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Assimi Goïta implante un jeune Anacardium
Climat et environnement

Mali : campagne nationale de reboisement lancée par Col. Assimi Goïta

by Sahel Tribune 16 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la forêt classée de Koulouba, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a lancé, ce 15 juillet, la 27e édition de la campagne nationale de reboisement. De la Cellule de Communication de la présidence du Mali.

Persuadé de la place inestimable que jouent les arbres dans le bien-être de notre écosystème, le Président de la République a montré la voie à suivre pour la sauvegarde de nos forêts. Armé d’une daba, le Chef de l’État a implanté, dans la forêt classée de Koulouba, un jeune plant d’anacardium.

À travers le lancement de cette campagne de reboisement, le Colonel Assimi GOITA entend jouer sa partition dans la protection des ressources naturelles de notre pays. Lesquelles sont menacées par les effets cumulés de la démographie galopante, de la sécheresse et du changement climatique, […], qui contribuent dangereusement à amplifier les problèmes de dégradation de nos ressources naturelles.  

« Contrer le processus de désertification »

Le Président de la République a donc souligné toute la nécessité de cette campagne de reboisement. « Le désert avance à grands pas. Nous devons nous mobiliser pour contrer le processus de désertification », a indiqué le Chef de l’État.

Plus de 500 mille hectares de forêt se dissipent chaque année dans notre pays. Sur les 32 millions d’hectares de forêts recensés en 2002, il ne nous reste que 17,4 millions, environ. Face à cette dégradation croissante, le Chef de l’État a aussi rappelé que « la sauvegarde et la restauration de l’environnement sont une affaire de tous ». C’est pourquoi il n’a pas manqué [de lancer un] appel à l’endroit du peuple malien : « Je lance un appel à tous les Maliens de respecter le peu de forêts qu’il nous reste ».

Source : Présidence du Mali


Nous avons apporté des modifications au texte. Lire l’article à l’état initial sur le site de la Présidence ici.

16 juillet 2021 0 comments
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Forage à Koulikoro
Climat et environnement

Développement social au Mali : ces dix (10) forages construits par les nouvelles autorités

by Sahel Tribune 15 juillet 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de développement social, le Col. Assimi Goïta, président de la transition, a déjà rendu possible la construction de dix forages.

« Trois choses sont inutiles si elles ne sont suivies de trois autres : la promesse sans l’exécution, l’étude sans le génie, et la vie sans la santé. » C’est un proverbe qui met l’accent sur toute l’importance de l’exécution des engagements : du génie dans la gestion de la vie de tous les jours et de la nécessité de la santé. Cette sagesse populaire scie aux activités des nouvelles autorités du pays. En fournissant de l’eau potable aux populations, Colonel Assimi Goïta aurait bien intégrée cet adage dans ses activités.

Lors de son investiture à la magistrature suprême, en juin dernier, le président de la transition malienne a promis d’allouer les 2/3 de son fonds de souveraineté au service du développement social et au financement d’infrastructures sociales de base. Il s’agit, pour lui, de soutenir les secteurs de la santé et de l’accès à l’eau potable au Mali.

Dans plusieurs régions du Mali, y compris certains quartiers du district de Bamako, l’accès à l’eau potable demeure une véritable aventure de combattant pour les femmes et jeunes filles, qui sont celles qui souffrent le plus à la recherche de l’or bleu.

Sokonafing, au bord du fleuve Niger

Le chef de l’État malien est ainsi à pied d’œuvre dans la mise en œuvre de son programme de développement social, afin d’atténuer la souffrance de ces populations. Au total, dix (10) forages ont déjà été installés dans des zones où l’accès à l’eau potable était difficile.

À Sokonafing, en commune III du district de Bamako ; à Kati Malibougou ; dans le village de Torokorobou Djigato, commune rurale du Mandé ; à Kati-Koko Plateau ; à Kati-Malaisie ; aux 54 logements et au village de Tiétimbougou, le président de la transition a étanché la soif des populations à travers l’installation des forages dans ces zones assez emblématiques, où le besoin en eau est assez élevé. 

