Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mardi,19 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
Opinion

Agression contre Assimi Goita : au-delà des condamnations, quelle symbolique ?

by Sahel Tribune 26 juillet 2021
written by Sahel Tribune 5 minutes read

À la grande mosquée de Bamako, le mardi 20 juillet dernier Col. Assimi Goïta, président de la transition, a échappé à une tentative d’assassinat. Au-delà des condamnations, quelle symbolique ?

C’est l’Être suprême qui a fait échec au plan machiavélique des ennemis de la nation malienne qui souhaitaient la replonger dans une instabilité institutionnelle, une incertitude totale, en voulant attenter à la vie du chef de l’État. Une situation qui n’allait épargner aucun Malien et aucune Malienne.

« Laisser en héritage un Mali meilleur »

Survenu dans un lieu de piété, comme la grande mosquée de la capitale malienne, et pendant un jour sacré, comme celui de l’Aïd El Adha ou Tabaski, cet acte ne peut être qu’un signe fort pour le règne d’Assimi Goïta à la tête du Mali.

Sans tomber dans des mystifications, Dieu n’a pas voulu que cet individu mal intentionné réussisse son projet déstabilisateur en voulant attenter à l’intégrité physique du chef de l’État.

L’échec de ce plan témoigne de l’amour de Dieu pour le Colonel Assimi Goita ainsi que pour le Mali. Sur le lieu de l’agression, chaque agent de sécurité et de défense en mission portait sur lui une arme à feu. Mais aucun tir, aucun blessé, a posteriori aucun mort n’a été enregistré. C’est Dieu qui a sauvé le Mali. 

Le chef de l’État, renforcé et soutenu moralement, et à jamais requinqué par tous ses compatriotes, après cette épreuve inquiétante qu’il venait d’affronter, a regagné sa résidence dans une posture rassurante, après la prière. Il a laissé après lui de nombreuses rumeurs de blessures qu’il aurait reçues.

Consternés, mécontents, remontés, humiliés et indignés de cette tentative cruelle, les chefs coutumiers, traditionnels et leaders religieux se sont rendus au Palais présidentiel de Koulouba, vendredi 24 juillet 2021, pour s’enquérir et s’assurer de l’état de santé du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta.

Accepter de se sacrifier

Prenant la parole devant ses hôtes, le président de la Transition, dans un ton calme et humble, comme à ses habitudes, a adressé ses sincères remerciements. Il a profité de l’occasion pour leur rendre un hommage sincère et tout particulier pour la constance de leur engagement pour le Mali.

Le chef de l’État a ensuite évoqué les préoccupations sécuritaires touchant la vie de la nation. Des préoccupations qui nécessitent l’engagement patriotique de chacun et de chacune. Pour sa part, en tant que militaire, il se dit prêt au sacrifice ultime pour sa patrie et ses compatriotes. 

Humble, croyant, musulman pratiquant, convaincu que seul Dieu ne trahit sa créature, que le pouvoir appartient à lui seul, qui le donne à qui il veut et le lui retire quand il veut, le colonel Goita se dit convaincu que Dieu aime ce pays. Le Mali pour lequel aucun sacrifice ne sera de trop. « Nous sommes au pouvoir pour la satisfaction des besoins des populations. Nous sommes là pour le Mali, et nous ferons toute notre part de sacrifice en tant que fils de ce pays afin de laisser en héritage aux générations futures un Mali meilleur », s’est-il engagé.

Le Colonel Goïta a également indiqué qu’en prenant les rênes de la transition, il s’est engagé, contre vents et marées, pour l’avènement d’un Mali nouveau, meilleur pour tous. C’est pourquoi il place l’épreuve du 20 juillet dernier, sous le signe d’un décret de Dieu. Une épreuve que toute créature peut rencontrer sur le chemin de sa destinée. « Dieu nous a confié aujourd’hui le pouvoir. Nous avons l’obligation de satisfaire le peuple, de trouver des solutions idoines à leurs problèmes, de leur donner satisfaction », a laissé entendre le chef de l’État.

Non au chaos général

Pour réussir cette mission, le colonel Goïta compte également sur l’engagement sans faille de tous les Maliens. Chaque citoyen de ce pays doit à son tour se sacrifier pour le Mali.

