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Journée africaine de la statistique
Actu

Journée africaine de la statistique : la 32e édition sous le signe de la souveraineté alimentaire

by Fousseni TOGOLA 18 novembre 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

À l’instar de la communauté statistique africaine, le Mali célèbre, ce vendredi 18 novembre 2022, la 32e édition de la Journée africaine de la statistique (JAS). Occasion pour le gouvernement malien de souligner le rôle important de la statistique dans tous les aspects de la vie économique et sociale sur le continent.

« Renforcer les systèmes de données en modernisant la production et l’utilisation des statistiques agricoles : comment mieux accompagner les politiques et améliorer la résilience de l’agriculture, la nutrition et la sécurité alimentaire en Afrique », tel est le thème de l’édition 2022 de la Journée africaine des statistiques (JAS). Un thème qui cadre avec celui de l’Union africaine, « 2022, année de la nutrition : renforcer la résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire sur le continent africain ». C’est un appel à la « modernisation des systèmes de données pour la production, la diffusion et l’utilisation des statistiques agricoles ».

« Réduire et endiguer l’extrême pauvreté »

La JAS vise à sensibiliser l’opinion publique, notamment les décideurs, les partenaires, les producteurs et utilisateurs de données, les chercheurs et le grand public sur le « rôle important de la statistique dans tous les aspects de la vie économique et sociale sur le continent ».

Dans une déclaration à l’occasion de la célébration de cette Journée, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a expliqué que la problématique alimentaire reste « une question cruciale dans le registre du bien-être des populations ». Surtout qu’en 2030, près de 670 millions de personnes souffriront de la faim, soit 8 % de la population mondiale, selon un communiqué que Sahel Tribune a pu consulter.  

Le thème de cette 32e édition met donc un accent particulier sur le secteur e l’agriculture, notamment la problématique de la sécurité alimentaire et de la nutrition. « Le développement du secteur agricole est l’un des leviers sur lequel il est important d’agir pour réduire et endiguer l’extrême pauvreté dans le monde », précise le ministre Sanou.

« Garantir la souveraineté alimentaire »

En 2021, le secteur primaire, avec ses sous-secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la pisciculture, l’aquaculture, l’apiculture, la foresterie, la cueillette, représentait 35,1 % du Produit intérieur brut, au Mali. Ce secteur emploie plus de deux tiers de la population active. Pourtant, «  il reste insuffisamment couvert par les services de la statistique ».

La célébration de la Journée africaine de la statistique est une occasion pour les acteurs du Système statistique national de « réfléchir à la meilleure façon de corriger cette insuffisance », estime le ministre de l’Économie et des Finances tout en précisant que c’est déjà le souci des autorités maliennes de la transition. « L’option est de garantir la souveraineté alimentaire et de faire du secteur agricole le moteur de la croissance en vue d’assurer le bien-être des populations », a-t-il souligné.

La mise en œuvre du Recensement général agricole (RGA) devient une impérieuse nécessité, selon le ministre Sanou.

La Journée africaine de la statistique a été adoptée en mai 1990 lors de la seizième réunion de la Conférence des ministres africains chargés de la planification et du développement économique de la Commission économique pour l’Afrique. Elle est célébrée le 18 novembre de chaque année.

Fousseni Togola

18 novembre 2022 0 comments
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Auxiliaires d'élevage.
Actu

Santé animale au Mali : campagne de vaccination au profit de 100 000 ménages

by Sahel Tribune 17 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les maladies infectieuses sont l’une des principales menaces qui pèsent sur les communautés vivant essentiellement de l’élevage. Déjà confrontées au conflit et aux aléas du changement climatique, elles sont fréquemment contraintes à se déplacer avec leurs animaux en dépit des dangers.

