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Des soldats ivoiriens
A la UneSécurité

Mali : vers une énième crise diplomatique après arrestation des soldats ivoiriens ?

by Sahel Tribune 12 juillet 2022
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, une nouvelle affaire défraie la chronique depuis le dimanche soir : 49 soldats ivoiriens arrêtés à l’aéroport international de Bamako. Les sources militaires ivoiriennes, citées dans les journaux, parlent d’un contingent de l’armée régulière ivoirienne. Bamako les considère comme « des mercenaires », entrés « illégalement » dans le pays.

Tout le débat est parti des « alertes tendancieuses », lancées sur les réseaux sociaux, par certains « web-activistes videomen ». Après plusieurs versions relayées dans les médias, le communiqué tant attendu est tombé un peu plus de 24 heures après l’arrestation annoncée des soldats ivoiriens à l’aéroport international de Bamako. Ces 49 militaires ivoiriens sont considérés par les autorités maliennes comme des  « mercenaires » tels que définis par la convention de l’OUA sur l’élimination du mercenariat en Afrique, a déclaré le gouvernement malien de transition par la voix de son porte-parole, le colonel Abdoulaye Maïga. Le communiqué affirme qu’ils seront mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes, sans donner plus de précisions.

Venus dans « deux aéronefs immatriculés ZS-BBI et UR-CTH, en provenance de la République de Côte d’Ivoire […], avec leurs armements et munitions de guerre, ainsi que d’autres équipements militaires […] », ces 49 soldats ivoiriens seraient « sans ordre de mission ni autorisation officielle », fait  croire Bamako. Il leur est reproché également de dissimuler leurs identités bien qu’ils soient arrivés en tenues militaires. Il est écrit sur la plupart de leurs passeports, affirme encore le communiqué de la partie malienne, « étudiants, chauffeurs, maçons, mécaniciens, vendeuses, électriciens, vigiles, peintres ».

Autres décisions du gouvernement malien de transition : « mettre aux arrêts avec effet immédiat aux activités de protection de la compagnie aérienne « Sahelian Aviation Services » par des forces étrangères », exigeant ainsi leur départ immédiat du Mali. Par conséquent, les autorités maliennes invitent la compagnie « à confier dorénavant sa sécurité aux forces de défense et de sécurité malienne ».

Dossier 49 militaires ivoiriens arrêtés ce dimanche à Bamako, le gouv malien de transition donne sa version et annonce ses décisions prises. #mali #cotedivoire pic.twitter.com/FMGKnO6AnT

— Sagaïdou Bilal (@Sag_Bi) July 11, 2022

D’autres versions ?

Un peu plutôt dans la journée du lundi 11 juillet, d’autres versions sont déjà tombées. A en croire l’état-major ivoirien, cité par un média étranger, ces soldats arrêtés sont du 8e détachement du NSE [National Support Element], venus remplacer à Bamako le contingent précédent. Ils « sont censés sécuriser des sites de la Minusma [mission onusienne au Mali], notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des entrepôts ». Toujours selon les mêmes sources, ils sont détachés auprès de Sahel Aviation Services (SAS), une entreprise privée allemande de sous-traitance de la Minusma et travaillant également pour des ONG et des groupes miniers (cf. Site internet SAS). SAS et une sources diplomatique ivoirienne, citéses par TV5 Monde, soutiennent que les soldats en question sont au Mali sur la base d’une convention.

Mieux, à en croire les explications du porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado, bien qu’ils ne fassent partie de l’un des contingents de la mission onusienne au Mali, ces soldats sont déployés dans le pays depuis plusieurs années, dans le cadre d’un appui logistique au compte d’un de leurs contingents. « Les éléments nationaux de soutien (NSE) sont des effectifs nationaux déployés par les pays contributeurs de Troupes, en soutien en leurs contingents », précise-t-il sur Twitter.

