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vaccins contre Ebola en Guinee
Santé

Ebola–Côte-d’Ivoire : admise en soin, la jeune guinéenne pourrait n’avoir « pas eu la maladie »

by Chiencoro 2 septembre 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Après quelques semaines de bouleversement sanitaire, la Côte d’Ivoire sort de la liste des pays à virus Ebola. La patiente hospitalisée pourrait n’avoir « pas eu la maladie ».

La Côte d’Ivoire ne fait plus partie de la liste des pays à virus Ebola. La ressortissante guinéenne qui avait été déclarée positive, le 14 août dernier, à la fièvre hémorragique Ebola, est enfin testée négative, après plusieurs semaines d’admission dans des structures sanitaires.

Plus de 140 contacts

« Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l’OMS estime que la patiente n’a pas eu la maladie à virus Ebola », indique l’Organisation mondiale de la santé dans un communiqué du 31 août 2021. Toutefois, de « plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours ».

Selon les précisions du ministère ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, « [la] patiente à ce jour est déclarée rétablie après que 2 tests consécutifs, réalisés les 21 et 23 août 2021 par le Laboratoire de l’Institut Pasteur, soient revenus négatifs ». Ces analyses ont été confortées par celles de l’Institut Pasteur de Lyon, en France.

 À part cette patiente qui avait inscrit la Côte d’Ivoire dans la liste des pays à Ebola, « [aucune] autre personne n’a présenté des symptômes de la maladie ni n’a été testée positive à Ebola ». Pourtant, plus de 140 contacts ont été listés en Guinée et en Côte d’Ivoire, communique l’Organisation mondiale de la Santé.

Une batterie de mesures

Le gouvernement ivoirien pense que la limitation de la propagation de cette épidémie est due aux mesures de ripostes prises dès les premières heures de l’apparition de la maladie. Les actions de santé publique comme la surveillance, la prise en charge des cas, la vaccination des personnes à risque, la prévention et le contrôle des infections dans les structures de santé et en communauté, etc… sont autant de batteries de mesures, qui auraient permis de contrer cette épidémie.

Le ministère en charge de la santé indique toutefois que l’apparition de ce premier cas a permis à la Côte d’Ivoire « de tester son système national de préparation et réponse à une épidémie ».

Chiencoro

2 septembre 2021 1 comment
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Meeting de jeunes web activistes maliens
OpinionPolitique

Démocratie au Mali : impliquer le peuple dans la gestion du pouvoir

by Mikailou Cissé 1 septembre 2021
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans la gestion du pouvoir et la bonne gouvernance, il est important d’associer le peuple. Au Mali, les autorités actuelles de la transition semblent l’avoir compris. Opinion.

De faits historiques démontrent à suffisance que l’organisation d’une société ainsi que sa gestion n’incombent pas à un clan ni à un particulier. Mais à l’ensemble des contractants. Tous ceux qui ont tenté de faire le contraire ont échoué dans la mise en œuvre de leurs projets.

L’ambition de travailler en synergie

Cette tentation de gouverner dans le déni du peuple ou de ses représentants était forte au Mali au cours des premières heures qui ont suivi la chute du régime IBK. Mais les putschistes se sont vite rendu compte de l’évidence qu’on ne peut pas gouverner un peuple sans pour autant l’impliquer dans la gestion de la cité.

Les changements apportés à l’architecture de l’exécutif, l’accalmie du front social, bien que toujours fragile, et l’assurance que donnent les autorités politiques sur le respect des engagements donnent l’impression que les autorités transitoires sont résolues à gouverner différemment à leurs prédécesseurs.

N’eût été la seconde intervention d’Assimi Goïta, nul ne saurait ce que le Mali allait devenir. Des dissensions allaient vite éclater et mettre le pays en ruine. Le feuilleton qui a conduit à déposer Bah N’Daw et Moctar Ouane en est une illustration parfaite. Alors qu’il était sur le point de perdre le contrôle du pouvoir, Assimi Goita a montré que lui et ses collaborateurs en sont les véritables détenteurs.