À Sokonafing, où la mise en œuvre de ce programme a commencé, un forage, profond de 160 mètres avec une capacité de 5 m3 par heure, a été installé au cimetière. Un endroit difficile d’accès en raison des voies rocailleuses qui y mènent. 

Au cours de l’inauguration de cette infrastructure, le chef de village de Sokonafing, Sabaké Traoré n’a pas manqué de saluer cette œuvre de bienfaisance des autorités de la transition. « On ne s’attendait jamais à une telle réalisation dans notre quartier », a-t-il laissé entendre. Grâce à cette infrastructure, les habitants de Sokonafing se croient désormais au bord du fleuve Niger, à en croire le chef de village.

« Nous allons continuer dans ce sens »

Afin d’éviter aux agents de santé de parcourir de longue distance à la recherche d’eau potable, la seconde réalisation du programme de développement social du chef de l’État, à Kati Malibougou, a été implantée au CSCOM Adam Ba Konaré dudit quartier. Il est de 80 mètres de profondeur avec 8 m3 par heure.

Dans ce centre de santé communautaire, où plus de 200 accouchements sont enregistrés chaque année, selon le Colonel Assa Badiallo Touré, conseiller spécial du président de la Transition, ce forage couvrira le besoin de près de 32 000 habitants.

Ces deux forages, financés par l’œuvre sociale du président de la Transition, ont été inaugurés le 1er juillet 2021.

Le lundi 12 juillet dernier, la commune urbaine de Koulikoro, dans la deuxième région du Mali, a reçu sa part du programme de développement social du président de la Transition. Deux systèmes hydrauliques villageois améliorés (SHVA ou forages), d’une capacité de 5000 litres chacun, ont été installés dans cette région.

Pour le gouverneur de la région de Koulikoro, colonel Lamine Kapory Sanogo, ces réalisations viennent à point nommé puisque la pénurie d’eau est patente dans la Cité du Méguetan. Le réseau SOMAGEP ne couvre pas tous les quartiers, a-t-il indiqué.

« C’est un début et nous allons continuer dans ce sens », a rassuré Assa Badiallo Touré. À travers ces réalisations, le président de la Transition participe au développement de ces localités, notamment à travers l’instauration de la santé.

La rédaction

15 juillet 2021 1 comment
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Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, à droite, et la ministre sénégalaise du commerce, de l'industrie et des PME à gauche
Actu

Hausse du prix du ciment : le Mali trouve un accord auprès du Sénégal

by Chiencoro 15 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La montée en flèche du prix du ciment sur le marché, depuis quelques mois, a commencé à faire des grincements de dents. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed s’est alors saisi de son bâton de pèlerin.

Le prix du ciment a pris de l’ascenseur au Mali depuis quelques mois. Sur le marché, la tonne variait entre 120 000 et 125 000 FCFA. Des commerçants ainsi que des consommateurs maliens exprimaient déjà leur ras-le-bol.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed a alors pris son bâton de pèlerin. Objectif : obtenir une stabilisation du prix du ciment. Le 24 juin dernier, il a rencontré les producteurs de ciment, les importateurs, les grossistes ainsi que les revendeurs du pays. À l’issue de laquelle, les industriels se sont engagés à fournir le ciment local à 87 500F, la tonne. Le prix à la consommation a été fixé à 95 000 F CFA, la tonne. Quant au ciment importé, le gouvernement malien a fixé le prix à 100 000F CFA, la tonne.

Communiqué ministère du commerce et de l'industrie
Communiqué ministère malien du Commerce et de l’Industrie. Crédit photo: MCI

M. Mahmoud Ould Mohamed, accompagné d’une délégation composée du conseiller technique chargé du Commerce extérieur, Boubacar Ballo ; de son chef de cabinet, Sidi Ahmed Ould Sidi Salem ; du président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily et d’une forte délégation d’hommes d’affaires, maliens foule le sol sénégalais, au cours de cette semaine. Il a rencontré à l’occasion son homologue sénégalais autour de la problématique de l’approvisionnement du marché malien.

