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Plan national de réponse contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition
A la Une

Sécurité alimentaire : à Nioro du Sahel, remise de plusieurs tonnes de céréales

by Chiencoro 6 juillet 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans le cadre du lancement de la 2e édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali, le colonel Assimi Goïta s’est rendu ce mardi 5 juillet à Nioro du Sahel. Plusieurs tonnes de céréales et d’aliments bétails ont été remises aux populations vulnérables des trois localités.

Située à 241 km au nord-est de la ville de Kayes et près de 500 km de Bamako, la ville de Nioro est à proximité de la frontière mauritanienne. C’est dans cette région au climat sahélien que le président de la transition s’est rendu, ce 5 juillet 2022, dans le cadre du lancement de la 2e édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali.

À l’aéroport Cheick Ahmada Hamahoulla Chérif de Nioro du Sahel, c’était la ronde des avions. Vers 9 h, l’avion du président du Conseil national de transition (CNT), Malick Diaw, a atterri sur le tarmac. Il sera suivi par celui du chef de l’État, trente minutes plus tard.

Dans son treillis, le président Goïta, une fois descendu de la Gaza TZ-12T, après un salut du drapeau, a procédé à la revue des troupes et à la salutation des officiels — parmi lesquels des ministres arrivés dans les deux Gaza — ainsi que des diplomates, arrivés dans un vol spécial, quelques minutes avant les autorités maliennes.

« Nous constatons que la crise alimentaire et nutritionnelle s’aggrave », a déclaré le diplomate Bart Ouvry, représentant les partenaires du Commissariat à la sécurité alimentaire. Le diplomate Ouvry, également chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, indique que 1,8 million de Maliens seront en insécurité alimentaire aiguë durant la période de soudure qui débute, soit une augmentation de 41 % par rapport à l’année dernière.

Trois localités

En vue d’atténuer la souffrance des populations, selon le Commissariat à la sécurité alimentaire, 34 147 tonnes de céréales ont été ainsi remises pour une distribution gratuite à l’intention de la région de Kayes, Kita et Nioro, durant les 3 mois de soudure (juillet – août et septembre). 6700 tonnes d’aliments bétail ont également été remises.

Pour la région de Nioro du Sahel, ce sont 2452 tonnes de céréales qui seront distribuées à 90 817 bénéficiaires. Et 500 tonnes d’aliments bétails aux éleveurs de cette région. En ce qui concerne Kayes, ce sont 500 tonnes de céréales qui sont remises contre 289 tonnes de céréales pour la région de Kita.

De son côté, le président malien de la transition a déclaré que « les éleveurs aussi bien que les pécheurs et les agriculteurs bénéficieront de cette distribution d’aliments bétails ». Selon ses propos, « le gouvernement se donne pour devoir de venir en aide aux plus nécessiteux chaque fois que le besoin se fait sentir ».

Après la cérémonie de lancement de cette deuxième édition, le colonel Assimi Goïta et sa délégation ont rendu des visites de courtoisie aux notabilités traditionnelles et leaders religieux de la ville. Notamment au Chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, et à d’autres familles religieuses, mais aussi au coordinateur des chefs de quartiers de Nioro.

Pour rappel, c’est la région de Mopti qui avait accueilli, en juillet 2021, la première édition de ce Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali. Une opération d’assistance aux personnes les plus vulnérables.

Chiencoro Diarra

6 juillet 2022 0 comments
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Aminate guérrie
SantéSécurité

[Récit] L’appui du CICR au centre de santé de Kidal sauve la petite Aminate

by Mohamed Camara 5 juillet 2022
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Dans la région de Kidal, au Mali,  le CICR apporte son appui au seul centre de Santé de référence faisant office d’hôpital dans la ville. Témoignage d’Aïcha qui, pour soigner sa fille Aminate, a dû faire face à une odyssée sinistre.

