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Accident sur la route nationale 6 du Mali
A la UneSécurité

Sécurité routière : l’OMS annonce une déclaration politique de réduction de 50%

by Chiencoro 1 juillet 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Pour réduire de 50% le nombre de décès et blessés sur les routes d’ici 2030, une nouvelle déclaration politique sera adoptée par les États du monde, a annoncé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans un communiqué du 30 juin 2022, l’OMS livre des chiffres qui font froid dans le dos. Dans le monde, les accidents de la route tuent près de 1,3 million de personnes chaque année, soit plus de 2 personnes par minute. Plus de 90 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, indique-t-on. « Les accidents sont le plus grand tueur d’enfants et de jeunes dans le monde », souligne l’OMS.

Depuis l’invention de l’automobile, plus de 50 millions de personnes sont morts sur les routes du monde. Plus que le nombre de décès de la Première Guerre mondiale ou de certaines des pires épidémies mondiales, indique l’Organisation mondiale de la santé.

« Chaque jour, nous quittons nos maisons pour emprunter des routes qui nous mènent à nos emplois, à nos écoles et pour répondre à nos besoins vitaux quotidiens. Pourtant, nos systèmes de transport restent bien trop dangereux », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS à l’occasion d’une réunion qui se déroule du 30 juin au 1er juillet 2022. Sous le thème « L’horizon 2030 pour la sécurité routière : assurer une décennie d’action et de réalisation ». Selon le patron de l’OMS, la sécurité routière concerne tout le monde et aucune mort ne devrait être acceptable sur nos routes.

Dr Étienne Krug, directeur du département des déterminants sociaux de la santé à l’OMS, juge important de « placer la sécurité au cœur de nos systèmes de mobilité » et d’en faire un impératif sanitaire, économique et moral urgent.

Déclaration politique

Au cours de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la sécurité routière mondiale, il sera adopté par les États membres une déclaration politique visant à réduire de 50 % le nombre de tués et de blessés sur les routes d’ici 2030. Une déclaration qui appelle à l’élaboration et au financement de plans nationaux et locaux avec des objectifs et un financement clairs.

Pour l’OMS, il s’agit d’une étape importante pour la sécurité routière et la mobilité durable. Le patron de l’Organisation mondiale de la santé estime qu’« Il faudra un leadership transformateur de la part des plus hauts niveaux du gouvernement pour agir sur la Déclaration politique afin de faire de cette vision une réalité ».

À travers cette déclaration, les gouvernements du monde entier s’engagent à « assurer le leadership et la coordination au plus haut niveau du gouvernement pour s’assurer que toutes les composantes de la société sont incluses pour agir sur la sécurité routière et s’engagent à renforcer les politiques et les actions visant à réduire les décès et les blessures », explique l’OMS.

Chiencoro Diarra

1 juillet 2022 0 comments
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DEF 2022
Éducation

DEF à Lobougoula, trois écoles accompagnées par l’association RJDL

by Sahel Tribune 30 juin 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Au Mali, les examens du DEF (Diplôme d’études fondamentales) ont pris fin, mercredi 29 juin 2022. Ils étaient 237 540 candidats inscrits cette année, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale, répartis entre 1801 centres à travers le pays. Dans le cadre des préparatifs de cet examen, le RJDL a accompagné trois écoles de Lobougoula, selon le vice-président de la dite association.

Au Mali, les épreuves du Diplôme d'Études Fondamentales (DEF) ont demarré ce lundi 27 juin. A Bamako, des candidats du Centre Dravela Second cycle, à Bolibana, nous donnent leurs impressions. Micro-trottoir.https://t.co/ZIOFtbDOvK

— saheltribune.com (@Saheltribune) June 28, 2022

L’association Rassemblement des Jeunes pour le Développement de Lobougoula (RJDL) a organisé et financé des cours de soutien à l’endroit des candidats au DEF des trois (03) seconds cycles de la ville de Lobougoula, cent vingt-neuf (129) candidats au total.

Ces cours se sont déroulés du 14 mai au 05 juin 2022, soit un mois de cours de soutien sur toutes les disciplines du DEF. Cette activité s’inscrit dans la logique des objectifs de ladite association. Il s’agit d’entreprendre des initiatives qui sont en rapport avec le développement de Lobougoula ; d’initier et de réaliser des activités qui contribuent au développement de ladite localité  et de renforcer la cohésion sociale et l’amour du terroir.