Prenant la parole tour à tour, les dépositaires de la tradition et les chefs religieux ont prodigué des conseils et formulé des bénédictions à l’endroit du chef de l’État, pour la réussite de la transition. Ils ont également témoigné tout leur engagement, toute leur disponibilité à l’accompagner dans la réussite de sa mission à la tête de ce pays. Ils se disent convaincus qu’en cette période difficile, l’union sacrée de tous les Maliens est vivement sollicitée afin de bâtir un Mali unifié, stable et fort.

Au cours de cette rencontre familiale, les chefs coutumiers, traditionnels et leaders religieux ont également loué les grandes qualités d’homme d’État du colonel Assimi Goïta, tout en saluant son amour profond pour le Mali, son attachement aux valeurs ancestrales, ses perspectives claires de créer les conditions idoines pour léguer un Mali meilleur aux futures générations.

Avec humilité, le chef de l’État a invité ses hôtes du jour à poursuivre les prières et les bénédictions pour le succès de la transition, pour la paix, la stabilité et la réconciliation au Mali. « Nous devons renforcer notre résilience et notre espérance pour la stabilité et la sécurité du Mali. Nous ne devons aucunement accepter de mettre notre pays dans le chaos général », a conclu le colonel Goïta.

Mamadou Camara


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune. Aussi, semble-t-il que l’agresseur du chef de l’Etat aurait par la suite perdu la vie.

26 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Choguel Kokalla Maiga
Politique

Mali : examen du nouveau Plan d’Actions du Gouvernement (PAG)

by Bakary FOMBA 26 juillet 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Au Palais de Koulouba, s’est tenu le 22 juillet dernier un Conseil des ministres extraordinaire. Le projet de Plan d’Actions du Gouvernement de Transition courant 2021-2022 a été présenté au cours de ce conseil des ministres.

Le premier Plan d’Actions du Gouvernement (PAG) 2020-2021 avait été élaboré. Après plus de 8 mois de mise en œuvre, des évènements sociopolitiques ont entrainé un changement dans la gouvernance de la Transition, le 24 mai 2021.

Dans le but de concrétiser les orientations données par le président de la Transition et le peuple malien, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga s’est engagé à inscrire dans l’action gouvernementale, l’élaboration d’un plan d’actions couvrant les 9 mois restants de la transition.

Examen du Plan d’actions

Le PAG est conçu autour de 4 axes prioritaires. L’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale sont des priorités pour les autorités transitoires.

Lors du Conseil des ministres du 16 juin dernier, le président de la Transition avait annoncé les nouvelles missions de la transition, à savoir l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire ; les réformes politiques et institutionnelles, la bonne gouvernance, la transparence et la réduction du train de vie de l’État ; la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger et l’organisation d’élections crédibles et transparentes aux échéances prévues.

Rappelons que ces missions s’inscrivent en droite ligne des orientations de la Charte et de la Feuille de Route de la Transition, adoptée en octobre 2020. À rappeler également que le Plan d’Action du gouvernement fait l’objet d’une évaluation trimestrielle.

Le Conseil national de Transition (CNT), l’organe législatif de la transition, doit examiner ce Plan d’actions du gouvernement, vendredi 30 juillet 2021, lors d’une session extraordinaire.

Bakary Fomba

26 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Pose de la première pierre du projet de réhabilitation de salles de classe
Éducation

École malienne : à Bamako, lancement du projet de réhabilitation de 2000 salles

by Sahel Tribune 24 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À Bamako, c’était jeudi 22 juillet dernier, col. Assimi Goita a présidé la cérémonie de lancement d’un projet de réhabilitation de salles de classe, dans quatre-vingt-dix-neuf (99) Centres d’animation pédagogique (CAP) au Mali. 

Des toits dégradés, des murs lézardés, des cours comparables à des rivières, voilà l’état de dégradation de la plupart des infrastructures scolaires publiques du Mali. Des établissements qui souffrent d’un manque d’entretien depuis des années. Le président de la transition, Assimi Goita a procédé à la pose de la première pierre d’un vaste projet de réhabilitation de ces infrastructures scolaires dégradées, le jeudi dernier.

Pour un coût total de 5 milliards de francs CFA, ce vaste projet de réhabilitation concernera deux mille (2000) salles de classe, dans une vingtaine d’académies d’enseignement (A.E) et quatre-vingt-dix-neuf (99) centres d’animations pédagogiques (CAP), au Mali, selon les précisions de Mme Sidibé Dédeou Ousmane, ministre de l’Éducation nationale. Mme la ministre n’a pas manqué de préciser que le « présent projet procède naturellement de la volonté du Président de la Transition de fournir aux élèves et aux enseignants de meilleures conditions d’études et de travail ». 

