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Faure Gnassingbé au Mali
ActuPolitique

Mali-d’Ivoire : Faure Gnassingbé chez le colonel Assimi Goïta et Alassane Ouattara

by Chiencoro 5 janvier 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Le président togolais, Faure Gnassingbé, a commencé sa première visite diplomatique de l’année par le Mali et la Côte d’Ivoire.

Le président Assimi Goïta a reçu, ce mercredi 4 janvier 2023, la visite de son homologue de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, médiateur dans la crise ivoiro-malienne. Crise née de l’arrestation, puis l’inculpation et ensuite la condamnation de 49 soldats ivoiriens, accusés par Bamako d’être des « mercenaires ».

Le mémorandum d’accord

Accueilli à sa descente d’avion par le chef suprême de la diplomatie malienne, Faure Gnassingbé a eu des échanges avec les autorités maliennes. Mais rien n’a filtré de cette discussion.

Dans un communiqué, la présidence togolaise indique que cette visite d’amitié et de travail avait pour objectif de discuter de la coopération entre le Mali et le Togo ainsi que des sujets d’intérêt commun, notamment la paix, la sécurité et l’intégration sous-régionale.

Il faut noter que c’est la première fois, depuis le déclenchement de la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire, deux pays voisins, que Faure Essozimna Gnassingbé effectue, une visite officielle au Mali. Il avait toujours envoyé des émissaires, notamment son ministre des Affaires étrangères, pour faciliter le dialogue entre Abidjan et Bamako. Une médiation qui a abouti, le 22 décembre 2022, à la signature d’un mémorandum d’accord entre le Mali et la Côte d’Ivoire.

Les 46 regagneront bientôt la Côte d’Ivoire

La justice malienne a condamné à 20 ans de réclusion criminelle, les 46 soldats détenus à Bamako. Ils ont été déclarés coupables d’« attentat et complot contre le gouvernement », « atteinte à la sûreté extérieure de l’État », « détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre (…) ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », selon le procureur général Ladji Sara cité dans un communiqué.

Grâce aux actions diplomatiques, trois soldats femmes ont été libérés en septembre dernier. À l’issue du procès dont le verdict est tombé, le vendredi dernier, elles ont été condamnées à la peine de mort par contumace pour les mêmes motifs que les 46 autres.

Dans son traditionnel message à la nation, à l’occasion du Nouvel An, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a rassuré de la libération très prochaine du reste de ses soldats, toujours en détention au Mali. « Les 46 autres soldats regagneront bientôt le sol ivoirien », a-t-il indiqué dans son allocution.

Faure Essozimna Gnassingbé aurait ainsi pris son bâton de pèlerin afin de tenter de concilier les deux pays pour une sortie rapide de cette crise, qui n’a que trop duré. Du Mali, il s’est rendu chez le président ivoirien Alassane Ouattara, avec lequel il a eu également des échanges sur les mêmes sujets que son homologue malien de la transition.

Chiencoro Diarra

5 janvier 2023 0 comments
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Noix de Cacao
Actu

Développement économique : 2022, une année de progrès pour la Côte d’Ivoire

by Bakary FOMBA 4 janvier 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans son traditionnel message à la Nation, à l’occasion du Nouvel An, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a déclaré, samedi 31 décembre 2022, que l’année 2022 a été une année de « progrès et de solidarité » pour la Côte d’Ivoire. Cela, malgré un contexte régional et international difficile.

Il n’échappe à personne que l’année 2022 a été́ marquée par un contexte difficile tant sur le plan régional qu’international. En plus des conséquences de la pandémie de Covid-19, le monde a dû faire face aux impacts négatifs de la crise en Ukraine. Toute chose qui a entrainé une réduction considérable du pouvoir d’achat des populations. Malgré tout, la Côte d’Ivoire semble avoir pu s’en sortir, en maintenant le pouvoir d’achat des populations. En tout cas, c’est ce que le président Ouattara a fait savoir dans son adresse à la Nation, à l’orée du Nouvel An. « Nous avons fait le choix d’être aux côtes de chacune et de chacun d’entre vous, en luttant contre la cherté́ de la vie, pour contenir le taux d’inflation dans notre pays à un niveau parmi les plus faibles dans le monde », a-t-il déclaré.