Cette activité du RJDL est le fruit du constat de la chute du taux de réussite des candidats au DEF dans ces dernières années à Lobougoula, à 77 km  de Sikasso Sikasso. Elle est l’apport du RJDL dans la néantisation des problèmes liés à ladite chute. Elle est aussi un lien conducteur pour  rapprocher les anciens des écoles de Lobougoula et la jeune génération, afin de les motiver à travailler davantage tout en cultivant en eux l’amour du terroir.

Abdramane Coulibaly

Vice-président du RJDL-Bamako

30 juin 2022 0 comments
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Drame migratoire au Maroc
Sécurité

[Tribune] Migration clandestine : retenir sur place les jeunes subsahariens africains

by Bocar Harouna Diallo 28 juin 2022
written by Bocar Harouna Diallo 5 minutes read

Dans cette tribune, notre contributeur Bocar Harouna Diallo, géographe basé au Sénégal, se prononce sur les récents évènements survenus au Maroc où une vingtaine de migrants subsahariens ont perdu la vie. Il fait remarquer une multitude de facteurs expliquant le phénomène de l’émigration et donne des pistes de réflexion pouvant contribuer à retenir sur place  les jeunes en Afrique subsaharienne.

Carrefour migratoire et pays d’accueil du fait de sa proximité avec les îles espagnoles, le Maroc continue de briser les rêves des migrants subsahariens d’Afrique. C’est un nouveau drame de la migration aux portes de l’UE [Union Européenne] avec des pertes de vies humaines (environ 23) inacceptables qui vient de se produire. Il s’y ajoute le nombre élevé de blessés. Face à cette tragédie humaine, une enquête sérieuse et indépendante doit être menée pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd. Cette situation  fréquente montre à suffisance que les politiques migratoires suivies sont incohérentes, mortelles et obsolètes  avec des frontières et barrières qui tuent.

L’émigration n’est pas un phénomène nouveau. Ce sont les traitements inhumains des migrants qui deviennent récurrents dans le pays d’accueil ou de passage notamment au Maroc. Les jeunes migrants subsahariens continuent de perdre la vie dans la mer durant leur voyage sans retour, sans compter les innombrables interpellations des pirogues en pleine mer et les incessantes arrivées dans les îles maghrébines et espagnoles. Les présidents africains subsahariens doivent ipso-facto réagir, les institutions internationales ne doivent pas aussi rester muettes.

Multitude de facteurs

Ces départs massifs montrent que les Etats africains ont failli dans leurs politiques de l’emploi des jeunes malgré les potentialités disponibles. Beaucoup de justificatifs de départ de nos jeunes vers d’autres lieux estimés  plus faciles à vivre sont évoqués par l’opinion publique majoritaire. D’autres s’interrogent sur l’inefficacité des politiques d’emploi des États et des taux de chômage parfois chroniques. Il faut aussi reconnaitre que beaucoup de jeunes africains pensent que la migration est une carte de luxe à exhiber aux yeux de la société.

Les retours des migrants réussis sont aussi un facteur parfois provocateur des départs massifs. L’autre réalité à reconnaitre est que beaucoup d’États africains n’ont pas sérieusement pris en compte la question migratoire dans leurs agendas politiques. C’est ce qui justifie les réactions factuelles de nos gouvernements en cas des drames migratoires. Nos États ne connaissent pas assez nos migrants. Ils sont source de questionnements que quand il y a de pertes de vie fréquentes et énormes. Ces départs fréquents justifient l’échec des États sur certaines politiques et programmes de développement.

En plus de cette panoplie de causes, l’injustice, la non-tenue des promesses, le système éducatif surtout jugé non professionnel avec des grèves intempestives, certains jeunes pensent que l’Afrique n’est pas l’avenir. Cette jeunesse pense ainsi que la migration est la seule alternative pour accéder à une ascension sociale et économique plus prompte. La société africaine est parfois très agressive et juge fainéant voire paresseux un jeune qui n’a pas réussi financièrement. Avec aussi les rivalités, certaines familles poussent leurs fils à des aventures périlleuses.

Nous remarquons qu’il existe une multitude de facteurs d’émigration clandestine. Mais le durcissement de l’obtention des visas lié à la migration choisie est un facteur clé des émigrations clandestines. Paradoxalement, les migrants clandestins dépensent des fortunes considérables pour aller périr sur la route.