Les soldats interpellés hier dimanche à l’aéroport de #Bamako ne font pas partie de l’un des contingents de la #MINUSMA. Ces soldats sont déployés depuis plusieurs années au #Mali dans le cadre d’un appui logistique pour le compte de l’un de nos contingents. 1/6

— Olivier Salgado (@olivier_salgado) July 11, 2022

Par ailleurs, cette affaire des soldats arrêtés fait penser d’aucuns à un autre incident diplomatique : le retrait exigé des forces spéciales danoises par Bamako, qui avait estimé à l’époque qu’elles ne sont pas arrivées au Mali sur des bases légales (cf. Mali : les forces danoises étaient présentes sur des bases légales, mais Bamako veut plus — Sahel Tribune). En attendant la version officielle de la partie ivoirienne dans ce nouveau dossier, certains observateurs avisés émettent déjà des craintes, évoquant ainsi la possibilité d’aller vers une nouvelle crise diplomatique avec…la Côte d’Ivoire voisine… après la Cédéao, la France et ses partenaires européens de Takuba, le G5 Sahel…

Sagaïdou Bilal / Mohamed Camara


  • En rapport avec cette affaire de 49 soldats ivoiriens arrêtés, le Commissaire spécial de la police de l’air de l’aéroport de Bamako, Lassina F Diarra, est aussi sanctionné par sa hiérarchie. Le document évoque ces motifs : « manquements au devoir de réserve, de discrétion et de secret professionnel ». D’après nos recherches, il y a des fortes chances qu’il ait répondu aux sollicitations de certains de nos confrères qui l’ont cité en ces termes : « […] un responsable de la police de l’aéroport de Bamako sous couvert d’anonymat [ou encore] un responsable à l’aéroport de Bamako ».
12 juillet 2022 0 comments
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Assimi Goïta
ActuPolitique

Adresse à la Nation : le président malien de la transition se montre reconnaissant

by Chiencoro 8 juillet 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans une adresse à la Nation, diffusée sur la télévision nationale, ce vendredi 8 juillet 2022, le président malien de la transition se montre reconnaissant après la levée des sanctions économiques et financières de la Cédéao contre le Mali.

À l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), il est décidé de lever les sanctions économiques et financières contre le Mali — prises depuis le 9 janvier 2022. Près de six mois, les Maliens se sont montrés résilients face aux effets de ces sanctions, qualifiées, à tort ou raison, d’« illégales, illégitimes, inhumaines  et injustes » par les autorités maliennes de la transition.

Cette résilience des Maliens est saluée de part et d’autre, notamment dans les discours officiels et politiques. Dans son adresse à la Nation, ce vendredi 8 juillet 2022, le colonel Assimi Goïta a adressé ses « sincèrement remerciements au peuple malien pour sa gigantesque mobilisation de soutien, le 14 janvier 2022, suite à l’appel des autorités de la transition. » Il poursuit: « Ce jour-là, le peuple avait fait parler sa fibre patriotique et exprimer sa détermination […] ». Selon le chef de l’État, cette mobilisation historique a permis de démontrer « la haute légitimité des autorités de la transition ».

« Consolider la solidarité entre les peuples africains »

L’actuel patron de Koulouba a également remercié l’ensemble des couches socio-professionnelles pour leur engagement et leur résilience. Les opérateurs économiques du secteur formel et informel, les salariés de l’administration et du secteur privé, les syndicats, les leaders d’opinion, ainsi que les religieux et les Maliens de la diaspora et le monde rural, qui ont tous soutenu les efforts du gouvernement, a-t-il indiqué, ont été aussi salués. A ceux-ci s’ajoutent les agents du secteur de l’économie et des finances pour leur gestion efficiente de cette crise.

Toujours dans sa liste de remerciement, il salue l’ensemble des « panafricanistes », ainsi que tous les pays ayant exprimé leur sympathie et montré leur soutien constant à la cause des Maliens. « La vocation panafricaniste du Mali ne sera jamais démentie et [le Mali fera tout] pour consolider la solidarité entre les peuples africains et favoriser l’unité africaine », a-t-il déclaré. À ses dires, le « peuple malien » ne saura oublier les pays l’ayant soutenu durant cette période difficile de son existence.

