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forage à la paroisse de Kita
Politique

Œuvres sociales à Kita, au Mali, la communauté chrétienne bénéficie de deux forages d’eau 

by Chiencoro 15 mai 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Grâce à l’initiative du président malien de la transition d’allouer les deux tiers de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales, la communauté catholique de Kita a bénéficié de deux infrastructures hydrauliques, le 9 mai dernier. 

Ville habitée majoritairement de Malinké, située à 185 km de Bamako, Kita reçoit chaque année, le 20 novembre, des centaines de milliers de pèlerins aux pieds de Notre Dame du Mali. Cela, pour commémorer l’évangélisation du Mali. En 2022, près de 7000 pèlerins ont effectué le voyage dans la capitale de l’arachide, pour le cinquantième pèlerinage marial. 

Colline Saint Mariale
La Colline Saint Mariale, lieu de pélérinage pour les catholiques du Mali. ©Togola F./Sahel Tribune.

Malgré cet intérêt accru pour cette ville, devenue une région avec le nouveau découpage territorial (administratif), les chrétiens catholiques sont frappés de plein fouet par une pénurie d’eau : à leur église comme à la colline mariale, où se rendent les pèlerins.

Georges Roland Débé, Curé de la paroisse de Kita, explique les difficultés auxquelles les organisateurs du pèlerinage national rencontraient généralement. Il fallait transporter de l’eau dans des barils, nous a-t-il indiqué, depuis la ville de Kita jusqu’à la colline mariale, soit une distance de trois kilomètres.

« Une épine de moins dans nos pieds » 

Grâce aux œuvres sociales du président de la transition, colonel Assimi Goïta, ce problème d’eau est « devenu un mauvais souvenir ». Deux forages d’eau, l’un à l’église et l’autre à la colline mariale, ont été implantés au profit de la communauté chrétienne de la capitale de l’arachide. Ces deux infrastructures hydrauliques ont été inaugurées, le 9 mai 2022, par une délégation dépêchée par le chef de l’État malien. Elle était conduite par sa conseillère spéciale, colonel Assan Badiallo Touré.

A l’occasion de la coupure de ruban de ces infrastructures hydrauliques, le Curé de la paroisse de Kita, Georges Roland Débé, s’est réjoui de l’implantation de ces joyaux : « c’est un gros problème, qui vient d’être résolu. C’est une épine de moins dans nos pieds », a-t-il estimé.

La réalisation du forage à la colline mariale « présage, selon le gouverneur de la région, Daouda Maïga, que le futur pèlerinage dans la ville de Kita ne sera pas comme les autres ». Il souhaite « que l’année prochaine ne soit pas comme le siècle dernier où l’on avait des problèmes cruciaux d’eau ».

Pour Georges Roland Débé, « le programme présidentiel d’urgence social à l’eau potable […] est une manifestation éclatante de l’élan de solidarité nationale et de justice sociale du président [malien] de la transition ». Entre la demande et la réalisation de ces infrastructures, précise-t-il, il n’ y a eu que cinq semaines d’écart.

De son côté, la conseillère spéciale du colonel Goïta a saisi cette occasion pour rassurer la population qu’aucune localité ne sera oubliée dans les œuvres sociales du chef de l’Etat qui, dit-elle, « porte tous les Maliens dans son cœur ». 

Chiencoro Diarra

15 mai 2022 0 comments
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Sondage Afrobaromètre
Actu

Coups d’Etat dans l’espace Cédéao : les pays doivent être sanctionnés, selon les Togolais

by Sahel Tribune 13 mai 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En Afrique de l’Ouest, trois pays sont en transition suite à des coups d’Etat perpétrés par des militaires. Pour les Togolais, ces pays doivent être sanctionnés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest  (Cédéao), révèle un sondage d’Afrobaromètre. 

Alors que des militaires sont au pouvoir au Mali, en Guinée aussi bien qu’au Burkina Faso, Afrobarometer, un réseau panafricain de sondage, a publié, le 12 mai 2022, les résultats d’un sondage sur la perception des Togolais sur les coups d’Etat répétitifs dans la région ouest-africaine. Réalisé au Togo, pays d’Afrique de l’ouest, ce sondage « révèle qu’une importante majorité des Togolais soutient que la CEDEAO doit sévèrement sanctionner les pays où les coups d’État sont perpétrés ». 

