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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
ActuAnalyses

[Tribune] Sénégal : des experts partout, mais des forces de proposition nulle part

by Bocar Harouna Diallo 24 janvier 2023
written by Bocar Harouna Diallo 2 minutes read

Bocar Harouna Diallo, chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, analyse dans cette tribune, les espaces publics médiatiques sénégalais. Les débats publics au Sénégal manquent de plus en plus de contenu et de qualité. L’émotionnel prime sur la logique, parce que les véritables spécialistes sont mis de côté au profit des experts qui se croient généralistes.  

Les espaces publics médiatiques sont dominés par l’émotion et la subjectivité. Le recul et l’analyse objective et impartiale ont laissé la place aux sujets futiles et parfois vides de contenus sans aucun impact positif sur le bon fonctionnement du pays. Les débats sont devenus médiocres. Pire, la parole a souffert, car désormais adressée à des haut-parleurs sans arguments scientifiques.

Sortir des ténèbres du sous-développement, de l’impunité, nécessite des efforts de réflexion sans parti pris. Les faits divers sont devenus le centre d’intérêt.

L’objectivité et l’honnêteté

Pourtant, dans ce pays de la Teranga, les populations sont confrontées à des problèmes réels parmi lesquels des problèmes socio-économiques, de l’employabilité des jeunes et de la migration irrégulière ainsi que de la mobilité urbaine et de la transgression maritime. Au Sénégal, le peuple souffre également des effets du changement climatique.

Malheureusement, en suivant les débats publics, nous avons l’impression que ce pays de l’Afrique de l’Ouest manque de vrais sujets de discussion. N’est-il pas plus important de discuter sur les enjeux géopolitiques et stratégiques actuels ? N’est-il pas plus urgent de proposer des pistes de réflexion pour un sénégalais plus prospère et opulent ? N’est-il pas plus crucial de conscientiser le peuple sur le changement climatique et ses effets ?

Une multitude d’interrogations qui traduit toute une déception et toute une incompréhension de l’espace public sénégalais. L’objectivité et l’honnêteté sont des forces qui ne sont malheureusement pas données à tout le monde. Pourtant, au Sénégal, tout le monde est expert dans tous les domaines.

La réaction factuelle

Les programmes des débats télévisés sont animés par des idoles sans verbe ni frein sur le langage. Malheur pour le Sénégal, pays de la Teranga, où on est expert dans tous les sujets. Les scènes de comédie et autres ont enrayé les débats et émissions des cadres et intellectuels de haut standing. Un peuple qui n’apprend rien de ses erreurs, qui oublie vite, qui est trop émotif vivra toujours dans la réaction factuelle.

À la place des confrontations scientifiques avec des spécialistes, on préfère le show. Chaque citoyen a, certes, droit à la parole, mais n’est pas expert qui veut et qui voit le micro.

Le Sénégal regorge de dignes fils ayant une renommée internationale et qui sont distingués par leur savoir-faire. Mais malheureusement, ceux-ci sont minimisés au niveau national.

La restructuration des débats sur des questions essentielles s’impose. On doit plutôt miser sur les ressources humaines en vue de penser, fabriquer et gouverner le pays.

Bocar Harouna Diallo

24 janvier 2023 2 comments
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Force Sabre
ActuSécurité

Sécurité : le gouvernement burkinabè confirme la demande de retrait des troupes françaises

by Mohamed Camara 23 janvier 2023
written by Mohamed Camara 2 minutes read

Ce lundi 23 janvier 2023, le porte-parole du gouvernement burkinabè a confirmé la demande de retrait des forces françaises, dans un délai d’un mois. Alors que le Quai d’Orsay dit attendre jusqu’à présent des clarifications du président de la transition burkinabè.

« Ce que nous dénonçons, c’est l’accord qui permet aux forces françaises d’être présentes au Burkina Faso. Il ne s’agit pas de la fin des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France », a clarifié Jean-Emmanuel Ouédraogo dans une interview sur la télévision publique du Faso.

La libération du pays revient aux burkinabè

Le Burkina Faso abrite actuellement un contingent d’environ 400 membres des forces spéciales françaises, sous le pseudonyme de Force Sabre. Une force basée à Ouagadougou, sur la demande du Burkina Faso, a indiqué le porte-parole du gouvernement de transition sur les ondes de la télévision nationale. « Cette dénonciation est dans l’ordre normal des choses, elle est prévue dans les termes de l’accord militaire », précise Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Depuis 2015, le pays des hommes intègres est plongé dans une crise sécuritaire, notamment dans sa partie septentrionale, théâtre de multiples attaques du groupe Al-Qaïda et l’État islamique. Cette insécurité persiste nonobstant l’intervention de la Force Sabre auprès des Forces de sécurité burkinabé. Une situation qui continue de faire de milliers de morts et près de deux millions de déplacés.

