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Des camions GBC 180 du convoi logistique ACIER manœuvrent dans la PfOD (plateforme opérationnelle désert) de Gao.
Sécurité

Opération Barkhane : l’état-major français annonce la neutralisation de 15 terroristes

by Bakary FOMBA 27 mars 2022
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Alors que la force française Barkhane se prépare à quitter le Mali, le chef d’état-major français a annoncé le 25 mars 2022, dans un communiqué de presse, la neutralisation de 15 terroristes. C’était à la frontière Mali-Niger, dans le secteur de Tankadémi.

Selon le communiqué, il s’agissait des éléments appartenant au groupe État islamique (groupe affilié à Daech, au Grand Sahara), en déplacement vers la région de Ménaka (nord du Mali).

Ainsi, la « Force Barkhane a effectué une frappe sur la colonne », qui a permis de neutralisés « quinze terroristes », indique le document.

« Un nouveau succès tactique »

Toutefois, souligne-t-on dans le communiqué, « cette action constitue un nouveau succès tactique pour la Force Barkhane qui reste pleinement engagée dans le combat contre les groupes armés terroristes ».

Pour rappe, la zone des trois frontières, située entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est confronté, depuis plusieurs années, à des attaques terroristes. Cela, malgré la présence des forces du G5 Sahel, dans le liptako-gourma.

La Rédaction

27 mars 2022 0 comments
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Malamine Koné, PDG Airness
A la UneExclusif

« Dans le sport, il faut accepter la victoire » comme la défaite, a déclaré Malamine Koné

by Chiencoro 25 mars 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le président malien de la transition, colonel Assimi Goïta, a reçu, vendredi 25 mars 2022, le PDG de la marque de vêtements de sport « Airness », Malamine Koné. Leurs échanges ont surtout porté sur l’implication de la diaspora dans le développement économique du Mali. À la presse, quelques heures avant le match Mali-Tunisie, l’entrepreneur malien installé en France a lancé des messages de sensibilisation aux supporteurs maliens.

C’est dans la matinée du vendredi 25 mars 2022, vers 10 h, que le chef d’entreprise sera reçu au palais présidentiel de Koulouba, par le chef de l’État Assimi Goïta, un fan du sport, notamment du football. Comment faire pour un investissement plus productif de la diaspora malienne ? Comment assurer une implication plus importante de la diaspora dans le développement de l’économie malienne ? Tels sont les points sur lesquels les échanges ont surtout porté.

De l’économie au sport, la distance a été bien courte lors de cette rencontre. À quelques heures du « match historique » opposant le Mali à la Tunisie, dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde, Malamine Koné s’est dit confiant en l’équipe malienne : « Nous avons une belle équipe, une équipe talentueuse ». Cette performance des Aigles est, selon lui, à mettre au compte des autorités maliennes : « Les dirigeants, les autorités, l’encadrement technique, tout le monde a tout fait pour que nous soyons là où nous sommes ».

« Ça reste du sport »

Malgré son optimisme sur l’issue du match Mali-Tunisie, le PDG de Airness semblait avoir une certaine inquiétude. Il a donc exhorté les supporteurs maliens à être « fairplay ». « Ce que je voudrais dire surtout, c’est que ça reste du sport. Dans le sport, il faut accepter la victoire comme il faut accepter la défaite. Restons fair play, quel que soit le résultat, a-t-il conseillé. Nos amis tunisiens sont ici. On les a reçus dans de bonnes conditions. On sera fairplay sur le terrain, on sera fairplay après le match également ».

Le match s’est terminé sur un score de 1 but à 0 en défaveur des Aigles du Mali, une équipe joueuse. Rendez-vous est pris en Tunisie pour le match retour.

Chiencoro Diarra 

25 mars 2022 0 comments
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Visite du président de la transition au centre sportif Ousmae Bléni de Kabala
A la UneOpinion

Retour sur la visite surprise du colonel Assimi Goïta au centre Ousmane Bléni de Kabala

by Chiencoro 25 mars 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Pour les matchs éliminatoires de la coupe du monde, le Mali affronte la Tunisie au stade du 26 mars, vendredi 25 mars 2022. À la veille de ce « moment historique », le jeudi 24 mars 2022, le président malien de la transition, col. Assimi Goïta s’est rendu au centre Ousmane Bléni de Kabala pour rencontrer l’équipe nationale de football. Retour sur cette visite surprise.

