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Drissa Sanogo
EnquêteExclusifSécurité

Otage au Mali : une enquête exclusive sur le dossier Drissa Sanogo, deux ans après son rapt

by Sahel Tribune 1 juin 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Alors qu’il se rendait à Gourma-Rharous où il servait l’Etat malien, le préfet Drissa Sanogo a été enlevé par des hommes armés. C’était le 02 mai 2020. Deux ans après son rapt, nous avons enquêté pendant trois semaines sur l’état de son dossier.

Drissa Sanogo était le préfet du cercle de Gourma-Rharous. Poste qu’il occupait depuis 2018 après avoir servi dans des zones comme Bafoulabé et San. Le 02 mai 2020, il est enlevé entre Tombouctou et la ville de Rharous, aux environs de 16 h GMT. Il quittait la ville de Tombouctou pour regagner son poste juste après les élections législatives de 2020.

Selon les informations de sa famille, recoupées auprès d’autres sources, ils étaient cinq personnes arrêtées au cours de leur voyage. « Qui est le préfet [parmi vous] », ont-ils demandé puisque la cible était en civil ce jour-là dans le véhicule. Les autres ont été libérés sur le champ.

Son enlèvement avait fait écho à l’époque dans les journaux. Dans un élément de Serges Daniel pour un média étranger, mis en ligne le 05 mai 2020, on explique que « ses ravisseurs conduisaient trois motos : ils l’ont obligé à monter sur un des engins [et] les autres les ont suivis ». D’après le récit du journaliste-écrivain franco-béninois, il a été conduit vers un véhicule 4×4 en attente « à une quarantaine de kilomètres plus loin » du lieu où s’est passé le rapt.

Ils l’ont acheminé vers un endroit non connu pour le reste. Par qui ? « Le préfet Sanogo a été enlevé par le JNIM [Jamaat Nosrat el-Islam wal-Muslimin] juste après les élections législatives », laisse entendre à Sahel tribune une source sécuritaire originaire de la localité. « A l’époque, le JNIM enlève les personnes travaillant ou ayant des liens avec le gouvernement et ses alliés », ajoute notre source sécuritaire.

Lettres

Suite à son rapt, des intermédiaires ont proposé rapidement à l’État leur service en vue d’obtenir sa libération. « Mais il fallait payer 10 000 000 de francs CFA (15 000 euros) », évoque l’article ci-mentionné. Interrogés sur l’histoire de ces dix-millions, ses enfants nous relatent avec réserve que « ces négociations ne sont plus apparemment d’actualité ».

Ce qui est sûr, poursuivent-ils, « après la marche pacifique de ses collègues [15 octobre 2020, à Bamako], il y a un commerçant qui s’est proposé à payer la rançon pour qu’il soit libéré si le gouvernement arrive à trouver un terrain d’entente avec  ses ravisseurs ». Comme « rien ne s’est passé par la suite », la famille dit avoir perdu contact avec ce dernier.

Autre information : selon sa famille, le préfet Drissa Sanogo est en vie aux dernières nouvelles, mais malade surtout avec le poids de l’âge (68 ans à la date de son rapt). Comment l’ont-ils su ? A travers des lettres à la dizaine près dont deux reçues par l’intermédiaire d’une organisation humanitaire non gouvernementale, reconnue d’utilité publique par l’Etat malien depuis septembre 1965 (décret). Parmi ces lettres à la dizaine près, certaines ont été livrées via un autre canal. « Il nous envoie des lettres pour nous donner de ses nouvelles. Il nous dit qu’il a besoin des médicaments car il est malade », nous confie un de ses enfants cadets.

D’après ce dernier, il devait opérer ses yeux après son retour de son lieu de service. Mais « malheureusement », il a été enlevé. Il se plaint de ses yeux et d’autres maladies comme le palu. « On lui envoie des médicaments à chaque fois qu’il en demande. C’est comme cela qu’on sait que notre père est encore en vie et [l’organisation humanitaire non gouvernementale] nous aide à nous faire parvenir ses lettres », poursuit-il.

Aussi faut-il le rappeler, il y a quelques mois, le préfet Drissa Sanogo et le sous-préfet de Farako Ali Cissé sont apparus pour la première fois dans une vidéo publiée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, «JNIM »). A en croire les confidences d’un préfet en service dans l’une de régions au septentrion du pays, contacté, ils sont à ce jour leurs seuls collègues encore en otage : l’un enlevé dans la région de Tombouctou (Drissa Sanogo) et l’autre dans celle de Ségou (Ali Cissé, 13 décembre 2019).