Selon une source contactée au ministère malien de l’Industrie et du Commerce : « Les industriels du ciment du Sénégal se sont engagés à doubler l’approvisionnement du marché malien en ciment au taux de 7 000 T par jour, et cela de façon régulière et durable ».

« Le dynamisme du ministre malien » 

Le directeur du commerce intérieur sénégalais a expliqué, de son côté, que « tout ce qui touche le marché malien touche indirectement le marché sénégalais et vice versa ». La ministre sénégalaise du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises (PME), Mme Assome Aminata Diatta a souligné la nécessité pour les deux pays de toujours travailler en synergie afin de se « renforcer mutuellement » et d’avancer ensemble.

Selon Mme Assome Aminata Diatta, le Mali et le Sénégal sont « liés par l’histoire, la géographie, et le sang ». Elle a fini par saluer « le dynamisme du ministre malien de l’Industrie et du Commerce qui a jugé utile de faire le déplacement avec les hommes d’affaires maliens » afin de trouver une solution à la problématique de l’approvisionnement du Mali en ciment.

Mahmoud Ould Mohamed est sorti optimiste de cette rencontre avec son homologue sénégalais. Selon ses précisions, les prix du ciment sur le marché malien pourraient se stabiliser à partir de cette semaine.

Cette résolution de la crise du ciment au Mali par les autorités transitoires vient après celle de la viande, dont les prix avaient également pris de l’ascenseur.

Fousseni Togola

15 juillet 2021 0 comments
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Inauguration des forages à Koulikoro
Sécurité

Accès à l’eau potable : atténuer la souffrance des populations

by Sahel Tribune 14 juillet 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Ressource indispensable à la vie, au Mali, de nombreuses populations n’ont pas accès à l’eau potable. Les nouvelles autorités de la transition s’engagent à améliorer l’approvisionnement en eau.

 « Eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n’es pas nécessaire à la vie : tu es la vie », a écrit Antoine de Saint-Exupéry, dans son ouvrage « Terre des Hommes ». Ce passage consiste à montrer toute la place que joue l’or bleu dans l’existence du monde.

« Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable », telle est la visée de l’objectif 6  des ODD. Cinq ans après le début des Objectifs du développement durable, on a toujours des difficultés dans l’atteinte de cet objectif 6.

Deux milliards de personnes

Les remarques du rapport, « Progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène des ménages », donnent froid dans le dos. Ce document conjoint de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) évalue les taux de progrès actuels et les perspectives pour atteindre les cibles des ODD d’ici 2030. Il y ressort que deux (2) milliards de personnes dans le monde manquent d’eau potable.

Depuis les années 2000, « des milliards de personnes ont eu accès à des services d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène, mais de nombreux pays ont encore un long chemin à parcourir pour réaliser pleinement l’ambition des Objectifs de développement durable (ODD) d’atteindre l’accès “universel”“pour tous”. », lit-on dans la présentation, en anglais, de ce nouveau rapport, publié en ce début de mois.

Quadrupler les « taux de progrès actuels »

Dans le rapport OMS/UNICEF du Programme conjoint de surveillance de l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à l’hygiène (JMP), en « 2020, 84 pays au total avaient atteint une couverture universelle [ndlr] d’au moins les services d’eau potable de base ».

Les pays en voie de développement seraient les plus en retard dans la mise en œuvre des politiques d’accès à l’eau et à l’assainissement. Les zones rurales et les populations pauvres semblent être les plus confrontées aux difficultés d’accès à ces services.

En 2020, « 74 % de la population mondiale utilisait des services d’eau potable gérés en toute sécurité », indique ce rapport conjoint. Sur la base des estimations nationales provenant des 138 pays et quatre des huit régions ODD, ce chiffre représente 45 % de la population mondiale. Selon les analyses du rapport, « La couverture était plus faible dans les zones rurales (60 %) que dans les zones urbaines (86 %), qui abritaient deux sur trois des 5,8 milliards de personnes utilisant des services gérés en toute sécurité ». 