Volonté du « peuple » à refonder l’État

Pour le colonel Goïta, cette résilience prouve la volonté du « peuple » à refonder l’État, après les multiples crises politiques que le pays a connues. Cette volonté du « peuple malien » a été réaffirmée au cours des Assises nationales de la refondation, où de fortes recommandations ont été faites dans tous les domaines afin d’éviter au Mali un éternel recommencement, a voulu rappeler le colonel Goïta dans son discours. « De l’avis général des Maliens, la transition est le meilleur moment pour procéder à des réformes qui sont de nature à ramener la stabilité politique et sociale », a-t-il poursuivi.

Pour parvenir à ces réformes, les autorités maliennes ont d’ores et déjà posé des actions, à travers notamment la mise en place de deux organes : le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ANRs et la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution.

Les autorités maliennes ont toujours adopté une approche visant le retour à l’ordre constitutionnel, indique le président de la transition qui souligne que la condition sine qua non pour aboutir à cela demeure la sécurité et la stabilité. Ce qui le conduit à saluer « la montée en puissance » des forces armées de défense et de sécurité. Il rassure que les offensives de l’armée malienne se poursuivront partout dans le pays jusqu’au retour de la paix et de la stabilité sur l’ensemble du territoire.

Tout en exhortant les Maliens à l’union sacrée autour des valeurs supérieures de la Nation, le président de la transition a tenu à remercier également les chefs d’État de la Cédéao pour leur accompagnement en vue de la réussite de la transition.

Chiencoro Togola

8 juillet 2022 0 comments
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Mouton 715x400 1
A la Une

Tabaski 2022 : la cherté des aliments bétails impacte toujours le marché de moutons

by Mohamed Camara 8 juillet 2022
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Ce samedi 9 juillet, la communauté musulmane du Mali et d’ailleurs célèbre la fête de Tabaski. Le jeudi 7 juillet, nous nous sommes rendu au marché de bétails de Moribabougou, à Bamako. Les prix restent toujours coûteux pour nombre de clients comme lors de la fête du ramadan dernier.

Situé à proximité du commissariat de la police de Moribabougou, le minuscule marché de bétails de cette localité a 20 ans d’existence. « Le plus bas prix de nos bétails est de 80 000 fcfa et le plus élevé 250 000 fcfa », explique Amadou Kendé, président du Garbal de Moribabougou. Mais chez Alfousseni Touré, un autre vendeur célèbre au Garbal de Moribabougou, les prix de ses moutons varient entre 120 000 fcfa à 300 000f cfa. A notre passage, il se dit satisfait de ses ventes.

Cependant, nombreux sont les clients qui ont des difficultés à s’entendre avec les vendeurs. « Les prix restent chers. Cela me fait trois jours que je fais des aller-retour dans ce marché, témoigne Boubacar Diakité, client. Mais je n’arrive pas à me mettre d’accord sur un prix approprié avec eux. »

Des arguments

Comment expliquer ces difficultés ? Les vendeurs ne manquent pas d’arguments pour justifier cette cherté. Le président du Garbal de Moribabougou, Amadou Kendé, explique : « Nos grandes difficultés sont liées à l’alimentation des bétails. Ce qui est extrêmement cher aujourd’hui. Je suis dans ce Garbal depuis 2002, mais je n’ai jamais vu une telle difficulté liée aux prix d’aliments bétails. »

Outre cette difficulté liée à l’alimention, il y a également la question de l’insécurité grandissante dans le pays. Beaucoup de zones de cheptels au Mali sont confrontées à des conflits armés depuis plusieurs années. « Nous transportons nos bétails à partir du nord et du centre du pays, et de Nioro du Sahel. Nous avons dû rebrousser chemin vu l’accroissement des attaques armées et vols des bétails, ajoute Kendé. Dans le contexte actuel du pays, nous avons laissé ces zones. Nos bétails viennent maintenant de Sirakola et au Drale de Kati ».