Tout au long de la vingtaine de km séparant le palais présidentiel de Koulouba au Centre Ben Oumar Sy de Kabala, face au fleuve Niger, les populations des différents quartiers sont massivement sorties pour manifester toute leur soutien au président de la transition. Bien qu’imprévue et ayant lieu aux premières heures de la nuit, cette visite du chef de l’État a été bien accueillie. Une baie de foule trônait sur le long des artères de passage du convoi du colonel Goïta. On pouvait entendre dans les différents cris émotifs : « Assimi ! Assimi ! » ou encore « Assimi nous te soutenons jusqu’à la mort », « Assimi, notre président ! ».

Des motocyclistes, lors du retour du cortège, se sont donnés pour occupation d’accompagner la délégation du président intérimaire malien par des klaxonnements frénétiques et des cris de liesse à peine audible. Certains d’entre eux levaient souvent le poing serré en l’air en signe de victoire et de détermination du Mali et des Maliens, épris de patriotisme et de soif d’indépendance.

Marches de soutien

Cette sortie du président de la transition, qui intervient une semaine après son « déplacement historique » à Koutiala pour la fête du coton, devrait suffire pour convaincre les plus sceptiques que les militaires au pouvoir à Bamako sont loin d’être des populistes. Si populisme il y avait, cette visite du colonel Goïta allait être annoncée, avec fanfare sur toutes les ondes radio et télé, des jours voire des semaines en amont. Elle aurait également lieu en plein jour en vue de bénéficier d’un accueil « populiste ».

La popularité n’est pas un don, mais plutôt un acquis, qui n’est pas toujours donné par les urnes. Car les urnes sont généralement corrompues. Ceux qui y sortent ne sont pas forcément les choix du peuple. Mais des gens acquis pour des intérêts sordides ou arrivés au pouvoir par l’achat des consciences.

Aujourd’hui, au Mali aussi bien que dans la plupart des pays africains, le président malien de la transition est vu comme un modèle de gouvernance. Celui qui est en train de donner au Mali et à l’Afrique toute entière sa dignité et sa souveraineté. La preuve, c’est la marche de soutien à la transition malienne, qui a quitté Dakar pour Bamako, long de 1 360 km. Plusieurs autres marches ont eu lieu pour les mêmes motifs. Or, avant Assimi, s’il y avait des marches, c’était généralement pour revendiquer des infrastructures de développement. Avec le président Goïta, la renaissance en marche ?

Chiencoro Diarra


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

25 mars 2022 0 comments
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Mobilisation de Yèrèwolo debout sur les remparts
Opinion

[Opinion] Transition au Mali : la pratique de la démocratie en question

by Mikailou Cissé 24 mars 2022
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans cet article, Mikailou Cissé, professeur de philosophie d’enseignement secondaire au Mali, s’exprime sur la pratique démocratique dans le pays depuis le coup d’État du 18 août 2020.

L’équation Mali n’arrive pas encore à être résolue par les acteurs impliqués aux côtés des autorités maliennes de la transition. Bamako et ses partenaires traditionnels ont une vision différente sur les voies et moyens pour sortir de la crise dans laquelle le pays est tombé depuis le 18 août 2020. Les tiraillements continuent quant au délai à accorder pour poser les jalons du « Mali Koura », à l’image de l’aspiration du peuple malien.

Acte fondamental de la transition non respecté

La difficulté à trouver un accord avec la Cédéao autour d’un calendrier raisonnable de retour à l’ordre constitutionnel a conduit à tous les problèmes auxquels les citoyens maliens sont confrontés de nos jours. Le pouvoir militaire en place au Mali justifie pourtant les calendriers de cinq à quatre ans, qui n’ont pas été acceptés, comme l’émanation de la volonté générale du peuple malien.