Forage à Koulikoro
Forage inauguré à Koulikoro, mardi 13 juillet 2021, par Assimi Goita. Crédit photo: Ghandy Malien

Pour atteindre une couverture universelle d’ici 2030, il faudrait nécessairement que les États quadruplent les « taux de progrès actuels dans les services d’eau potable gérés en toute sécurité, les services d’assainissement gérés en toute sécurité et l’hygiène de base », invite-t-on. 

Fonds de souveraineté du président de la République

Dans un article republié par Watershed en 2020, il est expliqué que la pollution du fleuve Niger contribue à l’aggravation de la pénurie d’eau à Bamako. Cette pollution « a réduit l’accès des pauvres à l’eau potable ». Et de préciser : « La population de Bamako à elle seule est passée d’un million et demi à cinq millions au cours des vingt dernières années ».

Conscient de tout ce défi en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta a décidé, lors de son investiture en juin 2021, d’octroyer les 2/3 du fonds de souveraineté du président de la République au service du développement social et au financement d’infrastructures sociales de base. Il s’agit pour lui de soutenir les secteurs de la santé ainsi que de l’accès à l’eau potable au Mali.

Aussi, faut-il le rappeler, dans plusieurs régions du Mali, y compris certains quartiers du district de Bamako, l’accès à l’eau potable demeure une véritable aventure de combattant pour les femmes et les jeunes filles.

Plusieurs forages installés

Depuis plusieurs semaines, le chef de l’État malien est à pied d’œuvre pour l’installation des forages dans des zones où les populations sont frappées par la pénurie d’eau potable. À Sokonafin, en commune III du district de Bamako, ainsi qu’à Kati Malibougou, le colonel Assimi Goita a installé deux forages, au début de ce mois de juillet.

Le mardi 13 juillet dernier, ce fut le tour de la Commune urbaine de Koulikoro, dans la deuxième région du Mali, de recevoir des forages issus du fonds de souveraineté du président Goita. Deux systèmes hydrauliques villageois améliorés (SHVA ou forages) ont été installés dans cette région au profit des populations.

Entre autres localités ayant bénéficié des œuvres sociales issues de ce fonds de souveraineté, il faut noter le village de Torokorobou Djigato, dans la commune rurale du Mandé, Kati-Koko Plateau, Kati-Malaisie, 54 logements et le village de Tiétimbougou.

Selon une source à la présidence du Mali, le président Assimi Goita a déjà installé un total de dix (10) forages dans des zones où l’accès à l’eau potable était difficile aux populations. D’autres réalisations similaires seraient prévues dans d’autres localités du pays.

La rédaction

14 juillet 2021 0 comments
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matériels militaires
Sécurité

Crise sécuritaire au Sahel : procéder aussi à une véritable autocritique

by Sahel Tribune 14 juillet 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Sur l’implication de la France dans la gestion de la crise sécuritaire au Sahel, la théorie du complot continue d’alimenter les débats. Alors qu’on doit procéder aussi à une véritable autocritique.

À Bamako, lors d’une formation des journalistes, en début de ce mois, la présence militaire française au sahel, était au centre du débat. C’était l’occasion pour certains de s’appuyer sur des théories du complot afin de soutenir la présence d’une main invisible de la France derrière cette crise sécuritaire dans la région. Cela, défendaient-ils, pour des raisons purement géostratégiques.

Face aux tenants de cette thèse, d’autres ont jugé nécessaire de pointer l’irresponsabilité des dirigeants et des peuples de ces pays, lesquels manqueraient à leurs devoirs.

France sollicitée

Pour rappel, à l’issue du sommet du G5 Sahel, vendredi 9 juillet 2021, le président français, Emmanuel Macron a pourtant rappelé, au cours d’une conférence de presse : la France n’est pas dans la région du sahel par gaîté de cœur. « Nous restons engagés au Sahel parce que cela nous est demandé par les États de la région », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « La France n’a pas de mandat, encore moins de vocation, à rester engagée éternellement au Sahel ».