Mohamed Camara

8 juillet 2022 0 comments
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Des migrants
ActuSécurité

Côtes libyennes : plusieurs migrants maliens, dont trois enfants, morts dans un naufrage

by Sahel Tribune 7 juillet 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au large des côtes libyennes, une vingtaine de migrants maliens ont péri dans un naufrage. Selon les autorités maliennes, toutes les dispositions nécessaires sont prises pour identifier les survivants maliens de ce drame.

« Vingt-deux migrants, tous originaires du Mali, sont morts dans un naufrage au large des côtes libyennes, a annoncé l’ONU, citant des survivants qui ont fait état de victimes mortes de noyade et de déshydratation », a indiqué l’Agence France Presse (AFP), ce mercredi 6 juillet dans un tweet.

Vingt-deux migrants, tous originaires du Mali, sont morts dans un naufrage au large des côtes libyennes, a annoncé l'ONU, citant des survivants qui ont fait état de victimes mortes de noyade et de déshydratation. 61 survivants ont été secourus par les garde-côtes libyens #AFP pic.twitter.com/GSTyjNY5DL

— Agence France-Presse (@afpfr) July 6, 2022

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), c’est après neuf jours en mer, dans un canot pneumatique,  que « 61 survivants ont été secourus par les garde-côtes libyens ».

Ces migrants auraient pris place à bord de cette embarcation à partir de la ville libyenne de Zuwara, près de la frontière tunisienne, le 22 juin, selon la porte-parole de l’OIM, Safa Msehli. Elle explique à nos confrères du journal Libération, en citant les témoignages des survivants, que ce sont « vingt-deux migrants, tous originaires du Mali, sont morts pendant le voyage ».

Elle ajoute : « Les causes de décès signalées sont la noyade et la déshydratation. Parmi les morts, figurent trois enfants. Le nombre total des survivants est de 61, dont la majorité vient du Mali ». La porte-parole indique que certains migrants avaient été emmenés dans des hôpitaux par l’OIM en raison de leur état de santé dégradant.

Le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine,  dans un communiqué publié mardi 5 juillet, a déclaré que « toutes les dispositions sont prises pour l’identification de nos compatriotes survivants ». A en croire le communiqué, tout sera fait pour « protéger leurs droits et procéder à leur rapatriement ». Les autorités maliennes ont lancé un appel « à l’ensemble de notre peuple pour que nous luttions contre la migration irrégulière».

Pour rappel, dans son rapport publié le 20 juin dernier, intitulé « Out of Libya », Médecins Sans Frontières  [MSF] avait attiré la sonnette d’alarme en appelant les pays européens et nord-américains à faciliter l’évacuation des migrants les plus vulnérables en Libye.

La rédaction

7 juillet 2022 0 comments
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Plan national de réponse contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition
A la Une

Sécurité alimentaire : à Nioro du Sahel, remise de plusieurs tonnes de céréales

by Chiencoro 6 juillet 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans le cadre du lancement de la 2e édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali, le colonel Assimi Goïta s’est rendu ce mardi 5 juillet à Nioro du Sahel. Plusieurs tonnes de céréales et d’aliments bétails ont été remises aux populations vulnérables des trois localités.

Située à 241 km au nord-est de la ville de Kayes et près de 500 km de Bamako, la ville de Nioro est à proximité de la frontière mauritanienne. C’est dans cette région au climat sahélien que le président de la transition s’est rendu, ce 5 juillet 2022, dans le cadre du lancement de la 2e édition du Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali.

À l’aéroport Cheick Ahmada Hamahoulla Chérif de Nioro du Sahel, c’était la ronde des avions. Vers 9 h, l’avion du président du Conseil national de transition (CNT), Malick Diaw, a atterri sur le tarmac. Il sera suivi par celui du chef de l’État, trente minutes plus tard.

Dans son treillis, le président Goïta, une fois descendu de la Gaza TZ-12T, après un salut du drapeau, a procédé à la revue des troupes et à la salutation des officiels — parmi lesquels des ministres arrivés dans les deux Gaza — ainsi que des diplomates, arrivés dans un vol spécial, quelques minutes avant les autorités maliennes.