Les conclusions des Assises nationales de la refondation, qui ont décidé le maintien du pouvoir militaire pendant 6 mois jusqu’à cinq ans, ne respectaient pas l’Acte fondamental de la transition, qui a été plus tard taillé sur mesure et accommodé à la nouvelle donne. Cela ne montre-t-il pas que l’application des principes de la démocratie — inspirée en grande partie du modèle français — souffre désormais dans ce pays d’Afrique de l’ouest ?

Le peuple raffermi dans sa position ?

Cette désobéissance à la parole donnée rend difficile le rapprochement des positions autour de l’équation Mali. Les organisations sous-régionales ainsi que des pays de la communauté internationale ont branlé des armes dissuasives de répression afin de contraindre les autorités maliennes à ne pas durer au pouvoir.

Ces sanctions révèlent pourtant un paradoxe dans l’acception de la démocratie : régime dans lequel le peuple est celui qui décide de la marche à suivre par les autorités en charge de veiller sur leur bien-être. Seulement, cette acception de la démocratie semble aujourd’hui différente de la perception des interlocuteurs du Mali, dans la résolution de la crise dans ce pays.

Une leçon assez démocratique ?

Cette situation livre pourtant une leçon assez démocratique. Elle montre l’obligation de respecter ses engagements et l’inconvénient de désapprouver certaines décisions. Le risque est de se retrouver comme un paria. Cette situation au Mali souligne également la possibilité de manipulation de cette volonté générale du peuple, fondement de la démocratie.

Toutefois, à la surprise générale, les mesures adoptées par les décideurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre les autorités maliennes de la transition ont raffermi l’état d’esprit du peuple malien et sa foi en ses autorités.

Mikailou Cissé


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

24 mars 2022 0 comments
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Revue des troupes par le président de la transition, Assimi Goïta
A la UneOpinion

[Opinion] Mali : le président intérimaire Assimi Goita à l’abri de tout soupçon ?

by Mikailou Cissé 23 mars 2022
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Au Mali, sous la transition militaire, aucune critique contre la « grande muette » n’est admise, soutient Mikailou Cissé qui ajoute que le colonel Assimi Goïta est à l’abri de tout soupçon jusque-là. Opinion.

Au Mali, l’armée est à la fois à la commande et au front. Sa « montée en puissance » défraie la chronique. Depuis le début de « la rectification de la transition », avec à la clé la nomination à la primature de Choguel Kokalla Maïga, du mouvement hétéroclite M5-RFP, les exploits de l’armée malienne sont sur toutes les lèvres.

Les succès qu’elle engrange dans ses opérations organisées, dit-on, pour instaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, sont présentés comme preuves de la bonne santé de la transition. Du moins, c’est ce que pensent certains.

Des partenaires en difficulté

Mettre à la disposition des forces armées et de défense les moyens humains et matériels nécessaires, dont elles ont besoin pour assurer leur tâche régalienne semble être l’ambition affichée des autorités maliennes de la transition. Des actions de séduction sont menées un peu partout sur le territoire national. La reprise du partenariat, dit-on stratégique, avec la Russie, décrite comme un « partenaire fiable de longue date » qui écouterait le Mali sans poser des conditions intrigantes, est exposée comme un projet matérialisant la réorganisation et la rénovation des outils et mécanismes de défense de l’armée malienne.

Excepté un homme plein de néants — au sens sartrien — il est d’un commun accord que les militaires au pouvoir, en collaboration avec les « nouveaux partenaires », posent apparemment des actions qui attirent de plus en plus de regards.

Ces différents épisodes de ce que certains pourraient être tentés de nommer désormais scénario du film — Désaccord entre Paris et Bamako : le Mali à la reconquête de sa souveraineté — laissent voir que l’autorité à Bamako, incarnée par le pouvoir militaire ne semble reculer devant les partenaires ne partageant pas leur projet pour la « refondation du Mali ».

Cette « posture belliqueuse » adoptée contre les partenaires stratégiques traditionnels sur les questions de défense du territoire est perçue comme une preuve de la détermination des hommes en lutte pour l’émancipation de leur peuple.

