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Avant-projet de constitution
ActuAnalyses

Refondation au Mali : une nouvelle constitution pour un nouveau départ

by Chiencoro 22 octobre 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de trouver des solutions appropriées aux problèmes qui gangrènent le Mali depuis des décennies de mauvaise gouvernance, les autorités maliennes de la transition ont lancé un vaste chantier de refondation parmi lequel la rédaction d’une nouvelle constitution, dont l’avant-projet est en restitution. Une fois adoptée par référendum, cette constitution devra assurer au Mali un nouveau départ et faire de ce pays la meilleure des terres possibles.

« La vie cherche un monde meilleur ». Cette affirmation du penseur britannique Karl Popper trouve sa lettre de noblesse dans la situation politique que traverse le Mali, depuis des décennies. Pour faire face à ces énormes crises qui l’assaillent, ce pays sahélien a lancé un vaste chantier de refondation. Un avant-projet de Constitution est déjà en restitution aux forces vives de la nation.

Interdépendance des problèmes

Cette loi fondamentale, appelée à remplacer celle de 1992 ayant mis fin au régime dictatorial du Général Moussa Traoré, n’a pas su combler les attentes du peuple souverain, qui était animé par le slogan « An tè kôrôlen fè fô kura » (traduit en français par « on ne veut plus de l’ancien, mais du nouveau », lors de la révolution de 1991.

Cette constitution de 92, encore en vigueur, avait donné l’espoir d’un renouveau, d’un nouveau départ pour le Mali, d’un changement de paradigme dans la gouvernance.

Ce monde meilleur, idéalisé par la constitution de 1992, n’a été qu’un leurre et non plus une lueur d’espoir. Les crises politiques, avec à la clé des coups d’État intempestifs entraînant des dysfonctionnements institutionnels et par ricochet une crise multidimensionnelle, justifient la volonté manifeste du peuple malien de cheminer vers un monde meilleur, un pays débarrassé des injustices socio-politico-économiques.

Depuis des années, la corruption, la délinquance financière, le favoritisme, le népotisme ont caractérisé l’État malien. Cette situation a conduit à une véritable instabilité politique lorsque chaque corporation revendiquait ses droits, où des partis politiques ne faisaient plus confiance aux résultats des élections organisées par la majorité au pouvoir.

La mauvaise gouvernance semble être à l’origine de la quasi-totalité de ces maux qui gangrénaient la nation malienne. Cette interdépendance des problèmes exige donc des solutions d’ensemble.

Redevabilité

Tous ces phénomènes ont montré la nécessité d’une réforme profonde dans le fonctionnement des institutions républicaines en vue d’arriver à un monde meilleur où les dirigeants se verraient beaucoup plus redevables à leurs citoyens. C’est ce qui explique l’ouverture de ce vaste chantier de refondation par l’État malien. La rédaction d’une nouvelle Constitution, dont l’avant-projet est en restitution par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution [CRNC], en est un des piliers majeurs. 

Lors de la cérémonie de remise officielle de cet avant-projet de constitution et du rapport de fin de mission de la CRNC, le 11 octobre 2022, le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré : « Après de longues années de soubresauts politiques, il nous faut repartir sur de nouvelles bases afin de créer les conditions d’instauration d’une démocratie réellement représentative, dans un cadre social apaisé et convivial ».

Cette nouvelle constitution en plan n’est-elle pas une recommandation du peuple souverain du Mali, dans sa quête effrénée de changement, de monde nouveau et plus meilleur.

Pour l’accès à ce monde meilleur où ses profondes aspirations seront désormais prises en compte et non celles d’un groupe d’individus ou d’une famille privilégiée, le peuple doit faire du référendum le moment historique où le « oui » remportera. Les phases de restitution qui sont ouvertes depuis le 17 octobre dernier et qui se poursuivront jusqu’au 25 octobre sont le moment idéal pour une meilleure appropriation du contenu de cet avant-projet qui pose les jalons d’un Mali nouveau et meilleur. Un pays qui sera de nouveau un modèle dans la sous-région. Car les Maliens vivent sur la meilleure des terres possibles.

Chiencoro Diarra

22 octobre 2022 0 comments
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Police nationale 1 1
A la UneSécurité

Militarisation de la police : Comment comprendre ce projet de loi adopté par le CNT

by Chiencoro 21 octobre 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le but d’accompagner les forces de défense et de sécurité dans leurs efforts de nettoyage du pays de l’hydre terroriste, les autorités maliennes ont adopté un projet de loi portant militarisation de la police et de la protection civile. Ledit projet a été adopté par le CNT.

