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Des migrants clandestins
Sécurité

Libye : MSF invite les pays européens et nord-américains à évacuer les migrants bloqués

by Mohamed Camara 24 juin 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Dans son rapport « Out of Libya », publié le 20 juin dernier, Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé un appel aux pays européens et nord-américains à faciliter l’évacuation des migrants les plus vulnérables en Libye.

Ce 20 juin 2022, Médecins Sans Frontière a lancé un appel d’urgence aux pays européens et d’Amérique du Nord pour l’octroi d’une protection aux migrants vivant dans des conditions inhumaines en Libye. MSF insiste sur une évacuation urgente de ces personnes vulnérables bloquées en Libye à travers des mécanismes existants et l’ouverture des voies de sorties alternatives.

« En Libye, la grande majorité des exilés sont victimes de détention arbitraire, de torture et de violences, y compris sexuelles. Leurs possibilités de protection physique et juridique y sont extrêmement limitées et fragiles. En conséquence, la route migratoire, très souvent mortelle, via la mer Méditerranée, est parfois leur seule échappatoire », explique Claudia Lodesani, responsable des programmes en Libye pour MSF. 

« Nous pensons que les pays sûrs, notamment au sein de l’Union européenne, qui financent depuis des années les garde-côtes libyens et encouragent le retour forcé des migrants vers la Libye ont, au contraire, le devoir de faciliter la sortie et la protection, sur leur sol, de ces personnes victimes de violence ».

Rapport Out of Libya

Le MSF a publié un rapport dénommé Out of Libya, qui se penche sur les difficultés liées aux mécanismes de protection existants pour les personnes bloquées en Libye. Les simples voies de sortie autorisées vers les pays sûrs, initiés par le HCR et OIM sont inefficaces et restrictives, signale-t-on dans le rapport.

Seulement 1662 personnes sont parvenues à quitter la Libye en conformité avec les mécanismes de réinstallation du HCR sur environ 40 000 personnes inscrite, et à environ 3000 personnes via le programme de retour volontaire de l’OIM, indique le rapport Out of Libye du MSF. « Au total, on estime 600.000 le nombre d’exilés présents dans le pays », selon le MSF.

Le rapport a également présenté des solutions alternatives, notamment celles initié en collaboration avec les organisations de secours et les gouvernements.

« En Italie, un corridor humanitaire a déjà été ouvert et permet la sortie d’un certain nombre de personnes en situation de grande vulnérabilité et ayant besoin de protection, notamment des patients de MSF en Libye. Ce type de mécanismes doit pouvoir être dupliqué dans d’autres pays sûrs. En France, des discussions sont ainsi en cours avec les autorités afin d’évacuer notamment des survivants de torture, de violence et de détention, ainsi que des personnes présentant de graves pathologies médicales », se réjouit le MSF dans son rapport.

« La prise en charge médicale de personnes détenues arbitrairement et indéfiniment, ou à risque de subir des violences systématiques, pose de nombreux dilemmes. Nos possibilités d’actions sont, de fait, limitées. Pour réellement protéger les personnes les plus vulnérables, il faut avant tout, et de toute urgence, les sortir du système de détention et du pays », explique Jérôme Tubiana, responsable de plaidoyer en Libye pour MSF, dans une dépêche qui nous est parvenue.

A noter que le MSF est l’une des rares ONG internationales encore présentes en Libye.

Mohamed Camara

24 juin 2022 0 comments
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Une jeune fille triste
A la UneOpinion

[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (1)

by Sahel Tribune 24 juin 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Billet. Une lectrice de Sahel Tribune a bien voulu nous soumettre une contribution dans laquelle elle évoque son histoire amoureuse contractée à l’École normale supérieure de Bamako. Nous publions sous anonymat son texte en deux parties. Voici la première.

Tout a commencé quand j’ai eu l’occasion de poursuivre des études supérieures après ma maîtrise. C’était il y a quatre ans à l’École normale supérieure. C’est à peine arrivée dans cette prestigieuse école, deux ou trois mois après le début des cours, qu’il m’a abordé avec enthousiasme, sourire et son sens d’humanité. Il avait surtout l’envie de réunir les nouveaux venus autour d’un seul objectif. Objectif qui était, sans nul doute, autour d’une association estudiantine.