Espace d’apprentissage plus sécurisé

Après le lancement des travaux, le Colonel Assimi Goita a rappelé qu’en tant que premier responsable, il est de son devoir de prendre des dispositions urgentes afin de créer des conditions idoines pour une bonne éducation des enfants maliens. Selon le président de la Transition, cela passe nécessairement par cette réhabilitation des salles de classe dégradées.  

Les parents d’élèves ne sont pas restés en marge de cette cérémonie de lancement. Ils ont massivement répondu présents afin de manifester leurs soutiens aux autorités de la Transition.

Le chef de l’État a saisi l’occasion pour rassurer les acteurs ainsi que les partenaires de l’école malienne de toute son attention sur la bonne conduite de ce processus de réhabilitation des structures d’enseignement au Mali. Son ambition est de doter le Mali d’infrastructures scolaires plus descentes, afin de fournir aux enfants un espace d’apprentissage beaucoup plus sécurisé. D’où le slogan de ce projet : « La réhabilitation des établissements scolaires, gage de sécurité pour les élèves maliens. Assurer un environnement sécurisé et inclusif pour les élèves ».

Le lancement de ce projet a eu lieu au Groupe scolaire Inémassa Cissé de Niaréla, en commune II du district de Bamako.

La rédaction  

24 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Jeune fille portant sur le dos
Opinion

Inceste : « Comment je suis devenue la mère de mon frère » 

by Mariam 23 juillet 2021
written by Mariam 3 minutes read

Dans les sociétés maliennes, l’inceste est une réalité qui a la peau dure. Dans ce billet fictif, Mariam N’diaye explique comment Matou s’est trouvée enceinte de son père. 

Matou est réputée calme et polie dans tout le quartier. Belle et charmante, cette fille était admirée par tous les jeunes du quartier. Rares sont les garçons de son entourage qui ne lui ont pas avoué leur amour. Âgée seulement de dix-sept (17) ans, cette jeune fille ne mettait les pieds dans la rue que pour se rendre à l’école ou pour des commissions de ses parents.

Pas de petit copain, mais enceinte

Issue d’un travailleur manuel et d’une ménagère, Matou s’est toujours glorifiée de ses géniteurs. Elle ne s’est jamais complexée de sa catégorie sociale. « Pourquoi vouloir être ce que je ne suis pas. Je suis fille de pauvre et je ne m’apitoie pas sur mon sort », dit-elle en souriant.

Cette joie de Matou va-t-elle durer pendant combien de temps ? Juste quelques semaines ? Depuis deux mois déjà, la timide fille ne perçoit plus son cycle menstruel. Elle a tout le temps de la nausée, des vertiges, du manque d’appétit et maigris de jour en jour.

Binta, attentive à tous ces changements d’humeurs et de comportements de sa fille, la conduit au Centre de santé de référence (CSREF) du quartier, pour un test de grossesse. « Quelle n’a pas été ma surprise en apprenant de la sage-femme que ma fille est en état de grossesse ! », s’esclaffe Binta, la mère de Matou.

La vie de la jeune adolescente devient du jour au lendemain un calvaire. La nouvelle de sa grossesse se répand dans tout le quartier comme une traînée de poudre. Mais la grande interrogation : qui est l’auteur de la grossesse ? Personne ne sait qui est le petit-copain de la jeune fille. Parce que nul ne l’a vu en compagnie d’un jeune homme.

Violée à plusieurs reprises  

Sous des tonnes de pressions, Matou n’a pas pu résister longtemps : « C’est papa qui m’a violé et enceinté », déclare-t-elle à sa mère qui n’a pas pu lui croire. Celle-ci lui interdit d’ailleurs d’accuser son mari. Mais la jeune fille insiste : « J’ai été violée à plusieurs reprises par papa en ton absence, maman. Il me menaçait de me tuer si je criais ou en parlait à quelqu’un ».

Selon les explications de l’adolescente, bien avant qu’elle ne tombe enceinte, depuis le premier viol, elle a essayé d’alerter sa mère. Mais celle-ci ne lui a pas du tout cru, pensant qu’elle cherchait à discréditer son père.