« La vision de la transition aujourd’hui, c’est que ce sont les burkinabè eux-mêmes qui vont consentir les sacrifices pour la libération et la reconquête de notre territoire et surtout pour la refondation », a fait savoir le porte-parole du gouvernement burkinabè.

Clarification du président de la transition à la France

Le ministère des Affaires étrangères français a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) d’attendre toujours des clarifications venant du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, concernant cette demande gouvernementale de retrait des forces françaises.

De même, le dimanche dernier, de son côté le président français, Emmanuel Macron, avait dit d’attendre des mêmes « clarifications » sur cette « éventuelle demande de retrait » des troupes françaises.

À noter que l’accord de défense qui vient d’être dénoncé par les autorités burkinabè lie le Burkina Faso et la France depuis 2018, sous la présidence de Roch Mac Christian Kaboré.

Mohamed Camara

23 janvier 2023 0 comments
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Adama Traoré, acteur et metteur en scène
ActuSeko ni Donko

Adama Traoré, acteur et metteur en scène : « la culture africaine n’est pas figée. Elle est évolutive et se perpétue »

by Mohamed Camara 23 janvier 2023
written by Mohamed Camara 5 minutes read

En vue de célébrer la richesse de la créativité et du patrimoine africain et afro-descendants, chaque 24 janvier, la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante est célébrée. « La culture africaine et afro-descendante est un pont entre le passé, le présent et le futur de l’humanité », disait Audrey Azoulay, directrice de l’UNESCO, lors de la 1re édition de cette Journée, en 2020.

Dans sa 40e session de la Conférence générale en 2019, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a proclamé le 24 janvier, Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante. Une date retenue en vue de magnifier les nombreuses cultures vivantes du continent africain et des diasporas africaines dans le monde. Il s’agit promouvoir ces cultures comme un levier efficace au service du développement durable, du dialogue et de la paix.

L’édition 2023 coïncide non seulement avec beaucoup d’évolutions culturelles à travers le monde, mais aussi de menaces, susceptibles de mettre en mal les cultures mondiales, notamment africaines.

Adama Traoré, président de la Fédération des artistes du Mali, acteur et metteur en scène de renommée internationale, a livré son analyse, à Sahel Tribune, sur la culture africaine et afro-descendante, confrontée à des défis d’actualité.

Sahel Tribune : c’est quoi la culture africaine et afro-descendante ?

Adama Traoré : la culture africaine, sémantiquement, renvoie à l’ensemble des cultures qu’on en partage les Africains. Cette culture comme toutes les autres comme patrimoine immatériel et comme patrimoine matériel.

Quelle différence faites-vous entre les deux cultures ?

Quand nous parlons de culture matérielle, celle-ci regroupe les créations, les fortifications, l’habitat (lieu de prières et de cultes). Par contre, le patrimoine immatériel représente les contes, les chansons, les devinettes jusqu’aux façons de traiter les maladies et les instruments, etc.. C’est l’ensemble des traits caractéristiques et significatifs de tout un peuple.

La culture africaine est très vaste tout comme la culture occidentale. Notre culture, quand on la prend à ses racines avec l’Égypte antique, était une culture qui a toujours été en contact d’autres cultures, d’autres peuples. Elle n’est pas figée. Elle est évolutive et se perpétue.

Vous voulez parler d’un syncrétisme ?

Bien sûr ! À un moment donné de l’histoire, des Africains ont été exportés pour être conduits sur d’autres continents. Le contact avec les cultures de ces pays a créé ce qu’on peut appeler un syncrétisme. C’est la raison pour laquelle, dans ces cultures étrangères, nous retrouvons une grande partie de la culture africaine transportée, que ce soit en Amérique ou en Europe.

En Amérique notamment, on la retrouve à travers le conte, la musique, le gospel, les systèmes de prière et d’adoration (Kondoblen, le Beria, et autre forme de Vodou).

Quelles sont les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la culture africaine ?

