 2022, le gouvernement de transition, à travers un communiqué lu à la télévision nationale, a condamné ces sanctions et appelé les Maliens au calme.

Chiencoro Diarra

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manifestation en Côte d'Ivoire lors de la présidentielle de 2020
Politique

Côte d’Ivoire : vers une nouvelle instabilité politique ?

by Bakary FOMBA 10 janvier 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Alors que le climat politique s’était relativement apaisé en Côte d’Ivoire depuis la multiplication des gestes d’apaisement et la reprise du dialogue politique mi-décembre 2021, des bruits de bottes se font de nouveau entendre. La publication d’un nouveau rapport d’enquête sur les crimes commis lors de la présidentielle d’octobre 2020 risque en effet de raviver les tensions dans le paysage politique de ce pays côtier d’Afrique de l’Ouest. Ce document met en cause de principaux leaders de l’opposition.

Un an après les violences qui ont précédé et suivi la présidentielle ivoirienne d’octobre 2020, l’Unité spéciale chargée d’enquêter sur les violences liées à ces élections a livré son rapport, le 27 décembre 2021. Dans ce document d’une soixantaine de pages, cette structure composée de 40 policiers et gendarmes placés sous la houlette du procureur d’Abidjan, incriminent plusieurs membres de l’opposition, au premier rang desquels, l’ex-président Henri Konan Bédié.

Évènements « planifiés et financés »

Lors des élections présidentielles ivoiriennes d’octobre 2020, des principaux partis de l’opposition et des citoyens ordinaires avaient manifesté publiquement leur contestation, en réaction au troisième mandat d’Alassane Ouattara, actuel chef d’État, ainsi que par rapport à la révision de la liste électorale qu’ils estimaient « opaque et non inclusive ». Au cours de ces manifestations, des violences politico-ethniques ont été perpétrées. Des violences dont le bilan a été estimé à 85 morts et 500 blessés, entre août et novembre 2020.

Dans un rapport, le 2 décembre 2020, Human Rights Watch avait indiqué la mort de plus de 50 personnes «lors des violences politiques et intercommunautaires qui ont accompagné l’élection présidentielle du 31 octobre 2020». Cette organisation exhortait les autorités ivoiriennes d’enquêter, en toute urgence, sur ces «meurtres» et à «veiller à ce que toutes les personnes responsables des meurtres illégaux soient traduites en justice».

Le document de l’unité spéciale ivoirienne évoque surtout une instrumentalisation de la jeunesse « par les leaders politiques », et plus particulièrement par Henri Konan Bédié, afin de faire « échec à la tenue de l’élection et accentuer le climat de terreur ». Selon les précisions de ce rapport, « les évènements survenus à l’occasion de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ont été planifiés et financés essentiellement par des acteurs politiques et de la société ».

Henri Konan Bédié n’est nullement le seul cité nommément dans ce rapport accablant. Les enquêteurs reprochent également au « Sphinx de Daoukro » d’avoir menacé la sécurité du pays en appelant au boycott du scrutin présidentiel, puis en annonçant la création d’un Conseil national de transition (CNT), aux côtés du candidat du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan.

Un an après ces troubles qui ont émaillé l’élection présidentielle de 2020, un rapport d’enquête accuse les membres de l’opposition d’être responsables de ces heurts. Et le procureur d’Abidjan, Richard Adou, menace de poursuites contre « toutes les personnes qui ont de près ou de loin participé » à ces violences de 2020. Une sortie que des observateurs de la scène politique ivoirienne qualifient d’inopportune et de provocatrice. Une intervention qui tend à saborder le processus du dialogue initié entre le pouvoir et l’opposition.

La stabilité à tout prix

À travers un communiqué, le 29 décembre dernier, le clan de l’ex-président Henri Konan Bédié dément ces allégations et renvoie les responsabilités au camp du régime Ouattara.« Le troisième mandat et ses supporters sont les auteurs directs et indirects de la désobéissance civile, des exactions et violences qui ont suivi en octobre 2020 », a affirmé HKB, deux jours après la publication du rapport.

Cette situation ivoirienne est une épine qui mérite une attention particulière. Car mal traitée, elle peut compromettre le peu de quiétude qui règne encore dans cette partie du continent africain.

Est-il besoin de rappeler que la Côte d’Ivoire est fragilisée depuis septembre 2002 ? Une situation qui s’est aggravée à travers la crise postélectorale de novembre 2010. Il importe, dès lors, de trouver les ressources nécessaires pour opérer la transition vers une culture de la paix, à travers la réconciliation nationale.