Pour soutenir ces éleveurs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en partenariat avec le gouvernement malien a lancé, pour la douzième année consécutive, la campagne de vaccination du bétail dans les régions du centre et du nord du Mali. Cette opération de vaccination, dont le lancement a eu lieu à Gao, s’étendra de novembre 2022 à mars 2023. Elle permettra d’immuniser près de 4 000 000 de têtes d’animaux, dont 3 000 000 de petits ruminants et 1 000 0000 de bovins contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), et la Peste des Petits Ruminants (PPR), selon un communiqué du CICR dont Sahel tribune a pu consulter une copie.

Plus de 100 000 ménages profiteront de cette campagne de vaccination. Selon Antoine Grand, chef de la délégation du CICR au Mali, « Il est vital pour les communautés de renforcer la résilience de leur cheptel contre la sécheresse, les inondations, les maladies infectieuses et les conséquences du conflit et des changements climatiques. Pour eux, protéger leurs animaux est une question de survie, car ils constituent leur principal moyen de subsistance ».

En 2022, « les programmes d’appui à la production agricole et à l’élevage du CICR ont bénéficié à plus de 622 000 personnes parmi les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs les plus affectées par le conflit », précise l’organisation onusienne.

Grâce au partenariat entre le CICR et le ministère malien du Développement rural, chaque année les communautés vulnérables sont appuyées dans l’accès aux services de base de santé animale.

La rédaction

17 novembre 2022 0 comments
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Augmentation du prix des produits de première nécessité
Actu

Vie chère au Mali : le calvaire des consommateurs

by Hawa Diaby 17 novembre 2022
written by Hawa Diaby 4 minutes read

La cherté du marché est une réalité dans le quotidien des Maliens. Aucun produit ni aucun secteur n’échappe au phénomène. Si les produits de première nécessité ne deviennent pas rares, leurs prix les rendent inaccessibles au pouvoir d’achat des consommateurs maliens, qui peinent à avoir les moyens de s’en procurer. Face à cette situation, des solutions d’urgence et des mesures à long terme doivent être prises.

La levée de l’embargo, qu’avaient imposée la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sur le Mali, entre janvier et juillet 2022, ne semble pas atténuer le calvaire des Maliens. La descente aux enfers de la population, en matière d’acquisition des produits les plus élémentaires pour leur survie, se poursuit.

L’alvéole d’œuf passe à 2600 FCFA

Sur le marché malien, le prix de tous les produits prend l’ascenseur. Cette situation pèse lourd sur les femmes. Aujourd’hui, le prix du kilogramme de farine est passé de 400 FCFA à 600 FCFA. Quant au sucre, le kilogramme est vendu à 600 FCFA contre 500 F précédemment. Le litre d’huile est acheté sur le marché malien à 1200 FCFA contre 900 F, il y a quelques mois. Le prix de l’alvéole d’œuf est passé de 2000 f à 2600 f.

Le panier de la ménagère souffre de cette augmentation du prix des produits de première nécessité. « Auparavant, avec seulement 1000 FCFA tu pouvais cuisiner pour toute la famille. Mais de nos jours, même 3000 FCFA ne suffit plus. Car tout est devenu cher : la viande, la farine, le mil, le riz, l’huile et même le charbon », se désole Fatoumata Diarra. Cette femme au foyer poursuit en lançant un appel aux vendeurs : « Il faudrait aussi que les commerçants respectent les prix définis par l’État. J’insiste surtout sur le fait que l’État doit mettre en place un protocole afin que chacun vende aux prix qui leur sera indiqué ».

« Nous n’y sommes pour rien »

En décembre 2021, le gouvernement malien avait adopté certaines mesures d’atténuation de la flambée du prix des produits de première nécessité sur le marché. Il s’agit entre autres : la baisse de 50 % de la base taxable à l’importation des produits du sucre, de l’huile alimentaire, du lait et du riz ; la subvention du prix de la viande bovine ; l’homologation du prix des hydrocarbures ; le soutien aux minoteries à travers l’abandon de la presque totalité des droits et taxes à l’importation du blé ; la suspension du paiement de la TVA à l’achat et à l’importation de la graine de coton, entre autres.