Le président Ouattara a également annoncé des mesures fortes allant dans ce sens pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens ivoiriens. Il s’agit notamment du plafonnement temporaire du prix de plusieurs denrées de première nécessité́ telles que l’huile, le sucre, la viande de bœuf ainsi que les subventions de l’État pour contenir les prix du carburant et du pain. Ce n’est pas tout. À travers une revalorisation salariale qui est effective depuis le mois d’août 2022, le chef de l’État ivoirien a aussi fait part de l’augmentation du pouvoir d’achat des « fonctionnaires » ivoiriens, y compris les forces de défense et de sécurité́. Selon ses précisions, ces agents recevront également, dès la première semaine de janvier 2023, une prime exceptionnelle de fin d’année.

Consolider le dispositif institutionnel et opérationnel

Tout en évoquant la prise de mesures d’augmentation des pensions des retraités des secteurs tant publics que privés, Alassane Ouattara a tout de même annoncé dans son discours, la hausse des prix du cacao ainsi que le maintien de celui de la noix de cajou.

Concernant les travailleurs du secteur privé, il a rappelé la revalorisation du SMIG, qui passera de 60 000 F CFA à 75 000 F CFA à compter de janvier 2023.

Pour rappel, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption figuraient au nombre des priorités des autorités ivoiriennes pour l’année 2022. Cependant, pour la consolidation du dispositif institutionnel et opérationnel de gouvernance en Côte d’Ivoire, le président Ouattara appelle à continuer sur cette lancée.

Bakary Fomba

4 janvier 2023 0 comments
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Reporter sans frontière
ActuSécurité

Liberté de presse : 1668 journalistes tués en 20 ans, dont 57 en 2022

by Mohamed Camara 4 janvier 2023
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Dans un rapport publié en ce début d’année 2023, le Reporter sans Frontière dévoile le chiffre macabre des journalistes tués dans l’exercice de leur métier d’informer, courant ces deux dernières décennies (2003-2022).

1668 journalistes tués en 20 ans, soit 80 par an en moyenne, c’est le chiffre dévoilé par le Reporter sans Frontière dans son bilan des journalistes décédés au cours de ces deux dernières décennies. 20 ans singulièrement meurtriers pour ces hommes et femmes au service du droit d’informer.

Liquidation, meurtre, guet-apens, décès en zone de combats, blessure mortelle, d’après le RSF, bon nombre de journalistes ont subi ces atrocités au cours de ces deux dernières décennies. Avec un total de 1787 journalistes tués le RSF indique que l’année 2000 détient le triste record de chiffres de journalistes succombé au cours de l’exercice de leur métier.

« Derrière les chiffres, il y’a les visages, la personnalité, le talent et l’engagement de celles et ceux qui ont payé de leur vie, leur collecte d’information, leur recherche de la vérité et leur passion du journalisme », a déclaré M. Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

2012 et 2013, 2022 les années record de ces dernières décennies

Les années 2012 et 2013 ont été bouleversées par des chiffres records jamais atteints pendant la dernière décennie, notamment avec un chiffre accablant de 144 et 142 homicides de journalistes. Ce qui était lié particulièrement au conflit syrien. Une accalmie a progressivement suivi ces années endeuillées, jusqu’en 2019 où le chiffre le plus bas fut atteint.

D’après le bilan annuel de RSF, la défunte année 2022, a été la période la plus meurtrière de ces 4 dernières années, avec 57 journalistes tués.

Les endroits risqués et dangereux

Selon le bilan de ces deux dernières décennies, 80 % des victimes se répartissent dans 15 pays. 578 tués au total en 20 ans, l’Irak et la Syrie sont les pays où l’on énumère le nombre le plus élevé. Ils concentrent à eux seuls plus d’un tiers des reporters tués, devant l’Afghanistan, le Yémen et la Palestine. La Somalie pour l’Afrique.

La Russie détient le record macabre en Europe, avec le plus grand nombre des journalistes tués pendant ces 20 dernières années, d’après le RSF dans son bilan annuel. Le rapport précise que depuis l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, « les atteintes y compris mortelles à la liberté de la presse y ont été systématiques ». Ce qui peut être illustré par la liquidation emblématique d’Anna Politkovskaïa, le 07 octobre 2006.