Dans un communiqué conjoint d’Afrobaromètre, conduite par le Centre de recherche et de sondages d’opinion (CROP) et du Centre ghanéen pour le développement de la démocratie (CDD-Ghana), il est indiqué que « sept Togolais sur 10 (72%) soutiennent que la CEDEAO doit sanctionner les pays où des coups d’État ont lieu, contre 24% qui ont un avis contraire ».

Des mobilisations de soutien

Le résultat de ce sondage, réalisé sur la base des entretiens avec 1200 adultes Togolais, en mars 2022, semble en déphasage avec la perception « des citoyens des pays  touchés où il y a eu des manifestations de soutien aux militaires ayant pris le pouvoir ».

Au Mali, en  janvier 2022, une « mobilisation historique » a eu lieu au Boulevard de l’indépendance à Bamako, ainsi que dans plusieurs capitales régionales en vue de soutenir les autorités militaires au pouvoir depuis août 2020 et aussi condamner les sanctions de la Cédéao, adoptées contre le pays depuis le 9 janvier. Le 13 mai également, une grande mobilisation a été organisée dans la plupart des capitales régionales du pays dans le but d’exprimer le soutien des citoyens au pouvoir en place mais aussi pour appeler au renforcement de la coopération entre le Mali et la Russie. Au Burkina Faso également des manifestations se sont tenues dans le même but. 

Le résultat de ce sondage intervient alors que le gouvernement malien a sollicité la médiation du président togolais Faure Gnassingbé dans la crise qui l’oppose à la Cédéao. 

La rédaction 

13 mai 2022 0 comments
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Assimi Goïta-Emmanuel Macron
A la UneAnalyses

Mali — France : le ton « paternaliste » face à la recherche de légitimité

by Sahel Tribune 13 mai 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

C’est une lapalissade de dire que les relations entre le Mali et la France ne sont plus au beau fixe. Nous vous proposons des éléments de lecture permettant de comprendre, en partie, cette crise diplomatique entre Bamako et Paris.

Qui croire ? Qui ne pas croire ? Qui a commencé ? Qui n’a pas commencé ? Ce sont entre autres des questions de récréation qu’on entend poser à coup de tweets, de publications Facebook et de déclarations inamicales officielles. Pendant ce temps, l’on oublie les vraies questions qui méritent, à mon avis, d’être posées. Comment comprendre ces brouilles diplomatiques entre Bamako et Paris ? Comment faire pour sortir de cette crise diplomatique déjà consommée entre les deux parties ?

Avant toute réflexion, il est nécessaire de rappeler d’abord certains faits récents. Contre toute attente, l’ancien président de la transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane ont été mis « hors de leurs prérogatives ». C’est l’expression employée dans la déclaration de l’alors vice-président, lue le 25 mai 2021 à la télévision nationale malienne. Ce qui a mis fin aux rumeurs qui circulaient quelques heures plutôt sur les réseaux sociaux.

Expression tristement célèbre 

Il fallait s’attendre aux réactions et condamnations de principe, du moins pour les rédactions. Parmi celles qui ont fait le plus de sensation, l’on a en mémoire celle venue de Macron depuis Bruxelles. Le président français l’a qualifié en ces termes : « un coup d’État dans le coup d’État, inacceptable ». L’expression est devenue tristement célèbre. Paris ne s’arrêtera pas : la ministre Florence Parly va annoncer début juin, dans la foulée, la suspension temporaire des opérations militaires conjointes avec les Forces armées maliennes (FAMa). Le nouveau Bamako n’y répondra pas sur le coup, même si l’on peut affirmer, à partir de ce que l’on sait, que cette décision n’a pas eu d’impacts notables sur le terrain. Avant la reprise officielle annoncée un mois après. 