C’est surtout l’absence d’autres supports de communication et de diffusion, mais aussi la vitalité d’autres cultures et l’investissement économique de l’État. À un moment donné par exemple, « la culture américaine », surtout hollywoodienne, était devenue une géante culture. Cela, en raison de l’abondance de l’investissement de l’État américain dans la culture. Ce qui avait permis à cette culture américaine de créer des films qui influençaient les comportements des citoyens de plusieurs pays, notamment africains.

Cette forte domination de la culture américaine n’est pas sans impact sur la culture africaine. Il faut ajouter à cette menace la forte présence des religions révélées. Des religions qui nous poussent à abandonner notre culture au profit d’autres, et nous rendent indécis en ce qui concerne la portée et la promotion de nos cultures.

Nous avons également la problématique de la transmission. Comment transmettre cette culture africaine aux jeunes générations ? Alors que notre mode de vie n’était pas entièrement tourné vers la course à l’argent, on passait plus de temps aux côtés des parents. Il y’avait des canaux de communication et de transmission auxquels les novices étaient préalablement initiés.

Aujourd’hui, c’est des choses qui n’existent plus. Les enfants partent très tôt à l’école où la culture telle que nous la connaissons n’est pas enseignée. Au lieu de notre culture, on les fait découvrir des cultures étrangères. Du coup, le syncrétisme qui devrait exister disparait et ces autres cultures prennent le dessus.

C’est cela la décadence de la culture africaine ?

Je vous ai expliqué plus haut que la culture est liée à l’économie. Aujourd’hui dans une grande ville comme Bamako, nous avons tous des comportements différents, en raison de la diversité de nos provenances. Ce qui explique la multiplicité des cultures, une rencontre des cultures, qui s’enrichissent les unes avec les autres. Ce qui est une bonne chose en soi.

Mais le problème qui se pose et qui conduit à cette situation de décadence, c’est le fait de laisser les enfants à eux-mêmes. Dans nos familles, tout le monde sort en laissant les enfants seuls avec la télévision, à travers laquelle des programmes, qui ne reflètent pas nos réalités ni les comportements orthodoxes de notre société, sont diffusés. À force d’imitation, les enfants finissent par embrasser d’autres cultures au détriment de leur culture.

La modernité joue donc en défaveur de notre culture. La mauvaise utilisation des outils de la modernité risque de faire disparaitre notre culture. Chose qu’il faudrait éviter à tout prix.

Qu’est-ce qu’il faut aujourd’hui pour rehausser la culture africaine ?

C’est de mettre cette culture sur les différents supports de communication et de diffusion. Aussi faut-il faire en sorte de promouvoir le collectivisme qui a toujours défini notre culture. Nous étions unis, à chaque occasion. Le soir, on se retrouvait au clair de la lune pour raconter des histoires et des contes. Une pratique qui avait un but et un objectif précis dans notre société.

Aujourd’hui, nous devons mettre à profit la modernité qui gangrène notre culture, en vue de métisser cette culture africaine. Car la modernité engendre d’autres nouvelles cultures au sein de la nôtre. En un mot, c’est à nous de faire la part des choses afin de rehausser la culture africaine.

Mohamed Camara

23 janvier 2023 0 comments
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L-39 Albatros
ActuSécurité

Mali : l’accession à la souveraineté n’est pas un mot, mais un long processus

by Chiencoro 22 janvier 2023
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans le souci de permettre à l’État d’assurer, en pleine autonomie, les besoins primaires des populations, les autorités maliennes de la transition travaillent à la professionnalisation de l’armée nationale, véritable outil de restauration de la sécurité. En vue de conduire le Mali à une véritable souveraineté, des actions sont posées pour hisser le moral des troupes plus haut.

« Pour une Nation, l’accession à la souveraineté ne se limite pas à une date, à un discours, si éloquent soit-il, ni à l’érection d’un monument. C’est un long processus dont le but final est de permettre à l’État d’assurer, en autonomie, les besoins essentiels de l’ensemble de ses citoyennes et citoyens », a déclaré le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. C’était à l’occasion de la réception de nouveaux aéronefs, le jeudi 19 janvier 2023.

Assurer la sécurité de toute la population

Pour concrétiser cette ambition visant le bien-être des populations maliennes, l’armée nationale doit jouer un rôle de premier plan. Il convient de ce fait de construire « une armée d’action, opérationnelle, apte au combat et décisive au moment opportun », selon les mots du chef d’État-major général de l’Armée de l’Air, le général de brigade Alou Boï Diarra. Pour ce faire, les gestes ne manquent pas pour maintenir le moral des troupes plus haut, à travers la mise à leur disposition des équipements modernes, mais aussi l’assistance de la famille des militaires morts pour la patrie. C’est en cela que les autorités maliennes de la transition s’attèlent, depuis leur arrivée à la tête de l’État, en 2020.

