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Ouverture du pré-dialogue au Tchad
Sécurité

Tchad : le dialogue pour la réconciliation connait des difficultés de démarrage

by Bakary FOMBA 16 mars 2022
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

À peine ouvert, le 13 mars dernier, le pré-dialogue tchadien pour la réconciliation nationale qu’accueille le Qatar a connu une pause technique de trois jours.

Les pourparlers ont commencé par un coup d’éclat du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), tenu pour responsable de l’offensive au cours de laquelle le Président Idriss Déby Itno a été tué. Aussitôt, les délégués de ce groupe rebelle se sont retirés de la salle des discussions, boycottant ainsi le processus.

« Le FACT […] porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il a boycotté la cérémonie du pré-dialogue en raison des divergences sur la conduite des pourparlers », lit-on dans un communiqué du 13 mars du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad. Le mouvement s’insurge aussi contre le déroulement de ce rendez-vous, surtout selon un ordre de jour auquel il n’aurait pas été associé.

Pour la reprise des discussions, les représentants du Fact ont toutefois appelé les Qataris à jouer désormais leur véritable rôle de médiateur.

Au-delà de la médiation que doit assumer le Qatar, ce groupement insiste également à ce que l’effectif pléthorique des protagonistes présents à la table du pré-dialogue, puisse être réduit.

Une priorité pour les autorités transitoires

Au Tchad, le Dialogue national inclusif (DNI), annoncé pour le mois de mai prochain, semble être une priorité pour les autorités transitoires. C’est ainsi que le pré-dialogue a été initié pour faciliter la tenue du DNI, censé conduire à la tenue d’élections législatives et présidentielles prochaines.

La réussite du DNI dépendra de ce qui sortira de ce pré-dialogue. À l’ouverture des travaux de ce pré-dialogue, le Premier ministre tchadien, Albert Pahimi Padacké, a exprimé le souhait que ce rendez-vous de Doha « serve à mettre définitivement fin à la guerre au Tchad ».

Le pré-dialogue, suspendu dimanche, doit reprendre, mercredi 16 mars à Doha, au Qatar, selon Abdallah Chidi Djorkodei, représentant du FNDJT aux assises, rapporté par VOA Afrique. 

Pour rappel, le Tchad traverse depuis près d’un an, une période transitoire, suite à la mort du président Idriss Déby Itnos, en avril 2021, sur les champs de bataille.

Bakary Fomba

16 mars 2022 0 comments
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Denrée alimentaire
ExclusifSécurité

Insécurité et crise alimentaire au Sahel : adopter un plan de riposte holistique

by Chiencoro 15 mars 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En plus de l’insécurité, la plupart des pays du Sahel sont confrontés à une crise alimentaire. Comme le « tout militaire » n’est plus une solution conseillée, il faut adopter un plan de riposte holistique.

« Le conflit au Sahel prend de l’ampleur, devient plus complexe et implique de plus en plus d’acteurs armés. Les civils finissent par payer le prix le plus lourd, car ils sont confrontés à un nombre croissant d’attaques meurtrières, de violences basées sur le genre, d’extorsions ou d’intimidations, et sont contraints de fuir, souvent à plusieurs reprises », avait déclaré, en 2021, Xavier Creach, coordinateur du HCR pour le Sahel et directeur adjoint pour l’Afrique occidentale et centrale.

Ces violences ont entraîné, selon l’ONU, le déracinement d’environ 450 000 personnes dans leur pays et forcé 36 000 autres à fuir dans un pays voisin.

Burkina Faso, Niger, Mali

Au Burkina Faso, le nombre total de déplacés internes est passé à plus de 1,5 million à la fin de 2021. Au Niger, le nombre de personnes déplacées dans les régions de Tillabéri et Tahoua a augmenté de 53 % au cours des 12 derniers mois. Au Mali, plus de 400 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays.

Le terrorisme n’est donc plus la seule menace contre ces populations. Elles sont également victimes d’une insécurité alimentaire qui s’explique d’une part par l’insécurité croissante, et d’autre part par le manque de précipitations et les conséquences du Covid-19.

Selon la directrice des opérations de Médecins sans frontières (MSF), Isabelle Defourny, au Niger, « Cette année, la première projection de l’Unicef avance le nombre de 492 000 enfants de moins de 5 ans atteints de malnutrition aiguë sévère et 1,3 million d’enfants malnutris aigus [sur un total de 4,7 millions d’enfants de moins de 5 ans] ». Cette donne reste de même pour le Burkina Faso. « Plus de 760 000 habitants souffrent de malnutrition aiguë. Dans l’est, la région de Fada N’Gourma, où vivent 70 000 déplacés, est plongée dans une crise alimentaire sans précédent », peut-on lire dans un reportage du journal Le Monde.