Aïcha est native de Talahandak, une bourgade saharienne située à 250 kilomètres de Kidal, cercle d’Abeibara. Elle est âgée de 31 ans et mère d’une fillette de 2 ans, Aminate. A l’aurore d’un jeudi matin, Aminate est frappée à son réveil par la fièvre. La médecine traditionnelle n’a donné aucun résultat significatif. Sa maman n’a plus d’autre choix que de l’amener dans un hôpital. Mais comment et où trouver un centre de santé dans ce milieu en proie  à l’insécurité ? Rares sont les moyens de transport disponibles pour relier les centres urbains, les routes pas faciles à parcourir et le personnel soignant est en nombre insuffisant en raison de la situation sécuritaire.

« J’ai passé plusieurs semaines à chercher un moyen pour rejoindre un centre de santé pour traiter ma fille. En dépit de l’insécurité, j’ai pris le courage de sortir du village, car il s’agissait de la santé de mon enfant », raconte Aïcha.

A Kidal, l’accroissement de la violence et l’insécurité grandissante ont entraîné l’abandon de services des personnels soignants dans la région. Ce qui a occasionné un arrêt total des soins au niveau des centres de santé communautaire (CSCOM). C’est uniquement un centre de santé de référence qui est opérationnel. Celui-ci prend la place d’un hôpital pour la délivrance de services de soins plus lourds que le personnel soignant comptabilisé en place. Ce qui s’est soldé par des graves conséquences sur l’accès au soin de santé  des communautés vulnérables.

Appui du CICR

Depuis 2015, CICR, en partenariat avec les autorités sanitaire, appuie le centre de santé de Kidal. Tenant compte du caractère particulier de la zone et du contexte humanitaire, les interventions du CICR se sont étendues progressivement de la chirurgie initiale à toutes les autres composantes des services médicaux (santé maternelle et infantile, etc.).

« Au début, on intervenait seulement dans ce centre pour la prise en charge de blessés de guerre, des enfants de zéro à cinq ans, des femmes enceintes et des urgences. Vu la situation humanitaire, nous avons décidé de soutenir le comité de gestion du centre pour faire fonctionner tous services médicaux et assurer un meilleur accès aux soins de santé », fait savoir Diere Badji, chef du projet santé du CICR à Kidal.

Mais, il manque un service aux offres du centre, celui de la pédiatrie. Le bâtiment réservé à ce service est resté longtemps inachevé. Ainsi, en 2021, le CICR a terminé la construction du bloc et offert des équipements nécessaires pour son fonctionnement au grand bonheur des enfants et des parents comme Aïcha.

« J’étais angoissé et inquiète »

Portant son enfant au dos, ses bagages sur la tête, à moto sur une piste minée d’insécurité, Aïcha se rend à Tenzouatane à l’exploration de services de santé pour sa fille. Peine perdue, les conflits armés ont laissé des marques macabres sur cette bourgade, plus de structure sanitaire susceptible à donner de soins à la petite Aminate.

« J’étais angoissé et inquiète. Je ne savais plus quoi faire. Dans ma quête de recherche de solutions, j’ai appris qu’un nouveau service de pédiatrie a été ouvert à Kidal alors je n’ai pas hésité à reprendre les routes », relate Aïcha, désespérée.

Néanmoins, elle garde espoir, surtout à son arrivée dans la ville de Kidal. L’unique centre de santé de la région a déjà un nouveau service de pédiatrie, équipé de matériel ultramodernes. Aminate a immédiatement été prise en charge, et une pneumonie est diagnostiquée. « Dès notre arrivée, une équipe s’est chargée de traiter ma fille. Elle a reçu les soins gratuitement et aujourd’hui, elle se porte bien. Je peux retourner chez moi avec l’esprit tranquille », se réjouit Aicha.

À Kidal, à l’instar de toutes ses interventions, le CICR se charge de former les personnels soignants, offre des matériels médicaux, des médicaments et consommables pour rendre les soins gratuits pour les patients vulnérables dont les enfants de 0 à 5 ans.