De leur côté, les militaires devaient mettre le paquet pour tenter de convaincre en premier lieu l’opinion nationale. Comment justifier ce nouveau coup de force militaire ? C’est la question que laisse voir le communiqué. Il était reproché à Bah N’Daw beaucoup de choses, notamment « de dysfonctionnement et de blocage » dans la conduite de la transition. Aux premières heures, cette thèse a eu du mal à passer, peut-être encore. La preuve : dans l’après-midi du 26 mai 2021, les militaires ont animé un point de presse pour tenter d’expliquer les raisons qui ont conduit à ce nouveau coup de force dans une transition déjà démarrée. D’autant plus que des sondages d’opinion ont révélé plus tard que la majorité des Maliens sondés était favorable à la gestion du trio Bah N’Daw – Assimi Goïta – Moctar Ouane.

Décision de la Cour constitutionnelle 

Dans la foulée, du moins, dans cette situation confuse, la Cour constitutionnelle du Mali a déclaré Assimi Goïta président de la transition. Cela, à travers un arrêté sur la vacance du pouvoir le 28 mai 2021. Ainsi le deuxième coup de force, survenu en moins d’un an, est entériné, du point de vue institutionnel. Ce qui a suscité, à l’époque, de nombreuses réactions dans le milieu des juristes, y compris sur les réseaux sociaux et dans le débat public qui était lui-même dominé par le seul juridisme. 

Malgré tout, le colonel Goïta sera investi, le 7 juin 2021, président de la transition devant la Cour suprême. Il reste à trouver un Premier ministre qui peut être accepté au niveau de l’opinion publique. Il déclara que la primature reviendra au M5-RFP, le mouvement contestateur qui a précipité la chute du régime IBK et qui a beaucoup critiqué la gestion de Bah N’Daw. Le porte-parole de leur comité stratégique, Choguel Kokalla Maïga, sera pressenti et confirmé Premier ministre. Le 11 juin 2021, un nouveau gouvernement de 28 ministres, dont trois ministres délégués, est formé.

La sémantique est importante

Pourquoi toute cette littérature, se demandent sans doute nos lecteurs. Les faits sont têtus, dit-on. L’opinion est devenue inaudible et nocive. Avec Choguel à la primature, les discours officiels vont foncièrement changer de tonalité. On va jouer sur la fibre patriotique et souverainiste, avec à l’appui un discours accusateur ou agressif. Comme celui prononcé à la tribune des Nations unies où il reproche à la France « une espèce d’abandon en plein vol ». La métaphore est bonne pour un sujet de dissertation. Pas peut-être dans le discours standard diplomatique basé sur la courtoisie. https://youtu.be/d-0Y-VAo07A 

Paris continuera également de se montrer « discourtois » vis-à-vis de Bamako. A leurs yeux, il s’agit toujours de la « junte » et ils sont « illégitimes » (Le Drian). La sémantique est importante. Le choix des mots l’est encore plus. Sur ce plan, d’aucuns peuvent reprocher une certaine arrogance à Macron dans certains de ses propos concernant les pays africains. Liste non exhaustive : le Sommet de Pau pour lequel il a convoqué les chefs d’Etat du G5 Sahel pour, déclarait-il, « clarifier leurs positions » et ses déclarations sur le défi démographique en Afrique, il considère « 7 à 8 » enfants par femme comme étant un problème civilisationnel (2017). 

Guerre informationnelle 

Auparavant, ce « discours paternaliste » de Macron passait plus ou moins malgré les nombreuses indignations suscitées de part et d’autre. Avec la transition, dirigée par le colonel Assimi Goïta et son Premier ministre Choguel K. Maïga, qui est à la recherche de légitimité, celui-ci ne passe plus. C’est le moins qu’on puisse dire à ce stade du rapport dégradant entre Bamako et Paris : l’Ambassadeur français Joël Meyer rappelé, dénonciation par Bamako des accords militaires liant le Mali à la France… Guerre informationnelle autour du « vrai faux charnier » découvert à Gossi. 

Au-delà de la détérioration des rapports entre ces deux pays, jusqu’à récemment partenaires stratégiques, la transition malienne est parvenue à se donner une certaine légitimité sur la scène nationale. Malgré qu’il y ait encore des critiques notables ou du silence radio chez certains par peur d’être inquiétés ou traités d’apatrides sur la toile malienne. Au niveau sous-régional et international, elle souffre toujours et beaucoup même, surtout avec cette histoire de Wagner et la question d’un chronogramme électoral sur une durée raisonnable. Sauf peut-être du côté de Kremlin. 

