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Fête de ramadan
A la UnePolitique

Fête de Ramadan au Mali : le colonel Assimi Goïta appelle toujours à l’union sacrée

by Chiencoro 1 mai 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce dimanche 1er mai (jour de la fête internationale du travail), le Mali a célébré l’Aïd El-Fitr, la fête de ramadan. Le colonel Assimi Goïta a saisi l’occasion pour inviter les Maliens à « se donner la main et à se pardonner ».

C’est à 8 heures 55 minutes que le président malien de la transition, habillé en boubou blanc et d’un bonnet de même couleur, a fait son entrée dans la salle des banquets de Koulouba. Qui a servi de lieu de prière, à l’occasion de la fête d’Aïd El-Fitr, pour le colonel Goïta et ses collaborateurs.

Au cours de cette prière, conduite par l’imam de la mosquée de Koulouba, Abdrahamne Touré, Il avait à ses côtés le Premier ministre, le président du Conseil national de la transition (CNT), le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, des membres du cabinet présidentiel ainsi que des diplomates accrédités auprès de la République du Mali. Tous vêtus en boubou et munis de chapelets.

Sermon de l’iman

Après la prière des deux « rakats », comme il est de coutume durant cette fête, l’imam Touré, dans ses sermons, a mis l’accent sur la toute-puissance de Dieu qui surveille et conduit tous les évènements selon sa volonté. Drapé dans son boubou blanc, debout face au chef de l’État, l’imam de Koulouba a exhorté les dirigeants à l’adoration de Dieu, à l’honnêteté afin de faire échec aux « manœuvres malsaines des ennemis de la nation ». Car « tant que nous restons soumis à Dieu, il fait notre combat à notre place et illumine nos voies de succès en des périodes où tout semble perdu ».  Tout en formulant des vœux de paix, d’union au Mali, l’imam Touré a aussi invité les Maliens au pardon, à la solidarité et à l’adoration de Dieu.

À l’issue de la prière, Assimi Goïta a accordé une interview à la presse après la salutation des participants à cette séance de prière. Il est revenu sur la souffrance des Maliens, liée en partie aux sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), depuis le 9 janvier 2022. « Le Mali traverse des moments difficiles et fait face à une situation extrêmement complexe. C’est pourquoi tous les Maliens doivent se donner la main, se pardonner pour que nous puissions défendre notre patrimoine commun : le Mali », a-t-il demandé.

Consentir des sacrifices

Exhortant ainsi le peuple malien à l’union sacrée, le président malien de la transition a rappelé qu’aucune nation ne peut se développer sans passer par des heures sombres. « Nous devons surmonter certaines épreuves. Nous devons consentir des sacrifices pour défendre les intérêts du peuple malien », a-t-il déclaré.

Fête de ramadan
Assimi Goïta accorde une interview à la presse après la prière de la fête de ramadan. ©Présidence du Mali.

Il a salué « le courage et la détermination du peuple malien » face aux sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa. Tout en leur rassurant que le gouvernement déploie tous les moyens pour leur bien-être. Il a expliqué ainsi que le comité indépendant de suivi-évaluation des recommandations des Assises nationales de la refondation, créée auprès de lui, sera la boussole pour le suivi et la mise en œuvre des aspirations du peuple malien.

L’actuel patron de Koulouba a terminé ses propos par souhaiter bonne fête aux Maliens, leur formuler des vœux de paix, de santé et de prospérité, ainsi qu’aux amis et partenaires du Mali. Il a fini par souhaiter un repos éternel à l’âme des civils et militaires disparus et prompt rétablissement aux blessés de guerre.

Chiencoro Diarra

1 mai 2022 0 comments
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Otage au Mali
ExclusifSeko ni Donko

Livre : « Otage au Mali » d’Alain Maufinet, ou le parcours malheureux d’un amoureux du désert

by Sahel Tribune 1 mai 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son livre « Otage au Mali », préfacé par l’écrivain malien Fousseni Togola, Alain Maufinet nous raconte le parcours malheureux d’un touriste français dans le centre du Mali. Avec l’histoire de cet amoureux du désert, l’ouvrage dépeint de manière lucide la terreur que sèment les groupes armés dans le Sahel. Livre.