Réunis en Conseil des ministres, le mercredi 5 octobre 2022, le gouvernement malien de transition a adopté un projet de loi portant militarisation de la police nationale et de la protection civile. Cette décision est une mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues les 27, 28, 29 et 30 décembre 2021 sur l’ensemble du territoire malien.

Selon le Conseil national de transition (CNT), réuni en sa session ordinaire d’octobre, le jeudi dernier au Centre international de conférence de Bamako (CICB), « Ce projet de loi constitue […] une opportunité de soutien à l’effort de guerre qui prédispose la population à appuyer les Forces de Défense et de Sécurité en acceptant de mettre plus de ressources humaines et matérielles à leur disposition ».

Des conclusions exécutoires

Cette militarisation répond en effet aux besoins liés à la situation sécuritaire et aux défis multiples auxquels les forces de défense et de sécurité aussi bien que les populations et les administrations publiques sont confrontées. « Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le Président peut prendre un décret en fonction des pouvoirs que la constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie », lit-on dans les Conclusions des Assises nationales.

Notons que ces Assises avaient mis sur la table une crinière de recommandations, dont certaines ont déjà été mises en œuvre, dans le cadre de l’amélioration croissante de la situation sécuritaire dans le pays. De l’instauration d’un service militaire obligatoire à partir de 20 ans au déploiement des officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères en passant par le développement de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali, le président de la transition honore un engagement pris devant le peuple malien et la Communauté internationale. Lors de l’ouverture de la phase nationale de ces Assises, le chef de l’État avait rassuré que les conclusions de cette rencontre allaient être « exécutoires ».

Assurer la sécurité et empêcher le retour des forces du mal 

À ces recommandations, il faut ajouter la construction de logements sociaux pour les militaires ainsi que la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des femmes et des enfants des militaires tombés au front.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, « cette militarisation permettra de déployer la Police nationale dans les zones reconquises par l’Armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des forces du mal ». La même source précise que cette mesure est « étendue à la Protection civile qui constitue le deuxième segment du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile avec la Police nationale pour permettre de couvrir les arrières des forces engagées au combat en vue de préserver les acquis et sécuriser l’Administration et les populations ».

Ces raisons avancées par les autorités maliennes justifient le bien-fondé de cette recommandation du peuple. Une recommandation qui contribuera sans nul doute à soutenir et maintenir la montée fulgurante des forces de défense et de sécurité en puissance. Surtout que la police dispose du plus grand effectif de tout le corps armé.

Adoption par le CNT

Selon le CNT, « Cette militarisation de la Police Nationale et de la Protection Civile concourent à la réalisation des objectifs de la refondation de l’Etat telle qu’indiquée dans les recommandations pertinentes des Assises Nationales de la Refondation et confirmée dans le Plan d’Action Stratégique de la Refondation à travers les actions prioritaires du Gouvernement ». 

Il est à rappeler que le Mali ne sera pas le premier à prendre une telle disposition. Aux États-Unis aussi bien qu’en Europe, on retrouve cette initiative de militarisation. La Côte d’Ivoire ainsi que le Burkina Faso sont des exemples dans la sous-région ouest-africaine.

Ce projet de loi a obtenu l’unanimité des membres de l’organe législatif de la transition malienne, qui étaient présents à cette séance plénière du jeudi 20 octobre, soit 111 voix pour.

À travers l’adoption de ce projet de loi, le président Goïta tente encore une fois de plus de lier l’acte à la parole.

Chiencoro Diarra

21 octobre 2022 0 comments
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Manifestation anti-française
A la UneSécurité

Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel

by Sahel Tribune 20 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Après le Mali, le Burkina Faso est le deuxième coup de semonce pour Paris. Qu’à Ouagadougou un putschiste succède à un autre ne devrait pas être un problème pour les autorités françaises, qui ont toujours su s’accommoder des régimes militaires africains. Sauf que le second putsch s’est accompagné d’un message inquiétant pour Paris.

Dès son premier discours, le nouvel homme fort du pays, le capitaine Ibrahima Traoré, a parlé de s’orienter vers « d’autres partenaires » capables d’aider efficacement le Burkina dans la lutte contre le terrorisme. Plus tard, il a accusé la France de soutenir et protéger son prédécesseur, le lieutenant-colonel Damiba. La tentative de contre-putsch du lieutenant-colonel Damiba a d’ailleurs été immédiatement attribuée à la France, suscitant une mobilisation violente de jeunes portant des drapeaux russes.

De défaites en putschs

Au Burkina Faso, le second putsch est une conséquence de l’inexorable dégradation de la situation sécuritaire. Plus les pays couverts par la mission Barkhane sont déstabilisés, plus la présence militaire française y est critiquée et délégitimée.

