Environnement : la Côte d’Ivoire prête à accueillir la COP15 sur la lutte contre la désertification

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Du 9 au 20 mai prochain, la Côte d’Ivoire abritera la COP15 sur la lutte contre la désertification et la sécheresse. Au-delà de sa portée environnementale, elle est une opportunité économique majeure pour ce pays de l’ivoire.

Après New Dehli, Inde, en 2019, la Côte d’Ivoire est prête à accueillir, du 9 au 20 mai prochain, la COP15 — 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse. Dans ce pays ouest-africain, près de 60 % des terres productives sont dégradées.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Afrique subsaharienne est la région la plus durement touchée par la désertification, mais aussi celle où la pauvreté est la plus étendue. Jusqu’à 65 % des terres productives sont dégradées, alors que la désertification touchait 45 % des terres en Afrique au cours de l’année écoulée.

Bien-fondé du choix de la Côte d’Ivoire

Lors du lancement de la COP15, le 9 février dernier, à Abidjan, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a justifié le bien-fondé du choix porté sur son pays pour accueillir cet évènement : « L’organisation par notre pays de la COP15, constitue, en réalité, le prolongement d’un engagement constant de la Côte d’Ivoire dans la recherche de solutions contre la dégradation de nos sols », a-t-il justifié.

L’organisation de cette conférence, qui réunira entre 5 000 et 10 000 participants, plus de 1 000 experts et 700 journalistes en provenance de 196 pays, à Abidjan, est une opportunité énorme non seulement pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour la région ouest-africaine.

Le 26 avril dernier, à l’occasion de la tribune « Tout savoir sur », du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), le président du comité d’organisation de la COP15, Abou Bamba, a déclaré qu’elle est la plus grande manifestation jamais organisée en Côte d’Ivoire. Il s’est dit convaincu que c’est une occasion de transformation de la structure économique ivoirienne, notamment le domaine de l’Agriculture. 

Finalité de l’évènement

Abou Bamba a également annoncé la création d’emplois dans plusieurs secteurs d’activité, la relance du secteur du tourisme, l’attraction des investissements étrangers directs dans le domaine de la lutte contre la dégradation des sols pour une agriculture durable.

Au niveau stratégique et diplomatique, cette COP15 « permettra de renforcer le leadership et l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la sous-région et dans le monde, sur les questions environnementales et de placer le pays à la tête de la présidence de la COP pendant 2 ans », lit-on dans un communiqué. Cette rencontre majeure verra la mise en place d’un vaste programme : l’Initiative d’Abidjan ou Abidjan Legacy Program. « Un ambitieux programme de restauration des terres dégradées », précise le président du comité d’organisation. Le coût global du programme est estimé entre 700 millions et un milliard de Dollars US.

La finalité de cet évènement est la transformation de la trajectoire du développement de la Côte d’Ivoire au cours des 30 prochaines années. Pendant une dizaine de jours, les participants à cette rencontre, qui pourrait coûter au budget ivoirien cinq milliards de francs CFA, échangeront autour du thème central « Restauration des terres dégradées et agriculture du futur » 

 Fousseni Togola  

Fousseni TOGOLA
Fousseni TOGOLAhttps://saheltribune.com
Né à Fana, dans la région de Dioïla, Fousseni TOGOLA est professeur de philosophie de formation, journaliste-blogueur et écrivain. Après un Master obtenu à l’Ecole normale supérieure (ENSUP) de Bamako sur la théorie de la « falsifiabilité » de Karl Popper, il se tourne vers l’écriture, à travers le blogging et ensuite le journalisme. D’abord membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG), ensuite contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Il est également membre du Réseau des journalistes africains spécialisé sur le développement durable et le changement climatique (Africa 21). M. TOGOLA servira ensuite au quotidien malien Le Pays comme rédacteur en chef adjoint et éditeur. Il a également servi, comme pigiste, au premier site d’informations au Mali, Maliweb. Fousseni est aujourd’hui fondateur du site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes saheltribune.com. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA). La même année, il est lauréat du « Prix de Reconnaissance des Médias « Restez à la Maison », de la fondation Merck, dans la catégorie presse en ligne au Mali. Comme centre d’intérêt, M. TOGOLA s’intéresse au sujet touchant le climat, l’environnement et la biodiversité. Il a un intérêt assez particulier pour les questions sécuritaires et éducatives au sahel. Ouvrages publiés Féminitude, Innov Editions, 2018 (Essai) La société close et ses militants, 2019 (Essai politique) L’homme sirène, Prostyle Editions, 2020 (Fiction) Bintou, une fille singulière, 2020 (Roman philosophique)

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