Interrogé par Binta, Youssou reste immobile, la tête baissée. « Ma chère Binta, je peux tout t’expliquer. Je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris. Pardonne-moi s’il te plaît », s’excuse le père de Matou auprès de sa femme. Mais la décision de Binta est déjà prise. Elle décide de faire ses bagages et partir pour ne pas mourir de honte et d’humiliation. 

Depuis sa révélation à sa mère, Matou a trouvé refuge chez l’une de ses amies et a décidé de donner naissance à son enfant, qui sera également son jeune frère. « Voilà comment je suis devenue la mère de mon frère », conclut la jeune fille.

Mariam


Les noms utilisés dans ce texte sont des pseudonymes. Toute vraisemblance avec des noms réels est juste une coïncidence.

23 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Entrée de la ville de Fana
Sécurité

Fana : après les assassinats en série, la crainte des mères

by Sahel Tribune 22 juillet 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À Fana, en raison des assassinats en série, les mères de famille vivent la peur au ventre. Les autorités sont interpellées pour une meilleure sécurisation des villes.

« Mon fils de 9 ans est sorti depuis le soir, à mon insu et sans donner signe de vie, jusqu’à 22 h, nous a appris une mère au foyer dans la commune rurale de Guégnéka, à Fana. Après plusieurs appels téléphoniques sans avoir de ses nouvelles, je me suis résignée à déclarer qu’il n’était plus de ce monde. »

Cette mère de famille apprendra quelques minutes plus tard que son fils se porte bien. Il avait juste accompagné des amis au champ. Dans le désespoir naît souvent l’espoir, dit-on.

Une autre mère au foyer s’est, en raison de la situation préoccupante, érigée en gardienne de ses enfants et petits-enfants. « Quand je perds mes enfants ou petits-fils de vue, durant quelques minutes, je sors rapidement les chercher. Notre ville n’est plus sécurisée », nous a-t-elle confié. 

Des crimes rituels ?

Cette crainte permanente est l’état d’esprit de la quasi-totalité des mères, qui vivent dans cette ville, connue pour les assassinats à répétition. On se rappelle du cas le plus emblématique, celui de la petite albinos Ramata Diarra, en 2018. Cet assassinat est, faut-il le rappeler, précédé par plusieurs cas et suivi par d’autres dans la même ville. Ville située sur la route Bamako-Ségou.

À Fana, dans la région de Dioïla, la plupart des assassinats survenus sont des décapitations. Les auteurs décapitent leurs victimes et n’emporteraient aucune partie de leur corps. Ce qui a laissé supposer que leurs actes seraient motivés par un besoin en sang humain pour en faire des crimes rituels.

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2020, Bakary Sangaré, un militaire à la retraite, âgé de plus de 50 ans, a été retrouvé assassiné dans sa chambre.  Selon le constat des médecins ainsi que des autorités locales ayant effectué le déplacement sur le lieu du crime, la victime aurait reçu des coups, avec une arme tranchante, sur la tête. Comme pour la plupart des autres crimes, le corps sans vie de la victime serait trouvé intact.

Crainte ou manque de confiance

Suite à cette insécurité grandissante dans cette ville, les autorités maliennes ont jugé important d’y implanter un commissariat de police afin d’assurer des patrouilles nocturnes de grande envergure. Une décision motivée par la volonté de réduire ces décapitations en série.

Pour une meilleure gestion de cette situation sécuritaire, les autorités locales n’ont de cesse demandé l’accompagnement des populations. Elles sont invitées à dénoncer des comportements ou des individus suspects dans leurs alentours.

En août 2020, un animateur d’une radio privée de la ville avait fait des révélations en dévoilant l’identité de celui qu’il a indiqué comme « un coupable » de certains de ces crimes. La crainte ou le manque de confiance semble donc constituer un véritable obstacle à la lutte contre ce phénomène.

F. T

22 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Armée étrangères en Afrique
OpinionSécurité

Armées étrangères en Afrique : sympathie ou politique d’expansion économique ?

by Mikailou Cissé 22 juillet 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Présentes en Afrique, les forces militaires étrangères constituent une politique d’expansion économique. Leur présence n’est pas seulement que sympathie. Explication.

Dans sa grande majorité, le peuple africain semble insatisfait de la présence des forces étrangères sur leur sol. Une présence qui se justifie par la lutte contre les crises qui coupent le sommeil à beaucoup d’États africains.