Dans tout cela, la technologie joue aussi un rôle moteur pour la tentative de l’émigration irrégulière. Ce sont autant de causes de l’émigration clandestine persistante. Ce fléau reste un défi majeur auquel nos États doivent faire face et retenir la jeunesse pour promouvoir un essor plus cohérent et rapide du continent africain.

Comment y parvenir ?

On dit souvent qu’un problème bien posé est à moitié résolu. La jeunesse est un vecteur de développement très crucial, mais elle doit être formée, encadrée et suivie avec précaution. Le développement ne peut pas empêcher la migration, mais il peut favoriser une émigration sûre et régulière. Pour retenir la jeunesse toujours en quête d’un avenir meilleur ailleurs, il faudra :

  1. Promouvoir un système éducatif qui permettra aux jeunes d’avoir une vision de développement de proximité avec des idées locales;
  2. Développer l’entrepreneuriat local avec la création des chaines de valeur bien structurées ;
  3. Faire des transformations structurelles ;
  4. Développer une stratégie d’attractivité du monde pour promouvoir un système agro-pastoral plus dynamique et générateur de revenus;
  5. Connecter la technologie à nos réalités sociales pour faire des innovations locales accessibles aux peuples moins instruits.

Je pense aussi qu’il est bon de revoir parfois les contenus des médias qui font penser que l’Europe est un eldorado où l’on peut gagner facilement sa vie. Alors que les points sombres et certaines réalités occidentales ne sont pas bien tenus en compte. A cela s’ajoutent les programmes financés par les bailleurs étrangers qui, parfois, ne riment pas avec les besoins socio-économiques de notre jeunesse africaine.

Comprenons que la réalisation de ces solutions n’est possible qu’avec une synergie d’actions de tous les acteurs concernés directement et/ou indirectement. Tout au long, nous constatons qu’il y a autant de facteurs de l’émigration clandestine considérée comme une ambiguïté persistante. Il faut tout de même un effort énorme voire un sacrifice pour retenir les jeunes et un modèle de développement économique profitable et accessible à notre population.

Bocar Harouna Diallo, Géographe basé au Sénégal


  • Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.
28 juin 2022 0 comments
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Une jeune fille triste
Opinion

[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (2)

by Sahel Tribune 27 juin 2022
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Dans ce billet, notre lectrice nous relate sous anonymat la suite de son histoire pour, dit-elle, « briser le silence et ne pas laisser [sa] dernière mauvaise décision prendre le dessus sur [sa] vie ».

Aux reprises des cours, on se voyait presque tous les jours au sein de l’établissement — dans le bureau des étudiants. La seule chose qui nous unissait à cette époque-là était juste les salutations, les taquineries et rien de plus. Quelques mois après la reprise, c’était au tour de notre promotion de prendre les commandes du bureau des étudiants, mais cela ne pourrait se faire qu’après une élection que nos aînés académiques doivent organiser. Cela pour désigner un premier responsable de l’ensemble des étudiants de ladite école.

Pour éviter tout désagrément, il fallait que ce soit à nous, les étudiants de la même promotion, de désigner un d’entre nous qui pouvait déposer sa candidature au niveau du bureau de la grande coordination. Cela pour que les élections se fassent en toute discrétion possible et surtout pour une école performante et paisible.

Après son élection

Après tant de tracasseries, la promotion a fini par désigner celui dont je vous parle comme premier responsable et les élections ont lieu dans ce sens sans aucun bruit. Malgré que le jour des élections, il s’était confronté à un autre frère de la même promotion qui voulait aussi avoir la même place, tout s’est fort heureusement bien passé pour lui puisque toute la promotion le soutenait et même le bureau sortant.

Après son élection, quand il est venu me voir pour solliciter mon accompagnement au sein de son bureau qu’il devait mettre en place pour la bonne cause, je n’ai pas pu lui refuser mon soutien. « Je serai toujours là à tes côtés, à te soutenir et à t’épauler, et cela jusqu’à la fin. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là, je t’aiderai autant que je pourrais », ai-je voulu lui rassurer.

Me voici encore obligée de travailler avec lui main dans la main pour la réussite du mandat de notre promotion, de son mandat en tant que secrétaire à l’organisation du nouveau bureau. Et c’est là que la nouvelle aventure commence.