Quelques semaines après, on était devenus des très bons camarades. Le plus fou d’ailleurs dans tout cela est que j’ignorais encore son nom. Je n’avais pas eu le courage de lui demander ou, du moins, je me sentais mal à l’aise de le faire. Surtout étant donné qu’il connaissait déjà mon nom, ma filière d’étude, la salle dans laquelle je prenais mes cours et même mes fréquentations. Tout ce que je savais de lui est qu’il a deux amis avec qui il est tout le temps.

Juste quelques minutes

Il était 17 heures, ce soir-là, quand il est venu me retrouver dans le parking, prête à rentrer à la maison, pour me demander de lui accorder juste quelques minutes. Avant d’accepter sa proposition, et étant si étonnée de le voir seul, je lui ai demandé où est sa « bande » — en référence à ses deux amis. Souriant, il m’a répondu qu’ils vont bien, mais qu’il veut me parler tête-à-tête. J’ai donc accepté de l’écouter afin de savoir ce qu’il avait à me dire.

On s’est assis sur ma moto. Après les salutations d’usage et tant de tournures autour de l’essentiel, il a fini par m’avouer qu’il avait des sentiments pour moi. Cela m’a surpris, surtout de sa part. Je ne m’attendais pas à cette déclaration. Alors j’ai joué à la timide. Comme je n’avais pas de réponse à lui donner sur le coup, il m’avait fait promettre de prendre le temps de réfléchir à sa proposition afin de lui répondre ultérieurement. Chose promise, on s’est donné au revoir et chacun a pris son chemin.

Longues heures à réfléchir

Arrivée à la maison, j’ai passé de longues heures à réfléchir et méditer sur sa demande. À mon avis, toute relation amoureuse doit avoir pour but le mariage si réellement l’amour, le respect et la confiance y sont. Mais, dans mon cas, il manquait une pièce du puzzle : la confiance qui était indispensable à mes yeux. Pendant plus d’un trimestre, une série de questions ne cessaient de me tarauder l’esprit : « Ses sentiments sont-ils vraiment sincères ? M’aime-t-il réellement comme il me le fait croire ? Est-ce qu’il a des projets à long terme avec moi ? Dans tout ça, et moi dans l’histoire, qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que j’attends de lui ? Suis-je capable de tout sacrifier par amour, jusqu’où suis-je capable d’aller pour lui ? Ainsi de suite. »

Au moment où j’étais là à réfléchir à tout ce qui peut arriver, à trouver une réponse à toutes ces questions, il s’est lassé de se battre. Chose dont je n’ai jamais cessé de faire, car c’était la première fois qu’un homme m’intéresse. Quand je me suis rendue compte qu’il ne me parlait plus d’amour ni de ses sentiments pour moi alors je n’avais plus de raison d’y penser. J’ai eu la sagesse de mettre une croix sur cette phase de ma vie malgré que je n’ai cessé d’y penser. J’étais persuadée que c’était fini, cette histoire. Mais je me trompais : les choses ne faisaient que commencer.

Voyage d’intégration sur Dakar

Après tant de mois passés, ladite association dont j’ai adhéré par estime pour lui a organisé un voyage d’intégration sur Dakar. Un voyage que je n’oublierai jamais. Un voyage que j’ai surnommé mon chemin vers l’amour. Le fameux jour où j’ai décidé de prendre part à ce voyage, j’étais inquiète, abasourdie, mais heureuse en même temps, car mon amoureux faisait partie des participants. Il fut la première personne que j’ai informée de ma participation à ce voyage. Et, à ma grande surprise, il m’avait répondu qu’il y serait aussi. Ce voyage de Bamako-Dakar n’a duré que deux jours, mais son enthousiasme, son sens de l’humour, sa vivacité pendant ces 48 h ont été largement suffisants pour me faire tomber follement amoureuse de lui.