Cette situation sur le marché malien est surtout tributaire de l’augmentation des prix sur le marché international, due à la guerre entre l’Ukraine et la Russie ; mais aussi de la situation sécuritaire que connait le pays. La stabilité et le retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire semblent être les priorités des autorités maliennes de la transition.

Toutefois, il convient aussi de noter la mauvaise foi de certains commerçants, surtout quand il s’agit de l’augmentation du prix des produits locaux. Selon des consommateurs, sur le marché, des commerçants font une inflation volontaire dont la seule motivation est de se faire plus de gains. Contre cette accusation, les commerçants se défendent : « Les produits locaux connaissent une inflation impressionnante. Mais nous n’y sommes pour rien », se justifie Seydou, commerçant au marché de Kalaban-Coro Koulouba.

Des mesures d’atténuation

Aujourd’hui, « le sac du riz local (Gambiaka) est cédé entre 20 000 et 21 000 francs CFA » contre 17 000 et 17 500 FCFA, il y a quelque temps. L’année dernière, à la même période, les fleurs d’hibiscus (dabléni) étaient vendues à 500 francs CFA le Kg. Cette année, elles sont cédées à 2 350 francs le kilogramme. « Si nous baissons nos prix, nous ne pourrions plus subvenir aux besoins de nos familles. Les clients doivent comprendre que nous sommes tous victimes de ce phénomène », explique Seydou, le commerçant.

« Cette situation est très mauvaise » pour le Mali, en tant que pays en développement, dont la majeure partie de la population vit dans la pauvreté. Cette cherté du marché va plus l’impacter les personnes les plus vulnérables, aux dires de Salimata Diallo, femme au foyer.

Les plus hautes autorités sont donc interpellées. Le peuple souffre et attend de son gouvernement des mesures importantes pour atténuer sa souffrance. Pour ce faire, l’état malien doit subventionner les produits de première nécessité, baisser les frais de dédouanement sur ces produits, accroitre la surveillance sur les commerçants en vue de les obliger au respect des prix fixés.

Hawa Diaby

17 novembre 2022 0 comments
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Forage
ActuClimat et environnement

Changement climatique au Mali : « On a foré très profond, on n’a rien trouvé »

by Sahel Tribune 16 novembre 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Le Mali, comme d’autres pays du Sahel, est en proie à un conflit armé dont les conséquences sont aggravées par les effets du changement climatique. Si les populations sur le terrain ont montré une résilience hors du commun, leur vulnérabilité grandissante inquiète. En attendant que la communauté internationale réunie au sommet de la COP27 transforme en action ses engagements envers les pays concernés, la situation s’aggrave, comme dans la région nord du Mali.

Cette journée d’octobre 2022 était particulière aux yeux des 300 habitants du village de Tin Tanzan. Pour ces éleveurs et leurs familles, une époque allait s’achever : celle où il fallait braver l’insécurité et le climat pour s’approvisionner en eau dans des puisards et des petits oueds loin des maisons. Désormais, ils auront l’eau à proximité. C’est du moins ce qu’ils espéraient.

L’engouement n’aura duré qu’un court instant. Bien que les études géophysiques aient montré la présence d’eau dans le sous-sol, l’équipe d’ingénieurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) doit constater qu’il n’en est rien : le forage ne donne rien.

Papa Amadou Gueye, de l’équipe du CICR, est amer : « On a foré très profond, on n’a rien trouvé. On voit une population qui espère avoir de l’eau grâce au forage car leurs activités et leur survie en dépendent. Mais au bout du compte, le sous-sol est trop sec pour donner quoi que ce soit de significatif. C’est très frustrant et inquiétant. »

Les forages négatifs se multiplient

Deux tiers de la surface du Mali sont entièrement désertiques. Les effets du changement climatique, avec notamment une diminution des précipitations, l’avancée du désert ou encore la perte des moyens de subsistance des populations, se font durement sentir.

