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Conférence de presse de présentation Xensa et Sira
Politique

Mali : la légitimité de Assimi Goïta reconnue par plus de 67% des Maliens

by Sahel Tribune 21 juillet 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, l’Observatoire Citoyen Contre l’Impunité et Pour la Redevabilité (Occipre) vient de présenter les résultats de ses rapports trimestriels Xensa et Sira, lors d’une conférence de presse. Plus de 67 % des Maliens sondés sont favorables à la transition dirigée par Colonel Assimi Goïta. Des violations des droits humains recensés.

Dans la journée du 15 juillet dernier, l’Observatoire Citoyen Contre l’Impunité et Pour la Redevabilité a animé une conférence à la maison de la presse de Bamako. Organisée en marge de la Journée internationale Nelson Mandela, cette conférence de presse a été tenue autour du thème : « Le respect des libertés fondamentales en période de transition ».

Au cours de cette cérémonie, les résultats des rapports périodiques de Xensa et Sira, deux plateformes de recueil de données, ont été communiqués à la presse. La première porte sur « la perception des citoyens maliens » au sujet de l’évolution de la Transition. La seconde sur « les violences des droits humains ».

Légitimité de Assimi Goïta

Au sondage d’opinion Xensa, ce sont environ 1480 personnes qui ont pris part, dont 36 % de femmes et 64 % d’hommes. Cette étude s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire national. La diaspora malienne y a également pris part. Elle a couvert toutes les catégories d’âges. Xensa a été conduite au lendemain de la démission forcée de Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane.

Sur la question de la légitimité du Colonel Assimi Goïta à la tête de la transition, 67,9 % de la population sondée ont répondu favorables. Le rapport note que « ces résultats illustrent parfaitement les confusions qu’il ne faut pas faire entre la légalité et la légitimité ». Aussi, révèle le rapport Xensa, 64,9 % des sondés sont favorables au respect de la durée de 18 mois requise pour la transition. Ils estiment que la démission de Baw N’Daw « ne doit pas avoir d’impacts signicatifs » sur le reste de la conduite de cette période transitoire. Alors que 18,5 % des sondés ne partagent pas cet avis et 16,7 % se sont montrés neutres sur le sujet.

Violations des droits humains

Le deuxième rapport Sira, pour sa part, « fait état de 306 incidents sur la plateforme, 299 incidents [qui ndlr] ont été vérifiés et validés par les superviseurs [et ndlr] 284 victimes recensées ». Ces incidents, selon l’Occipre, ont lieu dans 60 localités du pays. Au cours de cette période trimestrielle, de mai à juin, les observateurs ont recensé 199 incidents dans les différentes régions du pays. Ces incidents sont de nature politique, sociale, mais aussi celle de non-respect des droits des enfants et des femmes.

À noter que ces deux rapports périodiques ont été rendus possibles grâce à la collaboration des trois organisations non gouvernementales réunies au sein d’un consortium Occipre  : Tuwindi, Amnesty International Mali et Free Press Unlimited, avec l’appui de l’Union européenne.

Sagaïdou Bilal

Vous pouvez regarder l’intégralité de la conférence de presse dans cette vidéo sur la page de l’Occipre.

21 juillet 2021 0 comments
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Vaccination des enfants
Santé

Covid-19 : en 2020, la vaccination de routine en net recul (communiqué)

by Sahel Tribune 21 juillet 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La pandémie de Covid-19 a donné un coup de grâce à la vaccination des enfants, selon de nouvelles données de l’OMS et de l’Unicef.

En 2020, près de 17 millions d’enfants n’auraient reçu aucune dose de vaccins de base. Il s’agit bien entendu de ces enfants vivant dans des communautés touchées par les effets de la pandémie de covid-19, dans des endroits éloignés et mal desservis ou encore dans des milieux informels et des bidonvilles.

Au cours de l’année 2019, Ils sont 3,5 millions d’enfants supplémentaires qui ont été privés de ces vaccins via les services de santé de routine. Cela, toujours, en raison des effets de cette pandémie de covid-19.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué conjoint du 15 juillet dernier, indiquent : « Par rapport à 2019, 3,5 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC-1) tandis que 3 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose contre la rougeole ».

