Home Actu CEDEAO : ce que l’on sait de la désignation de Bassirou Diomaye Faye

CEDEAO : ce que l’on sait de la désignation de Bassirou Diomaye Faye

0 comments 157 views 5 minutes read

Pourquoi Bassirou Diomaye Faye a-t-il été choisi pour présider la CEDEAO ? Désigné à la tête de l’organisation ouest-africaine, le président sénégalais s’appuie sur un profil singulier. Celui d’un dirigeant resté en marge des sanctions contre l’Alliance des États du Sahel (AES) et déjà chargé, depuis 2024, de la médiation avec Bamako, Ouagadougou et Niamey. Entre recherche du consensus, crédibilité diplomatique et défis régionaux, retour sur les raisons qui ont conduit les chefs d’État à miser sur lui.

Il y a quelque chose de presque logique, pour qui suit le dossier sahélien depuis deux ans, à voir Bassirou Diomaye Faye accéder, le 19 juillet à Lungi, à la présidence tournante de la CEDEAO. Ce n’est pas une consécration soudaine. C’est l’aboutissement d’un rôle que le président sénégalais occupe, de fait, depuis les tout premiers mois de son mandat.

Il a été élu en mars 2024 dans un scrutin salué comme l’un des plus propres de l’histoire politique récente du continent. Diomaye Faye remporte les élections dès le premier tour alors qu’il venait de sortir de prison quelques semaines plus tôt. L’opposant sénégalais devenu président de la République n’avait pas encore pris ses fonctions depuis trois mois que la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO, réunie à Abuja le 7 juillet 2024, le désignait facilitateur des discussions avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Un choix qui ne devait rien au hasard. Contrairement à la quasi-totalité de ses homologues, Diomaye Faye n’était pas au pouvoir lorsque l’organisation avait voté les sanctions contre le Mali, puis envisagé une intervention militaire au Niger. Lui-même ne s’y était pas trompé, confiant à l’époque avoir « la chance ou la malchance de ne pas avoir été là » quand ces décisions avaient été prises. Un passif institutionnel vierge, dans un dossier où la mémoire des sanctions reste vive à Bamako, Ouagadougou et Niamey.

Article Premium

Continuez votre lecture

Soutenez un journalisme independant sur le Sahel.

POUR CET ARTICLE SEULEMENT

Pass 24h — 500 FCFA

Acces a tout le site pendant 24h, sans abonnement

OU ABONNEZ-VOUS

1 Semaine1 500 FCFA1 Mois3 000 FCFA3 Mois8 000 FCFA6 Mois12 000 FCFA1 An25 000 FCFA

AVEC UN ABONNEMENT :

  • ✓ Tous les articles Premium en acces illimite
  • ✓ Archives completes sans publicite
  • ✓ Newsletter Premium hebdomadaire
  • ✓ Sans engagement, renouvelable quand vous voulez

Déjà abonné ? Connectez-vous

FR|EN FR|EN