Ronan, personnage principal du roman, décide de se rendre en Afrique subsaharienne. Durant son parcours, à la « découverte d’un monde nouveau », son séjour au Mali tournera au cauchemar. A peine avoir foulé le pied sur le sol malien, l’aventurier se rend au centre du pays, notamment à Sévaré (Mopti), où il sera victime d’un enlèvement de la part d’un groupe armé. Ainsi commence le calvaire de notre aventurier.

Ancien opticien français, Ronan avait été rejeté par les siens et dépourvu de la majeure partie de ses biens. Ne sachant plus à quel saint se vouer, il entreprend la recherche d’un « bonheur perdu » avant d’être la cible d’un groupe armé. Pendant qu’il était otage, l’homme ne manquait pas de s’immerger dans ses souvenirs lointains, minés d’échecs amoureux. Il était loin d’imaginer, pendant ce temps qui fait partie des archives de son histoire, se retrouver dans les filets d’un groupe armé. Cependant, la descente d’un avion « Boeing » aura un tournant décisif sur son sort. Un avion, semble-t-il, dont le contenu était de la drogue a été détourné de sa direction pour finir sa course dans le désert. N’étant pas en point de reprendre son envol, la machine finit par s’exploser. Ainsi commence une autre réalité pour notre touriste : l’évasion.

Palme des narcotrafiquants

Alain Maufinet, nouvelliste et romancier qui a fait une longue carrière dans l’armée française, met en lumière les pratiques des groupes armés dans le désert. Entre enlèvement et trafic de drogue, ce retraité de l’armée française expose les dangers qui planent au-dessus de cette zone. Le séjour macabre de Ronan dans cet environnement en dit long sur le sort réservé aux otages dans le désert malien. La descente du boeing dont le contenu était essentiellement de la drogue prouve à quel point le désert est la palme des narcotrafiquants.

Heureusement pour notre héros, l’apparition d’une « fantôme » déguisé en bouclier protecteur lui servira de bouée de sauvetage. Cette main amie, c’est Yasmine. Yasmine est, elle aussi, une ex-otage qui sera aux trousses de Ronan pour le tirer hors de danger. Après l’échec d’une première évasion, la seconde sera la bonne pour nos deux fugitifs. Malgré les multiples dangers qu’ils rencontreront sur la route, leur course finira par se terminer dans un pays voisin, la Mauritanie. Après être recherché par les bandes armées, Ronan appelé « le Français » était également recherché par la police du Mali pour mettre la lumière sur cette affaire de drogue. Heureusement pour lui, son visage était méconnu. L’inquiétude était à son comble et Yasmine ne le lâcha pas jusqu’à ce qu’ils soient, tous les deux, hors de danger.

Un livre qui interpelle

« Otage au Mali » est un ouvrage qui tire la sonnette d’alarme sur les événements qui se déroulent actuellement dans le Sahel. En effet, depuis 2012, le Mali connait une crise multiforme. Cette crise s’étend, au fil des années, dans la sous-région.

A travers cet ouvrage, l’auteur tente de dépeindre, d’une manière propre à lui, quelques aspects liés à l’activisme de ces groupes armés. Il informe sur les mauvaises pratiques de ces groupes dans le désert : le trafic de drogue, qui est un véritable moyen pour leur assurer une autonomie financière, mais aussi la prise fréquente des otages dont la libération est conditionnée au paiement des rançons, de la fortune pour eux. Ils ne manquent de quoi leur permettant de pérenniser leurs pratiques maffieuses.

IB Togola


Alain Maufinet, Otage au Mali, JDH Éditions, Paris, Septembre 2021, 307 pages.

1 mai 2022 0 comments
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Un tailleur en service au Mali
A la Une

Aïd el-Fitr : avec le délestage et la cherté des articles, la tension monte entre tailleurs et clients

by Bakary FOMBA 30 avril 2022
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Avec le délestage intempestif, la cherté des articles, les faux rendez-vous, les tailleurs sont confrontés à d’énormes problèmes en cette veille de fête de ramadan, notamment à Bamako. Les clients mécontents se cherchent d’autres alternatives. Reportage.