Dans leurs rapports, Bamako et Paris sont désormais à un point très complexe, voire de non-retour, à moins qu’ils ne décident de revoir leurs copies : revenir à la raison pour se parler de façon responsable et amicale.

Sagaïdou Bilal 

13 mai 2022 0 comments
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Sommet des chefs d'Etat sur la sécheresse
ActuClimat et environnement

Environnement : désertification et sécheresse, perte annuelle estimée à 12 millions d’hectares 

by Fousseni TOGOLA 11 mai 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Organisé dans le cadre de la COP15, le Sommet sur la sécheresse et la restauration des terres a ouvert  ses portes le 9 mai 2022.  A Abidjan, en Côte d’Ivoire. 

En prélude à l’ouverture officielle de la 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (COP15), un sommet regroupant des chefs d’État et de gouvernement sur la sécheresse et la restauration des terres, a ouvert ses portes à Abidjan, le 9 mai 2022. Le thème retenu à cette occasion est : « Terres. Vie. Patrimoine : d’un monde précaire vers un avenir prospère ». Thème qui suscite de « grands espoirs au sein des populations ». 

A Sofitel Abidjan – Hôtel Ivoire, en plus des chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de hautes personnalités du système des Nations Unies, des bailleurs de fonds, des partenaires au développement, d’experts et délégués, des Présidents d’Institutions et des membres du Gouvernement ivoirien ont tous souligné l’urgence d’agir contre la désertification. « La dégradation des sols affecte 52 % des terres agricoles, menaçant ainsi l’existence de 2,6 milliards de personnes qui dépendent directement de l’agriculture », selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), rapportées par le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Au cours de cette cérémonie d’ouverture, qu’il a présidée, le président Ouattara a indiqué que « la désertification et la sécheresse causent la perte de 12 millions d’hectares chaque année, soit près de 23 hectares par minute ». Il ajoute : « La dégradation des terres affecte directement 74 % des personnes pauvres dans le monde ; et le désert progresse de 5 km, chaque année, dans les zones semi-arides d’Afrique de l’Ouest ».

« L’Initiative d’Abidjan », mobilisation de 1,5 milliard de dollars

Une telle situation nécessite des actions urgentes. C’est pourquoi tous les espoirs sont portés sur la COP15 qu’accueille la capitale ivoirienne du 9 au 20 mai 2022. Son ouverture officielle est prévue pour le 11 mai. C’est un cadre qui « doit être celui de l’espoir, de la mobilisation collective des États et des partenaires au développement, en faveur des initiatives de restauration des terres et de reconstitution du patrimoine forestier de nos pays », a estimé Alassane Ouattara.

Au cours de ce sommet des chefs d’État et de gouvernement, « L’Initiative d’Abidjan ou Abidjan Legacy Program » est  présenté(e) et adopté(e). Ce qui constitue, selon Ouattara, « un message fort qui devrait inspirer les travaux de la COP15 ». 

Il s’agit d’une initiative visant à « permettre à la Côte d’Ivoire d’intégrer dans ses stratégies de développement, les approches de gestion durable des sols et de restauration de nos écosystèmes forestiers fortement dégradés ». La mise en œuvre de cette initiative nécessitera la mobilisation de 1,5 milliard de dollars, au cours des cinq (5) prochaines années.

Fousseni Togola 

11 mai 2022 0 comments
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station d'essence
Sécurité

Guerre ukrainienne : l’Afrique de l’Ouest confrontée à une pénurie d’hydrocarbures

by Chiencoro 10 mai 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

La plupart des pays d’Afrique de l’Ouest sont frappés par une pénurie d’hydrocarbures. Cette situation pourrait conduire à des instabilités politiques et des troubles sociaux dans cette région déjà exposée à une insécurité djihadiste et une épidémie de coup d’Etat.

L’Afrique est confrontée à plusieurs crises dont le nombre ne fait qu’augmenter. A la crise sécuritaire se sont ajoutées celle climatique et, par ricochet, celle de la pandémie de la Covid-19. Depuis fin février, une crise d’hydrocarbures s’est installée, notamment au Mali. Ce pays d’Afrique de l’Ouest est frappé par une pénurie d’hydrocarbures, entraînant ainsi une augmentation du prix des carburants dans les stations-services. 

