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Le G20
Opinion

Sadiques, ils sont ! [Editorial]

by Sahel Tribune 12 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Colonel Assimi Goïta, a sacrifié, il y a quelques jours, à un rituel humanitaire coulé dans du marbre dans notre pays depuis des siècles et qui a pris, depuis les trente dernières années, toutes les propriétés d’une tradition inoxydable. Une tradition, constate Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française, n’est autre chose qu’une expérience qui a réussi.

La continuité de l’État et de la nation

À la faveur du mois d’octobre désormais consacré à la solidarité nationale, en rendant visite à la doyenne d’âge de Bamako, Mme N’Diaye Maïmouna Sangaré, 113 ans (née vers 1909), ce qui fait d’elle, en quelque sorte, la sœur cadette d’un Amadou Hampâté Ba, le Chef de l’État a signifié que, dans la continuité de l’État et de la nation, tout ce qui est bien doit être pérennisé, voire devenir un patrimoine sur lequel chaque génération doit veiller jalousement. Tel est le sens profond de la reprise historique amorcée par notre peuple depuis le 18 août 2020 et galvanisée chaque jour à compter du 24 mai 2021.

Certes, il ne s’agit point pour nous de nous gargariser sans arrêt de gloriole ou de ressasser les oreilles en rappelant sans cesse la gloire d’un passé révolu, mais qui ne meurt pas. Colonel Assimi Goïta chez la grand-mère et l’arrière-grand-mère, N’Diaye Maïmouna Sangaré, c’est le message hautement expressif que les substratums sociaux et anthropologiques sur lesquels se sont élevés les grands empires que nous ont légués nos ancêtres sont encore des fondements solides. Parce que nous sommes ainsi, encore et sans doute pour toujours, un grand peuple, fier parce que noble et cultivé ; un peuple ni mesquin ni chagrin, qui tient beaucoup à son honneur.

Le Mali, un modèle

André Siegfried dit : « Il y a, dans la psychologie des peuples, un fond de permanence qui se retrouve toujours… » Le nôtre, qui ne se laisse point consumer, c’est la dignité, à toujours faire valoir. Les derniers mois et les dernières semaines, même si l’on ne parlait que du 25 septembre 2021 avec le discours du Premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations unies à l’occasion de la 76e assemblée générale de cette organisation internationale pourrie dont on suffoque de l’odeur nauséabonde à mille lieues pour nous arrêter au même endroit, le 24 septembre 2022, en considérant le discours pulvérisateur de déchets onusiens du Premier ministre par intérim, Colonel Abdoulaye Maïga, à l’occasion de la 77e session, le Mali a montré qu’il est une grande nation. Pas parce qu’un David tient la dragée haute à un Goliath arrogant et mal élevé, mais parce que notre pays insuffle désormais au reste de l’Afrique la hargne d’en avoir marre de tous les oppresseurs qui donnent libre cours à leur indécence malfaisante depuis des siècles.

Entente avec l’ennemi malien

Qui ne se souvient de Nicolas Sarkozy, ancien président français, sortant d’un entretien à l’Élysée avec Emmanuel Macron, proclamer à la face du monde : « Aujourd’hui, plus rien ne marche. L’Otan, ça ne fonctionne pas. Le G7, ça ne fonctionne pas. Le G20, dont j’ai voulu la création, ça ne fonctionne pas. Et même l’ONU est entre apathie et immobilisme. Nous sommes en 2022, il est temps d’inventer les institutions qui permettent le multilatéralisme du 21e siècle. Or, nous vivons avec les institutions du 20e siècle. Là aussi, c’est à la France de prendre l’initiative » ? Quelle ne fut donc la grande surprise du monde conscient de voir Emmanuel Macron, Président de la France, toujours incapable de dompter son hystérie, incurable du reste, sautiller le 20 septembre, dans une salle d’assemblée générale de l’ONU à New York vide à 80 %, en vitupérant contre la Russie qu’il couvre de mots malsains !

Ce sont tant d’inconséquences, de faussetés et de mensonges confinant au sadisme sur tous les plans comportementaux dans l’arène diplomatique internationale qui font peser sur le monde des hypothèques les plus dangereuses. Qu’ils sont sadiques, ces dirigeants immoraux dans notre monde ! Si l’on accepte leurs dérives, oui Pulchérie Gbalet, militante ivoirienne des droits l’homme, pour être venue à Bamako en respectant les dispositions sous-régionales de libre circulation des personnes et des biens, doit rester en prison à Abidjan pour entente avec l’ennemi malien, conspiration contre l’État ivoirien. Eh oui, alors, 46 gaillards, en violation de la souveraineté du Mali, capturés et mis à la disposition de la justice, ne seront que de petits anges.