Les quelques jours passés ensemble dans notre logement à Dakar, précisément dans le quartier de Médina, ont renforcé davantage tout ce que je ressens pour lui. On se voyait à chaque instant. Je pouvais sentir sa présence, qui me rendait si heureuse et vivante en même temps, malgré qu’il ignorait encore mes sentiments pour lui. Je ne pouvais pas lui dévoiler mes sentiments, du moins verbalement. Je n’avais pas cette force, ce courage qu’il avait eu en un moment donné. Alors j’ai décidé de faire à ma manière. Cela m’a pris du temps, des mois de sacrifice, de souffrances, mais il a fini par se rendre compte de mon amour à son égard.

Retour au pays

L’envie m’a effleurée plusieurs fois de lui parler de mon amour, mais je me suis tue. Après une très bonne semaine passée à Dakar en compagnie des amies, des camarades, des connaissances, nous sommes revenus au pays. C’était les vacances et chacun est rentré chez lui. Pendant ces vacances, il m’avait contactée une fois, et juste en tant qu’ami, mais cela m’a permis de savoir qu’il ne m’avait pas oubliée : que je comptais pour lui. Après son appel, pour la première fois, j’ai parlé de lui à mes sœurs. J’ai pu extérioriser avec elles ce que j’avais à l’intérieur depuis tant de mois.

Je ne pouvais parler de lui qu’à ma sœur ainée et à notre benjamine. Et les instants passés à parler de lui étaient si merveilleux. Pendant toutes les vacances, je n’avais aucune nouvelle de lui après cet appel. Mais les souvenirs que j’avais de lui étaient largement suffisants pour me rendre heureuse. Et bien évidemment, les vacances n’ont duré que deux mois et il fallait retourner à Bamako.

24 juin 2022 0 comments
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ActuSécurité

Mali : plus de 84 000 réfugiés rapatriés, 70 000 accueillis, environ 685 000 PDI retournés

by Cheickna Coulibaly 21 juin 2022
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Ce lundi 20 juin, le HCR Mali et partenaires ont célébré à Bamako la Journée mondiale du Réfugié. Sahel Tribune vous livre les grandes lignes des différentes interventions.

Au niveau mondial, cette journée dédiée aux réfugiés a été célébrée pour la première fois le 20 juin 2001 lors du 50e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Le thème retenu par l’ONU pour l’édition 2022 est : « chacun, partout, tout le temps, toute personne a droit à la sécurité ».  A l’instar des autres pays, le Mali l’a célébrée, lundi 20 juin. Organisée à l’hôtel Azalaï de Bamako, cette cérémonie commémorative a donné lieu à des prestations artistiques  des réfugiés, la remise symbolique de certificat de nationalité et des prix aux réfugiés.  

Les représentants des différentes structures présentes ont saisi l’occasion pour attirer l’attention sur la nécessité de protéger les personnes contraintes de fuir leurs localités à la recherche de sécurité.  C’est dans ce cadre que le président de l’Union des réfugiés du Mali, Patrice Mvuama, a plaidé pour la cause des réfugiés forcés auprès des décideurs. Au cours  de son intervention, il a sollicité une sécurité alimentaire, documentaire, d’habitation, physique pour tous les réfugiés dans le besoin. 

Actions entreprises 

À sa suite, le Représentant du HCR, Mouhamed Touré, a exprimé la gratitude de son organisation au  gouvernement et au peuple du Mali, notamment pour leur hospitalité légendaire à l’égard des milliers de personnes réfugiées et demandeurs d’asile. Dont certains depuis plus de trois décennies. Parmi les actions entreprises par le HCR [Haut commissariat pour les réfugiés] en vertu de son mandat, l’on peut noter l’aménagement en cours de grandes surfaces dans les régions de Gao, Ménaka, Tombouctou et Mopti, pour accueillir les personnes déplacées de force.  

« Ces sites d’une superficie de 10 hectares par site et en cours de réalisation offriront aux réfugiés et aux personnes déplacées internes des conditions de vie dignes, à travers des abris durables, des infrastructures hydrauliques, sanitaires et scolaires », estime-t-il. Selon ses dires, outre l’accès aux services sociaux de base, les bénéficiaires pourront y exercer des activités génératrices de revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins et faciliter leur inclusion socioéconomique. 