À cette veille de la fête de ramadan, les ateliers de couture sont généralement pris d’assaut par les clients. Les tailleurs s’activent, jour et nuit, pour satisfaire la clientèle. Malgré la situation économique précaire du pays cette année, ils sont encore nombreux à se rendre chez les couturiers.

Comme à l’accoutumée, la veille des fêtes est marquée par une vive tension entre clients et tailleurs dont certains, par cupidité ou par peur de perdre leurs clients, n’arrêtent pas de recevoir des tissus à la dernière minute. Alors qu’ils sont déjà débordés.

Kalipha Tall est tailleur à Kalaban-Coro Plateau, quartier du sud-est du district de Bamako. Ce couturier ivoirien, au regard du nombre important d’habits qui lui reste à coudre, se trouve dans un climat de crainte durant ces deux dernières semaines du mois de ramadan. « Malgré qu’on décline des tissus de peur de ne pas pouvoir les terminer d’ici la fête, certains clients exigent à ce qu’on accepte leurs tissus », explique ce trentenaire, spécialisé dans la couture des habits pour hommes.

Pour sa part, Djibril Traoré, basé à Kati, ville d’une quinzaine de kilomètres de la capitale Bamako, estime que malgré cette tension à la veille de cette fête en raison de la surcharge, certains clients ne sont pas à rejeter. « Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas honorer tous nos rendez-vous d’ici la fête. Mais nous allons faire de notre mieux, et s’attendre aux brouilles, affirme-t-il. Il y a des clients qui amènent leurs habits à la dernière minute, notamment les femmes, qui constituent l’essentiel de notre clientèle. » Il poursuit : « Nous ne pouvons non plus les rejeter, au risque de les perdre après la fête ».

Spécialiste de vêtements pour hommes et femmes, un autre tailleur, basé à Baco-Djicoroni (Commune V de Bamako) estime qu’il ne sert à rien de s’encombrer d’habits sachant bien ne pas être en mesure de les coudre à temps voulu. « J’ai décidé, il y a quelques années, de ne plus recevoir autant d’habits dont la couture me poserait des problèmes. Car cela créera trop de frustrations », raconte-t-il.

Des alternatives

Face à cette situation, des clients se trouvent d’autres issues. C’est le cas de Gaoussou Sall, étudiant à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de Bamako (FSEG), qui a préféré voir du côté des friperies pour préparer la fête. Cela, pour éviter ces brouilles avec son tailleur. « Cela fait quelques années maintenant que je me rends dans les friperies pour m’acheter un habit pour la fête. J’en ai marre des faux rendez-vous des tailleurs », témoigne-t-il. Avant d’ajouter qu’il cherche « l’opportunité à coudre [ses] habits à des moments où l’affluence n’est pas tout à fait au rendez-vous ».

Désespéré du comportement de son tailleur, Safiatou Diarra, femme d’une vingtaine d’années basée à Koulikoro (2e région administrative du Mali), venue retirer son habit dans un atelier à Bamako, accepte de nous parler : « Depuis près de deux mois, j’ai quitté Koulikoro pour déposer un seul complet, espérant pouvoir le recevoir avant la fête. Mais compte tenu de la négligence de mon tailleur, je viens le retirer une bonne fois », déplore-t-elle, le visage serré.

D’énormes problèmes

Il faut toutefois noter qu’à cette veille de fête de ramadan, les tailleurs font face à d’énormes problèmes qui se posent au niveau des articles de mercerie. « Quand on part pour s’approvisionner au niveau des merceries, les pièces sont très chères », fait savoir Sékou Diallo, tailleur à Kalaban-Coro (Bamako), près du grand marché du quartier.

« Ceux qui travaillent dans les merceries savent que le marché doit être dense. Ils profitent de la situation pour augmenter le prix des articles. Et à notre tour, on veut aussi augmenter les prix des modèles. Du coup, cela crée un véritable problème avec les clients », ajoute-t-il.