Recul

Au Mali, en 2020, 193 000 enfants n’ont pas reçu de première dose de vaccin combiné, diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC-1), contre 136 000, en 2019, selon le communiqué des deux organisations onusiennes.

« Alors même que les pays réclament à grands cris de mettre la main sur les vaccins COVID-19, nous avons reculé sur d’autres vaccinations, laissant les enfants à risque de maladies dévastatrices, mais évitables comme la rougeole, la polio ou la méningite », regrette  le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.Pour sa part, la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore indique que « la pandémie de COVID-19 et les perturbations associées nous ont coûté un terrain précieux que nous ne pouvons nous permettre de perdre ».

Pour un redressement urgent

Ce recul de la vaccination de routine des enfants dans le monde a creusé des inégalités déjà immenses dans l’accès au vaccin, selon les deux organisations onusiennes. Cette inégalité aurait toujours existé en matière de distribution de vaccins. Selon les précisions de la directrice générale de l’Unicef, bien avant la pandémie de covid-19, deux ans plutôt, « il y avait des signes inquiétants que nous commencions à perdre du terrain dans la lutte pour vacciner les enfants contre les maladies infantiles évitables ». La pandémie n’aurait donc été qu’un phénomène aggravant.

Dr Seth Berkley, PDG de Gavi, la Vaccine Alliance, estime que cette situation de la vaccination dans le monde « est un signal d’alarme — nous ne pouvons pas permettre qu’un héritage de COVID-19 soit la résurgence de la rougeole, de la polio et d’autres tueurs ». Pour empêcher cet état de fait, les pays sont appelés à travailler ensemble non seulement pour vaincre la covid-19, mais aussi pour remettre les « programmes de vaccination sur les rails ». Un appel est donc lancé aux États pour un redressement urgent et des investissements dans la vaccination de routine.

La rédaction

21 juillet 2021 0 comments
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Des productions locales au Mali
Opinion

Mali : croissance économique comme gage de stabilité politique et sociale

by Chiencoro 19 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, pour une véritable stabilité politique et sociale, les autorités politiques doivent travailler à une meilleure valorisation des productions locales.  Analyse.  

C’est très difficile de discuter ou de faire raisonner une personne tiraillée par la faim. Comme pour dire : « Ventre affamé n’a point d’oreilles ».

Sur la situation malienne, l’extrapolation de cet enseignement permet de mieux comprendre l’origine des maux qui gangrènent notre pays.

Balance commerciale déficitaire

Au Mali, la crise sécuritaire, politique et sociale, sont des réalités que vivent nos populations. Autour de ces crises sont développées beaucoup de théories du complot.

Alors que le fondement de ces crises relèverait d’une véritable crise économique. Crise économique avec,  comme corollaire, le chômage, la pauvreté, la faim, entre autres. Ces phénomènes contribuent ainsi à alimenter l’insécurité.

Dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest, la politique économique laisse à désirer. Les importations semblent dépasser de loin les exportations. Ces exportations concernent principalement le coton, l’or, des animaux  et les engrais. Quant aux importations, ce sont principalement des huiles de pétrole, des médicaments, du ciment, mais aussi du riz.

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2019, « la valeur des importations de services commerciaux [du Mali] s’est élevée à 1,3 milliard USD, contre 469 millions USD d’exportations ». Cette situation favorise difficilement l’émergence de secteurs économiques viables. Et, par ricochet, une stabilité durable.

Ces produits importés sont assez chers pour les ménages dont les sources de revenu sont beaucoup limitées. Dans un pays en développement comme le Mali, cette situation ne peut qu’entraîner des frustrations, lesquelles sont prêtes à exploser à tout moment.

Ce déficit de la balance commerciale s’explique notamment par un problème de non-valorisation des productions locales. Malgré que le pays abrite la zone office du Niger, dans la 4e région administrative, Ségou, le riz cultivé sur cet espace demeure un luxe pour les consommateurs maliens. Pour cause : son prix sur le marché est élevé par rapport d’autres. Ces riz importés volent donc la vedette au riz local. En cette veille de Tabaski, dans la communauté musulmane, les prix du mouton sont discutés à prix de bœufs sur le marché, comme si le pays n’est pas à vocation pastoral.