Le Mali, le Burkina Faso et, dans une moindre mesure, le Niger s’enfoncent dans une conflictualité de plus en plus confuse où il n’y a pas deux forces en confrontation comme dans une guerre ou une guérilla classiques mais où une multitude d’acteurs s’affrontent (forces de sécurité, milices communautaires, groupes djihadistes, bandes armées, etc.) et où la frontière entre djihadisme, banditisme et luttes intercommunautaires pluriséculaires est particulièrement floue.

Au Sahel, la criminalisation et l’ethnicisation du djihadisme sont des dynamiques fortement déstabilisatrices contre lesquelles l’intervention française, même en combinant action militaire et aide au développement, ne peut rien. Tandis que ce conflit multidimensionnel et régional s’exacerbe, les forces de sécurité nationales perdent du terrain et la population paie le prix fort. Les forces burkinabés ne contrôlent plus que 60 % du territoire national et les forces maliennes probablement moins de 50 %.

Cet effondrement sécuritaire produit des putschs en cascade au Mali et au Burkina Faso qui n’emportent pas seulement les pouvoirs en place mais remettent aussi en question leur principal partenaire sécuritaire : la France.

La France dans le viseur

Au Sahel et plus généralement en Afrique francophone, la mission Barkhane est vue par l’opinion publique comme un stratagème de l’État français pour piller cette région du monde.

En Afrique, les réseaux sociaux abondent d’accusations les plus farfelues sur ce que ferait réellement l’armée française au Sahel (exploitation minière, vol de bétail et même soutien aux djihadistes). En France, la majorité de la classe politique n’est pas encore prête à avouer que Barkhane est un échec et que la France s’est fourvoyée dans une guerre qu’elle ne peut pas gagner et dont elle ne sait pas comment sortir.

Les autorités françaises pratiquent l’art de l’évitement et attribuent les manifestations de rejet et les décisions des autorités maliennes et burkinabés aux manipulations de Moscou. Mais si les campagnes russes de désinformation sont si efficaces, c’est qu’elles trouvent une caisse de résonance avec le ressentiment profond qu’éprouvent les régimes et populations du Sahel à l’égard de la politique française.

Malheureusement, face à l’exacerbation du conflit, ni Paris ni les pouvoirs africains n’ont l’honnêteté d’assumer leur échec. Les « partenaires » se rejettent donc ouvertement la responsabilité de l’échec – chacun ayant besoin d’un bouc émissaire. Comme la défiance a remplacé la confiance, la condition fondamentale du partenariat sécuritaire n’existe plus.

La voie étroite

À supposer qu’elle soit possible, la refondation des relations franco-africaines que le président Macron avait annoncée à l’université de Ouagadougou en novembre 2017 ne peut avoir d’effet qu’à long terme. De même, la nomination d’un ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique et l’intensification de l’activisme numérique de la diplomatie française ne changeront pas grand-chose à l’opinion publique africaine, voire la conforteront dans ses certitudes anti-françaises. Le rétablissement de la confiance sera de toute façon une tâche de longue, voire de très longue haleine.

Si le gouvernement français veut tirer les leçons des erreurs passées et réussir le repositionnement de Barkhane sur le Niger et la défense des États côtiers, il faut s’interroger sur l’existence ou non des conditions du partenariat de sécurité : avons-nous encore des intérêts convergents ? Y a-t-il encore un minimum de confiance ? Évaluer sérieusement les forces de sécurité partenaires est aussi un impératif : quel est leur agenda ? Sont-elles cohésives ? Quel est leur degré de corruption et de fragmentation ?

Cela éviterait sans doute de miser sur des armées qui sont travaillées par de graves problèmes structurels, sont le reflet d’un nationalisme aux abois et sont de plus en plus tentées par l’aventure putschiste. Enfin, occuper le terrain pour éviter l’arrivée de mercenaires russes ne saurait être l’unique justification de la présence militaire française car cela conduira à un enlisement de plus en plus impopulaire.

Thierry Vircoulon, Coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut Français des Relations Internationales, membre du Groupe de Recherche sur l’Eugénisme et le Racisme, Université Paris Cité

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
20 octobre 2022 0 comments
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Restitution des travaux au Gouvernement
ActuPolitique

Avant-projet de Constitution : début de la restitution

by Sahel Tribune 18 octobre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Remis au président de la transition, le 11 octobre dernier, l’Avant-projet de Constitution de la République du Mali est entré dans une nouvelle phase le 17 octobre 2022. La Commission de rédaction de la nouvelle constitution, mise en place par le colonel Assimi Goïta, le 10 juin 2022, s’attèle à la restitution de ses travaux. Celle-ci a commencé avec les Institutions de la République, notamment le gouvernement, le 17 octobre, la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, le 18 octobre.