La guerre en Ukraine se positionne en deuxième place de cette liste macabre européenne. D’après RSF, 8 journalistes ont été tués depuis l’invasion russe en Ukraine. La France n’est pas mise en marge de cette liste. Elle occupe le quatrième du rang, lié à la tuerie de Charlie Hebdo à Paris en 2015.

Zone de Guerre et zone de paix

La dernière décennie a été marquée par des conflits armés où les journalistes ont couru les plus grands dangers dans les zones où les armements lourds retentissaient. Sur 686 homicides commis en 2014, 335 sont effectués dans les zones de combats ( Syrie, Afghanistan, Yémen…) avec des années notamment meurtrières : 94 tués en 2012 ; 92 en 2013 ; 64 en 2014 ; 52 en 2015 ; et 53 en 2016.

Une statistique qui baisse en 2019, toujours selon le rapport annuel de RSF. La mortalité dans les zones de combat s’est stabilisée en dessous de 20 victimes par an. En outre, en raison de la baisse des conflits et des initiatives préventives des rédactions mise en œuvre.

« En deux décennies, il y’a plus de journalistes tués en zones de paix qu’en zones de guerre », selon le RSF.

Avec un chiffre de 47,4 au sommet de palmarès en 2022, le continent américain est actuellement l’endroit le plus dangereux pour les journalistes. Ce qui justifie la mise en place d’une politique de protection spécifique. Quatre pays de ce continent font partie des 15 pays les plus dangereux, notamment, le Mexique, le Brésil, la Colombie et le Honduras. Les Philippines sont en tête de liste des pays asiatiques, avec 100 journalistes tués depuis début 2003, suivies par le Pakistan avec 93 et 58 en Inde.

Les Femmes Reporters

Si le plus grand nombre des journalistes tombés dans l’exercice de leur fonction sont des hommes, il ressort de cela que leurs consœurs ne sont pas épargnées par cette épidémie. Depuis 20 ans, selon RSF, 81 femmes journalistes ont été tuées, soit 4,86 % des homicides de journalistes.

Depuis 2012, 52 ont été tuées, singulièrement après des enquêtes sur le droit des femmes. En 2017, 10 victimes féminines ont été enregistrées, contre 64 hommes tués. Un pourcentage record de 13,5 % de la mortalité totale.

Notons que dans son bilan annuel des exactions contre les journalistes dans le monde, le Reporter sans frontières (RSF) enregistre en 2022 un record de « 533 journalistes en détention. Le nombre de journalistes tués dans le monde, 57, repart à la hausse. En outre, 65 journalistes sont otages et 49 portés disparus ».

Mohamed Camara

4 janvier 2023 0 comments
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Camion rempli de céréales renversé
Actu

Interdiction de sortie de céréales : qu’en est-il du camion renversé ?

by Sahel Tribune 3 janvier 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Un camion transportant 1000 sacs de mil, quittant le Burkina Faso pour le Sénégal, s’est renversé à Diboli, à la frontière Mali-Sénégal, la semaine dernière. Dans une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, des internautes font croire que le véhicule contenait des céréales d’origine malienne. Ils estiment qu’il s’agit d’une violation de l’interdiction de sortie des céréales en République du Mali.

Dans une circulaire en date du 21 décembre 2022, la direction générale des douanes du Mali a suspendu l’exportation et la réexportation des céréales. « En raison des difficultés d’approvisionnement des populations en denrées alimentaires, le gouvernement a décidé de la mise en œuvre de certaines mesures de sauvegarde, au nombre desquelles la suspension jusqu’à nouvel ordre de l’exportation et de la réexportation des céréales sur toute l’étendue du territoire national », lit-on dans la circulaire de la direction générale des douanes.  

Au Mali, selon des explications de la présidence du Mali, pour une production annuelle de 9 millions de tonnes, les besoins de consommation des Maliens se chiffrent à seulement quatre millions cinq cent mille tonnes. Le pays devrait donc être à l’abri de toute crise alimentaire. C’est pourquoi « Il est indispensable de mettre en place, avec tous les partenaires du domaine, un système efficace de gestion des stocks », indiquait la présidence dans une publication du 20 décembre.