Mohamed Camara

5 juillet 2022 0 comments
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Sommet extraordinaire de la CEDEAO du jeudi 3 février 2022
ActuPolitique

Mali : la Cédéao lève ses sanctions économiques et financières avec des réserves

by Sahel Tribune 4 juillet 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Comme attendu, les chefs d’État de la Cédéao ont décidé ce 3 juillet de lever les sanctions économiques et financières contre le Mali. Cela, compte tenu des avancées réalisées ces deux dernières semaines par les autorités maliennes : une Loi électorale amendée et adoptée par le CNT (organe législatif de la transition), puis promulguée par le président de la transition, et un chronogramme électoral publié. Cependant, les sanctions individuelles contre les membres du CNT et du gouvernement, à l’exception du président de la transition et du ministre des Affaires étrangères, sont maintenues. La Cédéao exige également la non-participation des autorités actuelles aux élections présidentielles prévues en 2024, rapportent les journalistes de Djoliba TV News qui ont couvert le sommet à Accra. Sommet où le président bissau-guinéen, Umaro Embalo Sissoco, est désigné par ses homologues comme nouveau président en exercice de l’Organisation ouest-africaine.

Heureux d'avoir été élu à la présidence de la @ecowas_cedeao. C’est un grand honneur et une marque de confiance à l'endroit de la Guinée-Bissau. Remerciements chaleureux à l'endroit de mes pairs. Les défis sont importants et nous devons donner le meilleur de nous. pic.twitter.com/oixLTql8LW

— Umaro Sissoco Embaló (@USEmbalo) July 3, 2022

La rédaction

4 juillet 2022 0 comments
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Accident sur la route nationale 6 du Mali
A la UneSécurité

Sécurité routière : l’OMS annonce une déclaration politique de réduction de 50%

by Chiencoro 1 juillet 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Pour réduire de 50% le nombre de décès et blessés sur les routes d’ici 2030, une nouvelle déclaration politique sera adoptée par les États du monde, a annoncé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans un communiqué du 30 juin 2022, l’OMS livre des chiffres qui font froid dans le dos. Dans le monde, les accidents de la route tuent près de 1,3 million de personnes chaque année, soit plus de 2 personnes par minute. Plus de 90 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, indique-t-on. « Les accidents sont le plus grand tueur d’enfants et de jeunes dans le monde », souligne l’OMS.

Depuis l’invention de l’automobile, plus de 50 millions de personnes sont morts sur les routes du monde. Plus que le nombre de décès de la Première Guerre mondiale ou de certaines des pires épidémies mondiales, indique l’Organisation mondiale de la santé.

« Chaque jour, nous quittons nos maisons pour emprunter des routes qui nous mènent à nos emplois, à nos écoles et pour répondre à nos besoins vitaux quotidiens. Pourtant, nos systèmes de transport restent bien trop dangereux », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS à l’occasion d’une réunion qui se déroule du 30 juin au 1er juillet 2022. Sous le thème « L’horizon 2030 pour la sécurité routière : assurer une décennie d’action et de réalisation ». Selon le patron de l’OMS, la sécurité routière concerne tout le monde et aucune mort ne devrait être acceptable sur nos routes.

Dr Étienne Krug, directeur du département des déterminants sociaux de la santé à l’OMS, juge important de « placer la sécurité au cœur de nos systèmes de mobilité » et d’en faire un impératif sanitaire, économique et moral urgent.

Déclaration politique

Au cours de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la sécurité routière mondiale, il sera adopté par les États membres une déclaration politique visant à réduire de 50 % le nombre de tués et de blessés sur les routes d’ici 2030. Une déclaration qui appelle à l’élaboration et au financement de plans nationaux et locaux avec des objectifs et un financement clairs.

Pour l’OMS, il s’agit d’une étape importante pour la sécurité routière et la mobilité durable. Le patron de l’Organisation mondiale de la santé estime qu’« Il faudra un leadership transformateur de la part des plus hauts niveaux du gouvernement pour agir sur la Déclaration politique afin de faire de cette vision une réalité ».

À travers cette déclaration, les gouvernements du monde entier s’engagent à « assurer le leadership et la coordination au plus haut niveau du gouvernement pour s’assurer que toutes les composantes de la société sont incluses pour agir sur la sécurité routière et s’engagent à renforcer les politiques et les actions visant à réduire les décès et les blessures », explique l’OMS.