Malgré mes heures de travail en tant que fonctionnaire, mes heures de cours dans mon lieu de stage, les préparatifs de mon mémoire de fin de cycle [de l’École normale supérieure de Bamako], j’avais du temps pour m’occuper de mes tâches dans le comité. Ensemble dans le bureau entre camarades de promotion avec nos jeunes frères académiques, c’était de la fraternité. On était devenu une famille avec tant de complicité entre nous. C’était juste merveilleux et extraordinaire. J’avoue qu’au début, aucun de nous ne pouvait imaginer que notre mandat allait se passer dans une telle ambiance.

« Un jour, à ma grande surprise »

Nous concernant, lui et moi, je me sentais obligée de le respecter. J’avais du mal à croiser son regard, j’étais toujours heureuse quand il venait au bureau. Je faisais mon possible pour l’éviter, je disais oui à tout ce qu’il me demandait pour éviter une discussion avec lui. J’accomplissais correctement mes obligations au bureau, d’un côté par amour pour lui et d’un autre côté parce que c’était mon devoir. Je faisais tout ce qui était à mon pouvoir pour que chacun se sente à l’aise dans le bureau, dans un environnement sain. Une manière de dire que j’étais prête à tout pour que personne n’ait à se plaindre de lui : tout faire pour le soutenir, le voir réussir son mandat.

Au fil du temps, on a fini par nourrir un grand sentiment l’un envers l’autre, du moins, c’était ce que je pensais. Ni lui ni moi ne pouvions cacher ses sentiments envers l’autre, mais c’était aussi difficile de l’avouer. Car il y avait un grand respect entre nous, une grande entente. Et pour moi, c’était largement suffisant sauf que l’amour n’est pas un fardeau qu’on peut porter seul.

Un jour, à ma grande surprise, il m’a écrit un message pour me demander pourquoi j’ai tant de respect pour lui et j’ai répondu en ces termes : « Je croyais que tu le savais ». Mais avant ce jour-là, son ami, son grand-frère m’avait avoué que son jeune frère est amoureux de moi et qu’il ne cesse de parler de moi à la maison. Ces jours-ci, on a beaucoup discuté. Lors de nos conversations, il a fini par m’avouer ses sentiments et me dire qu’il savait déjà pour moi, qu’il aurait aimé que je sois la première cette fois-ci à lui parler de mon amour. Il m’a dit, ce jour-là, qu’il a tant attendu que je fasse le premier pas, mais sans succès, sauf que moi aussi j’attendais qu’il fasse un retour vers moi. Mais au moins après tant de temps, nos chemins ont fini par se recroiser, je dirai cette fois-ci.

« On était obligés de vivre notre relation en cachette »

On était loin de savoir que notre aventure allait être douloureuse. On était obligé de vivre notre relation en cachette. On ne pouvait le dire à personne et, de mon côté, j’étais obligée de le voir côtoyer toutes les filles sans dire mot. Au début, c’était très difficile pour moi, mais avec le temps il a fini par me convaincre que j’étais la femme de sa vie et qu’il avait des responsabilités à assumer envers tous les étudiants et étudiantes et mêmes ceux et celles d’ailleurs. Je lui ai ainsi accordé ma confiance. Une confiance aveugle ?

Quelques évènements ont fini par dévoiler aux autres ce qu’on voulait garder pour nous deux à savoir notre relation et un autre voyage d’intégration sur Abidjan a fini par tout dévoiler aux autres camarades. Puisqu’on ne pouvait plus le cacher donc il fallait affronter la nouvelle situation ensemble, là aussi ce n’était pas facile, mais au moins on avait le soutien de nos amis.

Pour lui, j’étais prête à tout, pour lui j’ai tout accepté, pour lui j’ai tout donné. À ses côtés, plus rien n’avait de l’importance, il était tout pour moi. Mais comme tout homme qui veut utiliser la femme juste pour de passage, juste pour surmonter un temps, il a fini par me montrer son vrai visage.