Dans son allocution, à la veille du 62e anniversaire de la création de l’armée nationale, le président Goïta a indiqué : « La lutte contre le terrorisme étant un combat multiforme et de longue haleine, notre souci primordial a toujours été de disposer d’un outil de Défense à hauteur de la menace ».

Renforcement et modernisation de l’armée malienne

Les tenants du pouvoir, de véritables hommes de terrain, entendent désormais redonner au Mali et au peuple malien son image d’antan, à travers son armée. Elles ont compris le rôle primordial de l’armée dans le développement socio-économique du pays. Car sans paix ni stabilité, impossible de penser à un développement durable.

Depuis 2020, les forces de Défense et de Sécurité ont été régulièrement renforcées en matériels roulants majeurs, en armements et munitions afin d’augmenter les capacités des unités terrestres, selon le président de la transition, qui explique que « les acquisitions des Forces de Défense et de Sécurité en deux ans de Transition dépassent largement celles des décennies précédentes ».

Galvaniser la troupe

Outre la dotation de l’armée en équipements modernes, les autorités maliennes ne cessent d’assister les familles des militaires tombés sur le champ d’honneur. À leurs yeux, rien ne vaut pour ce pays que la restauration de la sécurité, qui demeure principal objectif des Maliens, qui ont consenti des sacrifices pour ce faire.

Dans ce combat pour une pleine souveraineté, aucun militaire ne sera oublié par la nation reconnaissante. C’est pourquoi lors de la cérémonie de célébration du 62e anniversaire, le Colonel Sadio Camara a délivré des médailles de Mérite national avec Effigie abeille, à titre posthume, à certains militaires tombés en défendant la patrie. La médaille de la Croix de la valeur militaire, la médaille du Mérite militaire, la médaille de Sauvetage et la médaille des Blessés ont également été remises au cours de cette journée de fête de l’Armée aux militants les plus méritants.

En plus de ces remises de décorations, le président de la transition a remis un chèque géant d’une valeur de plus de six milliards de FCFA au ministre de la Défense et des anciens Combattants qui l’a ensuite remis au chef du Service social des Armées.

Des chèques individuels ont également été remis aux ayants droit des militaires tombés sur le champ d’honneur. La visite du président de la transition aux blessés de guerre, à la polyclinique des armées, entre dans le même cadre de galvanisation du moral des troupes.

Tous ces gestes concourent à la restauration de la sécurité au Mali et par ricochet au développement socio-économique du pays, parce qu’ils galvanisent les troupes.

Chiencoro Diarra

22 janvier 2023 0 comments
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Service des urgences de la policlinique des armées
ActuSécurité

62e anniversaire de l’armée malienne : le président Goïta au chevet des blessés de guerre

by Chiencoro 21 janvier 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le cadre de la célébration du 62e anniversaire de la création de l’armée malienne, le président de la transition, le col. Assimi Goïta, a rendu visite aux blessés de guerre auxquelles il a témoigné toute sa considération.

À la polyclinique des armées de Kati, le président malien de la transition a rendu visite aux blessés de guerre avec lesquels il a partagé un repas. Cette visite, qui est intervenue dans le cadre de la commémoration du 20 janvier, fête de l’armée nationale, était une occasion pour le chef de l’État de témoigner toute sa considération et sa satisfaction pour les services que ces hommes ont rendus à la nation. Aussi l’occasion a-t-elle été favorable pour encourager ces blessés de guerre à garder le moral haut afin de permettre au Mali de retrouver plus de sécurité et de paix.

Difficultés de prise en charge des blessés de guerre

Après ce repas avec les blessés de guerre, le Chef suprême des armées a visité les nouveaux blocs du service des urgences de la Policlinique des armées. Des blocs qui entrent dans le cadre du renforcement du plateau technique des hôpitaux de l’armée malienne. Un service non encore opérationnel. 

La visite de ce service avait pour objectif de relever les équipements qui manquent pour son opérationnalisation, non seulement pour le bien de tous les militaires, mais aussi de tous les Maliens. Ce service des urgences vient donc appuyer l’hôpital de Kati qui appuie aussi présentement dans la prise en charge des blessés de guerre.