Chiencoro Diarra

1 juillet 2022 0 comments
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DEF 2022
Éducation

DEF à Lobougoula, trois écoles accompagnées par l’association RJDL

by Sahel Tribune 30 juin 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Au Mali, les examens du DEF (Diplôme d’études fondamentales) ont pris fin, mercredi 29 juin 2022. Ils étaient 237 540 candidats inscrits cette année, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale, répartis entre 1801 centres à travers le pays. Dans le cadre des préparatifs de cet examen, le RJDL a accompagné trois écoles de Lobougoula, selon le vice-président de la dite association.

Au Mali, les épreuves du Diplôme d'Études Fondamentales (DEF) ont demarré ce lundi 27 juin. A Bamako, des candidats du Centre Dravela Second cycle, à Bolibana, nous donnent leurs impressions. Micro-trottoir.https://t.co/ZIOFtbDOvK

— saheltribune.com (@Saheltribune) June 28, 2022

L’association Rassemblement des Jeunes pour le Développement de Lobougoula (RJDL) a organisé et financé des cours de soutien à l’endroit des candidats au DEF des trois (03) seconds cycles de la ville de Lobougoula, cent vingt-neuf (129) candidats au total.

Ces cours se sont déroulés du 14 mai au 05 juin 2022, soit un mois de cours de soutien sur toutes les disciplines du DEF. Cette activité s’inscrit dans la logique des objectifs de ladite association. Il s’agit d’entreprendre des initiatives qui sont en rapport avec le développement de Lobougoula ; d’initier et de réaliser des activités qui contribuent au développement de ladite localité  et de renforcer la cohésion sociale et l’amour du terroir.

Cette activité du RJDL est le fruit du constat de la chute du taux de réussite des candidats au DEF dans ces dernières années à Lobougoula, à 77 km  de Sikasso Sikasso. Elle est l’apport du RJDL dans la néantisation des problèmes liés à ladite chute. Elle est aussi un lien conducteur pour  rapprocher les anciens des écoles de Lobougoula et la jeune génération, afin de les motiver à travailler davantage tout en cultivant en eux l’amour du terroir.

Abdramane Coulibaly

Vice-président du RJDL-Bamako

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Drame migratoire au Maroc
Sécurité

[Tribune] Migration clandestine : retenir sur place les jeunes subsahariens africains

by Bocar Harouna Diallo 28 juin 2022
written by Bocar Harouna Diallo 5 minutes read

Dans cette tribune, notre contributeur Bocar Harouna Diallo, géographe basé au Sénégal, se prononce sur les récents évènements survenus au Maroc où une vingtaine de migrants subsahariens ont perdu la vie. Il fait remarquer une multitude de facteurs expliquant le phénomène de l’émigration et donne des pistes de réflexion pouvant contribuer à retenir sur place  les jeunes en Afrique subsaharienne.

Carrefour migratoire et pays d’accueil du fait de sa proximité avec les îles espagnoles, le Maroc continue de briser les rêves des migrants subsahariens d’Afrique. C’est un nouveau drame de la migration aux portes de l’UE [Union Européenne] avec des pertes de vies humaines (environ 23) inacceptables qui vient de se produire. Il s’y ajoute le nombre élevé de blessés. Face à cette tragédie humaine, une enquête sérieuse et indépendante doit être menée pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd. Cette situation  fréquente montre à suffisance que les politiques migratoires suivies sont incohérentes, mortelles et obsolètes  avec des frontières et barrières qui tuent.

L’émigration n’est pas un phénomène nouveau. Ce sont les traitements inhumains des migrants qui deviennent récurrents dans le pays d’accueil ou de passage notamment au Maroc. Les jeunes migrants subsahariens continuent de perdre la vie dans la mer durant leur voyage sans retour, sans compter les innombrables interpellations des pirogues en pleine mer et les incessantes arrivées dans les îles maghrébines et espagnoles. Les présidents africains subsahariens doivent ipso-facto réagir, les institutions internationales ne doivent pas aussi rester muettes.

Multitude de facteurs

Ces départs massifs montrent que les Etats africains ont failli dans leurs politiques de l’emploi des jeunes malgré les potentialités disponibles. Beaucoup de justificatifs de départ de nos jeunes vers d’autres lieux estimés  plus faciles à vivre sont évoqués par l’opinion publique majoritaire. D’autres s’interrogent sur l’inefficacité des politiques d’emploi des États et des taux de chômage parfois chroniques. Il faut aussi reconnaitre que beaucoup de jeunes africains pensent que la migration est une carte de luxe à exhiber aux yeux de la société.