Les activités visibles du chef de l’exécutif et ses délégués ainsi que l’annonce de la levée de toutes les restrictions, qui avaient été imposées aux premiers responsables de la transition, laissent croire que les autorités actuelles ont l’ambition de travailler en synergie avec tous les Maliens, ayant le souci de la patrie.

Juger en aval

Au regard des faits perceptibles, bien que minimes, et des discours de bonne intention, le peuple malien ne devrait-il pas juger les acteurs de la transition en fonction de ce qu’ils pourraient faire au terme du temps imparti ? Les assurances que le Premier ministre a données ne sont-elles pas suffisantes pour croire qu’il est de bonne foi ? Les interpellations en cours par la justice, de présumés coupables de malversation financière ne sont-elles pas des gages de la fin de l’impunité ?

Les polémiques autour de la prorogation de la transition ne devraient-elles pas être mises de côté pour se consacrer aux voies et moyens permettant de poser les bases d’un nouveau Mali ?

Sans jeter de l’anathème sur ceux qui demandent le respect des engagements sur la durée de la transition ou ceux qui dénoncent des vices de procédure dans les interpellations en cours dans les affaires de malversations, il faudrait quand-même dire que la plupart de ces gens sont ceux qui nous ont mis dans cette situation difficile.

Allons-nous continuer d’invoquer Dieu et nous cacher derrière les religieux pour espérer qu’ils nous aident à résoudre nos problèmes ou revoir ensemble les tares de notre démocratie, nos règles de droit et le fonctionnement de nos institutions ? Tant qu’on ne fait pas usage de ce qui fait de nous des humains, nous allons continuer à être dépouillés et asservis. Nous allons toujours envier le modèle de société des autres.

Mikailou Cissé

1 septembre 2021 0 comments
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Entrée de la ville de Fana
ExclusifSécurité

Fana : l’offensive de la jeunesse contre la série de décapitations

by Bakary FOMBA 1 septembre 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour stopper la série d’assassinats à Fana, ville située sur l’axe Bamako-Ségou, la jeunesse a mis en place le samedi 28 août 2021, un mouvement dénommé « Trop c’est trop ».

Après plusieurs années d’assassinats, la jeunesse de Fana décide de prendre en fin son destin en main, à travers des actions concrètes.

Depuis 2018, la ville de Fana fait l’objet de multiples décapitations, dont les auteurs ne sont jamais retrouvés. Une série d’assassinats toujours inexpliquée, mais que les habitants de la ville soupçonnent d’être des crimes rituels. Chaque fois, le mode opératoire est le même : des décapitations. Les autorités locales trainent sur l’affaire, selon la population de Fana qui a toujours soif de justice.

Ces cinq dernières années, au moins 10 cas de décapitations ont eu lieu dans cette ville cotonnière et commerçante. Une situation qui inquiète et désole la jeunesse de cette ville, de la région de Dioïla (selon le nouveau projet de découpage).

Des actions concrètes

Vu que les forces de l’ordre n’arrivent pas à venir à bout de ce phénomène, la jeunesse « veut prendre son destin en main ». D’ores et déjà, un mouvement dénommé « Trop c’est trop » a vu le jour, le 28 août dernier. Cela en vue de veiller à la sécurisation de cette ville.

Selon les leaders du mouvement, pour parvenir à leurs objectifs, ils procéderont à des rencontres auprès des autorités locales, des marches, des meetings, des sensibilisations et bien d’autres mesures concrètes.

Pour rappel, les premiers meurtres ont provoqué des manifestations et des pillages dans cette ville. Ce qui a motivé début 2019, la construction d’un commissariat. Les habitants ont à cet effet vu des policiers patrouiller aux côtés des gendarmes et des éléments de la garde nationale déjà présents. Malgré tout, rien ne semble changer.

Bakary Fomba

1 septembre 2021 0 comments
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Assimi Goita à droite et Choguel Kokalla Maiga à gauche
ExclusifOpinion

Lutte contre la corruption : qui veut mettre des bâtons dans les roues des autorités transitoires ?

by Sahel Tribune 31 août 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le colonel Assimi Goïta a pris son grand balai. Le nettoyage qui donne la chair de poule a commencé. Des échappatoires sont de plus en plus visitées. Le peuple est tenu à rester éveillé.