Nous restons engagés au Sahel parce que cela nous est demandé par les États de la région. Et parce que ce combat n’est pas seulement le leur. pic.twitter.com/f7vg3gUdzI

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 9, 2021

Le locataire de l’Élysée a souligné par la même occasion que cet appui continu de la France aux pays du Sahel a été sollicité à maintes reprises. Notamment lors des sommets de Pau et de Ndjamena, courant janvier 2020 et février 2021, mais aussi pendant le sommet du G5 Sahel du vendredi 9 juillet 2021.

Ces sollicitations répétitives de l’appui de la France aux pays du Sahel, par les dirigeants de ces États, prouvent combien ces gouvernants sont en déphasage avec une large portion de leur population. Cette frange qui demande le départ de la France de leur territoire.

Au Mali, la fin de la présence militaire française est le combat du mouvement « Yèrèwolo Débout sur les Remparts ». Ce mouvement regroupe des représentants de plusieurs associations de la société civile.

Dans cette polémique autour de la présence militaire française au Sahel, l’erreur qu’il ne faudrait pas commettre est de tomber dans le jeu des groupes armés terroristes (GAT). Des groupes qui ne cherchent qu’à essouffler ces États afin d’arriver à leur fin. Il est temps de procéder aussi à une véritable autocritique au lieu de continuer à tenir les autres comme responsables des maux qui assaillent cette région.

Gestion des dépenses publiques

Malgré la crise sécuritaire, le budget de la défense serait mal géré dans la plupart de ces États en crise. « Doit-on accuser la France aussi dans ces mauvaises gestions ? », s’interroge un journaliste, lors de cette rencontre, en début juillet, des hommes de médias à Bamako.

Le « Rapport sur le contrôle a posteriori des marchés publics au ministère de la Défense » du Niger, a révélé que 76 milliards de francs CFA ont été détournés entre 2014 et 2019. Les surfacturations représentent 48,3 milliards de francs CFA et les montants pour le matériel non-livré à 27,8 milliards FCFA. Au Mali, le Bureau du Vérificateur général a aussi révélé, dans un rapport (2014 ?), des points de non-conformité. Ces points de non-conformité porte notamment sur le choix de l’intermédiaire dans l’acquisition d’un aéronef et de certaines fournitures destinées aux Forces armées maliennes (FAMa). Parmi ces fournitures, il est surtout citer des matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation, mais aussi de véhicules et de pièces de rechange. 

Dans le rapport de la Coalition citoyenne pour le Sahel, intitulé « Sahel : Ce qui doit changer, pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations », sous couvert d’anonymat, un officier sahélien déclare à un membre de cette Coalition : la crise dans cette région « n’est pas simplement une guerre contre les terroristes mais plutôt une guerre contre le sous-développement, l’injustice et la mauvaise gouvernance ». Selon cette coalition des organisations de la société civile sahélienne, la Défense et la Sécurité sont des secteurs « emblématiques de la crise de gouvernance ». Elles doivent donc être « rigoureusement soumises aux principes de bonne gestion des dépenses publiques ».

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

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Des migrants clandestins
Opinion

Migration : ces souffre-douleurs de « chantage politique et diplomatique » ?

by Chiencoro 13 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En seulement six (6) mois, le nombre de migrants morts en mer a presque dépassé le chiffre de l’année 2020. Des chiffres qui donne à réfléchir sur la situation de ces souffre-douleurs de « chantage politique et diplomatique ».

La migration « illégale » constitue l’un des problèmes majeurs auxquels de nombreux États modernes sont confrontés. La recrudescence du phénomène s’explique en grande partie par les effets du changement climatique, les conflits politiques, le terrorisme, le chômage, etc.

2 087 migrants morts en mer en 2021

Ces hommes fuyant des maux cherchent refuge ailleurs, dans des pays où ils ne sont pas dans la plupart des cas les bienvenus. Dans certains pays dits démocratiques, des manifestations violentes de racisme sont légion.