Valoriser les productions locales

Ce constat, commun à beaucoup de pays africains, a amené, depuis plusieurs années, des penseurs du continent a demandé aux Africains une meilleure appropriation du secret du développement des pays occidentaux. Un secret qu’ils trouvent dans l’émergence de la science et de la technique, gage d’une industrialisation plus poussée. Cette politique pourrait contribuer à diminuer les importations, tout en augmentant les exportations grâce à la transformation des produits locaux au niveau national.

Dans un article paru dans le Monde Diplomatique en 1960, on peut lire : « […] pour le développement économique harmonieux d’un pays, les activités rurales et industrielles sont complémentaires, et que ce sont les secondes qui valorisent les premières ».

Certes, des efforts sont déployés d’ores et déjà dans ce domaine au Mali, mais ils sont encore insuffisants. Les autorités doivent travailler à mieux valoriser les productions locales.

Sans la victoire pour une véritable émergence économique, il sera difficile de vaincre la crise sécuritaire, qui affame des populations, qui n’hésitent plus à sauter dans les mains des fossoyeurs de la république. Ce, afin de se sauver la peau.

Face à la pauvreté, tous les moyens semblent bons pour se préserver de la faim, voire du pire. Aucun argument ne peut donc convaincre celui qui traverse des crises économiques.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

19 juillet 2021 0 comments
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Distribution de dons par la présidence du Mali
Politique

Tabaski : à Bamako, huit sites bénéficiaires des œuvres sociales de la présidence du Mali

by Sahel Tribune 19 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Veuves, orphelins et déplacés, au niveau de huit sites à Bamako et environs, sont bénéficiaires des œuvres sociales du Col. Assimi Goïta. Fête de Tabaski.

Ce sont 26 bœufs, du riz, de l’huile, une enveloppe symbolique, plus de 50 tonnes de céréales transformées qui ont été distribués aux déplacés du Centre Mabilé. Peu après, à la place d’armes du 34e bataillon du génie militaire, 100 veuves de militaires ont reçu, chacune, un bélier. Également 100 tonnes de céréales y ont été distribuées.

Sécher les larmes

Les deux cérémonies, présidées par la Conseillère spéciale du Président de la Transition en charge des questions de Santé et des Affaires sociales, le Colonel Assan Badiallo, ont enregistré la présence de plusieurs officiels et bénéficiaires.

Distribution de dons aux familles démunis par la Présidence du Mali
Distribution de dons aux familles démunis par la Présidence du Mali. Crédit photo: Présidence du Mali

« Ces dons sont destinés, en cette veille de Tabaski, à sécher les larmes des déplacés, des veuves et des orphelins de militaires tombés sur le champ de l’honneur », a expliqué le Colonel Assan Badiallo. Avant d’ajouter : « Il est évident que nul ne peut enlever la douleur d’avoir perdu un proche, un parent ou un mari. Néanmoins, des gestes de compassion du genre peuvent bien soulager les peines des familles éplorées ».

Huit sites bénéficiaires

À en croire Col. Assan Badiallo, ces familles ne seront point laissées pour compte. Ces personnes disparues « ne sont plus là pour leurs familles, mais nous serons des espoirs pour elles, le Mali entier sera là pour elles », rassure-t-elle.

Cette distribution de dons a eu lieu sur huit sites de Bamako et environs : les sites de Niamana, Senou, Faladiè garbal, Garantibougou, Dialakorobougou, Zantiguila et Kabala. Les femmes fistuleuses ne sont pas restées aussi en marge de la solidarité présidentielle. Saluant cette initiative, Tedy Barry, représentante des déplacés du Centre Mabilé, a invité le chef de l’État à « poursuivre ces actions sociales et à ne pas oublier les démunis ».

La rédaction

19 juillet 2021 0 comments
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Assimi Goïta à droite, Victor A. Adekele à gauche
Politique

À l’Union Africaine, « les chefs d’État statueront sur la situation du Mali » selon le diplomate Victor A. Adekele

by Sahel Tribune 17 juillet 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En visite au Mali, du 14 au 16 juillet dernier, la délégation du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine s’est montrée satisfaite de l’évolution de la gestion de la transition. En rencontrant Col. Assimi Goïta, le chef de la délégation et diplomate nigérian, Victor A. Adekele a laissé entendre que « les chefs d’État statueront sur la situation du Mali » à Addis-Abeba.