Dans le nord du pays, ce sont les populations les plus vulnérables qui sont les plus impactées. Malgré tous les efforts entrepris, les premières tentatives de forage se soldent de plus en plus souvent par un échec.

« Depuis des années, les pluies sont rares et le rechargement de la nappe phréatique devient problématique, d’autant plus que cette dernière est surexploitée dans certaines zones », poursuitPapa Amadou Gueye.« La qualité de l’eau en souffre aussi. On constate souvent une forte concentration de nitrate de sodium dans le sol. Des précipitations habituelles réguleraient directement cette concentration. Mais comme elles sont faibles, l’eau devient impropre à la consommation. »

Le village de Zig Zig fait face à ce problème. Une fois le test chimique effectué, l’équipe du CICR s’est rendu compte que la qualité de l’eau ne répond pas aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est impropre à la consommation humaine. Dans de telles situations, la population n’a pas beaucoup de solutions : soit elle utilise cette eau pour abreuver le bétail et irriguer les cultures — quitte à continuer à chercher de l’eau potable dans les villages environnants, soit elle se déplace en quête d’une terre moins aride.

Chaque jour au Mali, des milliers de femmes et d’enfants marchent des kilomètres pour ramener de l’eau. Le parcours est périlleux, il expose à des risques d’agression, d’explosion d’engins improvisés ou encore de braquage.

Et quand il s’agit de partir à la recherche d’une autre terre, le voyage peut s’avérer tout aussi risqué en raison de l’insécurité. Les routes sont dangereuses et personne n’est certain d’arriver à destination sain et sauf ou avec le bétail. Et rien n’assure qu’il soit possible de trouver de l’eau ailleurs.

Plus le sable avance, plus les dangers augmentent

L’avancée du désert est une autre conséquence de la raréfaction de l’eau. Une sous-alimentation de la nappe et une importante évaporation des eaux de surface favorisent l’assèchement du sol. Les arbres meurent et les dunes remplacent la végétation.

En 2021, la sécheresse a fait chuter la production céréalière de 10,5 pour cent au Mali, mettant à mal les moyens de subsistance de plus de trois millions de personnes. De nombreuses surfaces maraîchères sont abandonnées, les pâturages se réduisent, les bâtiments et les habitations disparaissent dans les sables, les pêcheurs abandonnent des lacs asséchés.

La déforestation, qui s’est aggravée ces dix dernières années, a aussi une origine humaine. Les arbres sont abattus pour être transformés en charbon. Ce dernier revendu permet de générer un revenu quand l’élevage et l’agriculture ne suffisent plus pour survivre.

De l’eau pour tous grâce à l’énergie solaire

Face à ces bouleversements environnementaux, le CICR adapte ses programmes et ses techniques afin de soutenir la population concernée et renforcer sa résilience.

Cette adaptation passe par la mise à disposition des communautés de points d’eau supplémentaires, comme des puits à grand diamètre, mais aussi de barrages servant à stocker les eaux de ruissellement dans les oueds.

Quand l’équipe d’ingénieurs tombe sur des forages négatifs, elle poursuit malgré tout ses recherches jusqu’à trouver de l’eau. Heureusement pour la population de Tin Tanzan, le troisième essai s’est révélé fructueux : l’eau a enfin jailli à dix kilomètres du premier forage. Les installations construites au grand bonheur de tous fonctionnent à l’énergie solaire afin de limiter l’émission de gaz à effet de serre.

Le CICR met aussi en place des comités de gestion de points d’eau et forme des techniciens de maintenance locaux afin d’assurer l’utilisation correcte de ces infrastructures et leur viabilité sur le long terme.

Le village d’Innabel était confronté à un manque criant d’eau. Jusqu’à l’installation d’un château d’eau.« Nous sommes heureux d’avoir ce réservoir. Avant, on quittait la maison à cinq heures du matin pour aller rejoindre des mares lointaines. On ne revenait qu’aux environs de midi pour ensuite s’occuper des autres tâches ménagères. Aujourd’hui, on prend le petit-déjeuner avec nos enfants et on a accès à l’eau à moins de quinze minutes de marche. Nous ne courons plus de danger en cherchant de l’eau ailleurs. C’est un vrai bonheur », témoigne avec un large sourire Fati Walet, une habitante du village.