« Nous constatons que la crise alimentaire et nutritionnelle s’aggrave », a déclaré le diplomate Bart Ouvry, représentant les partenaires du Commissariat à la sécurité alimentaire. Le diplomate Ouvry, également chef de la délégation de l’Union européenne au Mali, indique que 1,8 million de Maliens seront en insécurité alimentaire aiguë durant la période de soudure qui débute, soit une augmentation de 41 % par rapport à l’année dernière.

Trois localités

En vue d’atténuer la souffrance des populations, selon le Commissariat à la sécurité alimentaire, 34 147 tonnes de céréales ont été ainsi remises pour une distribution gratuite à l’intention de la région de Kayes, Kita et Nioro, durant les 3 mois de soudure (juillet – août et septembre). 6700 tonnes d’aliments bétail ont également été remises.

Pour la région de Nioro du Sahel, ce sont 2452 tonnes de céréales qui seront distribuées à 90 817 bénéficiaires. Et 500 tonnes d’aliments bétails aux éleveurs de cette région. En ce qui concerne Kayes, ce sont 500 tonnes de céréales qui sont remises contre 289 tonnes de céréales pour la région de Kita.

De son côté, le président malien de la transition a déclaré que « les éleveurs aussi bien que les pécheurs et les agriculteurs bénéficieront de cette distribution d’aliments bétails ». Selon ses propos, « le gouvernement se donne pour devoir de venir en aide aux plus nécessiteux chaque fois que le besoin se fait sentir ».

Après la cérémonie de lancement de cette deuxième édition, le colonel Assimi Goïta et sa délégation ont rendu des visites de courtoisie aux notabilités traditionnelles et leaders religieux de la ville. Notamment au Chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, et à d’autres familles religieuses, mais aussi au coordinateur des chefs de quartiers de Nioro.

Pour rappel, c’est la région de Mopti qui avait accueilli, en juillet 2021, la première édition de ce Plan national de réponse contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition au Mali. Une opération d’assistance aux personnes les plus vulnérables.

Chiencoro Diarra

6 juillet 2022 0 comments
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Aminate guérrie
SantéSécurité

[Récit] L’appui du CICR au centre de santé de Kidal sauve la petite Aminate

by Mohamed Camara 5 juillet 2022
written by Mohamed Camara 4 minutes read

Dans la région de Kidal, au Mali,  le CICR apporte son appui au seul centre de Santé de référence faisant office d’hôpital dans la ville. Témoignage d’Aïcha qui, pour soigner sa fille Aminate, a dû faire face à une odyssée sinistre.

Aïcha est native de Talahandak, une bourgade saharienne située à 250 kilomètres de Kidal, cercle d’Abeibara. Elle est âgée de 31 ans et mère d’une fillette de 2 ans, Aminate. A l’aurore d’un jeudi matin, Aminate est frappée à son réveil par la fièvre. La médecine traditionnelle n’a donné aucun résultat significatif. Sa maman n’a plus d’autre choix que de l’amener dans un hôpital. Mais comment et où trouver un centre de santé dans ce milieu en proie  à l’insécurité ? Rares sont les moyens de transport disponibles pour relier les centres urbains, les routes pas faciles à parcourir et le personnel soignant est en nombre insuffisant en raison de la situation sécuritaire.

« J’ai passé plusieurs semaines à chercher un moyen pour rejoindre un centre de santé pour traiter ma fille. En dépit de l’insécurité, j’ai pris le courage de sortir du village, car il s’agissait de la santé de mon enfant », raconte Aïcha.

A Kidal, l’accroissement de la violence et l’insécurité grandissante ont entraîné l’abandon de services des personnels soignants dans la région. Ce qui a occasionné un arrêt total des soins au niveau des centres de santé communautaire (CSCOM). C’est uniquement un centre de santé de référence qui est opérationnel. Celui-ci prend la place d’un hôpital pour la délivrance de services de soins plus lourds que le personnel soignant comptabilisé en place. Ce qui s’est soldé par des graves conséquences sur l’accès au soin de santé  des communautés vulnérables.