Cette insatisfaction mérite une attention particulière. Cet état d’esprit pourrait relever d’une impression sincère ou d’une simple expression d’antipathie envers les forces étrangères, ou le Blanc en particulier.  Cette insatisfaction pourrait se comprendre également comme le résultat d’une divergence d’objectif et d’entente dans l’appréciation de l’efficacité de ces forces présentes sur leur sol.

Nouvelles stratégies d’expansion

Il serait difficile de donner une réponse toute faite à cette crinière de questions. Des analystes sont quasiment tous unanimes qu’à la différence de la période précoloniale, la mission dite « civilisationnelle » n’est plus branlée pour justifier cette présence sur le territoire africain. Cet ancien prétexte devenant caduc par la force du temps, les impérialistes occidentaux procèdent à un changement de paradigme.  

D’une part, les atteintes aux droits de l’homme, la lutte contre les trafiquants de drogue et d’armes, le terrorisme, l’extrémisme violent et la piraterie maritime, sont mis en avant pour justifier leur présence. D’autre part, ils tentent de la justifier par le désir d’assurer la stabilité dans les États moins organisés, veiller à ce que la paix et la concorde soient partout dans le monde.  

Les nombreuses bases militaires installées à Djibouti ou dans le Sahel, les moyens matériels, financiers et humains déployés, pendant l’invasion de la Libye ou dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Somalie, pour expliquer cette présence sur les côtes africaines ne sont pas non plus convaincants.

Selon de nombreux observateurs, la présence des forces armées étrangères en Afrique ne peut s’expliquer qu’étant de nouvelles stratégies conceptualisées par les grandes puissances pour étendre leur pré-carré ou tout simplement le conserver.

Des présences dissuasives

Cette idée, qui est de plus en plus soutenue par certains africains ainsi que des Occidentaux, est plausible. Il suffit d’être un observateur attentif aux événements, à chaque fois qu’une puissance étrangère s’installe dans un pays africain, pour s’en rendre compte. Elle est persuasive. Jusqu’ici aucun théâtre de ces forces étrangères n’a été pacifié. Au contraire, il s’envenime.

La situation sécuritaire au Sahel, après l’opération militaire française au Mali en 2013, celle de la Libye en 2011, de la République Démocratique du Congo en 2003, de la Somalie en 1992, du Nigeria en 2016, en sont des illustrations. Ces zones exhibent clairement que les opérations des puissances militaires en Afrique ne profitent pas aux Africains. Elles aggravent d’une part la crise pour laquelle elles se disent être mobilisées ; et d’autre part, elles déplacent cette crise ailleurs.

L’enlisement de la violence, liée aux activités des djihadistes dans tout le Sahel et de l’insécurité dans toute la Libye et même au-delà de ses frontières, illustre cette politique d’occupation des terres africaines. Mieux, les activités auxquelles s’adonnent les militaires des forces étrangères en terre africaine sont celles qui permettent de se rendre compte davantage que la fin de leur présence dans ce continent ne vise autre chose que l’instauration d’un équilibre entre les États impériaux, pour lesquels ce continent est vu comme la terre de l’avenir. Celle qui dispose de plus de ressources naturelles non exploitées dans le monde.

L’interdiction du droit de siège aux forces de défense malienne dans la ville de Kidal est un fait qui montre que la France n’est pas intervenue au Mali pour permettre aux Maliens d’exercer leur souveraineté sur toute l’étendue de leur territoire, mais juste pour protéger ses intérêts dans la sous-région.

De nouveaux acteurs

Contrairement aux premières heures de la pénétration occidentale en Afrique, aujourd’hui, ce sont des accords de défense, des partenariats bilatéraux ou multilatéraux dans divers domaines que les grandes puissances, par essence des Nations prédatrices des peuples faibles ou en situation de détresse, signent avec les États africains pour revenir se faire une place.

Les peuples africains, qui ont été assujettis tour à tour par les puissances militaires européennes, depuis le contact des noirs avec les Occidentaux, sont de nouveau plus qu’auparavant sous l’emprise de celles-ci.

La liberté qui avait été prétendument accordée à ces peuples, pour qu’ils s’occupent de leurs affaires internes, est confisquée de nouveau sans que cela offusque. Pire, les anciens maîtres ne sont plus les seuls, à se présenter de nouveau sur le continent. Les autres Nations militairement puissantes ou émergentes se font remarquer au grand dam des Européens.