Ces différents systèmes hydrauliques permettent de boire, cuisiner, abreuver leurs animaux, mais aussi d’exercer et d’accroître les activités de maraîchage à des fins commerciales.

Fixer les dunes pour protéger les communautés

Également, le CICR, en collaboration avec les communautés, s’attelle à la fixation des dunes.

Cette action de lutte contre l’ensablement vise non seulement à protéger les moyens d’existence, les habitations et infrastructures (école, centre de santé, zones de pâturage, terres agricoles…), mais aussi à améliorer les revenus des familles les plus vulnérables. En effet, ce sont elles qui mènent cette activité en contrepartie d’une compensation financière. Cet argent leur sert à satisfaire des besoins essentiels, se nourrir notamment, payer les charges sociales, agropastorales, de santé, ou encore rembourser un emprunt.

Sidi Abdoulaye Zeida, responsable de projets au CICR, explique les deux techniques de fixation des dunes :« Le but est de freiner le mouvement du sable. On peut utiliser la fixation mécanique, qui consiste à ériger des palissades en carré avec les branches mortes d’un arbuste commun qu’on appelle leptadenia pyrotechnica. La végétation peut ainsi reprendre du terrain dans ces espaces. »La seconde technique est la fixation biologique par la plantation de haies vives.« Nous plantons en ligne des arbres ou des herbes sur les dunes. Le plus souvent, on utilise des nymes, des prosopis juliflora, des euphorbes », ajoute-t-il.

Action climatique maintenant

Ces nouvelles pratiques novatrices et respectueuses de l’environnement ne sont pas les seules que le CICR développe avec la Croix-Rouge du Mali et d’autres partenaires. En font aussi partie la production hydroponique de fourrage ou encore l’insémination bovine, dont l’objectif est d’améliorer la productivité. Tout cela avec l’idée de renforcer l’autonomie de la population, tout en préservant son environnement fragilisé.

Mais il reste tant à faire.

« Parmi les 25 pays les plus vulnérables au changement climatique, 14 sont aussi en proie à un conflit », souligne Antoine Grand, chef du CICR au Mali. « Plusieurs pays du Sahel, dont le Mali, figurent malheureusement sur cette triste liste. » Pour lui, il est vital que les acteurs locaux, nationaux et internationaux travaillent ensemble au renforcement de la résilience des populations. « Aujourd’hui, certaines communautés ne peuvent plus compter sur leurs mécanismes d’adaptation traditionnels, mis à mal par l’action combinée du conflit et du changement climatique. Il est en ce sens impératif que les dirigeants mondiaux réunis à la COP27 prennent des mesures et des engagements concrets pour rapprocher l’action climatique au plus près des communautés les plus vulnérables, comme celles du Mali. »

Source : CICR

16 novembre 2022 0 comments
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Le camp des déplacés de Faladiè
ActuSécurité

Mali : camp des déplacés de Faladiè, dures conditions d’accouchement pour des femmes

by Mohamed Camara 16 novembre 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Au centre du Mali, de nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants ont fui les conflits pour trouver refuge, pour la plupart, dans les nombreux sites aménagés à Bamako pour les accueillir. Dans ces camps de déplacés, des femmes donnent naissance sans avoir les moyens de recourir à des services médicaux.

L’accès à l’emploi, à des services socio-sanitaire appropriés, à de l’eau potable et même à la nourriture ou à une éducation de qualité, demeure des défis pour de nombreux déplacés internes. À Faladiè, en commune VI du district de Bamako, ces déplacés de guerre sont dans l’impasse. Ils vivent dans des conditions inquiétantes.