Appui du CICR

Depuis 2015, CICR, en partenariat avec les autorités sanitaire, appuie le centre de santé de Kidal. Tenant compte du caractère particulier de la zone et du contexte humanitaire, les interventions du CICR se sont étendues progressivement de la chirurgie initiale à toutes les autres composantes des services médicaux (santé maternelle et infantile, etc.).

« Au début, on intervenait seulement dans ce centre pour la prise en charge de blessés de guerre, des enfants de zéro à cinq ans, des femmes enceintes et des urgences. Vu la situation humanitaire, nous avons décidé de soutenir le comité de gestion du centre pour faire fonctionner tous services médicaux et assurer un meilleur accès aux soins de santé », fait savoir Diere Badji, chef du projet santé du CICR à Kidal.

Mais, il manque un service aux offres du centre, celui de la pédiatrie. Le bâtiment réservé à ce service est resté longtemps inachevé. Ainsi, en 2021, le CICR a terminé la construction du bloc et offert des équipements nécessaires pour son fonctionnement au grand bonheur des enfants et des parents comme Aïcha.

« J’étais angoissé et inquiète »

Portant son enfant au dos, ses bagages sur la tête, à moto sur une piste minée d’insécurité, Aïcha se rend à Tenzouatane à l’exploration de services de santé pour sa fille. Peine perdue, les conflits armés ont laissé des marques macabres sur cette bourgade, plus de structure sanitaire susceptible à donner de soins à la petite Aminate.

« J’étais angoissé et inquiète. Je ne savais plus quoi faire. Dans ma quête de recherche de solutions, j’ai appris qu’un nouveau service de pédiatrie a été ouvert à Kidal alors je n’ai pas hésité à reprendre les routes », relate Aïcha, désespérée.

Néanmoins, elle garde espoir, surtout à son arrivée dans la ville de Kidal. L’unique centre de santé de la région a déjà un nouveau service de pédiatrie, équipé de matériel ultramodernes. Aminate a immédiatement été prise en charge, et une pneumonie est diagnostiquée. « Dès notre arrivée, une équipe s’est chargée de traiter ma fille. Elle a reçu les soins gratuitement et aujourd’hui, elle se porte bien. Je peux retourner chez moi avec l’esprit tranquille », se réjouit Aicha.

À Kidal, à l’instar de toutes ses interventions, le CICR se charge de former les personnels soignants, offre des matériels médicaux, des médicaments et consommables pour rendre les soins gratuits pour les patients vulnérables dont les enfants de 0 à 5 ans.

Mohamed Camara

5 juillet 2022 0 comments
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Sommet extraordinaire de la CEDEAO du jeudi 3 février 2022
ActuPolitique

Mali : la Cédéao lève ses sanctions économiques et financières avec des réserves

by Sahel Tribune 4 juillet 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Comme attendu, les chefs d’État de la Cédéao ont décidé ce 3 juillet de lever les sanctions économiques et financières contre le Mali. Cela, compte tenu des avancées réalisées ces deux dernières semaines par les autorités maliennes : une Loi électorale amendée et adoptée par le CNT (organe législatif de la transition), puis promulguée par le président de la transition, et un chronogramme électoral publié. Cependant, les sanctions individuelles contre les membres du CNT et du gouvernement, à l’exception du président de la transition et du ministre des Affaires étrangères, sont maintenues. La Cédéao exige également la non-participation des autorités actuelles aux élections présidentielles prévues en 2024, rapportent les journalistes de Djoliba TV News qui ont couvert le sommet à Accra. Sommet où le président bissau-guinéen, Umaro Embalo Sissoco, est désigné par ses homologues comme nouveau président en exercice de l’Organisation ouest-africaine.

Heureux d'avoir été élu à la présidence de la @ecowas_cedeao. C’est un grand honneur et une marque de confiance à l'endroit de la Guinée-Bissau. Remerciements chaleureux à l'endroit de mes pairs. Les défis sont importants et nous devons donner le meilleur de nous. pic.twitter.com/oixLTql8LW

— Umaro Sissoco Embaló (@USEmbalo) July 3, 2022

La rédaction

4 juillet 2022 0 comments
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