Amadou N’Fa Diallo

Source : journal Le National, n° 488 du mercredi 12 octobre 2022.

12 octobre 2022 0 comments
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Avant-projet de constitution
A la UnePolitique

Refondation : au Mali, l’avant-projet de constitution attend la décision souveraine du peuple

by Chiencoro 11 octobre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

L’avant-projet de la Constitution du Mali et le rapport de fin de mission de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution (CRNC) ont été remis au président de la transition, ce mardi 11 octobre 2022.

« Après de longues années de soubresauts politiques, il nous faut repartir sur de nouvelles bases afin de créer les conditions d’instauration d’une démocratie réellement représentative, dans un cadre social apaisé et convivial », a déclaré le président malien de la transition lors de la cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de constitution et du rapport de fin de mission de la CRNC.

Remise officielle de l'avant-projet de nouvelle constitution
Cérémonie de remise officielle de l’avant-projet de constitution au président de la transition, le 11 octobre 2022. 📷Présidence du Mali.

Répondre aux besoins de gouvernance de l’État

Nommés par décret du président de la transition, le 29 juin, les membres de la CRNC avaient été installés dans leurs fonctions, le 12 juillet 2022, par le chef de l’État pour une durée de deux mois. Ce délai avait été prolongé jusqu’à la fin du mois d’octobre. Cette Commission avait été créée le 10 juin 2022 avec pour mission « d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État ».

Selon le président Goïta, l’objectif de ce processus est de doter le Mali d’une nouvelle Constitution en vue d’avoir des institutions fortes et stables, répondant aux besoins de gouvernance de l’État.

Deux étapes ont marqué le processus d’élaboration de cet avant-projet de Constitution : la consultation des forces vives de la nation en vue de répondre à l’exigence d’inclusivité et la rédaction de l’avant-projet et du rapport de fin de mission, a expliqué Fousseyni Samaké, président de la Commission.  

Ce processus répond aux aspirations profondes du peuple malien exprimées lors des Assises nationales de la refondation, a rappelé M. Samaké avant de préciser que cette nouvelle constitution est un marqueur important du processus de refondation.

Le référendum

La Commission a salué l’élan de patriotisme des Maliens et la qualité des contributions reçues.

Désormais, « sur l’avant-projet de Constitution que vous venez de me remettre à l’instant, repose notre espoir commun d’une démocratie rénovée, ainsi que d’un État mieux organisé et à la hauteur des défis nationaux et internationaux », a laissé entendre le président malien de la transition tout en gardant espoir que cet avant-projet permettra « un jeu politique équilibré dont les règles sont clairement définies et l’émergence d’un État qui doit être fort sans écraser les citoyens ». Selon lui, « en adoptant la nouvelle Constitution, c’est l’acte juridique de fondation du Mali Kura que le peuple aura souverainement pris ».

Il revient au peuple souverain du Mali de se prononcer sur le document lors du référendum.

Chiencoro Diarra     

11 octobre 2022 0 comments
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Université d'été de la fondation Tuwindi
Politique

Mali : Les règles du jeu démocratique expliquées aux jeunes

by Bakary FOMBA 11 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

En vue de renforcer la démocratie au Mali, la Fondation Tuwindi, en partenariat avec Friedrich Ebert Stiftung (FES), organise du 10 au 11 octobre 2022, à l’Hôtel Colibris de Bamako, la première Université d’été du Mali à l’endroit d’une quarantaine de jeunes. C’est sous le thème « la démocratie, expliquée aux citoyens lambda ».

Plus de 30 ans après l’avènement de la démocratie au Mali, le peuple malien est toujours confronté à des problèmes auxquels les politiques n’arrivent pas à mieux pallier. L’histoire se répète à l’envers dans la mesure où le pays traverse toujours des coups d’État et des manifestations populaires contre le régime des présidents démocratiquement élus. Toute chose qui montre en toile de fond, une méconnaissance des différents systèmes de gouvernance.