Avant que je ne sache ce qu’il voulait réellement de moi, je lui ai tout donné, tout ce qui était à moi était à lui, je ne pouvais pas lui dire non quand il me demandait quelque chose. Je pensais, à mon avis, que c’était juste un moyen pour l’aider du peu que je pouvais. Quand on sortait pour s’amuser, pour changer de l’air, j’avais du plaisir à gérer la facture [Elle travaille en tant que fonctionnaire parallèlement à ses études, salariée donc, ndlr]. Je voulais à tout prix qu’il sache que j’étais prête à tout surmonter avec lui. Et cela, peu importe les difficultés. Tout ce qu’il avait à m’offrir, c’était son amour. C’était largement suffisant, car c’est tout ce que je voulais.

Après quelques mois passés ensemble, j’ai fini par voyager pour les vacances auprès des parents. Malgré tant de tentatives de sa part de me dissuader de partir loin de lui, j’ai fini par le convaincre de me laisser partir passer quelque temps auprès des miens. Après mon départ, on s’appelait tous les jours, chaque matin, c’était soit son message soit son appel qui me réveillait, il était toujours attentionné et pressé que je revienne à ces côtés.

« Je découvre un homme nouveau »

Quelque temps après, je suis revenue à Bamako et c’est là que je découvre un homme nouveau, un homme avec un boulot, son propre appartement, un homme qui se croit meilleur que tout, en tout cas meilleur que moi. Meilleur que celle qui lui a aidé pendant un temps à tout surmonter, à faire face à tout et la tête haute.

Cet homme qui était toujours attentionné à mon égard, qui cherchait à me voir, qui voulait à chaque fois qu’on passe du temps ensemble — il ne me suffisait que de demander qu’on se voit pour qu’il me dise oui — ce même homme ne répondait plus à mes messages, ne décrochait plus mes appels, ne voulait plus me voir. Cela malgré tant de tentatives de ma part sans suite.

Il a fini par mettre mes numéros sur répondeur [liste noire, ndlr]. Je n’avais plus aucun moyen de le contacter et c’est là que prend fin notre aventure. Mon aventure sans aucune explication, sans aucun reproche, juste comme ça. Il n’a même pas pris la peine de me laisser un simple message pour me dire que tout est fini. Il s’est juste contenté de me laisser.

Je considère que je n’ai pas eu de la chance, car la plupart des relations amoureuses de nos jours n’ont pas une fin heureuse et pour je ne sais quelle raison. Le « karma » ne m’a pas aussi épargnée, il m’a laissé de profondes blessures. Mais une chose m’aide à aller de l’avant : briser le silence et ne pas laisser ma dernière mauvaise décision prendre le dessus sur ma vie.


  • Vous pouvez (re) lire aussi la première partie : « Mon chemin vers l’amour » ? (1).
27 juin 2022 2 comments
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Des migrants clandestins
Sécurité

Libye : MSF invite les pays européens et nord-américains à évacuer les migrants bloqués

by Mohamed Camara 24 juin 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Dans son rapport « Out of Libya », publié le 20 juin dernier, Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé un appel aux pays européens et nord-américains à faciliter l’évacuation des migrants les plus vulnérables en Libye.

Ce 20 juin 2022, Médecins Sans Frontière a lancé un appel d’urgence aux pays européens et d’Amérique du Nord pour l’octroi d’une protection aux migrants vivant dans des conditions inhumaines en Libye. MSF insiste sur une évacuation urgente de ces personnes vulnérables bloquées en Libye à travers des mécanismes existants et l’ouverture des voies de sorties alternatives.

« En Libye, la grande majorité des exilés sont victimes de détention arbitraire, de torture et de violences, y compris sexuelles. Leurs possibilités de protection physique et juridique y sont extrêmement limitées et fragiles. En conséquence, la route migratoire, très souvent mortelle, via la mer Méditerranée, est parfois leur seule échappatoire », explique Claudia Lodesani, responsable des programmes en Libye pour MSF. 

« Nous pensons que les pays sûrs, notamment au sein de l’Union européenne, qui financent depuis des années les garde-côtes libyens et encouragent le retour forcé des migrants vers la Libye ont, au contraire, le devoir de faciliter la sortie et la protection, sur leur sol, de ces personnes victimes de violence ».

Rapport Out of Libya

Le MSF a publié un rapport dénommé Out of Libya, qui se penche sur les difficultés liées aux mécanismes de protection existants pour les personnes bloquées en Libye. Les simples voies de sortie autorisées vers les pays sûrs, initiés par le HCR et OIM sont inefficaces et restrictives, signale-t-on dans le rapport.