Selon la Direction nationale du Développement social (DNDS), au 31 juillet 2021, le Mali comptait 381 529 personnes déplacées internes regroupées au sein de 66 377 ménages. 55 % de cette population étaient des femmes contre 64 % d’enfants âgés de moins de 17 ans.

Centre de santé

Un monde dont la gestion s’avère difficile pour les différents acteurs travaillant à leur bien-être.

En raison des difficultés financières, nombreuses sont les femmes de ce site de Faladié à accoucher sans assistance médicale. « Nos femmes accouchent, sur place ici, dans le camp. Nous avons peur de les conduire dans les hôpitaux, qui sont extrêmement chers pour nous », explique A. Sidibé, chef d’un ménage de six enfants, âgés de 2 à 14 ans.

Les dons des personnes de bonne volonté ainsi que de certaines Organisations non gouvernementales (ONG) ou de la société civile n’arrivent pas à combler les besoins.

À ces déplacés, la croix rouge malienne apporte généralement son soutien à travers des consultations et des dons de médicaments. En raison de la forte demande, les déplacés demandent l’aménagement d’un centre de santé sur leur site en vue d’améliorer leur accès à la santé, recommande Rebecca, déplacée de guerre, émigrée de Bandiagara il y’a 2 ans.

Une école sans enseignants

Au dernier recensement, ce camp des déplacés internes, situé en plein cœur du marché des bétails de Faladiè, dans la capitale malienne, comptait 240 ménages, composé de 122 hommes, 200 femmes, 257 filles et 227 garçons répartis, vivants dans des conditions très précaires. Face à l’accroissement des ménages, les déplacés avaient demandé la construction d’une école.

Aujourd’hui, si un établissement scolaire a pu y être aménagé, le problème d’enseignants se pose et les enfants de ces familles sont dans l’obligation de fréquenter la grande école publique de Faladiè.  

« Nous n’avons ni eau ni de nourriture »

Cette population souffre également de problème d’intégration professionnelle. Âgé de 54 ans, A. Sidibé est un déplacé de guerre du cercle de Bankass. Avec son barbe grisâtre, ce vieil homme est à la recherche d’un travail décent. Dans son activité de ramassage de déchets, il a du mal à subvenir aux besoins de sa famille, avec les maigres revenus qu’il gagne : « Depuis près de 3 ans, je suis là, mais je n’arrive pas à trouver un emploi propice pour faire face aux dépenses de ma famille », a-t-il confié. Une situation pécuniaire qui impacte considérablement l’éducation de ses enfants.

A. Tamboura, jeune déplacé de guerre venu de Douentza et qui travaille également sur un dépotoir d’ordure comme trieur, estime que le chômage qui frappe les déplacés est en grande partie liée au problème des langues. Beaucoup de ces déplacés ne parlent pas le bambara, a-t-il fait savoir. Ce jeune homme vit dans ce camp de Faladié depuis près de 4 ans.

Néanmoins, si certains déplacés peinent à tenir les deux bouts, force est de reconnaitre que d’autres, comme Rebecca, s’en sortent assez bien et arrivent à tirer leur épingle du jeu. Cette jeune dame vend des légumes et des condiments sur le site de Faladiè. Mais cela ne l’épargne pas des difficultés. Car ces déplacés souffrent également de crise alimentaire. « Nous n’avons ni eau ni de nourriture », déplore-t-elle avant de souligner le contexte de la cherté de la vie que traverse présentement le Mali.

Mohamed Camara

16 novembre 2022 0 comments
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Des soldats ivoiriens
ActuSécurité

Minusma : après le Royaume-Uni, la Côte d’Ivoire

by Chiencoro 15 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le ministre ivoirien délégué aux Affaires étrangères avait déjà donné le ton le 28 octobre lors de son entretien avec le secrétaire général des Opérations de paix, Jean Pierre Lacroix. Ce 15 novembre 2022, la Côte d’Ivoire passe à la vitesse supérieure et annonce, le retrait progressif de ses militaires et policiers engagés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Dans cette correspondance adressée au Bureau du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies à New York, les autorités ivoiriennes n’ont pas expliqué les raisons de ce retrait progressif de leurs troupes du Mali.