Pour sa part, Karamoko Diarra, vendeur d’articles de mercerie à Banconi (commune I, Bamako), pense que cette « cherté du prix des matériels s’explique par l’embargo », imposé sur le Mali depuis près de quatre mois. Sauf que certains pensent que « les commerçants aiment la cherté ».

À cela s’ajoute également un autre problème qui embête actuellement les populations bamakoises et environs, par ricochet les tailleurs. Il s’agit notamment du délestage. Surtout à cette veille de la fête. « Avec ce délestage récurrent, le marché devient de moins en moins dense. Un travail que tu pouvais faire en une heure, avec la coupure d’électricité, tu peux aller jusqu’à trois heures, voire quatre heures », déplore Seydou Coulibaly, tailleur brodeur à Faladié, en commune VI de Bamako.

Bakary Fomba

30 avril 2022 0 comments
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Cherté des boeufs sur le marché à la veille du ramadan
Exclusif

Bamako : au marché de bétails de Moribabougou, difficile entente entre vendeurs et acheteurs

by Mohamed Camara 30 avril 2022
written by Mohamed Camara 4 minutes read

A Bamako, au « Garbal » de Moribabougou (marché de bétails), il est difficile pour les vendeurs et les acheteurs de s’entendre sur les prix en cette veille de fête de ramadan. Certains bœufs vont jusqu’à 400 000 de nos francs. Reportage.

Cherté des boeufs sur le marché à la veille du ramadan
A la veille de la fête de ramadan 2022, les acheteurs crient la cherté des boeufs sur les marchés maliens. ©Mohamed Camara/Sahel Tribune.

« Mais ce que vous dites est extrêmement cher… », réplique Mamoutou Traoré, un homme quadragénaire surpris par le prix exorbitant du bœuf qu’il veut pour la fête de ramadan

Ce vendredi 29 avril, sous une chaleur estivale sahélienne profondément brûlante, le minuscule « Garbal » de Moribabougou, situé à quelques pas du Commissariat de police du quartier, vibre timidement. Les clients viennent nonchalamment. Certains observent les bétails et s’informent sur leurs prix, qui sont pour eux « intouchables pour le moment ».

Ousmane, vendeur de bétails, leur montre les taureaux sous le hangar. Il dégaine des sourires, mais reste intraitable sur le prix de ce taureau de couleur noir, qui s’élève à 400.000 F CFA. « Nous-mêmes, on a eu ces bétails difficilement », justifie-t-il aux clients.

Les bétails sont de tout azimut, moutons, chèvres et bœuf, « mais c’est un enfer de les toucher car les prix sont non abordables », trouve Mamoutou Traoré.

La fête de ramadan ou Aïd el-fitr, est la petite fête musulmane commémorant la fin du mois de jeûne. Pour cette occasion, traditionnellement en petite communauté (famille, amis, collègues, etc.), un bœuf ou une vache est immolé de façon collective. « Chaque année, entre voisins dans le quartier, on cotise chacun pour acheter un bœuf pour la fête de ramadan, raconte M. Birama Keita, un autre acheteur. Avant de poursuivre : « On a cotisé chacun 15.000 f cfa. C’était 20.000f cfa par personne, mais nous avons fait une réduction de 5.000f cette année, comme nous traversons un moment difficile ». Il trouve qu’ « un bœuf à 400.000 ou 450.000f cfa est vraiment cher ».

Cherté des boeufs sur le marché à la veille du ramadan
Un boeuf vendu entre 300 000 et 450 000 FCFA sur le marché de Moribabougou, à la veille de la fête du ramadan 2022. ©Mohamed Camara/Sahel Tribune.

Impacts désastreux

Les crises au nord (Tombouctou, Gao, Kidal) et au centre (Mopti, Ségou) ont eu des impacts désastreux sur le marché du bétail ces dernières années. Le centre du Mali, qui est une zone typiquement pastorale, est la proie des conflits armés fragilisant ainsi la chaîne de ravitaillement de bétails dans le reste du pays.