Malgré cet appui, la nécessité d’avoir un service des urgences pour les armées s’était présentée avec acuité. Car parfois l’hôpital civil de Kati se trouve débordé. Le général de brigade, Mohamed Alpha Diallo, directeur de la Direction centrale du service de santé des armées (DCSSA), à l’issue de cette visite du chef de l’État, a expliqué toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés à chaque fois que des blessés de guerre arrivent.  

« La pacification de tout le territoire national »

Cette infrastructure permettra de faire face à la prise en charge des blessés de guerre. D’ores et déjà, ce service compte deux blocs opératoires bien équipés. C’est seulement le troisième qui reste à équiper.

Nul n’aura été épargné de la fête de l’armée nationale. Une armée qui monte de plus en plus en puissance grâce aux nombreux équipements modernes reçus des autorités de la transition. À l’issue de la cérémonie de commémoration du 62e anniversaire, le chef suprême des armées a rassuré « les forces de défense et de sécurité, de l’appui constant de l’ensemble des autorités de la Transition jusqu’à la pacification de tout le territoire national ».

Contrairement aux autres années, les blessés de guerre ont eu droit de célébrer l’anniversaire de la création de l’armée nationale, en étant surtout en compagnie du chef de l’État.

Chiencoro Diarra

21 janvier 2023 0 comments
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Assimi Goïta
ActuSécurité

Col. Assimi Goïta : « Notre ambition est de faire du Mali Kura, un pays développé, sûr et respecté »

by Sahel Tribune 19 janvier 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une allocution diffusée, ce jeudi 19 janvier 2023, à la télévision nationale (ORTM), à la veille de la fête de l’armée, le président Assimi Goïta a rassuré des efforts déployés pour la sécurisation de tout le territoire national, avec pour ambition de faire du Mali kura, un pays développé, sûr et respecté.

« Chaque génération a des missions historiques à assumer. Le contexte actuel de notre pays est marqué par la lutte contre les groupes armés terroristes, qui ont imposé à notre peuple une guerre qui s’accompagne de souffrances indicibles pour nos populations », a déclaré le colonel Assimi Goïta dans son discours.

« Étendre les espaces contrôlés »

Selon le chef de l’État, la « lutte contre le terrorisme étant un combat multiforme et de longue haleine, notre souci primordial a toujours été de disposer d’un outil de Défense à hauteur de la menace ». Ce qui explique l’adoption de nombreuses mesures, en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail des forces armées maliennes, a-t-il expliqué tout en précisant que le rôle principal de cet outil de défense est la sécurisation des personnes et de leurs biens. D’où la diversification des partenaires, surtout sur le plan militaire.

Le colonel Goïta ne se fait aucun doute. En deux ans de transition, l’armée malienne a été largement mieux équipée que durant des décennies précédentes. « Tout cela se passe dans un environnement géopolitique global complexe dont nous devons avoir une fine lecture afin d’éviter d’être impressionnés par de fausses analyses, qui n’ont d’autres objectifs que de nous maintenir dans la dépendance », prévient le chef suprême des armées. Précisant que les États ne sont motivés que par leurs intérêts, il rassure que le centre de gravité des autorités maliennes est le « peuple malien et notre boussole est la satisfaction de ses intérêts vitaux ».

« Aucune pression infondée ou même de tentative désespérée d’isolement du Mali n’entachera », rassure le colonel Goïta, les trois principes essentiels qui guident les autorités de la transition. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali ; du respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et de la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

Concrétisation de la souveraineté nationale du Mali

Le président de la transition explique que depuis 2020 jusqu’à nos jours, « de nombreuses opérations ont été initiées dans le but de protéger et de soulager les souffrances des populations exposées aux actions perfides des groupes armés terroristes ». Il a cité entre autres : les opérations « Maliko », « Kélétigui » et « Tilé Kura ». Des opérations qui visent à « étendre les espaces contrôlés pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens, facteur de reprise des activités socioéconomiques et du retour durable de l’Administration et des services sociaux de base ».

Selon ses précisions, la militarisation de la police nationale répond au même souci de mieux sécuriser le peuple malien et d’accompagner ce retour de l’administration. Cette réforme, « une des recommandations les plus insistantes des Assises nationales […] participe du renouveau de notre outil de défense ». Aussi permet-elle de « renforcer les effectifs et les capacités des Forces de Défense et de Sécurité, engagées dans une lutte sans répit contre le terrorisme ».