Autre action notable menée par le HCR : des initiatives numériques récemment mises en place pour permettre aux déracinés d’avoir une communication fluide et constante avec l’organisation afin de recevoir des réponses rapides à leurs besoins. Ces initiatives concernent entre autres l’ouverture d’une ligne téléphonique gratuite, la mise en place d’un projet pilote « un ménage, un téléphone » et l’ouverture des espaces vidéo directs communautaires, dotés de connexion internet.

Des chiffres 

Le Coordinateur humanitaire Alain Noudéhou, aussi représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU au Mali, s’est également prononcé sur le cas des réfugiés.   Selon lui, compte tenu de la crise actuelle à l’échelle mondiale, le nombre des déplacements forcés en 2022 a atteint un chiffre record de « 100 millions de personnes » à travers le monde. Il poursuit son intervention en indiquant que les femmes et les enfants, les plus exposés aux violences et représentant l’écrasante majorité des personnes déplacées, ont droit à la « protection collective ». 

Pour sa part, le ministre malien de la Justice et des droits de l’homme, Gardes des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a évoqué l’engagement du gouvernement malien à « poursuivre ses efforts en vue d’offrir protection et assistance aux réfugiés de différentes nationalités » ayant choisi le Mali comme pays d’asile. 

« À la date d’aujourd’hui, le Mali a accueilli environ 70 000 réfugiés sur son territoire, principalement dans les régions de Gao, Ménaka, Tombouctou et Kayes », a indiqué le premier responsable du département malien de la Justice.  Ce chiffre, ajoute-t-il, risque de connaître une augmentation tant que la situation sécuritaire dans la sous-région reste précaire. Au nom du gouvernement, le ministre Kassogué a salué les efforts du HCR et ses partenaires. Lesquels efforts ont abouti au « rapatriement volontaire dans la sécurité et la dignité de plus de 84 000 réfugiés maliens et le retour d’environ 685 000 [personnes] déplacé(e)s internes [PDI] ». 

«  Les personnes ayant fui la guerre ou les persécutions doivent avoir la possibilité de se soigner, de se former, de travailler et de s’épanouir conformément à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et au Pacte mondial sur les réfugiés. », a plaidé le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU au Mali, Alain Noudéhou. Avant de remercier les acteurs engagés dans la cause des réfugiés dans le pays, notamment le HCR pour le soutien constant au gouvernement malien dans la réponse aux besoins des réfugiés et des demandeurs d’asile. 

Cheickna Coulibaly

21 juin 2022 0 comments
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Remise de tracteurs dans la commune de Mandé
Actu

Mali : 225 tracteurs subventionnés remis aux agriculteurs de la commune de Mandé

by Mohamed Camara 21 juin 2022
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Ce lundi 20 juin, lors d’une cérémonie organisée à Samanko, présidée par le président intérimaire Assimi Goïta, l’État malien a remis 225 tracteurs subventionnés à des producteurs agricoles. Compte-rendu.

Ce lundi 20 juin courant, le président de la transition s’est rendu à Samanko, dans la commune de Mandé, une zone typiquement agricole située à quelques kilomètres de la capitale malienne, pour la remise symbolique de 225 tracteurs aux producteurs agricoles.

« Je tiens d’abord à féliciter tous les acteurs du secteur agricole pour les résultats obtenus pour la campagne agricole 2021 », a dit le colonel Goïta après une minute silence à la mémoire des victimes des attaques terroristes survenues ce week-end dans le cercle de Bankass.

A l’en croire, « la remise de ces 225 tracteurs entre dans le cadre de la subvention à hauteur de 50% de matériels agricoles et équipements par l’État. Cela vise à atteindre deux objectifs : pousser la mécanisation du secteur agricole [et] assurer l’autosuffisance alimentaire ».