Seulement 1662 personnes sont parvenues à quitter la Libye en conformité avec les mécanismes de réinstallation du HCR sur environ 40 000 personnes inscrite, et à environ 3000 personnes via le programme de retour volontaire de l’OIM, indique le rapport Out of Libye du MSF. « Au total, on estime 600.000 le nombre d’exilés présents dans le pays », selon le MSF.

Le rapport a également présenté des solutions alternatives, notamment celles initié en collaboration avec les organisations de secours et les gouvernements.

« En Italie, un corridor humanitaire a déjà été ouvert et permet la sortie d’un certain nombre de personnes en situation de grande vulnérabilité et ayant besoin de protection, notamment des patients de MSF en Libye. Ce type de mécanismes doit pouvoir être dupliqué dans d’autres pays sûrs. En France, des discussions sont ainsi en cours avec les autorités afin d’évacuer notamment des survivants de torture, de violence et de détention, ainsi que des personnes présentant de graves pathologies médicales », se réjouit le MSF dans son rapport.

« La prise en charge médicale de personnes détenues arbitrairement et indéfiniment, ou à risque de subir des violences systématiques, pose de nombreux dilemmes. Nos possibilités d’actions sont, de fait, limitées. Pour réellement protéger les personnes les plus vulnérables, il faut avant tout, et de toute urgence, les sortir du système de détention et du pays », explique Jérôme Tubiana, responsable de plaidoyer en Libye pour MSF, dans une dépêche qui nous est parvenue.

A noter que le MSF est l’une des rares ONG internationales encore présentes en Libye.

Mohamed Camara

24 juin 2022 0 comments
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Une jeune fille triste
A la UneOpinion

[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (1)

by Sahel Tribune 24 juin 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Billet. Une lectrice de Sahel Tribune a bien voulu nous soumettre une contribution dans laquelle elle évoque son histoire amoureuse contractée à l’École normale supérieure de Bamako. Nous publions sous anonymat son texte en deux parties. Voici la première.

Tout a commencé quand j’ai eu l’occasion de poursuivre des études supérieures après ma maîtrise. C’était il y a quatre ans à l’École normale supérieure. C’est à peine arrivée dans cette prestigieuse école, deux ou trois mois après le début des cours, qu’il m’a abordé avec enthousiasme, sourire et son sens d’humanité. Il avait surtout l’envie de réunir les nouveaux venus autour d’un seul objectif. Objectif qui était, sans nul doute, autour d’une association estudiantine.

Quelques semaines après, on était devenus des très bons camarades. Le plus fou d’ailleurs dans tout cela est que j’ignorais encore son nom. Je n’avais pas eu le courage de lui demander ou, du moins, je me sentais mal à l’aise de le faire. Surtout étant donné qu’il connaissait déjà mon nom, ma filière d’étude, la salle dans laquelle je prenais mes cours et même mes fréquentations. Tout ce que je savais de lui est qu’il a deux amis avec qui il est tout le temps.

Juste quelques minutes

Il était 17 heures, ce soir-là, quand il est venu me retrouver dans le parking, prête à rentrer à la maison, pour me demander de lui accorder juste quelques minutes. Avant d’accepter sa proposition, et étant si étonnée de le voir seul, je lui ai demandé où est sa « bande » — en référence à ses deux amis. Souriant, il m’a répondu qu’ils vont bien, mais qu’il veut me parler tête-à-tête. J’ai donc accepté de l’écouter afin de savoir ce qu’il avait à me dire.

On s’est assis sur ma moto. Après les salutations d’usage et tant de tournures autour de l’essentiel, il a fini par m’avouer qu’il avait des sentiments pour moi. Cela m’a surpris, surtout de sa part. Je ne m’attendais pas à cette déclaration. Alors j’ai joué à la timide. Comme je n’avais pas de réponse à lui donner sur le coup, il m’avait fait promettre de prendre le temps de réfléchir à sa proposition afin de lui répondre ultérieurement. Chose promise, on s’est donné au revoir et chacun a pris son chemin.