Selon certains fournisseurs, le litre du gasoil – qui était cédé à Abidjan entre 300 à 400 FCFA, et revendu sur le marché national entre 500 et 550 Fcfa – est de nos jours fourni à 700 FCFA et revendu à 750 FCFA sur le marché malien.

Dépendance du continent

En mars 2022, l’Office national des produits pétroliers (Onap) avait fixé le prix des hydrocarbures à 762 fcfa pour l’essence et 760 fcfa pour le gasoil. Ce phénomène touche plusieurs pays de la région. En avril dernier, la capitale sénégalaise, Dakar, était également frappée par une pénurie de kérosène en raison « d’une conjoncture internationale défavorable ».

Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux. La Russie assure 60 à 70 % des importations d’hydrocarbures dans la quasi-totalité des pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur le continent. Des experts en développement de l’ONU, expliquaient, le 6 mai dernier, que cette dépendance du continent vis-à-vis des importations de carburant, le rendait particulièrement vulnérable à la hausse de l’inflation mondiale. « Des hauts responsables de l’ONU craignent que la hausse des coûts […] ne conduise à une instabilité politique et à des troubles sociaux dans certaines régions d’Afrique », souligne l’économiste principal du PNUD pour l’Afrique, Raymond Gilpin. Selon lui, les tensions pourraient également augmenter avec une « forte possibilité » de transformation en manifestations violentes.

La région Afrique de l’Ouest fait déjà face à une crise sécuritaire et des coups d’État notamment au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Dans ces pays, les sanctions de la Cédéao pèsent déjà sur les populations.

Probable augmentation des prix de l’énergie

Le vice-président de la Banque mondiale pour le pôle Croissance équitable, finances et institutions, indique que ce choc est « aggravé par une recrudescence des restrictions au commerce […] du carburant ». Les prévisions de la Banque mondiale font ressortir que « les prix de l’énergie vont probablement grimper de plus de 50 % en 2022 avant de baisser en 2023 et 2024 ». 

La dernière édition du rapport Commodity Markets Outlook, publiée par la Banque mondiale, en avril dernier, précise que « les prix vont se maintenir à des niveaux historiquement élevés jusqu’à la fin de 2024 ». Selon l’institution financière mondiale, « en raison des perturbations du commerce et de la production consécutives à la guerre, le cours du pétrole brut (Brent) devrait atteindre une moyenne de 100 dollars le baril en 2022, ce qui correspond à son plus haut niveau depuis 2013 et à une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2021 ». Cependant, « il devrait baisser à 92 dollars en 2023, ce qui sera bien au-dessus de la moyenne sur cinq ans de 60 dollars le baril ».

Le rapport de la Banque mondiale exhorte les responsables politiques à agir rapidement pour minimiser les dommages causés tant à leurs concitoyens qu’à l’économie mondiale. Au cours de sa visite à Dakar, au début du mois de mai, M. Guterres a invité les pays à « résister à la tentation d’accumulation et [à la libération] des stocks stratégiques et les réserves supplémentaires pour les pays qui en ont besoin ».

Chiencoro Diarra

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Des élèves maîtres
Éducation

Mali : des élèves-maitres attendent toujours le début de leur stage d’initiation

by Bakary FOMBA 6 mai 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Près d’un mois après le début officiel du stage d’initiation, les élèves-maitres des Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kayes et de Kati sont toujours en attente.

Pour non-paiement de leurs arriérés d’heures supplémentaires d’encadrement des élèves-maitres des Instituts de Formation de Maitres (IFM), des syndicats de l’enseignement fondamental et de l’enseignement normal de Kayes et de Kati refusent d’encadrer les élèves-maitres en phase d’initiation. Il s’agit des élèves-maitres de la 3e année (niveau DEF) et de la 1ère année (niveau BAC), qui doivent bénéficier de trois mois de stage dans les écoles fondamentales des CAP respectifs.

Dans une correspondance datée du 13 avril 2022, adressée au Gouverneur de la région de Kayes, les syndicalistes enseignants de Kayes ont indiqué leur refus de recevoir ces futurs enseignants au titre de l’année scolaire 2021-2022. Ils réclament le paiement intégral des arriérés de deux années consécutives d’encadrement des stagiaires, au titre des années scolaires 2018-2019 et 2020-2021.

