Dans la nuit du 15 décembre 2024, Koriomé, situé à 18 km de Tombouctou, a été submergé par une montée brutale des eaux du fleuve Niger. Ce phénomène a provoqué des inondations dévastatrices, affectant des centaines de familles. Les champs irrigués, source essentielle de subsistance, ont été submergés, compromettant gravement les récoltes à venir. Plusieurs habitations se sont effondrées, laissant des familles sans abri.
Une crue exceptionnelle du fleuve Niger a provoqué des inondations dévastatrices à Koriomé, une localité située à 18 km de Tombouctou. Les flots ont envahi les champs irrigués et détruit plusieurs habitations, forçant plusieurs familles à chercher refuge dans les villages voisins, notamment à Kabara.
Les habitants de Koriomé se retrouvent sans toit ni ressources dans un contexte de grande fraîcheur nocturne, rendant la situation encore plus difficile. « Nous avons tout perdu. Nos champs, nos maisons, tout est sous l’eau », confie un habitant désespéré, désormais déplacé à Kabara.
La ville de Tombouctou également touchée
Tombouctou n’a pas été épargnée. Le quartier Djingarey Ber, notamment la zone de Lafiabougou, a été inondé le 9 décembre après l’effondrement d’une partie du canal Kadhafi. Ce canal, essentiel à la gestion des eaux dans la région, a cédé sous la pression, provoquant une montée rapide des eaux qui a envahi plusieurs habitations.
Au secteur Bokiyatt, sur la route de Goundam, les habitants déplorent également des dégâts matériels importants. « Nous avons vu l’eau monter si vite que nous n’avons pas eu le temps de sauver nos affaires », témoigne une résidente.
Une solidarité indispensable pour surmonter la crise
Face à l’ampleur de cette catastrophe, les besoins sont immenses : hébergement, nourriture, vêtements et assistance médicale. Les autorités locales, soutenues par les organisations humanitaires, tentent de coordonner une réponse d’urgence, mais les ressources restent limitées, rapporte une source locale.
Toujours selon cette source, la situation des familles déplacées demeure préoccupante. Privées de leurs biens, elles affrontent des conditions difficiles. Cependant, leur courage et leur solidarité témoignent de la résilience d’une population déterminée à reconstruire malgré l’adversité.
Un appel à la mobilisation
La montée des eaux dans la région de Tombouctou est un rappel brutal des défis climatiques auxquels les populations riveraines du fleuve Niger doivent faire face. Les autorités et les partenaires internationaux sont appelés à agir rapidement pour atténuer les impacts immédiats et à long terme de cette catastrophe.
Face à cette catastrophe, il est impératif que l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, s’engagent fermement pour répondre aux besoins immédiats et envisager des solutions à long terme. Les inondations à Koriomé et dans les environs de Tombouctou rappellent l’urgence de prendre des mesures efficaces pour protéger les populations vulnérables contre les impacts des changements climatiques. Seules des actions concertées et durables pourront transformer cette épreuve en une opportunité de renforcement de la résilience communautaire et d’amélioration des infrastructures dans la région.
Ibrahim K Djitteye