Pour tourner cette page et bâtir les fondements d’une démocratie qui résiste aux alternatives non démocratiques, la Fondation Tuwindi et ses partenaires ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Elle a entamé depuis lundi dernier, la formation et la sensibilisation des jeunes sur les fondements de la démocratie et des relations internationales. L’objectif est de permettre aux jeunes d’être des moteurs du changement dans un Mali où le peuple dispose de la souveraineté et l’exerce à bon escient.

Créer un cadre d’échanges et d’apprentissage

La population malienne, majoritairement composée de jeunes de moins de 25 ans, n’a pas vécu le régime dictatorial. En plus de leur méconnaissance des différents systèmes de gouvernance, de leur fonctionnement et des avantages qu’ils peuvent procurer au peuple, les « citoyens lambda », à force d’être déçus, sont finalement convaincus que les politiques sont incapables de résoudre leur problème et sont même à la base de leurs maux, expliquent les initiateurs de cette activité. Cette situation explique pourquoi les autorités actuelles de la transition, « à défaut d’être légales », sont légitimes aux yeux des citoyens maliens, témoignent plusieurs études réalisées par Tuwindi en fin décembre 2021.

Le but de cette université d’été est de permettre l’interaction entre les praticiens de la démocratie avec les jeunes qui sont généralement mobilisés, a indiqué Tidiani Togola, directeur exécutif de la fondation Tuwindi. Selon ses précisions, une bonne contribution à la démocratie suppose aussi une bonne compréhension de l’état de droit et des mécanismes qui sous-tendent la démocratie dans son fonctionnement.

Il s’agit aussi de mettre en synergie, les jeunes générations autour des règles à la base de la démocratie et des relations internationales afin de faire d’eux non seulement des leaders d’opinion, mais également des moteurs de changement.

« Bâtir une démocratie forte »

Au cours de ces deux jours d’activités, les 40 participants de tout bord assisteront notamment à deux conférences-débats et quatre masters classes. Cela, afin de susciter la réflexion et proposer des pistes de solutions pour « bâtir une démocratie forte dans laquelle les opinions et les aspirations du peuple gouvernent l’action des dirigeants ».

Toutefois, ces jeunes devront signer un acte du participant par lequel ils s’engagent à partager les connaissances assimilées à d’autres jeunes (au moins 10) de leur communauté, a-t-on précisé.

Bakary Fomba

11 octobre 2022 0 comments
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Couverture du livre
Seko ni Donko

Livre : « Royaume des mots » ou l’espoir d’une renaissance africaine

by Bakary FOMBA 10 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Publié chez les Éditions Gafé, « Royaume des mots » de Mohamed H Coulibaly est un recueil de poèmes qui interpelle la jeunesse africaine à prendre conscience de son destin. C’est un ouvrage présentant une nouvelle image de l’Afrique.

Composé de 73 pages, ce recueil de poèmes glisse dans l’Art contemporain. Il se veut aussi un outil de réflexion, un réservoir de mots pour inciter la jeunesse à se réarmer pour faire face à son destin, ses responsabilités, ses devoirs vis-à-vis de soi, de son pays voire de l’Afrique, selon les mots de son auteur.

De par sa présentation innovante, son approche pédagogique, mais aussi par des outils dignes d’ateliers de coaching pour accompagner la jeunesse dans son cheminement de prise de conscience, cette œuvre reste une contribution dans l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique contemporaine.

L’immigration, le sens de la responsabilité, la tradition, le mariage forcé, la pollution, l’art et l’hommage sont entre autres les thématiques abordées dans ce recueil d’une vingtaine de poèmes. Il se présente aussi comme un hymne à la bravoure et à l’honnêteté des enseignants et des femmes.

L’homme veut détruire la Terre

À travers cet ouvrage, qui constitue un bréviaire pour la jeunesse consciente, l’auteur essaye de « détruire l’image de l’Afrique des jeunes enfants soldats des maquis qui ne pensent qu’à s’entretuer ». Traduisant le rêve d’afficher une autre image de l’Afrique, ce recueil de poèmes incite la jeunesse à prouver qu’elle peut et vaut mieux que l’on ne l’imagine. Il s’agit pour l’auteur de mettre en exergue la face cachée de l’Afrique, « l’autre jeunesse de l’Afrique ».