Détracteurs des autorités

Les détracteurs des autorités de la transition, notamment quand il s’agit de dégager leur responsabilité dans la détérioration des relations avec ces partenaires traditionnels et pays de la sous-région, sont forcés au silence. Cela est de même quand il s’agit de poser une évaluation objective de la transition en cours dans le pays depuis le 18 août.

À l’issue de sa dernière mission au Mali, en février 2022, l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine déplorait le « rétrécissement de l’espace civique ». Selon ses précisions, la société civile ainsi qu’une partie de l’opposition sont toutes « unanimes qu’il est de plus en plus difficile d’exprimer une opinion dissidente sans courir le risque d’être emprisonnée ou lynchée sur les réseaux sociaux ». Un climat délétère qui a « conduit plusieurs acteurs à l’autocensure par crainte de représailles des autorités maliennes de la transition et/ou de leurs sympathisants ».

Ainsi, certains politiques semblent être en manque d’inspiration, de repère et/ou cachent éperdument quelque chose au peuple qui les suit. Ils ne cessent de se montrer réflexifs, de changer de discours dès que cela les chante. Pire, ils ne cherchent qu’à exister au-devant de la scène politique et ne semblent craindre que leurs propres sorts.

A l’abri de tout soupçon

Pendant ce temps, dans les zones en proie à l’incursion des extrémistes, les forces de défense et de sécurité tombent pour la défense de la patrie. Malgré ce dévouement dans l’accomplissement de leur mission régalienne, de paisibles civils ne cessent d’être la cible de groupes armés et/ou de forces de défense. Une situation qui est qualifiable de crime de guerre ne coupe plus le sommeil à un bon nombre de Maliens. Même le plus borné des farouches opposants à la transition ne daigne lever le petit doigt pour émettre des réserves sérieuses, après une intervention ou une altercation de l’armée sur le terrain.

En considération des différents manquements tels que le non-respect des engagements de principe sur la marche de la transition, le retard dans l’exécution d’un nouveau plan d’action en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel, la mise en place d’une nouvelle architecture gouvernementale semble urgent pour redresser le bateau Mali qui tangue inexorablement. Car, à mon sens, le président Assimi Goïta est à l’abri de tout soupçon jusque-là.

Mikaïlou Cissé


Les opinions exprimées dans cet article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

23 mars 2022 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
A la Une

Pourquoi la géographie rurale ?

by Bocar Harouna Diallo 22 mars 2022
written by Bocar Harouna Diallo 2 minutes read

La  géographie rurale est de nouveau à l’honneur, après avoir été quelques temps éclipsée par l’étude des phénomènes urbains. Cependant, les approches sont largement renouvelées. Les géographes ruralistes ne s’intéressent plus seulement à l’agriculture et aux paysages agraires mais à l’environnement, aux aménagements, à l’organisation de l’espace et à sa perception par les populations. Traiter des espaces ruraux amène donc à s’interroger sur les évolutions agricoles en lien avec la mondialisation comme sur les transformations sociales et paysagères ou sur des interactions entre les sociétés et les écosystèmes locaux.

Au Sénégal, l’acte III de la décentralisation et la territorialisation des politiques publiques, les géographes ruralistes comme tous les autres spécialistes doivent pleinement être impliqués d’amont en aval dans tous les programmes de développement communautaire. Du fait de leur maîtrise de l’espace et des domaines de compétences relatifs à l’essor de l’économie locale, ils seront de véritables acteurs et spectateurs de développement endogène tant chanté.

La stratégie de diversification de l’économie rurale est un processus à long terme qui nécessite un diagnostic exhaustif et un profilage des acteurs concernés pour prioriser les actes d’intervention selon les zones géographiques ciblées.

Ce diagnostic est un moyen d’identification des potentialités humaines et naturelles et les déséquilibres sociaux et territoriaux à partir desquels un solide programme de réponse aux besoins exprimés sera mis en œuvre. Cette mise en œuvre demande une implication massive de toutes les couches suivie d’une évaluation au début, à mi parcours et à la fin de chaque activité ou programme. Cette démarche permet une transparence et d’avoir un angle de vue très clair sur la satisfaction du travail exécuté.