Élaborer des nouvelles stratégies

Ces initiatives viennent s’ajouter à d’autres actions réalisées par le gouvernement de la transition malienne, notamment la subvention des intrants agricoles, a indiqué le ministre du Développement rural, Modibo Keita. Il précise que toutes ces actions gouvernementales constituent une aide inestimable au secteur agricole dans un contexte actuellement tendu au Mali.

De son côté, le porte-parole des bénéficiaires, Sanoussi Bouya Sylla, a remercié les autorités pour leurs efforts abattus dans le secteur de l’agriculture. Cette remise des machines agricoles, dont les bénéficiaires ont été sélectionnés selon des critères établis, permettra d’améliorer la productivité. Ce sera aussi une occasion privilégiée aux paysans de bien nourrir leurs cheptels, a ajouté le porte-parole des bénéficiaires.

Assimi Goïta a laissé entendre qu’il instruira au gouvernement d’élaborer des nouvelles stratégies pour non seulement maîtriser la consommation, mais aussi les stocks de sécurité et les exportations. « Quand on regarde la production agricole 2021, qui s’élève à 9 millions de tonnes contre une consommation annuelle de 4 millions de tonnes, il n’est pas acceptable que notre pays soit confronté au problème d’approvisionnement », a déclaré le président intérimaire.

Par ailleurs, le maire intérimaire de la commune de Mandé, Nouhoum Kelepily, a profité de l’occasion pour exposer à la délégation du président de la transition d’autres défis auxquels sa commune est confrontée en cette période hivernale. Notamment dans le secteur de la santé où il a demandé des équipements, des dispensaires ainsi la mise en marche des ambulances voire.

Mohamed Camara

21 juin 2022 0 comments
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Bac Guinée
ActuÉducation

Guinée : le préfet de Siguiri limogé pour avoir « coiffé » un candidat au Bac

by Sahel Tribune 20 juin 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Brève — Guinée. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux depuis le 17 juin dernier. Ciseaux en main, le préfet de Siguiri, le lieutenant-colonel Ibrahima Douramoudou Keïta, s’est permis de couper les cheveux d’un candidat au baccalauréat. Cette attitude du représentant local de l’Etat a suscité de nombreuses indignations sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont même appelé à ce qu’il soit relevé de son poste. 

Dans un entretien accordé à Africa Guinée, le lendemain de son acte, le préfet a laissé entendre que c’était « pour suivre la bonne éducation des enfants ».   Il a poursuivi en précisant avoir au préalable « instruit le délégué de lui dire de se faire coiffer sinon, il n’entre pas en classe ». A l’en croire, l’enfant aurait « dit qu’il préfère perdre [que de] se faire coiffer ». Le préfet Kéïta a indiqué également qu’il n’a pas agit  « en tant que préfet, mais en qualité de papa parce que [le garçon a] le même âge que [son] premier garçon ».

Ces explications n’ont pas suffi. Le samedi soir, la nouvelle est tombée au journal télévisé  : « Le lieutenant-colonel Ibrahima Douramoudou Keïta, matricule 18342G, précédemment préfet de Siguiri, est relevé de ses fonctions et mis à la disposition de l’état-major général des armées », selon un décret signé par le colonel Doumbouya, président de la transition guinéenne.

La rédaction

20 juin 2022 0 comments
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5ème recensement général de la population et de l'habitat
Politique

Démographie au Mali : comprendre le dénombrement RGPH

by Bakary FOMBA 19 juin 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Mali, la phase de dénombrement du 5e Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH5) a été lancée, mercredi 15 juin 2022. Une opération qui permet de mieux orienter les décideurs politiques.

« Pour mettre en œuvre des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté, les décideurs politiques ont besoin d’informations géographiques désagrégées aux niveaux les plus fins du découpage administratif du pays. Cependant les profils de pauvreté sont habituellement élaborés sur la base des enquêtes sur les ménages dont les résultats ne peuvent aller à ces niveaux géographiques en raison des contraintes de budget et de temps », indique-t-on dans ce rapport de l’Institut national des statistiques (INSTAT) sur le 4e recensement général de la population et de l’habitat.