Assainir les administrations publiques maliennes a toujours été un vœu pieux chanté sur tous les toits, depuis des années. Quel est ce Malien, épris de tant soit peu de patriotisme qui n’a pas décrié la publication sans suite des rapports du vérificateur général ? Pourtant, avait-il tort si l’on sait que la plupart de ces rapports font état de grosses irrégularités financières, mais que les auteurs continuent de courir dans la nature sans être inquiétés. Aux antipodes de ces supputations, il reste évident que les autorités doivent s’assumer afin d’éviter le règne magistral de l’impunité.

Campagne de dénigrements  

Le souhait le plus exprimé par les Maliens n’était-il pas le renouveau ? Cette soif de voir un nouveau Mali, un pays recouvrant toute sa dignité de nation glorieuse, fait partie des motifs du départ précipité de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), et l’instauration d’un régime de transition, dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Depuis son investiture, la décision sur laquelle les Maliens attendent le colonel Goïta au tournant, c’est bien la lutte contre la corruption et l’impunité. Si la théorie avait été bien accueillie, la pratique risque de se buter à des problèmes. N’arrangeant pas la plupart des anciens dignitaires d’IBK, cette initiative fait l’objet d’une campagne de dénigrements sans précédent.

L’inculpation et la mise sous mandat de dépôt, la semaine dernière, de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants, également ex-Premier ministre ; et de Mme Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, semble enfin avoir mis le feu aux poudres.

Où sont les généraux milliardaires ?

En vue de casser l’élan du président de la transition dans cette dynamique de lutte implacable contre la délinquance financière pour l’ennoblissement du Mali, l’on tente des coups bas. Quelle honte ! La question des généraux milliardaires, qui a défrayé la chronique en 2020, refait surface. Pourtant on doit se demander où sont aujourd’hui les généraux dont les noms sont mentionnés dans cette fameuse liste des « magnats » de l’armée malienne.

Au Mali, il est malheureusement habituel pour les citoyens consciencieux d’être confrontés à la cupidité des corrompus qui préfèrent tout simplement user de tous les moyens illégaux possibles pour maintenir leur standing aux dépens des efforts quotidiens du Malien lambda. Toutefois, ces « super citoyens » semblent oublier qu’il n’y a point de développement sans une véritable lutte contre la corruption et tous les phénomènes qui y sont liés. Qui mieux qu’une transition dirigée par des militaires pourrait réussir cette entreprise de toilettage ?

L’exemple des leaders religieux

Pour la victoire contre la corruption et l’impunité, les Maliens doivent continuer d’accorder leur confiance aux autorités de la transition dans leur lutte contre ce fléau. Un mal qui alimente, depuis des années, les inégalités sociales et l’effritement de l’économie nationale dont les conséquences sont systématiquement ressenties par les moins nantis.

Au passage, il est important de souligner la preuve de sagesse dont ont fait montre les leaders religieux. Ils semblent avoir vite compris le message du président de la transition : l’union de tous autour de la patrie plus que jamais éprouvée. Même s’il ne faudrait pas oublier que « l’imam dribleur » est avec tout le monde sans être réellement avec personne. Il ne vise que ses intérêts sordides. Et qu’il se le tienne pour dit, car ces coreligionnaires sont loin d’être dupes au point de baisser la garde en lui déroulant le tapis rouge pour l’accomplissement de ses desseins inavoués.

En attendant, formons une ceinture de sécurité autour de cette transition afin de l’aider à réussir et à honorer ses engagements pour le bien-être des Maliens.

Évitons donc de tout ramener à des conflits politiques avec en toile de fond, le dévoiement de la noble lutte engagée par le Colonel Assimi Goita et son équipe gouvernementale contre les fossoyeurs de la République.  

C. T

31 août 2021 0 comments
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enfants soldats
Sécurité

Mali ‐Droits humains : un plan d’action pour protéger les enfants

by Sahel Tribune 31 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, pour protéger les enfants contre l’influence des groupes armés terroristes, la Plateforme signe un Plan d’action avec les Nations unies.

« La crise malienne et l’insécurité persistante dans les régions du centre et du nord ont continué à avoir un impact dévastateur sur les enfants et donné lieu à des violations graves à leur égard », déclarait l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, le 6 août dernier.