Le rapporteur général de la CNRC, Wafi Ougadeye, a succinctement présenté l’Avant-projet de Constitution en faisant ressortir les innovations majeures qu’il contient. Une manière de prouver la nécessité de cette initiative du chef de l’État. De ses explications, des changements dans le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême, la limitation du nombre de membres du Gouvernement, la création du Haut Conseil de la Nation et de la Cour des Comptes, ressortent clairement.

Restitution des travaux à la Cour suprême et à la Cour Constitutionnelle
Restitution des travaux de la CRNC à la Cour suprême et à la Cour Constitutionnelle, le 18 octobre 2022. ©Présidence du Mali.

Le projet de nouvelle Constitution accorde également une importance particulière à l’environnement en intégrant cette question dans une institution. Le Conseil économique, social et culturel doit devenir le Conseil économique, social, culturel et environnemental.

Des exemplaires de l’avant-projet ont été remis au président de la Cour suprême et au représentant du président de la Cour Constitutionnelle, qui ont apprécié la qualité du travail accompli tout en laissant ouverte la porte à des améliorations auxquelles les deux institutions se disent disponibles à accompagner la Commission, dont la mission devra prendre fin à la fin de ce mois.

Le Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, a salué les innovations contenues dans ce document et qui permettront de revitaliser le système politique malien. Ce document, a-t-il rassuré, sera soumis à un examen avant d’être amendé au besoin. Le référendum est annoncé pour mars 2023.

La rédaction

18 octobre 2022 0 comments
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Femmes rurales
Actu

Journée des femmes rurales : la lutte contre la pauvreté en milieu rural passe par la protection des femmes

by Bocar Harouna Diallo 15 octobre 2022
written by Bocar Harouna Diallo 2 minutes read

Bocar Harouna Diallo, jeune chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, rend un vibrant hommage aux femmes du monde entier, à l’occasion de la journée internationale des femmes rurales, célébrée le 15 octobre de chaque année. Pour assurer aux milieux ruraux un développement durable, il convient de protéger les femmes.

Les femmes sont nos mères, sœurs et épouses. Elles sont actrices de développement et indispensables dans la vie humaine. Elles font pourtant face aujourd’hui à de multiples problèmes à des degrés variables. Elles sont aussi marginalisées dans plusieurs secteurs notamment la propriété foncière, de bétail, l’égalité des salaires, la participation à la prise de décision et l’accès aux ressources, au crédit et au marché du travail. Il s’y ajoute des chantages, des mariages forcés, l’abandon de l’école, le pénible labeur domestique, les agressions sexuelles et physiques. Les femmes vivent silencieusement autant d’exactions.

Protéger les femmes

Outre ces maux, les femmes en particulier les transformatrices subissent de plein fouet les effets de la pandémie et de la crise russo-ukrainienne.

Compte tenu de cette panoplie de problèmes qui gangrènent la gente féminine, il urge de prendre des décisions idoines et mettre en œuvre des moyens de protection des femmes.

Il s’agit de mettre la femme au cœur des projets, programmes et politiques de développement, d’améliorer leurs conditions de vie pour leur permettre de faire face aux effets du changement climatique en corrélation avec la crise économique mondiale. D’autres axes d’intervention de protection des femmes peuvent concerner :

  1. L’alphabétisation des femmes et des jeunes filles ;
  2. Lutte contre la déscolarisation des filles ;
  3. Mise en œuvre des centres de formation professionnelle des métiers d’avenir ;
  4. L’appui à la création des GIEs et coopératives des femmes pour leur autonomisation financière ;
  5. L’appui à la transformation et au développement de l’économie sociale et solidaire pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin ;
  6. La responsabilisation des femmes dans les instances de décision.

Une attention particulière doit aussi être accordée aux femmes rurales qui sont plus marginalisées et qui peinent à avoir accès aux soins sanitaires de qualité, aux opportunités d’emploi et à la scolarisation.

Les femmes rurales sont des piliers essentiels en vue d’apporter des transformations socio-économiques, cultuelles, voire environnementales, nécessaires au développement endogène et par ricochet de lutter contre la pauvreté en milieu rural.