Au Mali, le statu quo ne change pas non plus. Selon Ocha Mali, près de 2 millions de personnes (22 % de la population) pourrait se trouver dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë pendant la période de soudure de juin — août 2022. « Cette crise alimentaire résultant de l’insécurité, des conflits intercommunautaires, de la perturbation des activités socio-économiques et de l’insuffisance pluviométrique avec une dégradation des moyens d’existence », précise l’organisation dans son Plan de réponse humanitaire janvier à décembre 2022.

Dans la plupart de ces pays, cette insécurité alimentaire a occasionné une augmentation du prix des denrées alimentaires.

Mettre en place un plan holistique

Les États de cette région ont développé certaines initiatives en vue de contenir cette crise alimentaire. Ils ont, pour la plupart, suspendu l’exportation de certaines denrées alimentaires. Au Mali, en décembre 2021 et au Burkina Faso en février 2022.

Cette insécurité alimentaire est un phénomène qui handicape l’effort de ces États contre le terrorisme. Elle rend plus difficile le chemin devant conduire à la stabilité et, par ricochet, au développement socio-économique. Pourtant, chaque année, les organisations humanitaires déplorent l’insuffisance des réponses apportées pour satisfaire leur Plan de riposte humanitaire. Dans un tel contexte, ces États doivent comprendre que la meilleure réponse demeure la mise en place d’un plan de riposte holistique prenant en compte à la fois toutes ces crises et des efforts pour le mettre en œuvre. Comme signalé déjà par maints spécialistes des questions sécuritaires, le « tout militaire » n’est plus une solution conseillée. Il faut une combinaison de réponses militaire et humanitaire.

Chiencoro Diarra

15 mars 2022 0 comments
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Insécurité au sahel et réponses coordonnées
A la UneAnalyses

Insécurité au Sahel : face au terrorisme, des réponses coordonnées s’imposent !

by Chiencoro 15 mars 2022
written by Chiencoro 4 minutes read

Les terroristes frappent généralement de façon quasi simultanée les « États faillis » du Sahel. De telles attaques, majoritairement contre des civils, appellent des réponses coordonnées entre les pays de cette région.

Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, on assiste ces dernières années, à la montée d’un cran de l’insécurité liée aux attaques quasi simultanées d’hommes armés. Dans ces pays frontaliers, les groupes terroristes donnent l’impression de fonctionner selon un plan de campagne de déstabilisation, généralement lancé en même temps dans chacun de ces pays où des attaques sont perpétrées de façon successive avec des bilans très souvent assez lourds.

Au Mali, depuis l’attaque de Mondoro, le 4 mars 2022, ayant coûté la vie à 27 soldats et 70 terroristes, selon les chiffres officiels de l’État-major malien, la menace terroriste ne s’estompe plus. Au cours de la semaine dernière, une centaine de personnes ont été tuées au nord du Mali, selon certains médias. « Un élu de la région de Ménaka s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a parlé de son côté de “plus d’une centaine de civils et de combattants tués mardi, mercredi et jeudi”, à Tamalat et Insinane, deux localités maliennes situées dans la région de Ménaka, frontalière du Niger», a indiqué France 24, le 11 mars dernier.

Cette montée d’un cran de la crise sécuritaire, après une période d’accalmie, qui faisait croire à une amélioration de la situation sécuritaire et « une montée en puissance » de l’armée malienne, fait couler beaucoup de salives. Les interrogations se font nombreuses. Mais l’envers de la médaille, c’est le en-même-temps des groupes terroristes évoluant dans ces pays. Au même moment que le Mali est frappé par l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), affilié au groupe État islamique, le Niger aussi bien que le Burkina Faso se trouvent également frappés de plein cœur.

Jouer sur la sensibilité des populations ?

Dans le pays des hommes intègres, au moins quatorze civils ont été tués, jeudi 10 mars 2022, dans une attaque d’individus armés non identifiés sur un site aurifère dans la commune de Seytenga, à la frontière nigérienne. « […] Les assaillants ont fait irruption sur le site minier artisanal et se sont mis à tirer sur les orpailleurs. Les assaillants ont aussi intimé l’ordre aux orpailleurs de quitter le site dans un délai de 72 heures », rapporte l’Agence Anadolu.