Mobilisation nationale

Selon les précisions de cet institut, cette opération, qui doit se tenir chaque 10 ans, a pour objectif de connaître entre autres : l’effectif total de la population malienne et sa répartition entre les régions, cercles, communes, villages sédentaires et nomades, milieu urbain et rural ; la structure de la population par sexe et par âge ; le nombre total de naissances et le nombre total de décès au cours des douze derniers mois ; les disponibilités en logements pour les ménages et leurs conditions de vie en matière d’habitation. Elle permet également d’apporter des renseignements sur les caractéristiques démographiques (sexe, âge, mortalité, natalité, migrations…), économiques (profession, activité principale…) et socioculturelles (situation matrimoniale, nationalité, alphabétisation, langue parlée…) de la population.

La première opération s’est déroulée du 1er au 16 décembre1976, avec la participation active des Nations Unies et une grande mobilisation nationale. Le 4èmeRGPH, le dernier au Mali, remonte à 2009.

Le 13 juin dernier, l’Institut National de la Statistique a organisé dans ses locaux, une conférence de presse pour mobiliser les hommes de médias autour du 5e RGPH. Il s’agit d’expliquer aux journalistes les défis et les enjeux de cette opération, dont la réussite est vivement souhaitée par les autorités actuelles.

« C’est l’opération civile qui mobilise le plus d’individus au même moment », a souligné au cours de cette conférence de presse, le directeur général de l’INSTAT, le Dr Arouna Sougané. À ses dires, « des tablettes numériques » ont été mises à la disposition de ces agents recenseurs en vue de « garantir davantage la fiabilité des données collectées ».

Précieux instrument

26 327 agents recenseurs, 4 504 chefs d’équipe et 866 contrôleurs TIC seront déployés durant trois semaines pour cette opération, indique le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, dans une déclaration en date du 14 juin dernier.

Dans sa déclaration, le ministre Alousseni Sanou a invité également les populations à faciliter la tâche de ces agents recenseurs, en leur fournissant les informations demandées. Celles-ci concernent plusieurs aspects de leurs vies, notamment l’état civil, l’éducation, la santé, l’emploi, la mobilité et les caractéristiques de l’habitat.

Pour la réussite de cette opération, notamment par la collecte et l’acheminement de données reflétant fidèlement les réalités socio-démographique de notre pays, le gouvernement engage les agents recenseurs à se mobiliser. Ces derniers ont bénéficié d’une formation théorique et pratique, du 05 au 25 mai 2022, sur les outils et la méthodologie du dénombrement afin de bien mener les travaux sur le terrain.

Afin de disposer de données socio-démographiques actualisées, nécessaires au cadrage des politiques de développement, les Nations Unies recommandent aux pays membres de réaliser leur RGPH tous les dix ans. Ainsi, au regard de l’importance des données statistiques pour le développement et conformément à cette disposition, le Mali a pris une loi pour institutionnaliser la tenue d’un Recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH), tous les 10 ans.

Bakary Fomba

19 juin 2022 0 comments
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Des déplacés à Ménaka
Sécurité

[Témoignages] Ménaka : « Ils ont détruit les habitations et d’autres bâtiments pour nous chasser »

by Sahel Tribune 19 juin 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans un communiqué de presse, publié le 15 juin dernier, Amnesty International déplore la violation des droits humains dans les attaques de l’EIGS survenues dans la région de Ménaka, en mars 2022. Témoignages.  

Au mois de mars 2022, L’EIGS [État Islamique au Grand Sahara] a mené des attaques meurtrières contre certains villages de la région de Ménaka, au Mali. Il s’agit notamment des affrontements entre les combattants de l’EIGS et certains groupes armés signataires de l’Accord d’Alger [Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA)].

« Dans la région de Ménaka, des milliers de personnes fuient leur domicile, car l’EIGS prend délibérément pour cible les civil·e·s, détruit les habitations et les points d’eau, et confisque le bétail, a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. L’État islamique doit cesser de commettre ces crimes de guerre et toutes les parties au conflit doivent respecter le droit international humanitaire, notamment en protégeant la population civile. »

Amnesty International a recueilli les témoignages de 15 personnes vivant à Menaka, composé des personnes déplacées internes (PDI), leurs familles d’accueil, des militants de la société civile et des travailleurs humanitaires.