À Bamako, depuis le 14 juillet 2021, la délégation du Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine vient d’achever sa visite le vendredi 16 juillet. Elle a rencontré les autorités de la Transition, les Organisations de la société civile malienne et la classe politique. La délégation s’est dite « satisfaite » des avancées engrangées par la transition en cours.

« Nous avons eu des discussions très fructueuses avec tous les interlocuteurs que nous avons rencontrés, à commencer par le Premier ministre et certains ministres du gouvernement, les membres de la société civile ainsi que le groupe signataire de l’Accord de Paix et de la Réconciliation issu du Processus d’Alger », a indiqué, à sa sortie d’audience, l’Ambassadeur Victor A. Adekele.

« Après des échanges fructueux, nous rentrons à Addis Abeba, satisfait », a-t-il laissé entendre au cours d’une conférence de presse animée, vendredi, à la fin de la mission.

Délégation du Conseil Paix et Sécurité de l'UA à la rencontre des autorités maliennes
Photo de famille des autorités de la Transition avec la délégation du Conseil Paix et Sécurité de l’UA. Crédit photo: Présidence du Mali

Tour d’horizon

En guise de reconnaissance des efforts de l’Union africaine pour la stabilisation du Mali, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta a donné un tour d’horizon de la situation sécuritaire en général. Et, particulièrement, celle de la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Le Président de la Transition a aussi souligné la nécessité d’une meilleure compréhension de la crise malienne. Crise qui est à la fois politique, sociale et sécuritaire. Il a également rappelé la place incontournable du dialogue avec les communautés dans la lutte contre le terrorisme et le retour de la paix au Mali.

Poursuite des discussions à Addis-Abeba

Le Col. Assi Goïta, en terminant ses propos, a beaucoup insisté sur la bonne conduite du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion. « Tant que le DDR n’est pas efficacement mené, nous aurons toujours des difficultés à gérer la crise sécuritaire dans le Sahel », prévient Col. Goïta.

De son côté, le chef de cette délégation a tenu à rappeler la place stratégique du Mali dans le Sahel. Pour lui, la sécurité du Mali conditionne, dans une large mesure, celle de l’espace sahélien. C’est ainsi qu’il estime qu’il était indispensable, pour son organisation, de « venir échanger avec les Maliens afin de pouvoir les aider à trouver le chemin menant à la paix et à la sécurité ».

Satisfait de cette visite, le diplomate Victor A. Adekele, rassurent que les discussions se poursuivront dès le retour de la délégation à Addis-Abeba, au siège de l’Union Africaine. « Les chefs d’État statueront sur la situation du Mali pour voir quel soutien faut-il apporter aux autorités de la Transition », a-t-il laissé entendre.

La Rédaction

17 juillet 2021 0 comments
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Assimi Goïta à gauche, Emmanuel Macron à droite
OpinionPolitique

[Tribune] Coopération Mali-France ou rupture de tous les risques entre deux États ?

by Mikailou Cissé 17 juillet 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

A sa lecture de certaines décisions récentes, Mikailou Cissé, professeur de philosophie au lycée, estime que les autorités françaises ne donnent pas l’air de pouvoir digérer le second coup de force au Mali. Est-ce le signe d’une rupture de tous les risques ?

Depuis que le Col. Assimi Goïta a « placé hors de ses prérogatives », le 24 mai dernier, Bah Ndaw, ex-président de la transition, les nouvelles autorités politiques maliennes et le locateur de l’Élysée se regardent encore en chien de faïence.

Après ce second coup de force, la France ne parvient toujours pas à accepter Assimi Goïta à la tête de l’État malien. « L’islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place ? Jamais de la vie ! Il y a aujourd’hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerais », a laissé entendre Macron, après le second coup de force militaire, survenu en mai dernier.

Le sapeur-pompier

La quasi-totalité des décisions des autorités françaises, sous le régime Assimi Goïta, semble indiquer la détermination de la France à rendre la tâche difficile aux nouvelles autorités maliennes pendant le reste de la transition. Il faudrait même craindre qu’elle ne fasse du Mali ce qu’elle a coutume de faire en cas d’opposition à sa volonté.  