Tout ce processus doit être bien réfléchi et concerté pour être à la fin ficelé dans un dédit document qu’on appelle Projet de territoire.

D’ailleurs du fait de sa dynamique et de son mouvement, un territoire sain mérite un projet comme un être humain pour satisfaire ses besoins vitaux.

Bocar Harouna DIALLO

22 mars 2022 1 comment
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Macky Sall et David Malpass
Climat et environnement

[Tribune] Repenser la gestion de l’eau pour en garantir l’accès à tous

by Sahel Tribune 18 mars 2022
written by Sahel Tribune 6 minutes read

L’eau est notre ressource la plus essentielle. Elle est indispensable au développement, à la croissance et à la résilience. Sans une eau salubre, un système d’assainissement adapté et de bonnes conditions d’hygiène, aucun résultat positif ne peut être atteint dans le domaine de la santé. Et pourtant, un quart de la population mondiale – soit 2 milliards de personnes – manque d’eau potable, et la moitié – 3,6 milliards d’individus – ne dispose pas d’un système d’assainissement adéquat.

L’impact de ces manques sur le capital humain est alarmant. En 2019, les maladies d’origine hydrique figuraient au 8e rang des causes de mortalité dans le monde, coûtant chaque année la vie à 1,5 million de personnes, principalement du fait de la mauvaise qualité de l’eau et de l’assainissement.

Ce sont surtout les femmes et les filles qui en subissent les pires conséquences. À titre d’exemple, le manque d’installations nécessaires à une bonne hygiène intime dans les écoles entraîne de l’absentéisme scolaire chez les jeunes filles, et des répercussions irrattrapables en matière d’acquisition des connaissances.

Criantes inégalités

On estime que chaque dollar investi dans les services d’eau potable apporte un retour sur investissement de 3 dollars, et même davantage en zone rurale. En Afrique subsaharienne, où l’agriculture représente 23 % du produit intérieur brut, l’eau est essentielle pour la production. Elle est également indispensable dans les secteurs de l’énergie hydroélectrique, des mines et de l’industrie. En outre, 90 % des événements climatiques extrêmes sont liés à l’eau, ce qui signifie qu’une meilleure gestion de cette ressource revêt un caractère déterminant pour l’adaptation et la résilience face au changement climatique.

Malgré les avantages clairement établis de l’investissement dans l’eau pour le développement, la sécurité hydrique – le fait de disposer de suffisamment d’eau – est loin d’être atteinte dans de nombreux pays. La pandémie de Covid-19 a mis en évidence les inégalités criantes en matière de services d’adduction et d’assainissement, ainsi que leurs conséquences importantes sur la santé publique. Ces défis sont particulièrement sévères en Afrique, où la mauvaise qualité de l’eau est à l’origine de 70 % à 80 % des maladies. Avec l’intensification des sécheresses et des inondations, ainsi que l’assèchement des nappes phréatiques, les villes et les exploitations agricoles se retrouvent en outre de plus en plus exposées aux pénuries.

Plusieurs pays et organisations ont mobilisé des investissements dans l’infrastructure et l’innovation technologique. Ils ont aussi mis en place d’autres solutions visant à s’attaquer aux différents risques et défis liés à cette problématique. Une action plus ambitieuse est néanmoins nécessaire pour généraliser les solutions efficaces et traiter les obstacles systémiques à l’atteinte de la sécurité hydrique et de l’assainissement universel.

Une action à engager d’urgence

C’est dans ce contexte que le Forum mondial de l’eau – le plus important événement consacré à ce thème – se réunira pour la première fois sur le continent africain, du 21 au 26 mars. Alors que les décideurs politiques, les chefs d’entreprises, les ONG, les donateurs et les organisations internationales se retrouveront à Dakar, il est hautement prioritaire d’engager une action d’urgence dans le secteur, pour avancer sur trois fronts :

  • Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles.
  • L’augmentation de l’investissement public et privé.
  • Une plus forte participation citoyenne.

Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles est nécessaire pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, et pour soutenir l’adaptation au changement climatique. Les institutions en charge de l’eau – comme les agences de bassin hydrographique, les sociétés de service public ou les municipalités – ont un rôle crucial à jouer dans cette mise en œuvre, mais elles se trouvent souvent freinées par un manque de capacité ou par des mandats mal définis. Le Sénégal fait partie des pays qui ont su réaliser des avancées probantes dans la construction d’infrastructures hydrauliques. Il a aussi su mener nombre de réformes politiques et institutionnelles, notamment par le biais d’une société de portefeuille dédiée à la fourniture d’eau, d’une agence d’assainissement qui concentre son action sur l’investissement et de partenariats efficaces avec le secteur privé. D’une façon générale, des mesures politiques ciblées et des institutions réformées peuvent permettre une utilisation durable et équitable de l’eau, une appréciation juste de son prix ainsi qu’une fourniture plus efficace à davantage d’usagers.

L’augmentation de l’investissement public et privé est également importante pour garantir la sécurité hydrique. Les besoins de financement dans le domaine de l’eau seront multipliés par six d’ici 2030. Alors que l’Afrique devra investir jusqu’à 20 milliards de dollars chaque année, les pays n’allouent aujourd’hui que 0,5 % de leur PIB au secteur. Les gouvernements, à eux seuls, ne pourront pas assumer ces dépenses, particulièrement à l’heure où nombre d’entre eux peinent à payer les services essentiels, dans un contexte de montée de la dette. Si les banques multilatérales de développement se sont engagées à augmenter de 25 % à 35 % leur financement dans le secteur, l’investissement privé aura un rôle clé à jouer pour combler l’écart, dans le cadre de partenariats public-privé solides, indispensables au renforcement de la participation du secteur privé.

Pour que ces efforts soient couronnés de succès, une plus forte participation citoyenne est également nécessaire à tous les niveaux. Le but ? Transformer notre façon d’utiliser l’eau, de la partager, de l’économiser, d’éviter son gaspillage et de la valoriser. Au Sénégal, les agriculteurs collaborent avec les organismes publics d’irrigation sur les innovations en matière d’agriculture climato-intelligente, afin de mettre en place des systèmes d’irrigation à énergie solaire et de réhabiliter les projets de mobilisation des ressources en eau. Cela permettra d’accroître la production agricole, de réduire les risques liés à l’agriculture et d’augmenter les revenus des exploitants. L’irrigation gérée par les agriculteurs offre de grandes perspectives, mais cette approche exige un appui politique et des investissements pour développer leurs connaissances et leur accès au financement.

Coopération et concertation

Il nous faut passer à l’action dès aujourd’hui pour protéger les populations, les moyens de subsistance et les ressources. Cela implique de renforcer les filets sociaux afin qu’ils couvrent les chocs hydriques, de développer la résilience en augmentant les solutions de stockage, et de revoir la conception de nos villes afin d’améliorer la gestion de l’eau. Les crises liées à l’eau peuvent fournir des opportunités de changement, et surtout en renforcer l’urgence.

Comme le souligne la Vision africaine de l’eau pour 2025, « on ne peut trouver des solutions à ces problèmes tant que perdurent les vieilles pratiques ». La Banque mondiale et l’Union africaine s’engagent à renforcer la sécurité hydrique et la résilience du continent.

Enfin, nous voudrions souligner combien la coopération pour le partage et la gestion concertés des bassins transfrontaliers est fondamentale afin d’éviter les conflits autour de l’eau, et contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité internationales. En Afrique de l’Ouest, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), et l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Gambie – créées respectivement en 1972 et 1978 – offrent des exemples concrets d’une collaboration efficace.

Sur tous ces objectifs communs, nous pouvons continuer à travailler ensemble et aller plus loin dans nos réalisations.

Macky Sall, Président du Sénégal, Président en exercice de l’Union africaine

David Malpass, Président du Groupe de la Banque mondiale.

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