Rares sont également ces migrants qui arrivent à destination en raison des nombreux périls qu’ils rencontrent en cours de route. La traversée du désert et de la Méditerranée est une aventure de combattant qui coûte la vie à beaucoup d’entre eux. « Les logeurs commencent par leur macabre exercice de privation partielle d’eau et de nourriture. Les candidats se devraient de faire plusieurs jours avec une bouteille d’eau en s’alimentant au minimum », lit-on dans l’ouvrage « Boriben : fermez ports et frontières, je viendrai quand même » de Yacouba Issoufi Maïga

« La vie des migrants, c’est devenu un business », a déclaré Helena Maleno, porte-parole de l’ONG Caminando Fronteras, au micro de RFI, le 11 juillet 2021. C’était à l’occasion de la publication d’un rapport de son organisation faisant état du nombre de migrants morts en mer au début de cette année 2021. Au total, 2 087 migrants sont morts en mer, en tentant de rejoindre l’Espagne au cours de cette année, selon ce rapport de Caminando Fronteras. Helena Maleno précise que « Dans les premiers six mois de cette année, on est presque arrivé aux chiffres de l’année passée ».

« Éviter de tomber dans le piège »

Selon les précisions de la porte-parole de l’ONG Caminando Fronteras, cette augmentation du nombre de migrants morts, noués dans la mer, s’explique par des problèmes politiques entre certains États. Ce qui aurait fortement impacté sur la collaboration entre ces États en matière de contrôle migratoire. « Les migrants sont ainsi au milieu de tout ce chantage politique et diplomatique », déplore-t-elle. Où est donc passé l’humanisme ? Qu’ont fait tous ces hommes et femmes, à la recherche d’un mieux-être, pour mériter ces drames ?

Cette problématique autour de la migration renvoie à cette conception de l’intellectuel français Edgar Morin : « la complexité du monde ». Les valeurs d’humanisme sont prônées d’une part ; d’autre part, les frontières sont fermées pour laisser des centaines de gens mourir dans la quasi-indifférence. Cette situation laisse comprendre l’installation d’une véritable déshumanisation dans le monde et une « l’irresponsabilité » de la part de nombreux États.

Les autorités politiques des États de provenance doivent travailler à réunir les conditions susceptibles de maintenir ces jeunes, femmes et enfants dans leur pays d’origine pour qu’ils participent à leur émergence. Yacouba Issoufi Maiga invite d’ailleurs les gouvernants des pays africains de départ à « éviter de tomber dans le piège mortifère de la facile indexation de l’occident comme seul responsable et coupable idéal des malheurs qui frappent leur pays à travers la problématique douloureuse des migrants illégaux ».

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

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Hawa Kassé Mady Diabaté
Seko ni Donko

Musique mandingue : à la découverte du super trio Da kali, qui a enregistré « Ladilikan»

by Sahel Tribune 13 juillet 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

À l’Institut français du Mali, le groupe « Da kali » était en concert ce vendredi 9 juillet. Issu de la lignée de Feu Kassé Mady Diabaté, de Bassékou Kouyaté et d’autres grandes voix, cet excellent trio, qui a enregistré Ladilikan en 2017, est moins connu du public malien, mais très convoité à l’étranger. Musique mandingue.

C’est un super groupe musical malien, créé en 2014. Le trio Da-kali est formé autour de la chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté, fille du célèbre griot Kassé Mady Diabaté. À ses côtés, deux autres artistes : Mamadou Kouyaté, fils de Bassékou Kouyaté — grand joueur de N’goni, et Fodé Lassina Diabaté, célèbre balafoniste et directeur du trio. Ce dernier, qui a collaboré avec plusieurs grandes voix du Mali comme Toumani Diabaté, Ali Farka Touré, Bassékou et Kassé Mady Diabaté, se trouve à l’origine de la création de ce groupe à trois, issu de la musique mandingue.

Le concept « Da kali », selon Lassina, est une invitation « à revenir à la source, surtout en jouant le balafon, plus vieil instrument musical du mandé » et d’autres instruments comme le N’goni et le Yabaré. Ce concept est dérivé de deux vocables de langue Bamanan : « Da kalikan ». Ce qui veut littéralement dire en français « la parole donnée ou prêter serment » « C’est un serment que nous avons fait de demeurer et travailler ensemble », nous apprend Hawa Kassé Mady Diabaté. Elle ajoute : « N’kali kan [ma parole donnée ou mon serment], c’est vouloir qu’un désir ou une volonté soit et de travailler dans le sens de sa réalisation ». Une manière de rappeler que la parole est sacrée dans le mandé et autres sociétés anciennes ou traditionnelles.