À chaque fois qu’un pays africain affiche une volonté différente de celle de la France sur une problématique, des stratégies sont déployées pour qu’il retombe dans ses filets.

Depuis le contact des pays africains avec la France, rares sont les dirigeants de ce continent qui ont réussi à se passer des faveurs de Paris. Tous ceux qui ont essayé de se défaire de la subjugation des autorités françaises ont été combattus jusqu’à ce qu’ils se resignent. D’autres, abattus. Le départ inattendu et prématuré de Thomas Sankara à la tête du Burkina Faso ou celui de Dadis Camara en Guinée Conakry peuvent être cités en exemple.   

Aggraver la crise sécuritaire

Dans la situation actuelle du Mali, la France pourrait décider de laisser le champ libre aux djihadistes. Créer plus de désordres afin que les Maliens se rebellent contre les nouvelles autorités de la transition.

Cette procédure machiavélique, qui consiste à laisser pourrir une situation avant d’intervenir, pour se faire désirer et plébisciter, est une méthode favorite de la France. On se rappelle de l’accueil réservé à François Hollande, en 2013, à Tombouctou et à Bamako par les Maliens. Un accueil pour le remercier d’avoir stoppé l’avancée des colonnes de djihadistes à Konna vers d’autres grandes villes du pays, notamment Bamako.

La récente décision de Paris sur le dispositif des bases de Barkhane au Mali, prouve à suffisance que le désaccord entre Bamako et Paris, sur la nature de leur collaboration, de leur partenariat militaire et politique est patent. Principalement, sur l’attitude à adopter face aux islamistes qui sont actifs dans le Centre et le Nord.

Tout laisse à croire que les principes démocratiques sont plus importants aux yeux des autorités françaises que la vie des milliers de Maliens.

Sentiment antifrançais

Malgré tout, les récentes décisions des autorités françaises en ce qui concerne leur présence militaire, semblent avoir été bien accueillies au Mali. Pensant empêcher les militaires au pouvoir à prendre des décisions unilatérales sur les questions sécuritaires, la France renforce les « antifrançais » dans leur position et rend service aux nouvelles autorités maliennes. Entre temps, l’idéologie des « antifrançais » se repend de plus en plus dans la conscience collective des Maliens telle une pandémie.

La décision française de retirer ses troupes du nord du Mali pour concentrer sa présence plus dans le sud et dans la zone dite des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) semble bien accueillie par un grand nombre de Maliens. Un début de libération du peuple malien de l’emprise française, pense-t-on. La peur d’une invasion djihadiste au Mali se dissipe. Certains Maliens préféraient prendre langue avec ces Groupes armés terroristes (GAT) que de faire des concessions aux Français.    

Mikaïlou CISSE


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

17 juillet 2021 0 comments
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Choguel Kokalla Maiga
Opinion

[Tribune] Gestion des élections au Mali : l’organe unique, baromètre de la transition

by Sahel Tribune 16 juillet 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Salif Sacko, enseignant-chercheur à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako, aborde dans cette tribune, la problématique de la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Selon ses explications, l’efficacité de la transition dépend de la bonne organisation des prochaines échéances électorales.  

Après deux jours de travaux de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), les participants, notamment les représentants de la Primature, le représentant de la Cour constitutionnelle, les représentants du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, étaient unanimes pour la création d’un organe unique de gestion des élections.

Comme participants à cette rencontre, on pouvait noter également la présence du représentant du ministère de la Justice et des Droits de l’homme ; du représentant du ministère de la Refondation de l’État ; des représentants du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles ; du délégué général aux élections ; des représentants des partis politiques ; des regroupements des partis politiques et de la société civile.

Tous ont donné leur accord tout en émettant des réserves, en raison du délai restant de la transition. Ils ont, à la quasi-unanimité, proposé l’organisation des élections de fin de la transition par les structures existantes (MATD-DGE-CENI) tout en renforçant les missions de la CENI.

Controverses autour des structures actuelles

Les structures actuelles de gestion des élections ont été longtemps controversées. D’une part, par les partis politiques et d’autre part par la société civile.

Les contestations ont commencé avec la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2018 qui avaient déclaré Ibrahim Boubacar KEÏTA, vainqueur, et feu Soumaïla CISSÉ vaincu.