Longues heures à réfléchir

Arrivée à la maison, j’ai passé de longues heures à réfléchir et méditer sur sa demande. À mon avis, toute relation amoureuse doit avoir pour but le mariage si réellement l’amour, le respect et la confiance y sont. Mais, dans mon cas, il manquait une pièce du puzzle : la confiance qui était indispensable à mes yeux. Pendant plus d’un trimestre, une série de questions ne cessaient de me tarauder l’esprit : « Ses sentiments sont-ils vraiment sincères ? M’aime-t-il réellement comme il me le fait croire ? Est-ce qu’il a des projets à long terme avec moi ? Dans tout ça, et moi dans l’histoire, qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que j’attends de lui ? Suis-je capable de tout sacrifier par amour, jusqu’où suis-je capable d’aller pour lui ? Ainsi de suite. »

Au moment où j’étais là à réfléchir à tout ce qui peut arriver, à trouver une réponse à toutes ces questions, il s’est lassé de se battre. Chose dont je n’ai jamais cessé de faire, car c’était la première fois qu’un homme m’intéresse. Quand je me suis rendue compte qu’il ne me parlait plus d’amour ni de ses sentiments pour moi alors je n’avais plus de raison d’y penser. J’ai eu la sagesse de mettre une croix sur cette phase de ma vie malgré que je n’ai cessé d’y penser. J’étais persuadée que c’était fini, cette histoire. Mais je me trompais : les choses ne faisaient que commencer.

Voyage d’intégration sur Dakar

Après tant de mois passés, ladite association dont j’ai adhéré par estime pour lui a organisé un voyage d’intégration sur Dakar. Un voyage que je n’oublierai jamais. Un voyage que j’ai surnommé mon chemin vers l’amour. Le fameux jour où j’ai décidé de prendre part à ce voyage, j’étais inquiète, abasourdie, mais heureuse en même temps, car mon amoureux faisait partie des participants. Il fut la première personne que j’ai informée de ma participation à ce voyage. Et, à ma grande surprise, il m’avait répondu qu’il y serait aussi. Ce voyage de Bamako-Dakar n’a duré que deux jours, mais son enthousiasme, son sens de l’humour, sa vivacité pendant ces 48 h ont été largement suffisants pour me faire tomber follement amoureuse de lui.

Les quelques jours passés ensemble dans notre logement à Dakar, précisément dans le quartier de Médina, ont renforcé davantage tout ce que je ressens pour lui. On se voyait à chaque instant. Je pouvais sentir sa présence, qui me rendait si heureuse et vivante en même temps, malgré qu’il ignorait encore mes sentiments pour lui. Je ne pouvais pas lui dévoiler mes sentiments, du moins verbalement. Je n’avais pas cette force, ce courage qu’il avait eu en un moment donné. Alors j’ai décidé de faire à ma manière. Cela m’a pris du temps, des mois de sacrifice, de souffrances, mais il a fini par se rendre compte de mon amour à son égard.

Retour au pays

L’envie m’a effleurée plusieurs fois de lui parler de mon amour, mais je me suis tue. Après une très bonne semaine passée à Dakar en compagnie des amies, des camarades, des connaissances, nous sommes revenus au pays. C’était les vacances et chacun est rentré chez lui. Pendant ces vacances, il m’avait contactée une fois, et juste en tant qu’ami, mais cela m’a permis de savoir qu’il ne m’avait pas oubliée : que je comptais pour lui. Après son appel, pour la première fois, j’ai parlé de lui à mes sœurs. J’ai pu extérioriser avec elles ce que j’avais à l’intérieur depuis tant de mois.

Je ne pouvais parler de lui qu’à ma sœur ainée et à notre benjamine. Et les instants passés à parler de lui étaient si merveilleux. Pendant toutes les vacances, je n’avais aucune nouvelle de lui après cet appel. Mais les souvenirs que j’avais de lui étaient largement suffisants pour me rendre heureuse. Et bien évidemment, les vacances n’ont duré que deux mois et il fallait retourner à Bamako.

24 juin 2022 0 comments
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ActuSécurité

Mali : plus de 84 000 réfugiés rapatriés, 70 000 accueillis, environ 685 000 PDI retournés

by Cheickna Coulibaly 21 juin 2022
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Ce lundi 20 juin, le HCR Mali et partenaires ont célébré à Bamako la Journée mondiale du Réfugié. Sahel Tribune vous livre les grandes lignes des différentes interventions.

Au niveau mondial, cette journée dédiée aux réfugiés a été célébrée pour la première fois le 20 juin 2001 lors du 50e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Le thème retenu par l’ONU pour l’édition 2022 est : « chacun, partout, tout le temps, toute personne a droit à la sécurité ».  A l’instar des autres pays, le Mali l’a célébrée, lundi 20 juin. Organisée à l’hôtel Azalaï de Bamako, cette cérémonie commémorative a donné lieu à des prestations artistiques  des réfugiés, la remise symbolique de certificat de nationalité et des prix aux réfugiés.  