« Dans l’après-midi du dimanche 20 février 2022, un camion de transport ayant quitté (le village de) Taroun à destination de Tizigorou, village situé dans le département de Banibangou, région de Tillabéri, a fait l’objet d’une attaque meurtrière perpétrée par des bandits armés à bord de plusieurs motos, non encore identifiés », indique un communiqué du ministère nigérien de l’Intérieur lu à la télévision nationale. Une attaque qui a fait au moins 18 morts civils.

Dans chacun de ces pays victimes de cette épidémie terroriste, un fait semble sauter aux yeux : les attaques contre les civils, ces couches vulnérables. On semble jouer sur la sensibilité de ces populations. Pour quel motif ? On ne saurait le dire. Ce qui paraît plus certain, c’est que nous assistons à une forme de fusion des groupes terroristes évoluant dans ces régions. Face à une telle situation, ces États, s’ils souhaitent s’en sortir en accomplissant leur devoir de protection des civils, doivent se donner la main.

Aboutissement de stabilité institutionnelle

Lors d’une Réunion de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations Unies, le 24 septembre 2020, l’ex-président nigérien, Mahamadou Issoufou, avait indiqué : « Seule une action internationale pourra rétablir la sécurité dans les régions africaines du Sahel et du bassin du lac Tchad ». Seulement, encore en 2022, on se demanderait pourquoi les initiatives allant dans ce sens sont couronnées plus ou moins d’échecs. Le Mali ne veut plus de l’opération militaire française Barkhane sur son territoire parce qu’il l’estime incapable à juguler la menace terroriste, depuis 2013. Les missions européennes sont dans le même logis.

La coalition formée par les cinq pays du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie (le G5 Sahel) peine à être également pleinement opérationnelle. Les changements « anticonstitutionnels », de plus en plus récurrents dans cette région, rendent la situation encore plus difficile. À ces problèmes s’ajoute le manque de confiance, d’abord entre les dirigeants de ces États qui ne cessent de se couvrir d’invectives, et ensuite entre eux et leurs populations.

Pour gagner cette bataille contre les groupes armés terroristes, qui coupent le sommeil aux civils, les États du Sahel doivent accepter de souffler dans la même trompette en engageant une lutte commune contre ces GAT. Car tant que cette lutte n’est pas gagnée, inutile d’espérer sur une stabilité institutionnelle.

Chiencoro Diarra

15 mars 2022 0 comments
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Rencontre entre le Mali et la Mauritanie sur la disparition de citoyens mauritaniens au Mali
A la UneSécurité

Situation Mali-Mauritanie : les six (6) mesures pour préserver le vivre ensemble

by Bakary FOMBA 14 mars 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

La disparition de citoyens mauritaniens sur le territoire du Mali, les 5 et 6 mars 2022, avait provoqué une tension diplomatique entre les deux pays. Après deux jours de pourparlers, les deux parties ont conjointement formulé certaines recommandations pour faire la lumière sur cette situation et éviter qu’elle se reproduise.

Pour tenter de trouver un consensus autour de ces événements « tragiques » ayant conduit à la disparition d’un groupe de citoyens mauritaniens, dans la localité d’El Ataye, sur le territoire malien, une délégation dirigée par Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a effectué les 11 et 12 mars dernier, une visite de travail et d’amitié, à Nouakchott, capitale mauritanienne.

Après plusieurs séances de travail, les deux parties sont parvenues à un compromis. Au cours de ces pourparlers, les parties ont rappelé « la force des relations d’amitié et de fraternité » qui unissent leur peuple. D’où la nécessité pour les deux pays de travailler à la préservation de ces liens.

Des mesures fortes

« Dans le souci, de préserver le vivre ensemble et les relations séculaires de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays, les deux parties ont rappelé la nécessité d’œuvrer ensemble de manière à éviter la survenance d’actes portant atteinte aux biens et à l’intégrité physique des citoyens Mauritaniens au Mali », lit-on dans un communiqué conjoint du 12 mars 2022 de la Mauritanie et du Mali.

Les deux pays ont donc convenu de la mise en place de certaines mesures, pour prévenir de tels actes. Au terme des deux jours de débats et discussions, il a été décidé de la mise en place d’une mission conjointe chargée d’établir des faits, en vue de mettre la lumière sur cette disparition, qui « entamera son travail dans les meilleurs délais », précise le même communiqué.

Aussi, il a été décidé de partager, dans les meilleurs, des résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement malien relatifs aux événements du 17 janvier 2022, à Akor. Les deux délégations ont également demandé la sanction des auteurs de ces « crimes odieux ».