Suite à la publication officielle de ces résultats, Soumaïla CISSÉ (paix à son âme) avait rejeté les résultats et se disait vainqueur : « Je rejette catégoriquement et sans équivoque les résultats proclamés par le ministère de l’Administration territoriale. Je refuse et dénonce ces résultats. Ils ne sont que supercherie, mascarade et parodie et mensonges. Ils ne sont que le fruit pourri d’une fraude honteuse ».

Les contestations ont continué avec la proclamation des résultats des élections législatives de 2020 à la suite desquels, 39 députés se sont plaints des résultats du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et 29 des résultats de la Cour constitutionnelle. Ce qui fait un total de 68 députés sur 147 qui se sont plaints des organes actuels de gestion des élections.

L’organe unique manque de volonté politique

À la suite du coup d’État du 18 août 2020, les partis politiques, pour qu’on ne bascule plus dans une nouvelle crise post-électorale, avaient demandé aux autorités de la transition la mise en place d’un organe unique de gestion des élections pour plus de crédibilité et de transparence aux échéances électorales de fin de la transition.  Mais force est de reconnaître que les autorités de la transition, à travers le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ne se sont jamais inscrites dans cette dynamique.

Pour preuve, en janvier 2021, lors de l’atelier organisé par le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques, il était convenu de mettre en place un organe unique de gestion des élections avant le 31 mars 2021. Cette conclusion avait pour but d’accélérer les réformes allant dans le sens de l’effectivité de la création d’un organe unique de gestion des élections avant la fin de la transition. Malheureusement, le manque de volonté politique a altéré la mise en place de cet organe jusqu’au coup d’État du 24 mai 2021.

Le nouveau gouvernement fraîchement nommé, à sa tête le docteur Choguel Kokalla MAÏGA, avait montré sa volonté de créer l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de la transition. Cette volonté du gouvernement sera malheureusement remise en cause par la conclusion de l’atelier de réflexion sur la mise en place de l’organe unique de gestion des élections. Car les participants audit atelier ont estimé que le délai imparti à la transition n’était pas suffisant pour la création effective d’un organe unique de gestion des élections. Selon les experts nationaux, sa création avant la fin de la transition relève de l’impossible, à moins de proroger le délai de la transition d’au moins 3 mois.

Le dilemme de la transition

Le manque de volonté politique a plongé le Mali dans un dilemme sans précédent. D’une part, la création d’un organe unique de gestion des élections se révèle indispensable pour la crédibilité et la transparence des échéances électorales de fin de la transition. D’autre part, le délai de la transition doit impérativement être respecté pour éviter d’autres crises politiques.

Que faut-il faire de ce point de vue ? Faut-il prendre le risque de proroger le délai de la transition pour la création effective de l’organe unique de gestion des élections pour les échéances électorales de fin de la transition ? Ou faut-il tout simplement s’en tenir aux organes existants (MATD-DGE-CENI) ?

En tout cas, les organes actuels de gestion des élections ont montré leur limite en matière de gestion efficiente des élections. Les partis politiques ont toujours contesté les résultats proclamés par ces organes, notamment le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la Cour constitutionnelle, car jugés partisans dans la gestion des élections antérieures. Par conséquent, une crise de confiance s’est installée entre les partis politiques et ces organes existants.

L’efficacité de la transition dépend des élections

Aujourd’hui, il convient de s’interroger sur l’indépendance du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la gestion des élections de fin de la transition, car à sa tête un putschiste. Le coup d’État étant considéré dans la constitution du Mali du 25 février 1992 comme un crime imprescriptible contre le peuple (article 121), les putschistes ne seraient-ils pas amenés à chercher une protection judiciaire ? La quête de cette protection ne serait-elle pas susceptible de les amener à favoriser un candidat qui accepterait de s’inscrire dans cette dynamique.

Pour rappel, le 1er juillet 2021, le gouvernement avait soumis un projet de loi d’amnistie au CNT qui l’a renvoyé, car savait qu’il n’avait pas la compétence juridique de voter ledit projet. Cette situation pourrait nous amener à émettre des doutes par rapport à l’indépendance et à l’impartialité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans la gestion des élections de fin de la transition.

En tout état de cause, l’efficacité de la transition dépend de la crédibilité des élections de fin de la transition.

16 juillet 2021 0 comments
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