Les représentants des différentes structures présentes ont saisi l’occasion pour attirer l’attention sur la nécessité de protéger les personnes contraintes de fuir leurs localités à la recherche de sécurité.  C’est dans ce cadre que le président de l’Union des réfugiés du Mali, Patrice Mvuama, a plaidé pour la cause des réfugiés forcés auprès des décideurs. Au cours  de son intervention, il a sollicité une sécurité alimentaire, documentaire, d’habitation, physique pour tous les réfugiés dans le besoin. 

Actions entreprises 

À sa suite, le Représentant du HCR, Mouhamed Touré, a exprimé la gratitude de son organisation au  gouvernement et au peuple du Mali, notamment pour leur hospitalité légendaire à l’égard des milliers de personnes réfugiées et demandeurs d’asile. Dont certains depuis plus de trois décennies. Parmi les actions entreprises par le HCR [Haut commissariat pour les réfugiés] en vertu de son mandat, l’on peut noter l’aménagement en cours de grandes surfaces dans les régions de Gao, Ménaka, Tombouctou et Mopti, pour accueillir les personnes déplacées de force.  

« Ces sites d’une superficie de 10 hectares par site et en cours de réalisation offriront aux réfugiés et aux personnes déplacées internes des conditions de vie dignes, à travers des abris durables, des infrastructures hydrauliques, sanitaires et scolaires », estime-t-il. Selon ses dires, outre l’accès aux services sociaux de base, les bénéficiaires pourront y exercer des activités génératrices de revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins et faciliter leur inclusion socioéconomique. 

Autre action notable menée par le HCR : des initiatives numériques récemment mises en place pour permettre aux déracinés d’avoir une communication fluide et constante avec l’organisation afin de recevoir des réponses rapides à leurs besoins. Ces initiatives concernent entre autres l’ouverture d’une ligne téléphonique gratuite, la mise en place d’un projet pilote « un ménage, un téléphone » et l’ouverture des espaces vidéo directs communautaires, dotés de connexion internet.

Des chiffres 

Le Coordinateur humanitaire Alain Noudéhou, aussi représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU au Mali, s’est également prononcé sur le cas des réfugiés.   Selon lui, compte tenu de la crise actuelle à l’échelle mondiale, le nombre des déplacements forcés en 2022 a atteint un chiffre record de « 100 millions de personnes » à travers le monde. Il poursuit son intervention en indiquant que les femmes et les enfants, les plus exposés aux violences et représentant l’écrasante majorité des personnes déplacées, ont droit à la « protection collective ». 

Pour sa part, le ministre malien de la Justice et des droits de l’homme, Gardes des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a évoqué l’engagement du gouvernement malien à « poursuivre ses efforts en vue d’offrir protection et assistance aux réfugiés de différentes nationalités » ayant choisi le Mali comme pays d’asile. 

« À la date d’aujourd’hui, le Mali a accueilli environ 70 000 réfugiés sur son territoire, principalement dans les régions de Gao, Ménaka, Tombouctou et Kayes », a indiqué le premier responsable du département malien de la Justice.  Ce chiffre, ajoute-t-il, risque de connaître une augmentation tant que la situation sécuritaire dans la sous-région reste précaire. Au nom du gouvernement, le ministre Kassogué a salué les efforts du HCR et ses partenaires. Lesquels efforts ont abouti au « rapatriement volontaire dans la sécurité et la dignité de plus de 84 000 réfugiés maliens et le retour d’environ 685 000 [personnes] déplacé(e)s internes [PDI] ». 

«  Les personnes ayant fui la guerre ou les persécutions doivent avoir la possibilité de se soigner, de se former, de travailler et de s’épanouir conformément à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et au Pacte mondial sur les réfugiés. », a plaidé le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU au Mali, Alain Noudéhou. Avant de remercier les acteurs engagés dans la cause des réfugiés dans le pays, notamment le HCR pour le soutien constant au gouvernement malien dans la réponse aux besoins des réfugiés et des demandeurs d’asile. 

Cheickna Coulibaly

21 juin 2022 0 comments
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