Depuis l’arrestation des « 49 militaires » ivoiriens à Bamako, le 10 juillet, a tension entre le Mali et la Cote d’ivoire reste vive. Pendant que les autorités ivoiriennes rassuraient, que « ces militaires sont régulièrement inscrits dans l’effectif de l’Armée ivoirienne et se trouvaient au Mali, dans le cadre des opérations des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) », la partie malienne les a qualifiés de mercenaires et mis sous mandat de dépôt.

Les autorités ivoiriennes précisent que « la relève de la compagnie de protection basée à Mopti ainsi que le déploiement des officiers d’état-major (MSO) et des officiers de police (IPO), prévus respectivement en octobre et novembre 2022, ne pourront plus être effectués », lit-on dans la correspondance.

Le Royaume-Uni a, lui aussi, annoncé, le lundi dernier, le retrait anticipé de ses forces de la Minusma. Un retrait qui a été justifié par le recours de Bamako a désormais aux services « des mercenaires russes », qui est de nature à porter atteinte à la stabilité. Ce contingent britannique composé de 300 soldats stationné au Mali partira plus tôt que prévu, selon le secrétaire d’État britannique à la Défense, James Heappey.

Chiencoro Diarra

15 novembre 2022 0 comments
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Contraceptifs
ActuSanté

Planification familiale : de nouvelles recommandations pour guider les décisions

by Sahel Tribune 15 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié, mardi 15 novembre 2022, un mis à jour de son manuel de planification familiale. Ce guide livre des recommandations afin d’assurer la continuité des services de planification familiale, même en période de crise sanitaire.

Durant les phases initiales de la pandémie de Covid-19 en 2020, près de 70 % des pays ont signalé des perturbations des services vitaux. Une situation qui a intensifié les risques de grossesses non désirées ainsi que des infections sexuellement transmissibles.

En vue d’éviter la reproduction d’un tel phénomène dans l’avenir, l’Organisation mondiale de la santé a mis à jour son manuel de planification familiale, avec pour objectif de soutenir la continuité des services de planification familiale pendant les épidémies.

Donner un accès plus large aux contraceptifs auto-administrés, distribuer directement des contraceptifs par l’intermédiaire des pharmacies, prendre des mesures pour soutenir l’accès continu aux contraceptifs même lorsque la mobilité physique est réduite, telles sont les recommandations de l’OMS aux professionnels de la santé.

Quatrième édition

Selon Dr Mary Gaffield, scientifique et auteur principal du manuel, explique que « les recommandations mises à jour dans ce manuel montrent que presque toutes les méthodes de planification familiale peuvent être utilisées en toute sécurité par toutes les femmes et que, par conséquent, toutes les femmes devraient avoir accès à une gamme d’options qui répondent à leurs besoins et objectifs uniques dans la vie ». Et d’ajouter : « Les services de planification familiale peuvent être fournis de manière sûre et abordable afin que, quel que soit l’endroit où ils vivent, les couples et les individus puissent choisir entre des services sûrs et efficaces, les méthodes de planification familiale ».

Dr Pascale Allotey, directeur du Département Santé et droits sexuels et reproductifs de l’OMS, souligne que « Ce manuel de planification familiale mis à jour est une ressource vitale, aidant les agents de santé à aider les utilisatrices de contraceptifs du monde entier à faire des choix éclairés sur les options contraceptives qui leur conviennent. »

Ce manuel de planification familiale de l’OMS est à sa quatrième édition. C’est le guide de référence le plus largement utilisé sur cette question dans le monde, avec plus d’un million d’exemplaires distribués ou téléchargés à ce jour. Cette édition a été publiée lors de la Conférence internationale sur la planification familiale à Pattaya, en Thaïlande. 

La rédaction

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