Chéquier

Selon nos informations, depuis son enlèvement, des négociations ont été engagées par l’État malien qui n’ont malheureusement pas donné de suite jusqu’aujourd’hui, mais elles continuent toujours. « Le Gouverneur de Tombouctou et les autorités de Gourma-Rharouss, où il servait, continuent de multiplier les efforts malgré tout pour obtenir sa libération », indique cette autre source sous anonymat. Il y a quelques mois, poursuit notre source, « un nouveau préfet a été nommé » à la tête de la préfecture de Gourma-Rharouss.  

D’après les résultats de nos recherches, il s’agit du colonel Mamadou Sékou Traoré qui est nommé à ce poste lors du conseil des ministres malien du 23 mars 2022. Avec comme premier adjoint, l’administrateur civil Lamine Kouyaté, nommé au même conseil des ministres.

S’agissant du cas de Drissa Sanogo, avec son enlèvement, la situation est devenue intenable pour sa famille. Cinq mois après son rapt, le chéquier du patriarche de la famille – qu’il leur avait laissé – est épuisé. Par conséquent, sa famille ne peut plus toucher à son salaire. « Le gouvernement nous aide avec une somme chaque trois mois puisque le chéquier de mon père est fini cinq mois après son enlèvement », raconte un de ses fils ainés qui dit se battre pour la famille.

Pour avoir accès à son compte, poursuit-il, « la banque nous a demandés un papier devant être délivré par le ministère de l’administration territoriale et légalisé à la mairie, qui atteste qu’il est enlevé. Mais [l’Etat malien] a préféré procéder autrement au lieu de ‘’débloquer’’ le salaire pour la famille. »

Premier clip officiel d’Amadou Kébé dit Dr Keb, rappeur et auteur compositeur malien, après sa libération des mains de ses ravisseurs. Ex-otage enlevé dans le cercle de Gourma-Rharous. « ABANA [c’est fini] », compte YouTube Dr KEB Officiel.

Pour certaines de nos personnes ressources contactées, c’est un cas techniquement difficile à traiter étant donné que les cas d’enlèvement des fonctionnaires de l’Etat – dans l’exercice de leurs fonctions – ne sont pas prévus dans la législation malienne en vigueur. Celle-ci date de décembre 2002, mais il existe un projet d’ordonnance portant sa modification qui est adopté lors du conseil des ministres du 29 décembre 2021. Ces cas d’enlèvement, poursuivent nos personnes ressources, peuvent cependant être traités exceptionnellement, ou socialement comme le paiement de certaines primes à la famille, notamment celles dues à celle-ci, en attendant.

Aussi, apprend-on auprès de sa famille, le septuagénaire Drissa Sanogo a fait valoir ses droits à la retraite le 1er janvier 2022 alors qu’il est toujours en otage. Près de trois mois avant, le 24 octobre 2021, toujours à son absence, « un » de ses enfants cadets s’est marié(e).

Nous avons contacté le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, et le syndicat autonome des administrateurs civils [resté en contact avec la famille de leur collègue] : ils n’ont pas souhaité répondre à nos préoccupations au moment où nous avons décidé de mettre cet article sous presse après plusieurs jours d’attente et de rappel.

Sagaïdou Bilal


  • Cet article d’enquête est écrit dans le cadre du projet Kenekanko de l’Observatoire citoyen contre l’impunité et pour la redevabilité — OCCIPRE, un consortium de Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited (en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne au Mali).
  • Vous pouvez aussi (re) lire : Au Sahel, la question des otages en débat, écrit par Sagaïdou Bilal pour Benbere et publié le 7 décembre 2020.
  • Par souci de protection de nos sources, au regard de la situation actuelle du pays, nous avons opté d’emblée pour l’anonymat dans la rédaction de cet article.
1 juin 2022 0 comments
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Casa C-295
ExclusifSécurité

[Exclusif] Mali : le deuxième avion Casa enfin débloqué et livré au pays acheteur

by Sahel Tribune 31 mai 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

En raison des allégations d’utilisation d’enfants soldats par le GATIA, un groupe armé signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation, les États-Unis avaient bloqué — en 2021, en Espagne, où il a été construit — la licence d’exportation d’un avion acquis par le Mali. Dont le transpondeur est d’origine américaine.