Les autorités ivoiriennes doivent donc trouver d’autres alternatives pour traiter ces dossiers incriminant des membres de l’opposition politique et de la société civile. Car toute poursuite de ces personnalités, en cette période charnière de la vie du pays, portera non seulement un coup dur à la réussite du processus du dialogue politique et pourrait déboucher sur une nouvelle période d’instabilité dans ce pays longtemps considéré comme un havre de paix en Afrique de l’Ouest.

Bakary Fomba

10 janvier 2022 0 comments
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Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO
ExclusifOpinionPolitique

Transition : Entre le Mali et la Cédéao, le marchandage est loin d’être terminé

by Chiencoro 9 janvier 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), couplé avec la session de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a adopté le ton de la fermeté face aux autorités maliennes de la transition.

Entre le Mali et la Cédéao, le climat reste tendu. Malgré la multiplication des démarches entre l’institution ouest-africaine et ce pays sahélien, afin de trouver un arrangement plus favorable, la Cédéao maintient le ton de la fermeté. Cette fois-ci, elle n’est pas seule. Elle s’est fait accompagner par l’UEMOA pour adopter des sanctions communes contre le Mali, dont les autorités avaient proposé une prolongation de la transition, de cinq ans, à compter du 1er janvier 2022. Malgré la revue en baisse d’un an de cette durée, les deux institutions tapent le poing sur la table.

Le paradoxe

« Autant nous sommes conscients de la complexité de la situation de ce pays, autant nous avons la conviction que toutes les réformes politiques, économiques et sociales visant la refondation du Mali ne pourraient être conduites que par des autorités démocratiquement élues », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, à l’ouverture de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA. Cette affirmation du président du Faso fait surtout référence aux conclusions des Assises nationales de la Refondation, organisées par les autorités transitoires. Pourtant, les clauses de ces ANR ont-elles vraiment une valeur aux yeux de ces hommes ?

Se cachant derrière des principes, ces chefs d’État de la sous-région soutiennent le retour rapide du pouvoir aux civils dans ce pays sahélien, en proie à l’insécurité et à la mauvaise gouvernance depuis des années. De leur côté, les militaires au pouvoir comptent d’abord mettre en œuvre les recommandations des ANR avant de remettre le pouvoir aux civils. Le marchandage devrait donc encore se poursuivre entre le Mali et les dirigeants de la Cédéao, qui se disent ouverts au dialogue tout comme les autorités maliennes. Les deux organisations ouest-africaines souhaitent quand même un nouveau chronogramme plus raisonnable afin de revoir leur copie.

Toutefois, leur volonté de retourner le pouvoir aux civils dans un délai record met au grand jour le paradoxe qui entoure leurs différentes prises de position. Pourquoi faut-il laisser la mise en œuvre de réformes dont des civils ont été incapables d’adopter et de mettre en application durant des années passées à la tête de l’État ? Où était la Cédéao quand la fraude électorale emportait le Mali dans un vaste tourbillon ? Où était-elle quand la corruption était devenue le second nom de l’administration publique de ce pays ? Au nom de quel peuple, la Cédéao s’identifie-t-elle finalement ?

Le peuple dans le viseur

Pas quand même celui qu’il a abandonné à son sort pour s’allier à des dirigeants « apatrides ». Des dirigeants qui tripatouillent les résultats d’élections pour se maintenir au pouvoir ou tripatouillent la constitution de leur pays pour briquer un troisième mandat.

Les sanctions adoptées, dimanche 9 janvier 2022, par ces organisations ouest-africaines lors de leur sommet extraordinaire sont une illustration parfaite de leur manque de considération pour le peuple malien. À travers ces nouvelles sanctions, la Cédéao ainsi que l’UEMOA lèvent l’épée de Damoclès sur la tête de ce peuple. Sûrement pour avoir exprimé la volonté aux autorités transitoires d’opter pour une durée de 6 mois à 5 ans, avant l’organisation des élections générales.

Le gel des avoirs maliens au sein de la BCEAO, la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de l’organisation, la suspension des transactions avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de premières nécessités, le retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali, sont des mesures qui ne touchent pas que les autorités au pouvoir.

Cette manière d’agir, au lieu de démotiver la transition en place et créer un mécontentement populaire risque au contraire de créer plus d’unions autour de ces autorités. À travers ces mesures, la Cédéao vient encore de prouver qu’elle est une organisation qui défend l’intérêt des chefs d’État plutôt que des peuples, au nom desquels elle agit.

Chiencoro Diarra

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