Bocar Harouna DIALLO

15 octobre 2022 0 comments
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Avant-projet de Constitution de la République du Mali.
A la UnePolitique

Avant-projet de Constitution de la République du Mali: version finale

by Sahel Tribune 13 octobre 2022
written by Sahel Tribune 0 minutes read

L’avant-projet de Constitution de la République du Mali et le rapport de fin de mission de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC) ont été remis au président de la transition, le 11 octobre 2022. Ci-joint la version finale du projet accompagnée d’un communiqué de la Commission.

Avant-Projet-Constitution_octobre_2022Télécharger
13 octobre 2022 0 comments
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Mme Kelly Aka, directrice d’HWPL Mali
Sécurité

Éducation à la paix : une branche HWPL s’installe au Mali

by Bakary FOMBA 13 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

En prélude au 8e Sommet pour la paix mondiale d’Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), l’Hôtel de l’Amitié de Bamako a servi de cadre, dimanche 9 octobre 2022, à la cérémonie d’ouverture de la branche d’HWPL au Mali.

Mettre en avant l’importance de l’institutionnalisation de la paix, tel est le but de l’ouverture de la branche HWPL au Mali. Les différents intervenants ont souligné l’importance de travailler main dans la main afin d’accomplir la paix mondiale. Face aux menaces dont le monde est confronté, il convient d’introduire en toute urgence dans chaque pays du monde des politiques de paix ainsi que des moyens de les établir.

 « Mettre fin aux guerres dans le village planétaire »

Sur ce plan, Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) est beaucoup en avance. Selon Mme Kelly Aka, directrice d’HWPL Mali, son ONG a pu mener différentes activités au Mali, notamment le projet « Nous sommes un ». Il s’agit d’une initiative nationale mise en place avec plusieurs ONG et personnes co-organisatrices dans le but d’établir une plateforme où le gouvernement et la société civile se réunissent pour discuter des moyens de résoudre les problèmes majeurs, propres à chaque région malienne.

« À ce jour, nous avons pu couvrir 9 régions en 2021 et 7 en 2022, ce qui nous a permis de trouver la source de nombreux problèmes dans chaque région avec la participation de plus de 80 organisations », a-t-elle précisé avant d’indiquer : « Au début, une démarche aussi ambitieuse semblait au-delà de nos capacités, mais au fil du temps, HWPL et ses partenaires à travers le monde ont montré qu’il était possible de parvenir à la paix ».

HWPL dispose également d’une initiative appelée l’éducation à la paix, avec pour devise « la paix commence avec moi ». Ce projet vise surtout à « ne plus laisser les guerres et les conflits aux générations futures ». À travers ce projet, explique Mme Aka, un programme de formation d’éducateurs à la paix a été mis en place par HWPL afin de former les enseignants au curriculum et de leur permettre de mener librement des activités pédagogiques dans leurs salles de classe.

« Notre objectif est de mettre fin aux guerres dans le village planétaire, d’établir la paix et de la laisser en héritage permanent aux générations futures », a déclaré dans son discours diffusé, M. Man Hee Lee, président d’HWPL, qui souligne que « Sans la paix, tout ce que nous avons réussi à construire serait détruit ».

Des témoignages

Au cours de cette cérémonie, plusieurs participants se sont exprimés en adressant des messages de félicitation à l’ONG HWPL, pour son effort conjoint dans la consolidation de la paix mondiale.

« De mars 2022 à aujourd’hui, HWPL et les co-organisateurs ont pu atteindre 7 régions, en s’assurant de tracer un plan d’action adapté à chaque région », a témoigné Yacouba Maïga, directeur exécutif de l’ONG Woiyo Kondeye, partenaire d’HWPL et co-organisateur de l’initiative nationale, le projet « Nous sommes un ». À l’en croire, « les résultats que nous obtenons en effectuant ce travail de paix avec HWPL sont irréfutables. Et aujourd’hui, je travaille activement pour que tous les Maliens rejoignent ce mouvement de paix ».

Aux dires de M. Maïga, l’ONG HWPL, qui travaille de façon bénévole dans tous les pays du monde, « est ici pour nous accompagner ». Toutefois, ce dernier invite à aider HWPL dans ses démarches et initiatives qui selon lui, nous permettent de nous « rapprocher chaque jour un peu plus à un climat pacifique dans notre pays », le Mali.

Le professeur Balla Keïta, enseignant à l’Université ESC Mali, tout en témoignant les efforts qu’HWPL déploie en faveur de la paix, a tout de même souligné la nécessité de « l’institutionnalisation de la paix dans le domaine de l’éducation à la paix ».

Pour rappel, HWPL est une organisation internationale de paix, qui intervient dans 170 pays à travers le monde. Son objectif est de parvenir à une paix durable.

Cette cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités maliennes.

Bakary Fomba

13 octobre 2022 0 comments
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