Aux #USA 🇺🇲, le Ministre @AbdoulayeDiop8 a demandé la levée du blocage sur l’avion, CASA C-295 acquis sur fonds propres. Le 1er spécimen a apporté beaucoup au #Mali 🇲🇱, en matière de transport vers les zones à accès difficile et d'organisation des élections. pic.twitter.com/xc3xZCutgn

— Ministère des Affaires étrangères du Mali (@MaliMaeci) August 21, 2021

Selon nos informations, après plusieurs tractations, les Américains ont enfin levé leur blocage sur l’appareil. Le Casa C-295, acheté à Airbus, a atterri, ce mardi 31 mai 2022, en début de soirée, à l’aéroport international Modibo Kéïta de Bamako. Cet appareil est le second avion de transport de troupes au Mali.

Avec une capacité d’emport de 48 à 71 passagers et de 7 tonnes de fret, cet avion militaire de transport tactique d’Airbus renforcera les capacités de déploiement de l’armée malienne, notamment dans le nord du pays.

Notons que le premier Casa a permis le transport de près de 50 000 personnes entre 2016 et 2020. Cela, en plus des interventions humanitaires dans les zones d’accès difficile. Ce déblocage du second appareil, tant souhaité par les Maliens, contribuera donc à l’amélioration de la capacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité du Mali.

Le blocage de cet avion avait fait couler beaucoup d’encre et de salives. Son arrivée au Mali constitue un autre succès à mettre au service des autorités de la transition.

Nul besoin donc de prouver la volonté des autorités maliennes de braver vents et marées pour le bien-être des Maliens, mais aussi pour mettre l’armée dans les meilleures conditions de travail. Il s’agit d’un avion acquis sur fonds propre du Mali.

La rédaction

31 mai 2022 0 comments
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Paquet de cigarrette
A la UneClimat et environnement

Journée mondiale sans tabac : prendre des mesures pour rendre l’industrie du tabac plus responsable

by Fousseni TOGOLA 31 mai 2022
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

La consommation du tabac a des impacts aussi sur l’environnement et, par ricochet sur l’économie des pays, notamment ceux en voie de développement. À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai de chaque année, l’OMS exhorte à prendre des mesures pour rendre l’industrie du tabac plus responsable des destructions qu’elle cause.

Le tabac ne nuit pas seulement à la santé humaine, il a aussi des impacts sur l’environnement. Dans son nouveau rapport, « Tabac : Empoisonnement de notre planète », publié ce 31 mai 2022, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme : « Chaque année, l’industrie du tabac coûte au monde plus de 8 millions de vies humaines, 600 millions d’arbres, 200 000 hectares de terres, 22 milliards de tonnes d’eau et 84 millions de tonnes de CO2 », estime-t-elle

Baisse de rendement des sols

Dans un communiqué, en décembre 2021, l’OMS précisait que « chaque année, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits pour y cultiver du tabac ». La culture du tabac contribue ainsi à la déforestation, surtout dans les pays en développement. L’abattage des forêts pour y planter du tabac provoque une dégradation des sols et une baisse des rendements, c’est-à-dire la capacité du sol à accueillir d’autres plantes ou cultures, indique l’Organisation mondiale de la Santé.

 Dans son communiqué du 31 mai 2022, l’OMS précise toujours que la « majorité du tabac est cultivé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ». Des pays où l’eau et les terres agricoles sont « souvent désespérément nécessaires pour produire de la nourriture pour la région ». Au lieu de cela, constate l’OMS, ces ressources sont utilisées pour faire « pousser des plants de tabac mortels, tandis que de plus en plus de terres sont déboisées ».

Cette pratique engloutie plus de 22 milliards de mètres cubes d’eau, généralement dans des pays confrontés à des pénuries d’eau, indique STOP, organisme mondial de surveillance de l’industrie du tabac.

Cette priorité donnée à la culture du tabac pourrait contribuer également à créer des problèmes économiques et nutritionnels en raison surtout de la baisse du rendement des sols.

Fumer une cigarette, c’est brûler des ressources

Dans ce rapport alarmant, l’OMS souligne que « l’empreinte carbone de l’industrie provenant de la production, de la transformation et du transport du tabac équivaut à un cinquième du CO2 produit chaque année par l’industrie du transport aérien commercial ». Ce qui contribue davantage au réchauffement climatique.