« Nous, syndicats de l’Enseignement Fondamental et de l’Enseignement Normal de la région de Kayes (SYNEB, SYNEFCT, SYLDEF, CSIFM-K), venons par la présente vous informer de notre refus d’encadrer les élèves-maitres en phase d’initiation au titre de l’année scolaire 2021-2022 tant que les arriérés des heures supplémentaires d’enseignement des stagiaires au titre des années scolaires 2018-2019 et 2020-2021 ne sont pas payés », revendiquent les enseignants dans leur correspondance adressée au Gouverneur de la région, datée du 13 avril dernier.

Au-delà de Kayes, faut-il signaler que les syndicats du CAP de Kati ont également fait des annonces en avril dernier, évoquant les mêmes revendications. Dans leurs déclarations, ces syndicalistes exigent tous le paiement intégral des heures supplémentaires des enseignants des IFM. C’est-à-dire de ceux qui accueillent les élèves-maitres stagiaires de la 3ème année niveau DEF et de la 1ère année niveau BAC dans les écoles fondamentales ainsi que les conseillers pédagogiques qui participent à leur suivi.

Période exceptionnelle

« Nous en sommes à deux, voire trois ans et il n’y a toujours pas de décision disant que les gens ont effectué des heures supplémentaires », déplore Samba Keita, Secrétaire général du syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire de Kati, dans un article du Journal du Mali, publié le 4 avril dernier. L’année dernière, ayant été jugée comme une « période exceptionnelle », avec la Covid-19, les enseignants ont « continué à travailler », rappelle-t-il. Mais, précise-t-il au Journal du Mali, « cette année, on a décidé d’arrêter l’encadrement et le suivi de ces stagiaires ».

En effet, les élèves-maitres de la 3e année (niveau DEF) et ceux de la 1ère année (niveau Bac) doivent bénéficier, avant les examens, d’un stage (initiation) de trois mois. Ce stage leur permet, ceux qui passeront à leurs examens de passage, d’être initiés aux techniques d’enseignement avant un autre stage, appelé stage de (responsabilité) où ils tiendront les classes pendant neuf mois.

Ainsi, ces enseignants en miniatures doivent impérativement bénéficier de cette formation, afin de pouvoir enseigner de façon convenable pendant la durée du stage de responsabilité où, dans la plupart des cas, certains se retrouvent dans des écoles où il n’y a pas de titulaires dans la matière qu’ils enseignent.

Bakary Fomba 

6 mai 2022 0 comments
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journee mondiale de la liberte de la presse celebration des lydialudiccom 2454097
A la UneSécurité

Liberté de la presse au Sahel : les médias demeurent résilients et dynamiques malgré les difficultés

by Mohamed Camara 5 mai 2022
written by Mohamed Camara 5 minutes read

Publiée le 3 mai 2022, la 20ème édition du classement mondial de la liberté de la presse (RSF) place les États du Sahel dans un tableau toujours sombre. Leurs médias demeurent cependant résilients et dynamiques.

Pour l’année 2022, le Mali a perdu son rang de 99ème sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). Publié dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, ce rapport classe, en d’autres termes, le Mali 111ème sur 180 pays évalués. Ce qui fait de ce pays, dernier de la région sahélienne. 

Selon le rapport du RSF, au Mali, « la dégradation de la situation sécuritaire, conjuguée au durcissement de la junte arrivée au pouvoir en 2020, compromet la sécurité et l’accès des journalistes aux informations ».

Contrairement à son voisin malien, le Niger reste résilient sur son rang de 59ème, comme l’année précédente. Le Burkina Faso, le champion de la liberté de la presse et du dynamisme médiatique, régresse également cette année. De sa 37ème place en 2021, le pays des hommes intègres se retrouve à la 41ème place, cette année. Quant au Tchad, il s’octroie une place dynamique de 104ème. Ce qui l’honore plus que ses rangs précédents. La Mauritanie s’affaisse sur le banc de 97ème : une régression par rapport à 2021, où elle fut 94ème.

Historiquement, tous ces États du Sahel ont commencé à s’ouvrir véritablement aux médias à partir des années 90 et 91. Après le déclin des régimes militaires et autoritaires qui avaient propagé la censure, et le monopole de la parole.