La direction générale des douanes a donc précisé que le véhicule qui s’est renversé, « immatriculé AA461EB/TH1385K est rentré au Mali par le bureau des Douanes de Heremakono disant transporter 50 Tonnes de mil d’origine Burkina Faso à destination du Sénégal ». Les soldats de l’économie malienne ont tenu à préciser que la procédure réglementaire de transit a été scrupuleusement respectée et qu’il ne s’agit pas de céréales maliennes.

L.R

3 janvier 2023 0 comments
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Alassane Ouattara
ActuSécurité

Alassane Ouattara : « Les 46 autres soldats regagneront bientôt le sol ivoirien »

by Sahel Tribune 3 janvier 2023
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Alors que Bamako a prononcé son verdict contre les soldats ivoiriens, accusés d’être des « mercenaires », Abidjan essaie de calmer la tension. Dans son traditionnel message à la nation, à l’occasion du Nouvel An, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a rassuré de la libération très prochaine du reste de ses soldats, toujours en détention au Mali. « Les 46 autres soldats regagneront bientôt le sol ivoirien », a-t-il indiqué dans son allocution.

Pourtant, à la veille de ce discours, la justice malienne a annoncé, vendredi 30 décembre 2022, la condamnation de ces 46 militaires ivoiriens à 20 ans de réclusion criminelle.  

Ils ont été déclarés coupables d’« attentat et complot contre le gouvernement », « atteinte à la sûreté extérieure de l’État », « détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre (…) ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur », selon le procureur général Ladji Sara cité dans un communiqué.

Grâce aux actions diplomatiques, trois soldats femmes ont été libérés en septembre dernier. À l’issue du procès dont le verdict est tombé, le vendredi dernier, elles ont été condamnées à la peine de mort par contumace pour les mêmes motifs que les 46 autres.

Cette condamnation fait rater l’équation de ceux qui avaient vu dans la signature du mémorandum d’accord du 22 décembre 2022, entre la partie malienne et la partie ivoirienne, comme un signe avant-coureur de la fin de la crise ivoiro-malienne. Néanmoins, nombreux étaient désormais les observateurs qui gardaient un grand espoir sur le discours de Nouvel An du président malien de la transition, pour décanter la situation, à travers une grâce présidentielle.

En attendant, les « mercenaires » ivoiriens restent toujours détenus au Mali.

La rédaction

3 janvier 2023 0 comments
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Mobilisation au monument de l'indépendance
ActuPolitique

Refondation : le Mali institue le 14 janvier, « Journée nationale de la souveraineté retrouvée »

by Sahel Tribune 1 janvier 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans son traditionnel discours de Nouvel An, le président de la transition, Col. Assimi Goïta, a institué le 14 janvier Journée nationale de la souveraineté retrouvée.

Le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions, voilà les trois principes qui guident désormais les relations de coopération du Mali.

Les autorités de la transition restent convaincues que « l’option de la reconquête de notre souveraineté est pour nous la seule [voie] possible si nous ne voulons pas être complices de la perpétuation du système de dépendance qui hypothèque notre avenir ». C’est pourquoi elles ont décidé d’instituer le 14 janvier comme « Journée nationale de la souveraineté retrouvée ». Cela en souvenir de la grande mobilisation des Maliens contre les « sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA ».

Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, l’avait déjà rappelé, le 21 décembre lors du Conseil des ministres. Selon lui, l’objectif de cette journée est de faire graver dans la conscience collective le sentiment patriotique et la capacité de résilience du Peuple malien pour l’affirmation et la restauration de sa souveraineté nationale retrouvée.

Une année 2022 éprouvante

À l’appel des autorités de la transition, les Maliens ont pris d’assaut le Boulevard de l’indépendance, le 14 janvier 2022, pour dénoncer les sanctions de la Cédéao et soutenir les autorités de la transition. Le chef de l’État estime donc que « le peuple malien aura vécu une année 2022 éprouvante, mais riche en évènements d’importance majeure ».

Tout en saluant cette résilience du peuple malien face à l’adversité, le président Goïta a exhorté au renforcement de l’union sacrée autour de la patrie. « La réussite du Mali Koura dépendra de notre cohésion et de notre engagement. Nos labeurs individuels et collectifs en seront le levain », souligne le colonel Assimi Goïta tout en gardant confiance en l’avenir.