« Les produits du tabac sont l’article le plus pollué de la planète, contenant plus de 7 000 produits chimiques toxiques, qui se répandent dans notre environnement lorsqu’ils sont jetés », explique le directeur de la promotion de la santé à l’OMS, Dr Ruediger Krech. « Environ 4,5 billions de filtres à cigarettes polluent chaque année nos océans, nos rivières, nos trottoirs, nos parcs, nos sols et nos plages », poursuit Dr Krech. À ses dires : « Quand vous fumez une cigarette, vous brûlez littéralement des ressources là où elles sont déjà rares, des ressources dont notre propre existence dépend ».

Chaque année, 4 500 milliards de mégots de cigarettes sont jetés un peu partout dans le monde, selon STOP, dans son infographie intitulée « Sales secrets : comment l’industrie du tabac détruit l’environnement et le cache ».

Les cigarettes, le tabac sans fumée ainsi que les cigarettes électroniques contribuent également à l’accumulation de la pollution plastique. « Les filtres de cigarettes contiennent des microplastiques et constituent la deuxième forme de pollution plastique dans le monde », explique l’OMS.

Responsabilité élargie des producteurs

Doutant de l’avantage des filtres pour la santé, l’OMS invite les décideurs politiques à traiter les filtres à cigarettes comme des plastiques à usage unique, et à « envisager d’interdire les filtres à cigarettes en vue de protéger la santé publique et l’environnement ».

Le nettoyage des produits du tabac abandonné est très coûteux pour les gouvernements. Chaque année, ce nettoyage, précise l’OMS, « coûte à la Chine environ 2,6 milliards de dollars et à l’Inde environ 766 millions de dollars. Le coût pour le Brésil et l’Allemagne s’élève à plus de 200 millions de dollars ».

Seuls certains pays comme la France et l’Espagne et des villes comme San Francisco, la Californie aux États-Unis ont pris position. « Conformément au principe du pollueur-payeur, ils ont mis en œuvre avec succès une “législation sur la responsabilité élargie des producteurs” qui rend l’industrie du tabac responsable de l’élimination de la pollution qu’elle crée », peut-on lire dans le rapport.

L’OMS invite ainsi les pays et les villes à suivre cet exemple, à aider les producteurs de tabac à passer à des cultures durables, à mettre en place de fortes taxes sur le tabac et à offrir des services de soutien pour aider les gens à arrêter de fumer.

Fousseni Togola

31 mai 2022 0 comments
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Général Yamoussa Camara
ActuSécurité

Au Mali, l’élaboration de la politique de sécurité nationale tend vers sa finalisation

by Chiencoro 28 mai 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, l’élaboration de la politique de sécurité nationale, initiée depuis 2014, tend vers sa finalisation. Un atelier de haut niveau  s’est tenu du 26 au 27 mai à Koulouba pour discuter et clarifier des concepts du projet. Compte-rendu.

Pendant deux jours, cet atelier de haut niveau a réuni des représentants de départements ministériels et services impliqués dans le processus de finalisation de la politique de sécurité nationale, ainsi que des universitaires.Initiée depuis 2014, sous le régime Ibrahim Boubacar Kéïta, l’élaboration de cette politique de sécurité nationale a toujours été émaillée « de tâtonnement plus ou moins heureux ».

Approuvé en décembre 2014, le premier projet avait été renvoyé pour la tenue de « consultations élargies à d’autres acteurs » en vue de la prise en compte des questions non militaires. Depuis 2019, la finalisation de ce projet demeure le souci fondamental du Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale, créé et placé sous l’autorité du président de la République.

En images 🎥, l’atelier de clarification des concepts de la Politique de Sécurité Nationale tenu à Koulouba. pic.twitter.com/OMS0zBQxA4

— Presidence Mali (@PresidenceMali) May 27, 2022

Selon les explications du ministre délégué à la sécurité,  le général Yamoussa Camara, le Conseil de sécurité nationale vise à « anticiper les crises et les catastrophes pouvant affecter la sécurité nationale ». Son secrétariat permanent, l’organe exécutif, est en charge de l’élaboration d’une politique de sécurité « qui doit servir à la fois de référence pour la fixation des grandes orientations et de cadre général d’action des organes et structures impliqués dans la gestion des problèmes de sécurité nationale », a expliqué le ministre délégué à la sécurité le 26 mai. 