« Les tirs se sont poursuivis jusqu’à la tombée de la nuit »

« Les gens affluent en continu à Ménaka depuis mars. Beaucoup de mes proches sont arrivés d’Anchawadi, mais plus de 70 habitants de mon village sont portés disparus depuis les attaques de l’EIGS, raconte Khalil [anonymat], qui a fui Anchawadi. Ils ont détruit les habitations et d’autres bâtiments (magasins, etc.) pour nous chasser d’Inékar et d’Émis-Émis. Ils contrôlent les puits et les points d’eau et prennent le bétail comme bon leur semble. »

D’après le communiqué d’Amnesty International, produit sur la base des témoignages directs, les villages de Tamalat et d’Inchinane ont été pris pour cible lors de ces attaques de l’EIGS.

Adnane, un responsable local de Tamalat, se trouvait dans le village quand des combattants de l’EIGS envahissaient celui-ci en mars. Selon lui, ils ont attaqué sa localité un mardi, entre les prières de Dohr (14 heures) et d’Asr (16 heures). Dès leur arrivée, ils ont immédiatement commencé à tirer sur les civils. « Les tirs se sont poursuivis jusqu’à la tombée de la nuit. J’ai réussi à m’enfuir avec plusieurs villageois, mais de nombreux autres sont toujours portés disparus, se souvient le nommé Adnane. Nous avons entendu dire que les combattants avaient continué d’attaquer d’autres hameaux et points d’eau près de Ménaka. »

Au mois de mars dernier, plus de 703 foyers de Tamalat ont été accueillis à Ménaka, juste après les attaques. La ville est envahie des déplacés actuellement, et un bon nombre de civils sont toujours dispersés dans la nature, ajoute Ahmad, un autre originaire de Tamalat, qui aide les personnes déplacées.

Ibrahim, un autre rescapé de cette attaque, abonde dans le même sens : « Les assaillants sont arrivés dans l’après-midi et ont commencé à tirer, tuant sans distinction femmes, enfants et personnes âgées. Des groupes armés [le MSA] ont tenté de les combattre, mais ils ont été submergés, car les combattants de l’EIGS étaient plus nombreux. Ces derniers ont pris tout notre bétail et tout ce qui leur semblait utile ; de nombreux habitants ont fui à Ménaka, et d’autres en Algérie. Par la suite, nous avons appris que les combattants de l’EIGS étaient postés près des points d’eau, empêchant les gens d’y accéder et confisquant tout le bétail qu’ils pouvaient prendre. »

Protéger la population civile

Mubarak, membre d’une organisation de la société civile, déplore l’insuffisance de l’aide humanitaire aux personnes déplacées. Il précise qu’il y a eu des attaques au cours desquelles des civils ont été tués et des biens saccagés. Pour ses dires, lui aussi, bon nombre des habitants ont rejoint Ménaka alors que d’autres sont jusqu’à présent éparpillés dans le désert ou essaient de trouver refuge au nord.

Le communiqué de presse précise que les villageois, qui avaient été obligés de fuir, ont perdu tous leurs biens dans ce conflit. De ce fait, ils sont en manque d’assistance humanitaire, surtout que les organisations humanitaires sont débordées.

« L’EIGS doit cesser d’attaquer les civil·e·s et de détruire leurs habitations. Nous adressons le même appel à toutes les parties au conflit. Tous les groupes armés, ainsi que les forces armées maliennes et les forces de maintien de la paix de la MINUSMA (ONU), doivent protéger la population civile. Les autorités maliennes et leurs partenaires doivent également coordonner l’aide humanitaire aux personnes déplacées à Ménaka, ainsi qu’à celles qui sont bloquées à Andéramboukane et à Inékar, afin que la population civile dispose d’un accès satisfaisant à l’eau, à la nourriture et à des abris », a déclaré Samira Daoud.

La rédaction


  • Les noms cités ont été modifiés.
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