Toutefois, il ne se fait aucune illusion, « la voie que nous avons choisie sera parsemée d’embuches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés ». Selon ses précisions, certaines de ces difficultés seront « réelles, car inhérentes à la complexité des questions à gérer, mais beaucoup d’autres seront l’œuvre de ceux qui ne veulent pas que nous recouvrions notre indépendance totale ». 

L.R

1 janvier 2023 0 comments
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Assimi Goïta, discours du 61ème anniversaire de l'armée nationale
Actu

Nouvel An : « Le Gouvernement est engagé sur plusieurs fronts », dixit le président Goïta

by Chiencoro 1 janvier 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Au seuil du Nouvel An, le 31 décembre 2022, le président malien de la transition, comme à l’accoutumée, a adressé, dans un message télévisé, ses vœux aux Maliens. À cette occasion, il est revenu sur les efforts du gouvernement pour le bien-être des populations et le développement du pays.

Après une première phase consacrée à la sécurisation du pays et aux réformes politiques et institutionnelles, la transition malienne entend consacrer sa deuxième phase, « aux projets structurants, destinés à poser les bases d’un véritable développement ». Car il n’y aura pas de sécurité sans un développement durable, garant d’un mieux-être pour les populations.

Plusieurs fronts ouverts

Pour ce faire, les autorités maliennes de la transition ont initié plusieurs mesures de relance économique, a expliqué le président Assimi Goïta dans une allocution télévisée, à l’occasion du Nouvel An. Il s’agit entre autres, de la relance de la Comatex et de l’Usine malienne des Produits pharmaceutiques (UMPP) ainsi que du projet d’implantation de deux usines de filature de coton, à Bamako et à Koutiala.

À ces initiatives s’ajoutent la création de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali ainsi que la relance du secteur ferroviaire.

Dans ce discours diffusé sur la chaîne nationale (ORTM), le président de la transition a laissé entendre que « le Gouvernement est engagé sur plusieurs fronts en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux des Maliens ». Et de préciser que « le projet de création du complexe hospitalier de quatrième référence qui s’ajoute à l’hôpital militaire de même niveau, participe de cet esprit ».

Toujours en vue d’améliorer les conditions de vie des populations, les autorités maliennes de la transition ont adopté, au cours de l’année écoulée, plusieurs mesures en vue de contrer l’augmentation des prix des produits de première nécessité, a indiqué le colonel Goïta, qui explique cette hausse par « un contexte économique difficile pour l’ensemble des pays du monde ». Ces différentes mesures interviennent dans un « contexte de baisse des recettes de l’État due à l’insécurité ».

Nécessité d’une action tripartite

En vue de stabiliser les prix et augmenter le revenu des travailleurs, le gouvernement de transition, dirigé par Dr Choguel Kokalla Maïga, a accordé des subventions sur l’importation de plusieurs produits. Ce qui a « occasionné des manques à gagner à hauteur de 8 milliards de FCFA pour le sucre, 3 milliards pour le lait, 1 milliard de FCFA pour l’huile alimentaire et 132 milliards de FCFA pour les produits pétroliers », a précisé le chef de l’État. À ces mesures de stabilisation s’ajoute l’harmonisation de la grille salariale, « induisant une augmentation de salaire pour les travailleurs d’un coût annuel d’environ 200 milliards de FCFA », a-t-il expliqué.

Le locataire de Koulouba déplore toutefois que « certains acteurs ne jouent pas le jeu de la transparence ». D’où la nécessité d’instruire « une action globale contre la cherté de la vie, impliquant le Gouvernement, les opérateurs économiques et la population ». Selon ses précisions, « chacun devra jouer sa partition pour que les sommes importantes mobilisées pour cet objectif ne soient détournées et utilisées à des fins malsaines ».

Le président de la transition ne se fait aucune illusion, la voie empruntée par le Mali pour atteindre une véritable souveraineté « sera parsemée d’embuches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés ». Néanmoins, il a exhorté les Maliens à l’union sacrée.

Chiencoro Diarra

1 janvier 2023 0 comments
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