Ousmane Touré, vendeur de bétails au « Garbal » de Moribabougou, est un ressortissant de Macina (zone du Delta de Niger, au centre du Mali). Habillé dans son boubou d’éleveur, un bâton en mains, Ousmane nous montre un groupe de magnifiques taureaux : « Ces bœufs sont ici depuis deux ou trois mois. Nous les avons eus à 300.000 FCFA. Ce que nous avons mis dans leurs nourritures et entretiens s’élève à plus de 150.000 FCFA », explique-t-il. « Nous sommes aussi dans les difficultés pendant cette période car l’alimention des bétails est très coûteuse, fait-il savoir. Chaque année, nos bétails sont emportés ou calcinés par les assaillants qui sèment la terreur dans nos zones de ravitaillement. Ce qui impacte négativement le marché du bétail à l’approche des fêtes. »

Cherté des boeufs sur le marché à la veille du ramadan
L’insécurité a impacté sur le prix des boeufs sur le marché malien. ©Mohamed Camara/Sahel Tribune.

Le marché de cette année n’est pas facile aux acheteurs ainsi qu’aux vendeurs. « Le marché est vraiment timide, mais nous espérons que d’ici-demain [vendredi et samedi, hier et aujourd’hui], les gens commenceront à venir plus nombreux », espère Ousmane.

Depuis le 09 janvier dernier, le Mali subit un blocus frontalier sous-régional. Ce qui a entraîné une énorme cherté de vie qui tenaille aujourd’hui tout le pays malgré que les produits de première nécessité et autres ne soient pas concernés par ces sanctions imposées par la Cédéao et l’Uemoa. « Le marché de bétails est tristement impacté par cet embargo », avance Ousmane Touré, éleveur.

Derrière cette ambiance nonchalante du « Garbal », avec ses « va-et-vient » timides, Ousmane et Mamoutou ne sont parvenus à s’entendre sur un prix.   «  Je retourne au petit soir avec mes amis pour voir, mais il faut essayer de diminuer le prix proposé… », lance Mamoutou à Ousmane, avant de démarrer sa moto tout souriant. Aux dernières nouvelles, il n’est plus revenu.

M.C

30 avril 2022 0 comments
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Saisie record de Cocaïne en Côte d'Ivoire
Sécurité

Lutte contre le trafic illicite des drogues : en Côte d’Ivoire, plus de deux tonnes de cocaïne saisie

by Chiencoro 29 avril 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite des drogues, la Côte d’Ivoire a effectué une opération de grande envergure qui s’est soldée par la saisie de plus de deux tonnes de cocaïne sur son territoire. 

Deux tonnes et cinquante-sept (2057) kilogrammes de cocaïne, c’est la quantité de drogue saisie par la police nationale ivoirienne, le 15 avril 2022, dans la commune de Koumassi et San Pedro. Sans donner des détails sur l’identité des suspects, la provenance et la destination de la marchandise, la police ivoirienne a indiqué, dans un communiqué du 23 avril, avoir interpellé neuf personnes dont « deux (2) ont déjà été déférés devant les juridictions compétentes ». 

Selon le film de cette saisie record dans ce pays côtier de l’Afrique de l’Ouest — devenue une plaque tournante du trafic de cocaïne ces dernières années — une investigation suivie d’une perquisition a été initiée par la police ivoirienne dans la commune de Koumassi Sopim. « Cette action policière a permis la découverte de cent quarante-cinq (145) plaquettes de cocaïne estimées à cent soixante-huit (168) kilogrammes, ainsi que la saisie de divers objets et matériels servant au conditionnement de la cocaïne », précise le communiqué de la Direction générale de la police. 

Selon les révélations du magazine Jeune Afrique, la « Direction de la police des stupéfiants et des drogues (DPSD) a été informée par le commissariat de police du XXe arrondissement de Koumassi de la découverte de 48 plaques de cocaïne dans un appartement de Koumassi Sopim ». Selon les détails de ce magasine panafricain, « l’enquête ouverte par la DPSD a permis de saisir dans le même appartement 97 autres plaques, soit un total de 145 ». 