« Il faut vite que nous comprenions que nous ne sommes pas forcément destinés à être des figurants en acceptant le rôle qui nous est attribué dans un scénario monté de toutes pièces par autrui », peut-on lire dans l’avant-propos de cet ouvrage. A en croire Mohamed H Coulibaly, « il n’est pas trop tard pour être, pour pouvoir nous faire accepter, avec notre originalité, malgré nos différences et nos rudiments de savoirs, comme d’autres le pensent ».

Il ne fait pas de doute que l’avenir du continent africain appartient à sa jeunesse. Ainsi,tout doit concourir à conscientiser cette jeunesse au regard de sa responsabilité : devoir impératif d’assumer son destin de bâtisseur d’une Afrique debout et prospère.

Tout en dénonçant les mauvais actes de l’homme contre la nature, l’auteur invite à ce qu’on réfléchisse à l’« essence de nos actes » et à leurs conséquences sur la terre et nos mers. « On peut dire que milliers de nos maux sont nos fruits », déplore M. Coulibaly. De même, « les cataclysmes ont jusqu’alors/ Détruit sur terre les espèces. L’homme, lui, veut détruire la terre/ Effets de serre menacent nos mers/ Glaciers, comme nous, veulent se mouvoir/ Océan en furie face à nos terres pour les ronger/ Climat de plus en plus complexe pour pollution ».

Actrice incontournable du changement

À travers « Royaume des mots », l’auteur enseigne comment les Africains peuvent transformer leurs quêtes en fructueuses démarches de conquêtes. Il invite surtout la jeunesse africaine à se charger de sa responsabilité, en vue d’être indépendante tant sur le plan économique que politique.

Malgré la situation claire/obscure, l’auteur invite cette jeunesse à penser positivement, en vue de se débarrasser des idées négatives véhiculées au fil de l’histoire. Il s’agit pour cette jeunesse de voir les choses autrement. Il faut qu’elle devienne actrice et non simple spectatrice de son destin.

Dans son combat pour une renaissance africaine, Mohamed H Coulibaly suggère de « commencer le dépistage de solutions à notre problème crucial par la détermination de notre part de responsabilité dans ladite situation en vue de l’affronter ».

À travers la lecture de ce recueil de poèmes, il appartiendra ainsi à chacun de scruter sa conscience et son environnement afin d’identifier son chemin. Car, faut-il le dire, le levier de l’Afrique d’aujourd’hui et de demain reste la jeunesse, qui constitue l’actrice incontournable du changement plus que toute autre couche sociale.

Royaume des mots est le second ouvrage de Mohamed H Coulibaly. Il vient après Sanglots de joie.

Bakary Fomba

10 octobre 2022 0 comments
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Santé et le droit sexuel de la reproduction
ActuSantéSécurité

Santé et droit sexuel de la reproduction (SDSR) : vaincre les préjugés et distiller les vraies informations

by Cheickna Coulibaly 7 octobre 2022
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Les rideaux de l’atelier de formation des formateurs du projet « Féministes en action », organisé par le réseau des femmes Alumini Yali (Rfay), sont tombés le 30 septembre dernier. Durant 5 jours, à l’hôtel Les Colonnes de Bamako, une trentaine de personnes, dont 3 hommes, venus de l’intérieur du Mali et du District de Bamako, ont vu leurs connaissances améliorées sur les SDSR.

Renforcer la capacité des femmes et hommes leaders d’associations féministes sur la santé et le droit sexuel de la reproduction (SDSR) et en mobilisation communautaire, tels étaient les objectifs de cette formation des formateurs initiée par le Rfay. Selon les initiateurs, durant les 5 jours d’activité, les participants ont été renforcés sur la santé et le droit sexuel de la reproduction et la promotion des méthodes contraceptives. Ces formateurs vont, à leur retour, former les membres de leurs organisations respectives.

Selon Jocelyne Marina Bolou, membre fondatrice du réseau Aliminu Yali, et non moins coordinatrice de l’initiative « Musso lafiale » ou « Femme épanouie » en français, « la formation des formateurs est l’un des volets du projet “Muso Lafiale” qui s’étale sur 10 mois au Mali et entre dans le cadre du projet “féministe en action.” Un projet qui est dirigé par un consortium de trois (3) ONG internationales et de trois (3) Fonds féministes, dont CARE France, comme chef de file et financé par l’Agence française de développement.

Trop de préjugés autour du féminisme 

Concernant ladite formation, elle a évoqué la nécessité de renforcer l’aptitude les femmes leaders d’associations. De son avis, “en Afrique il y a trop de préjugés autour du féminisme” et cette formation a permis de disséminer, selon ses dires, “les vraies informations sur la SDSR auprès des participants qui a leur tour feront des restitutions dans leurs différentes communautés.”