Tenir compte des valeurs maliennes

Pour l’universitaire Doulaye Konaté, également ex-ministre de l’éducation nationale, participant à cet atelier, la politique de sécurité nationale « touche les questions fondamentales qui touchent à la stabilité et au bon vivre ensemble ». À ses dires, « on ne peut pas bâtir une politique que sur un socle de valeurs ».

Le co-directeur de l’ouvrage Le Mali contemporain (IRD Édition/Tombouctou, Juillet 2015) a attiré l’attention sur l’importance de bien traduire les valeurs maliennes sur lesquelles cette politique doit se reposer. Des valeurs héritées des grands empires — le Wagadu, le Mali et le Songhoy, entre autres.

Le professeur Doulaye Konaté estime que les universitaires peuvent apporter une contribution remarquable dans ce rappel du passé historique ayant permis le vivre ensemble au Mali. « Si vous élaborez une politique et que vous ne tenez pas compte de ce qui tient fondamentalement au peuple malien, cette politique n’a aucune chance d’avoir un sens », a prévenu l’auteur de Travail de mémoire et construction nationale au Mali (éd. L’Harmattan, Septembre 2006).

A l’horizon 2050

Pour Yamoussa Camara, Secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale (SP- CSN), l’élaboration d’une politique de sécurité nationale est « un processus lent et laborieux et qui nécessite l’implication d’un grand nombre de participants ». Cette politique nationale relève d’abord d’une vision à long terme devant la définir.

« Notre vision, c’est qu’à l’horizon 2050, nous puissions avoir un pays pacifié — un pays stable et prospère — où l’État peut assurer la sécurité des personnes et des biens — assurer la liberté d’aller et de venir. Un État qui peut permettre aux citoyens de vivre et de travailler, de posséder et de jouir », a explique face à la presse l’auteur du livre Présumé coupable (Figuira édition, 2021).

Atelier de clarification des concepts
Atelier de clarification des concepts de la Politique de sécurité nationale, tenu les 26 et 27 mai 2022. ©Présidence du Mali.

Toujours face à la presse, lors de la clôture de l’atelier, le ministre délégué à la sécurité, a souligné le bien-fondé d’avoir cette structure de coordination de l’ensemble des services afin d’assurer et anticiper les risques et menaces dans le pays. « À travers cette rencontre, nous avons eu des éléments pour rédiger la politique [de sécurité nationale] », a-t-il fait savoir.

Chiencoro Diarra  

28 mai 2022 0 comments
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Moto taxi
A la Une

Transport à Ségou : organiser le secteur des mototaxis pourvoyeur d’emploi

by Sahel Tribune 27 mai 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

A Ségou, quatrième ville administrative du Mali, le secteur des engins à deux et trois roues à usage de taxi est en pleine expansion. Pourvoyeur d’emploi pour nombre de jeunes, le marché des mototaxis manque d’organisation. Reportage.

Il y a plus de quinze ans, la ville de Ségou accueillait ses premiers transports en commun type moto-tricycles, engins à trois roues. Ceux à deux roues sont apparus il y a à peine deux ans. Elles s’ essaiment les grosses artères ségoviennes, les abords des gares routières, les marchés et bien au-delà. L’émergence de ces nouveaux engins de transport en commun a opéré des changements dans le quotidien ségovien. Habitués aux charrettes et véhicules bons pour la ferraille appelés « duruni », les habitants de Ségou tirent un avantage de ces nouveaux moyens de transport. Surtout que ces mototaxis sont pourvues d’un certain nombres de commodité.

« Je me réjouis beaucoup de l’arrivée des mototaxis à Ségou. C’est plus rapide que les charrettes, temoigne Salimata Yebessé, sexagénaire habitante de la ville. Mon seul souci reste la surcharge. Les engins n’ont pas les mêmes capacité. Pourtant les chauffeurs rivalisent à prendre un nombre élevé de passagers. Certains tricycles sont conçus pour huit personnes et d’autres dix, mais, à Ségou, rares sont les chauffeurs qui respectent cela. Les mototaxis à deux roues sont pour ceux qui ont la bourse bien garnie.»