Des indépendances confisquées 

La situation actuelle en Afrique n’augure pas un avenir heureux pour ses enfants. Les Européens qui avaient accepté, malgré eux-mêmes, de se retirer visiblement de ce continent se font de plus en plus visibles à travers leurs armées dans presque tous les points dits stratégiques du continent. Le temps de grâce qu’ils avaient accordé aux peuples africains, que ces derniers ont appelés indépendance, a pris fin sans que les Africains ne parviennent à s’organiser et former des États forts. Faut-il pour autant en vouloir aux Européens ? Pas tout à fait.

Les Africains ont passé le temps de leur brève autonomie à se disputer autour des postes de responsabilité, à s’entre-tuer pour des futilités. Quant aux Nations européennes, elles ont mis à profit ce temps pour se construire, sceller de nouveau contrat sur la répartition des ressources des peuples moins organisés. Mais aussi se mettre d’accord sur les nouvelles règles du jeu du partage du monde et ses richesses naturelles après que celles mises en place lors de la Conférence de Berlin en 1885 étaient devenues caduques.

Mikaïlou CISSE


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

22 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
Opinion

Mali : agression d’Assimi Goïta ou éternel recommencement ?

by Chiencoro 21 juillet 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

À l’occasion de la grande prière marquant la célébration de la fête de Tabaski au Mali, le président de la transition au Mali, le Colonel Assimi Goïta, a échappé à une « tentative d’agression ». Un acte regrettable.

Au Mali, sortir d’une crise par l’aggravation de celle en vigueur semble devenir atavique. Après deux coups de force, en moins d’une année, nombreux sont les Maliens qui aspirent à la renaissance. Un renouveau qu’ils ont toujours souhaité. Mais le chemin vers ce « Mali Kura » pourrait être une descente aux enfers.

Le renversement de l’ex-président de la Transition, Bah N’Daw, semblait ouvrir la voie à la renaissance du Mali, par l’arrivée des militaires au pouvoir. Un désir exprimé par la majorité des Maliens, à en croire le résultat de nombreux sondages réalisés après la chute d’IBK, le 18 août 2021. Mais la « tentative d’agression à l’arme blanche contre le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA à la grande mosquée de Bamako », mardi 20 juillet 2021, laisse place à de nouvelles incertitudes.

Union autour du Mali

Un nouveau coup de force institutionnelle est-il souhaitable au Mali d’aujourd’hui ? Après toutes ces années de crises politiques, sécuritaires, sociales, ne serait-il pas mieux d’aider les nouvelles autorités au lieu de s’en prendre à elles ? Le Mali a-t-il intérêt qu’on attise les crises qui le secouent ?

Après toutes les difficultés traversées par le peuple malien, un nouveau « coup d’État dans un coup d’État » ne ferait que sombrer le pays dans une crise répétitive qui risque de boucher toutes les voies du progrès. Adopter une telle posture de coup contre les autorités actuelles au pouvoir ne ferait que se classer « ennemi numéro 1 » du Mali. 

La crise malienne a atteint un stade où il est plus judicieux de laisser de côté les conflits d’intérêts pour appuyer le pays à sortir du précipice, dans lequel il sombre depuis des années, en raison de la mauvaise gouvernance. Cette situation du pays, même ses partenaires l’ont compris. C’est pourquoi cette tentative d’agression contre Assimi Goïta a été condamnée par plusieurs partenaires, dont le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Ouane.

Je condamne la tentative d’agression à l’arme blanche contre le Président de la Transition @GoitaAssimi ce matin à l'occasion de la grande prière marquant la célébration de la #Tabaski2021. Je réaffirme le soutien de @UN_MINUSMA à la Transition en cours au #Mali. @MaliMaeci

— El-Ghassim Wane (@elghassimw) July 20, 2021

En attendant la conclusion des enquêtes ouvertes sur cette tentative d’agression contre le chef de l’État, il est important de souligner qu’un tel acte est de nature à compromettre la bonne marche des affaires au Mali. Si cette tentative avait été une réussite, c’était l’incertitude totale au Mali.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb.

21 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Au Mali, les musées au cœur du dialogue et de la paix
Couple au Mali : pourquoi les hommes victimes de violences conjugales restent invisibles 
Deepfakes, propagande, algorithmes : comment résister au mensonge industriel

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close