Pour Sidy Lamine Diarra, président de l’association Voie de la famille du Mali de Mopti, un participant, cette initiative du RFAY “est bénéfique pour toute la jeunesse”. Selon ses précisions, les 5 jours de formation riches en échange et partage d’expériences ont permis aux participants de découvrir de nouveaux aspects sur les droits des femmes méconnus du grand public. Il conclut ses propos en invitant le RFAY à élargir son champ d’action pour permettre à d’autres de bénéficier de cette formation instructive.  

Soulignons qu’à la suite de cette formation, le projet “Mousso Lafiale” se poursuivra à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation, en langue locale, des femmes et des filles sur la SDSR, les caravanes de sensibilisation, la consultation des femmes et des filles par les professionnels de la santé en vue de proposer des méthodes contraceptives adaptées à leur situation. Aussi à travers la formation des femmes et des filles à des activités génératrices de revenus ans le but d’assurer leur autonomisation financière.

Cheickna Coulibaly

7 octobre 2022 0 comments
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La police malienne
ActuSécurité

Lutte contre le terrorisme : bientôt une police « militarisée » au Mali

by Bakary FOMBA 7 octobre 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

En vue de soutenir la montée en puissance de l’armée malienne dans la lutte contre le terrorisme, le gouvernement malien de la transition a adopté un projet de loi portant militarisation de la police nationale et de la protection civile.

Au Mali, la lutte contre le terrorisme prend une nouvelle dimension. Pour créer un cadre et un plan stratégique de sécurisation, les autorités de la transition annoncent la militarisation de la police nationale et de la protection civile.

Application des recommandations des ANR

« Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres du 5 octobre 2022. Cette décision va en droite ligne avec l’application des recommandations des assises nationales de refondation, tenues fin décembre 2021 sur l’ensemble du territoire national. Elle répond également aux besoins liés à la situation sécuritaire et aux défis multiples auxquels les forces armées maliennes (FAMa) sont confrontées quotidiennement.

« Au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquelles les forces de défense et de sécurité font face, il a été souverainement recommandé lors des Assises nationales de la Refondation de militariser la Police nationale », indique-t-on dans ce document gouvernemental.

Ce projet de loi, qui « consacre » la militarisation de la police nationale et de la protection civile, « concourt à la réalisation des objectifs de la refondation de l’État », précise-t-on.

Empêcher le retour des forces du mal

Cette décision permettra aux autorités maliennes de plancher sur la sécurisation du territoire, surtout lorsqu’elle est accueillie par bon nombre de Maliens. Il s’agit notamment de créer un cadre et un plan stratégique de sécurisation, par le déploiement des agents de la police nationale dans les zones reconquises par l’Armée. Toute chose qui permettra également d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens, empêchant ainsi le retour des forces du mal.

S’agissant des agents de la protection civile, leur tâche consistera à « couvrir l’arrière des forces engagées au combat en vue de préserver les acquis et sécuriser l’Administration et les populations ».

Partant sur cette base, cette mission régalienne permettra aux fonctionnaires des deux corps (police nationale et protection civile) de bénéficier des « mêmes avantages que les autres militaires » engagés sur le champ de bataille.

Cette décision, notamment la militarisation de la police nationale, constitue un grand pas dans la lutte contre l’insécurité.

Bakary Fomba

7 octobre 2022 0 comments
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Des partenaires qui viennent en aident aux populations vulnerables scaled
ActuOpinionSécurité

Mali : pour les populations dans le besoin, tout devient un combat [interview]

by Sahel Tribune 6 octobre 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, les conséquences humanitaires du conflit continuent de peser lourd sur le quotidien des populations. Martin Schüepp, nouveau directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Sarah Epprecht, nouvelle directrice de la Protection et des Services Essentiels pour le CICR se sont rendu sur place en septembre pour prendre le pouls d’une situation humanitaire qui ne cesse de se dégrader.

A l’issue de votre visite sur le terrain, comment jugez-vous la situation humanitaire au Mali ?