Bouffée d’oxygène pour le Mali voisin 

La Direction générale de la police précise que c’est à partir des indices trouvés sur les lieux que les enquêteurs ont poursuivi leurs « investigations dans la ville portuaire de San Pedro où mille six cent cinquante (1650) autres plaquettes ont été saisies, soit une tonne et huit cent quatre-vingt-neuf kilogrammes de cocaïne (1 889 tonnes de cocaïne) ». Elle précise que « l’enquête s’est soldée par la saisie de deux tonnes et cinquante-sept (2057) kilogrammes de cocaïne et l’interpellation de neuf (9) individus suspects ».  

Cette opération de la police ivoirienne a été bien appréciée au Mali, pays frontalier de la Côte d’Ivoire. Selon l’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS), cette saisie pourrait énormément contribuer à la lutte contre la circulation des stupéfiants au Mali « dans la mesure où notre pays est devenu un marché florissant pour les narcotrafiquants ivoiriens ».

La Direction générale de la police ivoirienne, en présence du Procureur de la République, a procédé, le 27 avril dernier, à l’incinération de ces tonnes de Cocaïnes saisies. 

Chiencoro Diarra 

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Du sable et du gravier. Image d'illustration. ©Pixabay.
A la UneClimat et environnement

Pénurie de sable : vers un désastre planétaire, environnemental et économique 

by Fousseni TOGOLA 29 avril 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

En raison de leur surexploitation, les ressources en sable se raréfient dans le monde. Ce qui pourrait conduire le monde vers un désastre planétaire, environnemental et économique.

Longtemps considérées comme illimitées, les ressources en sable se raréfient de plus en plus dans le monde en raison de leur utilisation effrénée par l’Homme pour divers besoins. Pour la construction d’un kilomètre de route, il faut 30 000 tonnes de sable contre 12 millions de tonnes de sable pour une centrale nucléaire, explique TV5 Monde. Pour la construction de 60 000 maisons individuelles, il faut 200 tonnes de sable pour chacune, ajoute ONU Info.

L’humanité extrait pour ses multiples besoins 50 milliards de tonnes de sable et de gravier par an, soit l’équivalent de la construction d’un mur de 27 mètres de large et de 27 mètres de haut autour de la Terre, pour une valeur évaluée à 70 milliards de dollars, selon toujours ONU info. 

Le sable est la deuxième ressource la plus utilisée dans le monde après l’eau, indique un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), publié le 27 avril 2022. Cette ressource naturelle rentre non seulement dans la composition du verre, des ordinateurs, tablettes, smartphones, mais aussi dans la production des plastiques voire des panneaux solaires. 

Stratégie d’adaptation au changement climatique 

 « Le sable joue un rôle stratégique en fournissant des services écosystémiques, des infrastructures vitales pour le développement économique, des moyens de subsistance au sein des communautés et en maintenant la biodiversité », souligne le rapport du PNUE.

Ses auteurs montrent la nécessité de considérer le sable « comme une ressource stratégique, non seulement en tant que matériau de construction, mais en raison des multiples rôles qu’il revêt pour l’environnement ». Selon leurs explications, à titre d’exemple, le «  maintien du sable sur les côtes peut être la stratégie la plus rentable pour l’adaptation au changement climatique en raison de la protection qu’il fournit contre les ondes de tempête et les effets de l’élévation du niveau de la mer ».

Malgré tout, le sable ne bénéficie toujours pas d’une réglementation en ce qui concerne « son extraction, son approvisionnement, son utilisation et sa gestion » dans de nombreuses régions du monde. Ce qui entraîne de nombreuses conséquences environnementales et sociales. 

Selon le PNUE, la pénurie de sable « constitue une menace pour les moyens de subsistance par le biais […] de l’approvisionnement en eau, de la production alimentaire, de la pêche ou de l’industrie du tourisme ». 

« Vers une économie circulaire »

« Pour atteindre le développement durable, il faut changer radicalement notre façon de produire, de construire et de consommer des produits, des infrastructures et des services », recommande Pascal Peduzzi, directeur de GRID-Genève au PNUE et coordinateur général du programme pour ce rapport. Selon ses précisions, c’est en parvenant à maîtriser son exploitation que « nous pourrons éviter une crise et nous diriger vers une économie circulaire ».  