Outre, la création d’un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information a également été recommandée. Aussi s’agira-t-il d’organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière.

« Aucune preuve matérielle »

Dans la même dynamique, les autorités militaires du Mali ont décidé d’interdire strictement « toute circulation de personnes civiles dans les zones de la forêt de Wagadou et de la forêt de Gringalé, où se déroule l’opération Maliko ».

Dans un communiqué du 13 mars 2022, le gouvernement malien rassure que « sur la base de preuve matérielle technologique, il s’avère qu’aucune patrouille des FAMa n’était présente dans la zone et aux dates indiquées et jusqu’à présent, aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer [les] vaillants FAMa ». Et de poursuivre en rappelant le « professionnalisme des Forces armées Maliennes (FAMa) qui sont soucieuses du respect des droits humains ».

Pour rappel, cette situation intervient au moment où le Mali cherche à renforcer sa relation avec la Mauritanie, suite aux sanctions économiques et financières imposées au pays (Mali) depuis le 9 janvier 2022, par la CEDEAO et l’UEMOA.

Bakary Fomba

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Mayssa Ben Mrad Lycee Pilote Hammam Lif
Politique

8 Mars : « La liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

by Sahel Tribune 14 mars 2022
written by Sahel Tribune 8 minutes read

En marge de la célébration du 8 mars, Journée internationale des Droits des femmes, la jeune lycéenne tinusienne Mayssa Ben Mrad rend hommage à toutes les femmes et estime que « la liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

« A la mémoire, de toutes les femmes, sacrifiées sur l’autel de l’injustice sociale, des mœurs et traditions, à la mémoire de toutes ces femmes, qui nous ont permis, d’exister par nous-même, de nous affirmer et de librement nous exprimer »

Souvent ignorées de l’histoire de l’art, de la culture des sciences, longtemps soumises au bon vouloir d’un père ou d’un frère pour accéder à l’école ou à l’université, les femmes ont souvent brisé les chaînes, outrepassé les codes, en allant contre vents et marées, mais au prix de grands sacrifices.

Culte de la « Grande Déesse »

Comment une femme peut-elle se convaincre de pouvoir accéder à n’importe quel statut professionnel et affirmer la légitimité de son génie ; alors qu’elle n’a pas les mêmes droits sociaux, civils ou politiques que les hommes ?

Privée de ses droits les plus légitimes, exclue ; du droit de vote, écartée des cercles de décision, et ce jusqu’à y a pas longtemps, enfermée dans un statut discriminatoire issu des différentes juridictions, jurisprudences et normes sociales, voire d’une lecture erronée des droits divins, la femme est une mineure, inapte, lorsqu’elle est célibataire ; mariée, elle doit obéissance, voire révérence, à son époux.

Ces femmes qui ont dû subir différentes formes de marginalisation, qui ont souffert du modèle patriarcal depuis des lustres, de la préhistoire à la Grèce antique jusqu’à nos jours, auraient pourtant selon des études féministes, sur les sociétés préhistoriques, connu des formes de pouvoir matriarcal, fondées sur le culte de la « Grande Déesse ».

Les femmes longtemps cantonnées à certaines fonctions, métiers, aux tâches ingrates ; souvent réduites à leur genre ; ont dû prendre leur destin en main pour échapper aux contraintes des sociétés patriarcales. Autant dire que jusqu’au début du XXe siècle, le parcours des femmes artistes, savantes, écrivaines, poétesses était encore semé d’embûches.

Déclaration des droits de l’homme

Et voilà qu’une lueur d’espoir, se profila à l’horizon. La Déclaration des droits de l’homme en 1946 qui « garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, institutionnalise, un statut universel, pour la femme. Bien évidemment, le combat est loin d’être gagné, des résistances juridictionnelles s’installèrent de part et d’autre dans les deux hémisphères.

Plus qu’un thème de débat, plus qu’un sujet de discussion des tables rondes, au-delà du caractère festif, la liberté des femmes s’inscrit dans le cadre d’un éternel combat, et ce depuis la nuit des temps.

Avouons toutefois que ; les femmes qui ont dû faire face aux agressions délibérées qui se voyaient victimes des crimes d’honneur ; n’ont pas toutes brillé par leur silence et leur soumission, ne sont pas tombées dans le piège de la victimisation ou de la fatalité ; elles y ont cru, au gain de cause. Gardons, aussi, bien en mémoire et glorifions, des femmes qui se sont battues, en mettant parfois, en péril leurs vies, leur devenir. Aujourd’hui, on ne peut s’empêcher, nous femmes du monde de nous en enorgueillir, une journée internationale ayant été dédiée à la femme pour couronner ce long combat.