« On le joue toujours avec plaisir et amour »

Si le trio est très connu en Occident pour y avoir effectué des tournées et joué avec des grands noms de « musique du monde », surtout avec le célèbre Kronos Quartet, il est moins connu du public malien. Pour se faire découvrir par ce public, ils ont ainsi tenu, le vendredi 9 juillet dernier, leur premier concert à l’Institut français sur initiative de celui-ci en partenariat avec une université d’Angleterre. « On a eu beaucoup de chances de faire des tournées dans le monde entier, mais on est très peu connu au Mali », nous a fait savoir Fodé Lassina Diabaté. « Notre sentiment d’avoir joué à l’institut français [au pays], est grandiose, se réjouit-il, car l’instrument qu’on joue, on le joue toujours avec plaisir et amour. »

Par devant, Rokia Kouyaté à gauche et sa mère Hawa à gauche. Derrière au balafon, en bazin de couleur jaune, Fodé Lassina Diabaté. Plus un invité au Tamani, derrière Rokia.

Malgré une pluie battante sur Bamako, en cette soirée de vendredi, une cinquantaine de personnes a pu effectuer le déplacement pour venir à leur (re) découverte. Sur scène, dans la salle de spectacle, le trio a joué avec d’autres artistes invités pour l’occasion. Il s’agit entre autres de la jeune Rokia Kouyaté, fille aînée de Hawa, son petit frère Lassi Kouyaté, et un autre groupe musical. La musique mandingue, les louanges et vertus de la fonction du griot, tradition et modernité étaient à l’honneur. Le tout accompagné des belles mélodies des instruments traditionnels et modernes (Balafon, N’goni, Yabaré…) et des pas de danse remarquablement admirables.

Tournées et nouvel album en vue

Violet Diallo, une Britannique résidant au Mali, qui a suivi de très près l’évolution du groupe, affirme avoir été « très impressionnée par le développement », en si peu de temps, du trio Lassina-Hawa-Mamadou. « Au départ, les trois musiciens n’étaient pas du même créneau, rappelle-t-elle. Mais ils ont su travailler ensemble et ils se font découvrir maintenant par le reste du monde. » « Je suis très impressionnée par le développement qu’ils ont fait, malgré qu’ils sont, curieusement, mal connus au Mali », se réjouit Violet Diallo. Elle qui espère qu’ils seront assez connus du public malien.

Interrogé sur la sortie de leur nouvel album et leurs activités prochaines, Fodé Lassina Diabaté répond que ce sera pour bientôt. « Des tournées sont prévues en Occident au mois de septembre malgré le contexte de Covd-19, nous informe-t-il. Nous avons prévu d’enregistrer [un album] au cours de nos tournées. »

« Sans paix, pas de musique, pas de vie »

Le plus grand rêve du trio est de parvenir un jour à faire découvrir les « Kronos Quartet » aux Maliens. De pouvoir jouer et produire ensemble sur scène devant le public malien comme ils le font ailleurs. Un rêve réalisable pour l’excellent trio « Da kali », lequel a encore de très beaux jours devant lui.

Aussi, préoccupés par la situation du pays, lancent-ils un message de paix et de cohésion sociale, à leurs concitoyens maliens. « Nous, les griots, nous aimons la paix. Sans paix, pas de musique, pas de vie pour nous », déclame le directeur du trio « Da kali ». Trio Da kali qui a à son actif un superbe album enregistré en 2017, intitulé Ladilikan.

Rokia Kouyaté, fille aînée de Hawa Kassé Mady Diabaté, en train de chanter. Derrière elle, un autre invité en train de jouer au tamani.

Sagaïdou Bilal

13 juillet 2021 0 comments
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