Dans ce rapport de 90 pages (publié en anglais), le PNUE délivre des conseils, émis par des experts mondiaux, pour l’amélioration des pratiques d’extraction et de gestion du sable dans le monde. Ce document élabore plusieurs recommandations, dont l’élaboration d’une norme internationale sur la façon d’extraire le sable du milieu marin, la fixation du prix du sable par les gouvernements, les industries et les consommateurs. 

Les auteurs exhortent également à l’interdiction de l’extraction du sable des plages, à la mise en décharge des déchets minéraux et invitent à l’encouragement de la réutilisation du sable dans les marchés publics. Aussi estiment-ils important de non seulement mettre en place de nouvelles structures institutionnelles et juridiques pour que le sable soit gouverné plus efficacement, mais aussi de cartographier et de surveiller des ressources en sable.

Fousseni Togola 

29 avril 2022 0 comments
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Meeting du M5-RFP à Bamako après le coup d'Etat du 18 août 2020.
AnalysesExclusif

Transition malienne : le M5-RFP condamné à entretenir son hétéroclisme ?

by Mikailou Cissé 28 avril 2022
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Le malaise est profond au sein du M5-RFP depuis la nomination de l’actuel Premier ministre du gouvernement de transition au Mali. Analyse.

Officiellement mis en place le 5 juin 2020 par des opposants au défunt régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait su maintenir l’union en son sein. Cela même après le départ d’un nombre important de ses figures emblématiques et fervents porte-parole. Certains de ses membres, notamment Issa Kaou Djim, avait même prononcé son oraison funèbre, en septembre 2020, mais le mouvement a pu continuer de demeurer uni.

Depuis la nomination de son porte-parole et membre de son comité stratégique, Choguel Kokalla Maiga, le 7 juin 2021, au poste de Premier ministre, le mouvement hétéroclite est confronté à de nombreuses contestations internes.  Cette malaise se ressent à travers notamment leur communiqué du 9 avril 2022 portant suspension de certains membres du comité stratégique/M5RFP. Aussi faut-il noter les piques récurrents entre les militants du mouvement par médias interposés.

Orphelinat politique 

Pourtant, depuis son baptême, la force de ce mouvement contestateur, qui assurait quasiment le rôle d’opposition, a été la diversité qu’il avait entretenue en son sein. A cette époque, l’opposition malienne était orpheline de son chef de fil, feu Soumaïla Cissé, qui était alors maintenu en captivité.  

Au-delà de tous ces signes indicateurs, il convient également de souligner la virulence de certaines interventions lors du passage du Premier ministre devant les membres du Conseil national de transition (CNT), le 21 avril dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). C’est un autre signe annonciateur de ce qu’est devenu ce mouvement.

Ce rapport de force interne, qui menace la survie du M5, tend aujourd’hui en faveur du Premier ministre au détriment de ses protagonistes et alliés. Mais, pour combien de temps ? A l’allure dont vont les choses, il est évident que l’actuel Premier ministre a intérêt à ne pas se désolidariser de sa base politique. Autrement, il risque de se retrouver dans une sorte d’orphelinat politique, s’il n’y est déjà.

Saisir l’Aïd el-fitr

Car, si l’accent n’est pas mis sur les enjeux de l’heure dans le sens d’apaiser les hostilités internes et les querelles de personne, la fin du ramadan pourrait être fatale pour ce mouvement. Néanmoins, l’Aïd el-fitr étant un moment de pardon, de réconciliation, les membres peuvent le saisir pour resserrer leurs rangs.

Aucune personnalité au sein du M5 n’a intérêt aujourd’hui à faire cavalier seul.  Ceux qui l’ont tenté  ont plus ou moins perdu leur influence au sein de l’opinion publique. Le retrait politique (de fait) de l’iman de Badalabougou, Mahmoud Dicko, autrefois personnalité incontournable et autorité morale du mouvement hétéroclite, en est un exemple, sans parler du cas d’Issa Kaou Djim.

Au regard de tout ce que l’on assiste, le M5-RFP est condamné à entretenir son hétéroclisme ou mourir de sa belle mort comme déjà annoncé par certains.

Mikaïlou Cissé

28 avril 2022 0 comments
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