122 enfants soldats

Dans son dernier rapport trimestriel sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations unies indiquait, de son côté, qu’au Mali, durant la période allant d’avril à juin, 172 violations graves ont été commises contre 126 enfants.

Les constants révèlent que certains enfants servent dans le rang des groupes djihadistes, qui les recrutent comme combattants, déplorent les Nations unies dans son premier rapport trimestriel 2021 (janvier-mars) sur la situation au Mali. « Il a été confirmé que 122 enfants (91 garçons et 31 filles) âgés de 10 à 17 ans avaient été recrutés et utilisés par des groupes armés ; 89 d’entre eux ont été séparés de ces groupes, tandis que 33 restent actifs dans leurs rangs », lit-on dans ce rapport.

Pour mettre un terme à cette utilisation des enfants par les groupes armés terroristes (GAT), la Plateforme, une coalition de mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, a signé le 26 août dernier, un Plan d’action avec les Nations unies. Le but est de mettre fin au recrutement et à l’utilisation des enfants, à la violence sexuelle et à toutes les autres violations graves envers les enfants. 

Libéré et intégré

Selon le chef de la Minusma, M. El-Ghassim Wane, « Depuis 2000, plus 115 000 enfants soldats ont été libérés à travers le monde à la suite du travail de plaidoyer entrepris par les Nations unies et de Plans d’action comme celui qui a été signé par la Plateforme ».

À travers cet acte, la Plateforme s’engage à travailler à la libération des enfants du joug de leurs endoctrinaires, à leur réintégration dans leurs familles et leurs communautés, à les aider à reprendre une vie normale.

« Cet engagement marque une avancée majeure pour mieux protéger les enfants au Mali et promouvoir leurs droits conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant et à son Protocole additionnel sur l’implication des enfants dans les conflits armés », s’est réjoui M. El-Ghassim Wane. Le patron de la Minusma a rassuré la disponibilité de sa structure à accompagner une telle initiative qui constitue « un pas important ».

La rédaction

31 août 2021 0 comments
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TAA SIRA NYUMAN
Actu

Mali : pour la lutte contre la corruption et l’impunité, cette contribution de « Taa sira Nyuman »

by Sahel Tribune 31 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, la semaine dernière a été marquée par des arrestations de grandes personnalités politiques. La décision de la Cour suprême est diversement appréciée.

L’inculpation et la mise sous mandat de dépôt du ministre de la Défense et des anciens Combattants, non moins Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, et sa collègue de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a fait couler beaucoup d’encres.

Ces arrestations ont donné lieu à diverses interprétations de la part de différentes associations ou organisations judiciaires. Les uns apprécient le retour de cette affaire d’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. Des affaires remontant à 2012. Alors que d’autres la condamnent comme une « instrumentalisation » de l’institution suprême de justice au Mali.

Identifier auteurs, complices militaires ou civils

Le Mouvement politique démocratique « Taa sira Nyuman », traduit en français par la « bonne voie », n’a pas fait exception à ces appréciations. Dans un communiqué du 30 août dernier, signé par son président Dr Abdoul Sogodogo, ce mouvement politique situe ces arrestations dans le cadre de la « lutte contre l’impunité ».

« Cette action de la juridiction la plus haute de l’ordre judiciaire au Mali, exprime non seulement, sa volonté manifeste de faire toute la lumière sur cette affaire, mais aussi et surtout, donne un signal fort en matière de lutte contre la corruption et l’impunité », précise Taa sira Nyuman dans son communiqué, dont une copie est parvenue à notre rédaction.

Tout mettre en œuvre

Tout en encourageant la transition sur cette voie qu’elle vient d’emprunter, Taa Sira Nyuman « exhorte les autorités judiciaires à tout mettre en œuvre pour garantir d’une part, les droits de la défense qu’exige une telle procédure, d’autre part, d’identifier par tous les moyens les auteurs, complices militaires ou civils des autres graves malversations financières qui ont eu lieu dans la dernière décennie de notre Pays ».

Ce mouvement reste néanmoins convaincu que les crimes économiques que ce pays a connus ont compromis les voies de développement et de construction d’un véritable état de droit. D’où la nécessité d’une lutte implacable contre la corruption et l’impunité. Une des promesses des autorités transitoires.