Les retours des migrants réussis sont aussi un facteur parfois provocateur des départs massifs. L’autre réalité à reconnaitre est que beaucoup d’États africains n’ont pas sérieusement pris en compte la question migratoire dans leurs agendas politiques. C’est ce qui justifie les réactions factuelles de nos gouvernements en cas des drames migratoires. Nos États ne connaissent pas assez nos migrants. Ils sont source de questionnements que quand il y a de pertes de vie fréquentes et énormes. Ces départs fréquents justifient l’échec des États sur certaines politiques et programmes de développement.

En plus de cette panoplie de causes, l’injustice, la non-tenue des promesses, le système éducatif surtout jugé non professionnel avec des grèves intempestives, certains jeunes pensent que l’Afrique n’est pas l’avenir. Cette jeunesse pense ainsi que la migration est la seule alternative pour accéder à une ascension sociale et économique plus prompte. La société africaine est parfois très agressive et juge fainéant voire paresseux un jeune qui n’a pas réussi financièrement. Avec aussi les rivalités, certaines familles poussent leurs fils à des aventures périlleuses.

Nous remarquons qu’il existe une multitude de facteurs d’émigration clandestine. Mais le durcissement de l’obtention des visas lié à la migration choisie est un facteur clé des émigrations clandestines. Paradoxalement, les migrants clandestins dépensent des fortunes considérables pour aller périr sur la route.

Dans tout cela, la technologie joue aussi un rôle moteur pour la tentative de l’émigration irrégulière. Ce sont autant de causes de l’émigration clandestine persistante. Ce fléau reste un défi majeur auquel nos États doivent faire face et retenir la jeunesse pour promouvoir un essor plus cohérent et rapide du continent africain.

Comment y parvenir ?

On dit souvent qu’un problème bien posé est à moitié résolu. La jeunesse est un vecteur de développement très crucial, mais elle doit être formée, encadrée et suivie avec précaution. Le développement ne peut pas empêcher la migration, mais il peut favoriser une émigration sûre et régulière. Pour retenir la jeunesse toujours en quête d’un avenir meilleur ailleurs, il faudra :

  1. Promouvoir un système éducatif qui permettra aux jeunes d’avoir une vision de développement de proximité avec des idées locales;
  2. Développer l’entrepreneuriat local avec la création des chaines de valeur bien structurées ;
  3. Faire des transformations structurelles ;
  4. Développer une stratégie d’attractivité du monde pour promouvoir un système agro-pastoral plus dynamique et générateur de revenus;
  5. Connecter la technologie à nos réalités sociales pour faire des innovations locales accessibles aux peuples moins instruits.

Je pense aussi qu’il est bon de revoir parfois les contenus des médias qui font penser que l’Europe est un eldorado où l’on peut gagner facilement sa vie. Alors que les points sombres et certaines réalités occidentales ne sont pas bien tenus en compte. A cela s’ajoutent les programmes financés par les bailleurs étrangers qui, parfois, ne riment pas avec les besoins socio-économiques de notre jeunesse africaine.

Comprenons que la réalisation de ces solutions n’est possible qu’avec une synergie d’actions de tous les acteurs concernés directement et/ou indirectement. Tout au long, nous constatons qu’il y a autant de facteurs de l’émigration clandestine considérée comme une ambiguïté persistante. Il faut tout de même un effort énorme voire un sacrifice pour retenir les jeunes et un modèle de développement économique profitable et accessible à notre population.

Bocar Harouna Diallo, Géographe basé au Sénégal


  • Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.
28 juin 2022 0 comments
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Une jeune fille triste
Opinion

[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (2)

by Sahel Tribune 27 juin 2022
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Dans ce billet, notre lectrice nous relate sous anonymat la suite de son histoire pour, dit-elle, « briser le silence et ne pas laisser [sa] dernière mauvaise décision prendre le dessus sur [sa] vie ».