Martin Schüepp : mon inquiétude quant à l’évolution de la situation humanitaire s’est renforcée. Les besoins de la population civile sont en augmentation, avec toujours plus de personnes déplacées et plus de personnes touchées par la violence. L’insécurité et les aléas climatiques poussent chaque jour de nouvelles personnes à trouver refuge dans des zones considérées comme plus sûres. Constamment en mouvement, il leur est impossible de s’établir dans un lieu fixe et de développer des activités économiques stables.

Le Mali traverse une situation de conflit très complexe impliquant une multitude d’acteurs. A cela s’ajoute une criminalité qui pose aussi des défis en matière de sécurité pour les acteurs humanitaires, y compris le CICR. Malgré tout, nous nous efforçons d’être au plus près des populations concernées, y compris dans les zones les plus reculées, pour comprendre au mieux leurs besoins et y répondre le plus efficacement possible.

En plus de la violence armée, le changement climatique vient aggraver le sort de la population. Qu’avez-vous pu constater concrètement ?

Sarah Epprecht : Nous avons pu échanger avec des personnes déplacées à cause du conflit. Il est clair que l’impact cumulé de la violence, des déplacements répétés et du changement climatique modifie profondément les modes de vie. Dans un tel environnement, comment les populations peuvent-elles assurer leur survie ? Comment accéder aux soins médicaux ou à l’éducation ? Comment trouver à manger ? Comment garder son bétail en vie ? Comment rester en vie ? Au bout du compte, tout devient un combat. Et quand les mécanismes de survie et la résilience s’épuisent, les vulnérabilités deviennent encore plus criantes.

L’accès à l’eau et aux terres arables est de plus en plus difficile dans de nombreuses régions, et parfois même impossible. L’insécurité alimentaire se généralise dans toute la bande sahélienne, tout comme dans la corne de l’Afrique. L’espoir est revenu récemment avec la pluie et on espère une meilleure récolte que l’année dernière. En même temps il faut ne pas se leurrer, les prix des intrants, des semences et des fertilisants explosent. Les besoins humanitaires demeureront immenses dans les prochains mois, voire dans les prochaines années.

Je suis en même temps très impressionnée par la dignité et la résilience des personnes que j’ai rencontrées. Leur capacité d’adaptation est impressionnante. Notre rôle, avec nos partenaires comme la Croix-Rouge malienne (CRM), est de les soutenir dans leurs efforts pour surmonter les situations difficiles qu’elles traversent.

Comment le CICR adapte sa réponse humanitaire au Mali ?

Martin Schüepp : Nous restons fidèles à nos principes d’action. Cela veut dire agir de manière strictement neutre, indépendante et impartiale, ce que nous considérons comme une nécessité absolue dans un contexte polarisé et en constante mutation. Nous essayons ainsi de maintenir un dialogue franc et transparent avec les autorités et tous les autres acteurs et de maintenir un accès privilégié aux personnes dans le besoin, même dans les zones les plus conflictuelles et les plus difficiles d’accès, afin d’être à leur écoute et répondre à leurs besoins, dans les limites de nos capacités.

La présence des volontaires de la Croix-Rouge malienne sur le terrain est un atout extraordinaire. Nous travaillons main dans la main pour répondre aux besoins humanitaires et notre ambition est de renforcer davantage ce partenariat avec la CRM mais aussi avec tous les autres partenaires du Mouvement de la Croix Rouge et du Croissant Rouge présents au Mali afin de maximiser la réponse aux besoins des populations.

Sarah Epprecht : Nous nous efforçons également de ne pas limiter nos interventions à des réponses d’urgence, telles que des distributions de nourriture, mais aussi d’aider les populations à renforcer leur résilience et à reprendre des activités économiques viables. Un bon équilibre entre réponse d’urgence et capacité à rebondir est important dans un contexte comme le Mali. Cela assure un impact humanitaire sur le plus long terme possible.

Il est également je pense important de rappeler aux donateurs, très focalisés en ce moment sur le conflit en Ukraine, que les besoins demeurent et se renforcent dans le Sahel : des millions de personnes restent très vulnérables dans le pays comme dans toute la bande sahélienne. Elles ne doivent pas être oubliées.

Enfin, comme dans chaque conflit, nous passons sans relâche le même message auprès des porteurs d’armes et de tous ceux qui ont le pouvoir de changer le cours des choses : le respect des lois de la guerre est essentiel. Les parties au conflit doivent prendre toutes les mesures pour épargner les civils et les infrastructures nécessaires à leur survie.

Source : CICR


Cette interview a été initialement publiée sur ce site.

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