Convertis en de chauffeurs de mototaxis

Le secteur est en pleine expansion. Il contribue considérablement à l’ emploi des jeunes. Et beaucoup de charretiers se sont convertis en de chauffeurs de mototaxis. C’est le cas de M. Diarra, un chauffeur de mototaxi tricycle qui était naguère charretier. « J’ai été charretier pendant plus de dix ans devant les magasins contigus à l’AMALDEM et l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou. Avant l’apparition des engins à deux roues et tricycles, nous étions très sollicités pour le transport des personnes et des charges, mais aujourd’hui le secteur des charretiers connaît un marasme », témoigne notre interlocuteur Diarra. Il poursuit : « Les tricycles assurent mieux la livraison qu’une charrette tirée par âne. De même, les engins à deux roues ou tricycles sont aussi plus rapides dans le transport des personnes.»

Comme beaucoup d’autres avec qui nous avons échangé, M. Diarra, conduisant un engin flambant noeuf, n’a pas suivi de formation au préalable pour exercer son nouveau métier embrassé après avoir senti la nécessité de se reconvertir.  « Vaut mieux avoir deux fers au feu qu’un seul », reprend-t-il l’adage qui sied bien à son cas.

Des mineurs et écoliers dans le secteur

Comme signalé plus haut, le secteur manque d’organisation. Très peu de conducteurs de ces engins maîtrisent le code de la route. Par le fait qu’il y a très peu de voies bitumées, la répression des fraudes aussi devient difficile. Malgré la concentration croissante de la population autour des agglomérations urbaines, la circulation routière à Ségou demeure fluide. Car la ville est poreuse, moins d’obstacles.

C’est un véritable gâchis pour la rente dans les caisses étatiques. Aux rocades, s’ajoute l’utilisation des mineurs. Ce lundi 16 mai, jour de la foire hebdomadaire, nous avons constaté que deux sur dix des mototaxis chauffeurs étaient des mineurs dont la tranche d’âge s’étale entre 15 à 17 ans. Ils sont écoliers pour la plupart. Ils sèchent les cours pour  de fretins menus. S. Dao est un élève en classe de dixième année dans un lycée de la ville. Il nous affirme avoir prévenu ses parents de ce qu’il fait le lundi et tout porte à croire qu’ils sont consentants.

Epée de Damoclès plane sur la tête des usagers

En l’absence de tout contrôle, les mototaxis tricycles quittant les villages avoisinants Ségou sont les plus surchargées. Un véritable épée de Damoclès plane sur la tête de ces usagers : ils sont embarqués avec les marchandises à ras bord.

À chaque saison pluvieuse, les tronçons Bougouni-marché-Château et Pelengana-marché-Château connaissent une augmentation des prix de transports. Le tronçon Sebougou-Médine-Darsalam est le plus stable. Il est aussi à noter que le tronçon Sebougou-Médine est le plus cher.

En ce qui concerne les mototaxis à deux roues, le prix diffère d’un chauffeur à un autre. Le prix dépend aussi du moment et des circonstances. Les services nocturnes n’ont pas les mêmes prix que ceux diurnes et un malade n’est pas transporté au même prix qu’un bien-portant. Par faute d’ambulance, certaines personnes louent même des mototaxis pour transporter le « corps » à la morgue.

Avec une touche d’organisation et de sensibilisation, ce secteur de mototaxis  peut faire peau neuve. L’opération d’immatriculation des engins à deux et trois roues et l’acquisition de permis de conduire, lancée par le gouvernement en fin 2021, pourra contribuer à remédier certains problèmes. Avec notamment la participation des syndicats des chauffeurs de mototaxis.

La mairie urbaine, quant à elle, n’a pas souhaité répondre à nos questions, au moment où nous mettons cet article sous presse après une longue attente.

Amidou Yanogué

27 mai 2022 0 comments
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Mahmoud Dicko
Politique

Mahmoud Dicko au forum de Bamako : « nous sommes face à une impasse totale »

by Sahel Tribune 27 mai 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Longtemps passé sous silence, l’influent iman Mahmoud Dicko était invité hier à prendre la parole lors du lancement de la 22e édition du forum de Bamako. Se disant un peu sceptique au regard de la situation, mais très optimiste par nature, il a tenu à nouveau son habituel réquisitoire. Cette fois-ci, contre les autorités actuelles du Mali et la communauté internationale.

Habillé en boubou blanc brodé, portant un turban blanc, assis sur un fauteuil devant une table couverte d’un drap blanc, avec une bouteille d’eau et un bouquet de fleurs pour le décor, auprès de trois autres personnalités en face de l’audience, son bâton de marche dans la main gauche, masque anti-Covid-19 de couleur blanche descendu au menton, micro à la main droite, l’imam Mahmoud Dicko accepte de prendre la parole lors de la cérémonie d’ouverture de l’édition 2022 du forum de Bamako — se tenant du 26 au 28 mai courant — après plusieurs mois de silence.