Dans ce discours diffusé sur la chaîne nationale, le président de la transition a indiqué que leur « ambition est de faire du Mali Koura, un pays développé, sûr et respecté ». Il précise que « le 20 janvier symbolise l’affirmation et la concrétisation de la souveraineté nationale du Mali ».

Il invite les populations à soutenir cette dynamique engagée. « Chaque citoyen, à quelque niveau qu’il se trouve, a un rôle à jouer dans la défense nationale », a-t-il affirmé.

La rédaction

19 janvier 2023 0 comments
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De nouveaux aéronefs
ActuSécurité

Mali : des Soukoï 25, des Albatros L39 et des MI8 pour l’armée malienne

by Chiencoro 19 janvier 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

L’armée malienne a reçu, ce jeudi 19 janvier 2023, les clefs de plusieurs nouveaux aéronefs, venus renforcer sa flotte aérienne. La cérémonie de remise officielle a eu lieu à l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako-Senou.

Au seuil du 62e anniversaire de la création de l’armée malienne, les autorités de la transition viennent de mettre à la disposition du chef d’état-major général de l’armée de l’air, les clefs de plusieurs nouveaux aéronefs. Un lot composé d’avions de chasse et d’appui feu de type Soukoï 25, d’avions d’attaque et d’entrainement avancé de type Albatros L39 et d’hélicoptères de manœuvre MI8.  

De nouveaux aéronefs
Réception de nouveaux aéronefs par l’armée malienne, le 19 janvier 2023. Yaya Ouattara/Présidence du Mali.

Capacité de frappe des aéronefs

Le Soukoï 25 de couleur sable, appelé souvent le char volant, est un avion de chasse, d’attaque au sol et de lutte antichar. Quant à l’Albatros L39, il peut parcourir 400 km à l’heure avec un rayon d’action de 300 km. Le MI8 est un hélicoptère de manœuvre tactique conçu pour les missions de transport de troupes, de matériels et d’évacuation sanitaire, de largage, de recherche et sauvetage.

Ces aéronefs robustes, qui viennent s’ajouter aux nombreux autres déjà déployés sur le théâtre des opérations, sont adaptés aux réalités géographiques et à la rigueur climatiques du Mali, selon Alou Boï Diarra. Ils viennent soutenir la montée en puissance de l’armée malienne de façon générale. 

Cette volonté de « moderniser et d’équiper notre armée n’est pas uniquement liée à la crise sécuritaire », mais plutôt au souci d’assurer la sécurité de la population, a précisé le ministre de la Défense et des anciens Combattants. Selon ses explications, l’armée malienne a renoncé volontairement à « toute forme d’interventions militaires expansionnistes ».

La souveraineté ne se limite pas à une date

Après une décennie de crise sécuritaire et de combat, les forces armées maliennes ont connu, au cours de ces deux dernières années, une dynamique de renforcement, de modernisation et d’équipements, a reconnu Alou Boï Diarra. Ces efforts de reconstruction ont été soutenus par les autorités de la transition, qui en ont fait une priorité nationale. Toutefois, le chef d’Etat-Major major général de l’armée de l’air, a rassuré au cours de la réception de plusieurs aéronefs en août 2022, que les autorités maliennes ne veulent point construire « une armée de parade. Nous avons l’ambition de construire une armée d’action, opérationnelle, apte au combat et décisive au moment opportun ».

Aux dires du ministre Sadio Camara, « grâce aux efforts des autorités de la Transition et du peuple malien, les Forces de Défense et de Sécurité du Mali, de nouveau debout et autonomes, inspirent désormais le respect, et présentent une image positive du Mali à tous les partenaires, n’en déplaise aux nostalgiques d’un ordre révolu, qui voudraient que cette vaillante armée reste confinée à un rôle d’éternel assisté ». Convaincu que l’accession à la souveraineté pour une nation « ne se limite pas à une date, à un discours, si éloquent soit-il, ni à l’érection d’un monument », le colonel Camara a précisé qu’elle « est un long processus dont le but final est de permettre à l’État d’assurer, en autonomie, les besoins essentiels de l’ensemble de ses citoyennes et citoyens ».

Après la remise des clefs au chef d’État-major général de l’Armée de l’air et des vols de démonstration du L39, le président de la transition a effectué une visite des aéronefs posés sur le tarmac de l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako.

Chiencoro Diarra

19 janvier 2023 0 comments
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