Aux reprises des cours, on se voyait presque tous les jours au sein de l’établissement — dans le bureau des étudiants. La seule chose qui nous unissait à cette époque-là était juste les salutations, les taquineries et rien de plus. Quelques mois après la reprise, c’était au tour de notre promotion de prendre les commandes du bureau des étudiants, mais cela ne pourrait se faire qu’après une élection que nos aînés académiques doivent organiser. Cela pour désigner un premier responsable de l’ensemble des étudiants de ladite école.

Pour éviter tout désagrément, il fallait que ce soit à nous, les étudiants de la même promotion, de désigner un d’entre nous qui pouvait déposer sa candidature au niveau du bureau de la grande coordination. Cela pour que les élections se fassent en toute discrétion possible et surtout pour une école performante et paisible.

Après son élection

Après tant de tracasseries, la promotion a fini par désigner celui dont je vous parle comme premier responsable et les élections ont lieu dans ce sens sans aucun bruit. Malgré que le jour des élections, il s’était confronté à un autre frère de la même promotion qui voulait aussi avoir la même place, tout s’est fort heureusement bien passé pour lui puisque toute la promotion le soutenait et même le bureau sortant.

Après son élection, quand il est venu me voir pour solliciter mon accompagnement au sein de son bureau qu’il devait mettre en place pour la bonne cause, je n’ai pas pu lui refuser mon soutien. « Je serai toujours là à tes côtés, à te soutenir et à t’épauler, et cela jusqu’à la fin. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là, je t’aiderai autant que je pourrais », ai-je voulu lui rassurer.

Me voici encore obligée de travailler avec lui main dans la main pour la réussite du mandat de notre promotion, de son mandat en tant que secrétaire à l’organisation du nouveau bureau. Et c’est là que la nouvelle aventure commence.

Malgré mes heures de travail en tant que fonctionnaire, mes heures de cours dans mon lieu de stage, les préparatifs de mon mémoire de fin de cycle [de l’École normale supérieure de Bamako], j’avais du temps pour m’occuper de mes tâches dans le comité. Ensemble dans le bureau entre camarades de promotion avec nos jeunes frères académiques, c’était de la fraternité. On était devenu une famille avec tant de complicité entre nous. C’était juste merveilleux et extraordinaire. J’avoue qu’au début, aucun de nous ne pouvait imaginer que notre mandat allait se passer dans une telle ambiance.

« Un jour, à ma grande surprise »

Nous concernant, lui et moi, je me sentais obligée de le respecter. J’avais du mal à croiser son regard, j’étais toujours heureuse quand il venait au bureau. Je faisais mon possible pour l’éviter, je disais oui à tout ce qu’il me demandait pour éviter une discussion avec lui. J’accomplissais correctement mes obligations au bureau, d’un côté par amour pour lui et d’un autre côté parce que c’était mon devoir. Je faisais tout ce qui était à mon pouvoir pour que chacun se sente à l’aise dans le bureau, dans un environnement sain. Une manière de dire que j’étais prête à tout pour que personne n’ait à se plaindre de lui : tout faire pour le soutenir, le voir réussir son mandat.

Au fil du temps, on a fini par nourrir un grand sentiment l’un envers l’autre, du moins, c’était ce que je pensais. Ni lui ni moi ne pouvions cacher ses sentiments envers l’autre, mais c’était aussi difficile de l’avouer. Car il y avait un grand respect entre nous, une grande entente. Et pour moi, c’était largement suffisant sauf que l’amour n’est pas un fardeau qu’on peut porter seul.

Un jour, à ma grande surprise, il m’a écrit un message pour me demander pourquoi j’ai tant de respect pour lui et j’ai répondu en ces termes : « Je croyais que tu le savais ». Mais avant ce jour-là, son ami, son grand-frère m’avait avoué que son jeune frère est amoureux de moi et qu’il ne cesse de parler de moi à la maison. Ces jours-ci, on a beaucoup discuté. Lors de nos conversations, il a fini par m’avouer ses sentiments et me dire qu’il savait déjà pour moi, qu’il aurait aimé que je sois la première cette fois-ci à lui parler de mon amour. Il m’a dit, ce jour-là, qu’il a tant attendu que je fasse le premier pas, mais sans succès, sauf que moi aussi j’attendais qu’il fasse un retour vers moi. Mais au moins après tant de temps, nos chemins ont fini par se recroiser, je dirai cette fois-ci.