Dans sa courte intervention, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali estime que « nous sommes aujourd’hui à une époque où tout ce qu’on a pensé, comme institutions et doctrines [socialisme, capitalisme, libéralisme…], pour améliorer la vie humaine sur terre est en train de montrer ses limites ».

Ce qui lui fait dire que « nous sommes face à une impasse totale dans ce monde d’aujourd’hui , si nous pensons que nous pouvons penser [toujours] des choses autonomes ». C’est pour cela, ajoute-t-il, « les gens sont en train de faire un retour vers les religions ». Pas seulement que musulmane ou chrétienne, précise-t-il, mais toutes les religions de façon générale — au sens générique. Il exhorte ainsi les intellectuels africains — à prendre au sens universitaire et de la recherche — à « encore penser » davantage, notamment l’Afrique face au nouvel ordre mondial annoncé par « les éminents ».

Peuple malien menacé dans son existence ?

En se référent au thème de cette édition du forum de Bamako — « Femmes, Paix, Sécurité et Développement » —, il s’interroge : « De quelle paix parle-t-on ? Quelle sécurité ? Quel développement ? ». Ce qui l’amène à s’exprimer sur la situation qui prévaut au Mali, avec risque comme il a laissé entendre lui-même de façon ironique et un peu comique. En s’affichant en défenseur du mieux-être de la population, l’ancienne « autorité morale » du M5-RFP reproche à Bamako d’être « arrogant » et la communauté internationale d’être « orgueilleuse ».

« Pendant que le peuple malien pris en otage par des gouvernements arrogants, je dis bien arrogants, la communauté internationale, par leur orgueil, pense que le peuple doit rester dans cette situation à mourir à petits feux : assailli par la famine, l’insécurité et le djihadisme qu’on n’arrive pas à contrôler », dénonce-t-il dans une atmosphère détendue comme il sait le faire.

L’influent iman de Badalabougou affirme ainsi ne pas comprendre « l’attitude de la communauté internationale dans leur orgueil » pour, même s’il le faut nécessairement, exiger coûte que coûte des élections. Or, « le peuple malien est menacé aujourd’hui dans son existence ». Aussi, poursuit-il, « le peuple malien est trimbalé aujourd’hui entre les gens qui veulent une transition indéfinie [Bamako et ses soutiens] et [ceux] qui ont des principes [la communauté internationale, Cédéao et l’Occident — en l’occurrence] ».

Dans son réquisitoire, il pointe aussi du doigt la « classe politique moribonde » et la Société civile pour avoir « cessé d’exister ». Qui ne bougent pas, dit-il. Seuls les leaders religieux, surtout ceux dans l’arène politique malienne, critiqués par certains, ont été épargnés dans son intervention critique d’une durée d’environ trois minutes.

Sagaïdou Bilal

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Vivre ensemble entre Peuls et dogons
A la UneSécurité

Centre du Mali : le légendaire vivre ensemble entre Dogons et Peuls en mal

by Mohamed Camara 26 mai 2022
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Avec la crise sécuritaire au centre du Mali, le vivre ensemble est de plus en plus mis en mal, notamment entre Dogons et Peuls.

Le royaume peul de Macina, appelé « Dîna », était un vaste empire théocratique peul fondé par Sékou Amadou du clan Barry, en 1818. Cet immense territoire s’étendait du Delta intérieur du Niger (actuel centre du Mali) dont le cœur était Macina – de la région de Mopti, au nord de la région de Ségou jusqu’à Tombouctou, avec les frontières des États Mossis au nord du Burkina Faso.

En 1862, l’invasion de l’empereur toucouleur, El Hadj Omar Tall, met fin à la suprématie de l’empire de Macina. Depuis l’instauration de ces empires dans la zone appelée aujourd’hui le centre du Mali, où est centré « le pays dogon » (carte postale touristique du Mali), Peuls et Dogons vivaient dans l’harmonie.

Dans son roman autobiographique Amkoulel, Amadou Hampaté Bâ, égrenait avec passion et frénésie le vivre ensemble harmonieux entre les communautés à Bandiagara où il naquit en 1900. Dogons, Peuls, Bozos, Somonos et autres communautés se côtoyaient depuis des lustres.