Chiencoro

31 août 2021 0 comments
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Soumeylou Boubeye Maïga et Mme Fily Sissoko
Politique

Mali : écrouées pour irrégularités, des personnalités politiques au cœur de l’actualité

by Sahel Tribune 30 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, la semaine dernière a été marquée par un rebondissement dans l’affaire de l’achat d’un avion présidentiel (2014) et d’équipements militaires. L’arrestation des personnalités politiques a donné lieu à diverses appréciations. 

Épinglées pour des anomalies et irrégularités lors de passation et d’exécution de marchés publics relatifs à l’achat de l’avion présidentiel, des équipements et fournitures militaires (2014), des hautes personnalités du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) ont été écrouées, le 26 août dernier, par la Cour Suprême, après qu’elles ont été entendues.

Ces arrestations, parmi lesquelles l’ancien ministre de la Défense et des anciens Combattants, également ex-Premier ministre d’IBK, Soumeylou Boubeye Maïga, sont diversement appréciées.

Des vices de procédures

L’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) et la Référence syndicale des magistrats (REFSYMA) qualifient ces arrestations d’« auto saisine sans base légale de la Cour Suprême d’affaires relevant de par la Constitution et la Loi en vigueur, de la connaissance exclusive de la Haute Cour de Justice ». 

Dans leur déclaration du 26 août 2021, signée par Cheick Mohamed Cherif Koné, l’AMPP et le REFSYMA dénoncent des vices de procédures et expriment leur crainte de voir un « Gouvernement des juges » s’instaurer au Mali. A en croire les deux  organisations, ces arrestations laissent comprendre une instrumentation de la Cour suprême en vue de « fausser les règles du jeu démocratiques, en prévision des prochaines compétitions électorales, notamment la présidentielle ».

Les deux organisations judiciaires « souffrent de voir la Cour Suprême donner à l’opinion publique, le sentiment d’un organe instrumentalisé en mission commandée en fin d’une période transitoire, pour anéantir des candidats potentiels déclarés aux futures échéances électorales, lesquels seraient gênants ».  

Réunis en session extraordinaire, jeudi 26 août 2021, le Bureau politique de l’Alliance pour la solidarité au Mali (ASMA), parti de Soumeylou Boubeye Maïga, dénonce également des vices de procédure et un « acharnement politique » sur le président du parti. Selon ASMA, cette arrestation de son président se justifierait par les sorties de l’ex-Premier ministre sur le respect du délai de la transition.

Nouvel ordonnancement judiciaire

L’Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière (AMLCDF) désapprouve l’appréciation de ces deux organisations. « Il est incongru qu’aujourd’hui des avocats des personnes poursuivies invoquent l’incompétence de juridiction de la Cour suprême alors même que la haute Cour de justice ne peut être mise en place », déplore l’AMLCDF dans un communiqué du 27 août 2021. À en croire ses précisions, « la haute Cour de justice n’a jamais obtenu la confiance des Maliens qui, à raison, l’assimile à une instance chargée d’enterrer les affaires sulfureuses touchant les dignitaires ».

Ces arrestations, à l’initiative de Mamoudou Timbo et ses collègues de la « nouvelle Cour suprême », sont un signe d’espoir pour l’AMLCDF. Pour celle-ci, ces hommes sont en train de rendre service au peuple malien en l’aidant à retrouver une partie de sa « dignité perdue face aux autres peuples ».

Dans le communiqué signé de son président Moussa Ousmane Touré, l’AMLCDF espère que les « assises sur la refondation en gestation permettront la mise en place d’un nouvel ordonnancement en matière de justice entre autres ».

Pour leur part, l’AMPP et le REFSYMA estiment que l’« intérêt du Peuple, la crédibilité de l’institution judiciaire, voire des autorités de Transition, commandent que les différents dossiers impliquant des personnalités justiciables de la seule Haute Cour de Justice, ayant fait l’objet d’une auto saisine irrégulière par la Cour Suprême, soient traités conformément au droit et aux règles de procédure en vigueur ».

Chiencoro

30 août 2021 1 comment
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