« On était obligés de vivre notre relation en cachette »

On était loin de savoir que notre aventure allait être douloureuse. On était obligé de vivre notre relation en cachette. On ne pouvait le dire à personne et, de mon côté, j’étais obligée de le voir côtoyer toutes les filles sans dire mot. Au début, c’était très difficile pour moi, mais avec le temps il a fini par me convaincre que j’étais la femme de sa vie et qu’il avait des responsabilités à assumer envers tous les étudiants et étudiantes et mêmes ceux et celles d’ailleurs. Je lui ai ainsi accordé ma confiance. Une confiance aveugle ?

Quelques évènements ont fini par dévoiler aux autres ce qu’on voulait garder pour nous deux à savoir notre relation et un autre voyage d’intégration sur Abidjan a fini par tout dévoiler aux autres camarades. Puisqu’on ne pouvait plus le cacher donc il fallait affronter la nouvelle situation ensemble, là aussi ce n’était pas facile, mais au moins on avait le soutien de nos amis.

Pour lui, j’étais prête à tout, pour lui j’ai tout accepté, pour lui j’ai tout donné. À ses côtés, plus rien n’avait de l’importance, il était tout pour moi. Mais comme tout homme qui veut utiliser la femme juste pour de passage, juste pour surmonter un temps, il a fini par me montrer son vrai visage.

Avant que je ne sache ce qu’il voulait réellement de moi, je lui ai tout donné, tout ce qui était à moi était à lui, je ne pouvais pas lui dire non quand il me demandait quelque chose. Je pensais, à mon avis, que c’était juste un moyen pour l’aider du peu que je pouvais. Quand on sortait pour s’amuser, pour changer de l’air, j’avais du plaisir à gérer la facture [Elle travaille en tant que fonctionnaire parallèlement à ses études, salariée donc, ndlr]. Je voulais à tout prix qu’il sache que j’étais prête à tout surmonter avec lui. Et cela, peu importe les difficultés. Tout ce qu’il avait à m’offrir, c’était son amour. C’était largement suffisant, car c’est tout ce que je voulais.

Après quelques mois passés ensemble, j’ai fini par voyager pour les vacances auprès des parents. Malgré tant de tentatives de sa part de me dissuader de partir loin de lui, j’ai fini par le convaincre de me laisser partir passer quelque temps auprès des miens. Après mon départ, on s’appelait tous les jours, chaque matin, c’était soit son message soit son appel qui me réveillait, il était toujours attentionné et pressé que je revienne à ces côtés.

« Je découvre un homme nouveau »

Quelque temps après, je suis revenue à Bamako et c’est là que je découvre un homme nouveau, un homme avec un boulot, son propre appartement, un homme qui se croit meilleur que tout, en tout cas meilleur que moi. Meilleur que celle qui lui a aidé pendant un temps à tout surmonter, à faire face à tout et la tête haute.

Cet homme qui était toujours attentionné à mon égard, qui cherchait à me voir, qui voulait à chaque fois qu’on passe du temps ensemble — il ne me suffisait que de demander qu’on se voit pour qu’il me dise oui — ce même homme ne répondait plus à mes messages, ne décrochait plus mes appels, ne voulait plus me voir. Cela malgré tant de tentatives de ma part sans suite.

Il a fini par mettre mes numéros sur répondeur [liste noire, ndlr]. Je n’avais plus aucun moyen de le contacter et c’est là que prend fin notre aventure. Mon aventure sans aucune explication, sans aucun reproche, juste comme ça. Il n’a même pas pris la peine de me laisser un simple message pour me dire que tout est fini. Il s’est juste contenté de me laisser.

Je considère que je n’ai pas eu de la chance, car la plupart des relations amoureuses de nos jours n’ont pas une fin heureuse et pour je ne sais quelle raison. Le « karma » ne m’a pas aussi épargnée, il m’a laissé de profondes blessures. Mais une chose m’aide à aller de l’avant : briser le silence et ne pas laisser ma dernière mauvaise décision prendre le dessus sur ma vie.


  • Vous pouvez (re) lire aussi la première partie : « Mon chemin vers l’amour » ? (1).
27 juin 2022 2 comments
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