Se battre pour la terre

Dans la zone du Delta du Niger, les images troublantes sont nombreuses ces dernières années : de milliers de déplacés et réfugiés, des villages enflammés, des greniers et bétails éventrés, des corps macabres gisés dans le sang.

Mohamed Barry est un déplacé du centre. Il vit depuis quelques mois à Bamako sous sa nouvelle tente loin des forêts pour paître ses troupeaux. Il dit être nostalgique de sa localité Youwarou. « Les Peuls ne pouvaient plus fréquenter les foires hebdomadaires, poursuit son ami Alassane Tall, 42 ans, assis à côté de lui sur une natte dans un camps des déplacés.  Les Dogons ont commencé par retirer leur bétail des troupeaux confiés aux Peuls.» 

Au « pays dogon », les deux communautés, économiquement complémentaires, vivaient intimement imbriquées. Les Peuls éleveurs s’occupaient de bêtes ; les Dogons cultivateurs, de récoltes. Un système de parrainage – une famille dogon veille sur une famille peule – assurait ainsi la cohésion de la société. « Mais avec l’augmentation de la population et le changement climatique qui a asséché les sols, chacun cherche davantage d’espace, explique Alassane Tall, qui gérait une laiterie à Bankass, autre ville de la zone dite « pays dogon ». Le jihadisme n’a rien à voir là-dedans. Dans cette région, on se bat pour la terre.» 

Ce quiproquo pour la terre entre éleveurs et leurs voisins cultivateurs est un fait historique en Afrique de l’Ouest. Les Peuls, étant une tribu nomade qui se déplace de hameaux en hameaux à la recherche de la verdure pour leurs troupeaux, cohabitent avec diverses tribus sédentaires. Où des conflits sont fréquents entre éleveurs laissant inopinément leurs bétails aller paître dans des champs des cultivateurs. Mais des négociations et dialogues intercommunautaires ont toujours permis à panser les plaies des frustrations.

Selon une ressortissante de la zone de Bandiagara, vivant à Bamako, Salimata Nantoumé, « tous les habitants de notre village ont fui les violences qui sévissent dans cette zone ». Elle ajoute : « Nous avons toujours vécu en paix avec nos voisins peuls, mais ce conflit entre nos deux communautés dissimule des dessous qui sont hors de nos portées. »

Chute du tourisme

Paul Guindo est un autre déplacé du « pays dogon », originaire de Bandiagara. Il vivait, avant la crise de 2012, du tourisme. « L’attractivité touristique du pays dogon a chuté à cause de cette crise. Des écoles sont fermées, les activités lucratives deviennent rares. C’est pourquoi je suis venu à Bamako pour approfondir mes études dans le tourisme et l’hôtellerie, car je suis confiant que tout ce malentendu cessera un beau jour », fait-il savoir.

« Le pays dogon », au Mali, est connu pour sa grande attractivité touristique. C’était une carte postale touristique. Son architecture, ses falaises, son histoire, ses mythes folkloriques et ses pas de danse, et les chants du terroir, tout de cette contrée malienne était à visiter et à admirer.

Mais aujourd’hui des éléments de cette carte postale touristique sont impactés par la crise sécuritaire qui sévit dans le pays. Sur l’axe principal reliant Sevaré à Bandiagara, les grands troupeaux, les chapeaux coniques et les turbans ont pratiquement disparu du paysage. Ils étaient l’apanage des communautés peules.

A présent, c’est les miliciens « dozos » qui sont visibles sur tous les axes, armés de Kalachnikovs, et portant des armes militaires en bandoulière pour traquer les groupes qualifiés de terroristes qui sèment la terreur dans cette zone. Ces dozos (chasseurs traditionnels, en bamanakan) sont également accusés d’attaquer les Peuls sur des soupçons du terrorisme ou des suspicions.

Malgré la dissolution annoncée sur papier  de la milice autodéfense « Dan Nan  Ambassagou », en 2019, par le gouvernement malien après l’attaque des villages peuls par des miliciens, le redoutable chef de Dan Nan Ambassagou, Toloba, s’insurge à continuer sa mission de sécurisation du « pays dogon ».

Des Peuls et Dogons ont commencé à vivre ensemble depuis des millénaires. Les conflits au centre du pays impactent  négativement le tissu social entre ces deux communautés, dont tout les sépare et les unit en même temps.

Mohamed Camara

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