Le mouvement féministe en plein essor dès le début du XX ème siècle, renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.

Une lecture historique du 8 mars

Depuis des années, le 8 mars, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le 28 février 1909, une « Journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique.

En 1910 à Copenhague, lors de la IIe conférence internationale des femmes socialistes est adoptée l’idée d’une « Journée internationale des femmes » sur une proposition de Clara Zetkin (Parti social-démocrate d’Allemagne), sans qu’une date soit avancée.

L’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail, à la formation, et la fin des discriminations au travail, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse. Plus d’un million de personnes participent aux rassemblements.

1913-1914 – Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.

1917 – Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève afin d’obtenir « du pain et la paix ». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes ont passé outre. Le reste se trouve dans les livres d’histoire : quatre jours plus tard, le tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes.

1975 : Lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Des femmes qui ont changé le monde

Plusieurs femmes ont marqué l’histoire, nous ont inspirées et servies de modèle. Elles ont gouverné et régné sur des nations et des populations entières comme l’impératrice Sissi et Angela Merkel. Elles ont lutté contre la marginalisation et la ségrégation raciale comme Rosa Parks. Elles ont parfois risqué leur vie pour venir en aide à leur pays.

Rosa Parks qui, en 1955 refuse de céder sa place à un passager blanc dans le bus. Malgré les risques, elle lutte toute sa vie contre la ségrégation raciale et finit même par rejoindre les rangs de Martin Luther King.

C’est au prix de longs combats que les femmes ont fini par briser, les notions stéréotypées qui considèrent la science, la médecine, les maths comme étant des domaines réservés uniquement aux hommes. Et je ne peux m’empêcher de citer l’excellente Marie Curie qui a été la seule femme de l’histoire qui s’est vue décernée deux prix Nobel. L’un en physique pour ses travaux sur la radioactivité et l’autre en chimie. Les exemples se succèdent et ne se ressemblent pas. Les femmes ont en effet prouvé leur résilience et leurs aptitudes au sport comme Billie Jean King qui a gagné le fameux premier match de tennis contre un homme, prénommé « la bataille des sexes ».

Mère Teresa, qui pendant plus de 40 ans, voua sa vie aux populations fragilisées. D’abord en Inde puis dans d’autres pays, elle crée des orphelinats, des écoles et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre ou le sida.

Des femmes pionnières en Tunisie

De l’autre côté de la méditerranée, la Tunisie, pays des grandes civilisations, nous avons également connu plusieurs femmes pionnières comme la Kahena (686-704), une reine guerrière berbère qui unifia les tribus amazigh pour contrer les invasions islamiques. Elle gagna deux batailles face aux musulmans et réussit à régner sur toute l’Ifriqiya pendant cinq ans. Elle sera la seule femme de l’histoire à combattre l’empire omeyyade.

Aziza Othmana (1606-1669) ; petite fille du Sultan Othman Dey et épouse de Hamouda Pacha, est une princesse tunisienne au grand cœur. En effet, elle affranchissait les esclaves et les prisonniers de guerre, offrit la totalité de ses biens au profit d’œuvres caritatives et participa au financement de l’actuel hôpital Aziza Othmana.

Et maintenant, je voudrais parler d’une femme qui a brillé dans la lutte féministe tunisienne, et dont j’ai l’honneur de faire partie de la même famille, Bchira Ben Mrad (1913-1993). Parler du premier mouvement féminin en Tunisie revient inéluctablement à la reconnaissance de Bchira Ben Mrad en tant que première dame à penser, durant les années 1930, à créer une organisation féminine.

Bchira Ben Mrad a fondé en 1936 l’Union musulmane des femmes en Tunisie (Umft), organisme qu’elle a présidé de 1936 à 1956 et c’est en 1936 que cette militante organise la première réunion féministe pour soutenir la cause du mouvement national. Elle a contribué dans une large mesure, à la prise de conscience de la société en général et des femmes en particulier.

Signalons que, dans ce même ordre d’idée, Bchira glorifia Taouhida Ben Cheikh, la première doctoresse arabe musulmane et tunisienne, 1ère dame médecin depuis 1937.