Au Mali, plus particulièrement, l’avènement de la démocratie et du multipartisme en mars 1991, après la chute du règne dictatorial de Moussa Traoré, a favorisé un climat de libération des médias. Le pays compte aujourd’hui, selon RSF, plus de 120 journaux, 500 radios et une dizaine de chaînes de télévision – y compris régionales. Aussi faut-il noter également l’émergence des sites d’informations ces dernières années. « Ces nouveaux organes de presse sont venus concurrencer les médias publics : ORTM pour l’audiovisuel et L’Essor pour la presse écrite », souligne le rapport du RSF.

Difficultés de la presse malienne

Le double coup d’état d’août 2020 et mai 2021 ont mis les journalistes dans une situation d’incertitudes et d’inquiétudes. La situation sécuritaire fragile du pays depuis une décennie, « exaspéré(e) » sous la transition politique, a créé une détérioration du climat médiatique au Mali. 

« Les journalistes sont particulièrement fragilisés par la situation politique et le durcissement de la junte au pouvoir, qui s’est attirée les foudres de l’opposition et des principaux partenaires du pays en refusant d’organiser des élections selon le calendrier initialement prévu », mentionne le rapport du RSF sur le Mali. 

« Les pressions pour un « traitement patriotique” des informations se multiplient, et les médias publics sont inféodés à leur autorité de tutelle, poursuit le RSF. Le nouveau processus d’accréditation pour les journalistes étrangers est particulièrement intrusif et attentatoire au secret des sources ». Pour le RSF, ce nouveau processus d’accréditation « pourrait être utilisé pour restreindre l’accès au Mali ou surveiller l’activité des reporters ». Il rappelle : « Début 2022, un journaliste français [Benjamin Roger, Jeune Afrique] s’est fait expulser moins de 24 heures après son arrivée ». 

Derrière ces difficultés liées au contexte politique, les médias et journalistes maliens vivent économiquement dans une grande précarité. Ce qui les expose aux influences et à la corruption. « Ces difficultés ont été accrues par la baisse des recettes publicitaires due à la crise sanitaire et l’arrêt total, ces trois dernières années, de l’aide publique à la presse », indique RSF. 

Selon son rapport annuel, travailler en dehors de la capitale Bamako reste profondément risquant pour les journalistes, comme en atteste l’enlèvement du reporter français Olivier Dubois à Gao, le 8 avril 2021. Une année aujourd’hui. « Dans les régions, l’insécurité et la présence de groupes armés mettent les journalistes sous pression, même si les menaces physiques sont plutôt rares, explique Reporters sans frontières. La disparition et la probable mort dans les prisons secrètes de la Sécurité d’État du journaliste Birama Touré, en 2016, rappelle que l’usage de la méthode forte pour faire taire un journaliste existe. »

Peine toujours à relever le challenge

Cette vaste région, qui englobe une grande partie de l’Afrique occidentale et centrale, peine toujours à relever le challenge de l’insécurité et de l’instabilité politique qui l’annihile en pleine gorge. Ces difficultés ont entraîné une attaque spectaculaire contre le journalisme ces derniers temps. L’année dernière, 2021, deux journalistes espagnols ont été tués au Burkina Faso (41ème) ; Ghislaine Dupont et son confrère Claude Verlon (2013), l’enlèvement du reporter français Olivier Dubois et d’autres journalistes locaux par les groupes armés terroristes au Mali (111ème). Plusieurs journalistes ont été également expulsés du Benin (121ème), au Mali et au Burkina Faso.

A travers ce classement 2022 du RSF, les résultats contractés par les pays sahéliens, prouvent que malgré les difficultés liées à la liberté de la presse et de l’information, les médias du Sahel demeurent résilients et dynamiques. Le Burkina demeure jusqu’à présent champion de la liberté de l’information et de la presse, même s’il a régressé par rapport à ses résultats précédents. Mais la transition militaire en cours menace l’accès à l’information au pays des hommes intègres. Le Niger, le Tchad et la Mauritanie sont sur la bonne perspective à travers leurs rangs obtenus cette année dans le classement du RSF.

Mohamed Camara 

5 mai 2022 0 comments
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