Aujourd’hui, grâce à ces icônes, de plus en plus de femmes qui participent au combat pour l’égalité des sexes et leurs voix se font certainement entendre. J’aimerais dire : que chaque jour soit le jour de la femme  !

Et pour terminer je dirais

« La liberté d’expression, d’opinion, est un chemin que nous devons apprendre à parcourir ensemble »

Mayssa Ben Mrad, élève du Lycée Pilote Hammam-Lif

14 mars 2022 0 comments
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Habiba Nasraoui
Exclusif

Nouveaux paradigmes : finance citoyenne solidaires et participatifs, promotion de la diplomatie sociale et environnementale

by Sahel Tribune 11 mars 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

La mission d’intermédiation bancaire reprend ses lettres de noblesse à l’occasion d’une crise d’ampleur exceptionnelle. On revient aux fondamentaux du métier de banquier : accompagner ses clients et les aider à surmonter des périodes difficiles.

Face à ce nouveau paradigme de la fonction financière, les services financiers en Tunisie deviennent de plus en plus inadaptés, et je pense qu’il est grand temps que le système financier, le paysage financier institué par l’ensemble des réformes amorcées suite au PAS de 1986, soit restructuré et qu’il faut absolument réinstaurer la spécialisation.

Pour plus de détails, téléchargez le document ci-dessous:

Nouveaux-paradigmes-de-Abiba-NasraouiTélécharger

Habiba Nasraoui Ben Mrad

11 mars 2022 0 comments
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Dans le ventre d’un prince
A la UneSeko ni Donko

« Dans le ventre d’un prince » ou l’histoire d’un jeune couple aux relations difficiles

by Chiencoro 11 mars 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

« Dans le ventre d’un prince » est l’une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d’un jeune couple aux relations difficiles. Livre.

L’amour, la culture, les aspirations personnelles, les infidélités, les trahisons et même le développement local sont des thèmes abordés « Dans le ventre d’un prince » de l’écrivaine Aïcha Yatabary, une jeune femme originaire du Mali qui réside en France où elle évolue comme consultante en développement durable.

Le titre de son nouvel ouvrage fait sans doute rappeler celui du célèbre roman de Fatou Diome — «Le ventre de l’Atlantique ». Comme Madické et Salie, héros du roman de Fatou Diome, « Dans le ventre d’un prince » relate les relations difficiles de Mamadou et Aïcha. Dans cette « fresque sur l’appétence spirituelle, idéelle et charnelle », s’apparentant à une autobiographie, Aïcha, moderne et culturellement ancrée dans les traditions de son pays d’origine, rencontre Mamadou, « la quintessence du charme, du charisme et de la virilité », qui deviendra son époux après trois années de fréquentation.

Sous le joug d’un système patriarcal

« Je suis une femme faite pour l’amour, les draps en soie, les envolées lyriques, les palabres intellectuelles, les diamants, les voyages imprévus à l’autre bout du monde, les rêves démesurés, les expériences spirituelles, le fantasmagorique, les truffes noires, le caviar, le chocolat, le café très corsé, l’excellente cuisine », se présente Aïcha de façon imagée. Des mots qui en disent long sur l’aventure amoureuse du jeune couple de Mamadou et Aïcha.

Comme Victor Hugo dans les Contemplations, « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous », à travers son aventure avec cet homme d’affaires ivoirien, nourri d’ambitions politiques, Aïcha égrène les souffrances des femmes de façon générale. « Les femmes maliennes, surtout les femmes rurales, sont sous le joug d’un système patriarcal avec son lot de conséquences sur leur quotidien : difficultés d’accès à l’instruction, à la terre, au pouvoir de décision, et même à la santé », écrit-elle.

Une littérature engagée

Dans le ventre d’un prince, au-delà de la description des souffrances que subissent les femmes dans leur société, est une œuvre qui donne à la femme toute sa grandeur en mettant en lumière son rôle dans le développement. « Les femmes sont les gardiennes de la tradition. Ce sont elles qui organisent les mariages, et toutes autres cérémonies de poids, dans toutes les familles », lit-on dans cet ouvrage de 102 pages sur les vicissitudes de l’amour.

Pour reprendre les mots de l’éditeur, « avec son écriture dynamique, volontaire et assumée, Aïcha Yatabary nous offre une littérature engagée, généreuse et libre qui représente bien les nouvelles plumes africaines, et qui nous transporte et nous ouvre à des perspectives singulières ». Ce qui rend la lecture de cet ouvrage très croustillante. Il se lit d’un trait.

Chiencoro Diarra

11 mars 2022 0 comments
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