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Armée malienne
ActuSécurité

Fête de l’armée malienne : face aux menaces terroristes, soutenir la montée en puissance

by Hawa Diaby 19 janvier 2023
written by Hawa Diaby 4 minutes read

Le Mali célèbre, demain vendredi, le 62e anniversaire de la création de son armée nationale. Une commémoration marquée par la lutte implacable contre les groupes armés terroristes et la montée en puissance de cette armée.

20 janvier 1961-20 janvier 2023, l’armée malienne commémore son 62e anniversaire, marqué par une véritable montée en puissance sur le terrain. Depuis l’avènement des autorités actuelles à la tête de l’État, les forces armées maliennes montent de plus en plus à l’offensive, grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et surtout aussi au traitement dû aux familles de soldats tombés sur le champ d’honneur.

Fin de la mise sous tutelle de l’armée

Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise multidimensionnelle, ayant occasionné l’intervention d’une multitude de forces étrangères au Mali : Serval puis Barkhane, Takuba, G5 Sahel, Minusma. Avec l’avènement du colonel Assimi Goïta, les accords encadrant la présence de ces forces ont été, en grande partie, revus. Une révision qui a conduit au départ de ces forces en abandonnant l’armée « loyale et républicaine » du Mali à son sort.

Depuis ces incompréhensions avec les différentes forces qui étaient présentes sous le sol malien, l’armée malienne ne cesse de se doter d’équipements plus modernes afin de faire face au mu des groupes armés terroristes qui infestaient le Nord, le centre et certaines parties du Sud du pays. Une « crise profonde qui concerne malheureusement tout le sahel occidental », explique Niangadou Sissoko, un citoyen malien.

Ce 62e anniversaire de la création de l’armée malienne représente donc la fin de la mise sous tutelle de notre vaillante armée et leur liberté d’action entière sur le territoire national, sur lequel elles ont désormais un contrôle de plus en plus accru. Cette situation rappelle le départ des derniers soldats de l’armée coloniale au moment de l’accession du pays à l’indépendance, notamment de la création de l’armée nationale.

Le corps des militaires tombés

Cette fête d’anniversaire est donc l’occasion pour le peuple malien de réaffirmer son attachement et son soutien indéfectible à ses militaires. « Je tiens à réaffirmer ma solidarité sans faille à l’armée malienne dans sa mission de sécurisation du pays. Elle est la colonne vertébrale de notre pays », précise M’baye Boubacar Kané, étudiant à la Faculté de droit de Bamako.

Selon le sociologue malien Moussa Doumbia, « les FAMA sont nos héros et la patrie malienne leur sera éternellement reconnaissante, a-t-il indiqué. Grâce à l’engagement de tout un chacun et surtout de notre président Assimi Goïta, aujourd’hui nous avons une armée solide ». Selon lui, « Vivre dans les camps militaires, loin des proches, est peu désirable, mais le sacrifice pour la nation n’a pas de prix ».

Toutefois, ce sociologue reconnait que beaucoup d’efforts ont été consentis pour l’amélioration des conditions de l’armée malienne, mais qu’il faut davantage travailler pour rehausser cette armée. « Le gouvernement doit déployer tous les moyens nécessaires pour que désormais le corps des militaires tombés sur le champ d’honneur puisse être retrouvé afin d’organiser des obsèques dignes », en guise de reconnaissance de la nation, a-t-il souligné.

Les veuves et les orphelins de guerre

La fête de l’armée est aussi un moment solennelle pour rendre hommage à tous les soldats tombés pour le Mali. Ces militaires sont des époux, des pères de famille, des frères, des amis, des enfants, qui laissent tout derrière eux et se battre pour la libération du pays.

Ces femmes qui ont perdu leur mari deviennent des veuves, et leurs enfants des orphelins. Afin de compenser les efforts des disparus, la direction du service social des Armées (DSSA) et l’entreprise BE-SAGO appuient fréquemment ces veuves. Lors d’une donation, jeudi 12 janvier 2023, Mme Guindo Aminata Sylla, veuve, a laissé entendre : « Ce geste humanitaire est la preuve de l’agréable considération des citoyens maliens pour les forces de défense et de sécurité. Il démontre une fois de plus l’attention que porte la population à son armée. Certes le vide et le manque d’avoir perdu mon mari est pressant, mais il s’est battu pour le Mali. Ce qui fait de lui un héros du Mali »

Rappelons aussi que le président de la Transition, dans le cadre de ses œuvres sociales, vient fréquemment en aide à ces veuves et orphelins de militaires tombés sur le champ d’honneur.

Hawa Diaby

19 janvier 2023 0 comments
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Présentation de vœux
ActuPolitique

Nouvel An : pourquoi le Mali kura doit perpétuer la traditionnelle présentation de vœux 

by Chiencoro 18 janvier 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans la plupart des pays du monde, le mois de janvier est consacré aux présentations de vœux au chef de l’État. Cette traditionnelle cérémonie est pleine de valeurs. Malgré le contexte particulier du Mali, il convient de perpétuer cette tradition.

Analyser le passé pour mieux éclairer le futur, peut-on dire à propos de l’exercice traditionnel de présentation de vœux, ancré dans le système de gouvernance de la plupart des pays du monde, depuis la nuit des temps. Le Mali ne fait pas exception à cette tradition, dont les origines remontent loin dans l’histoire.

Le « dieu » à deux visages

Dans un article sur les origines du Nouvel An, le site La France pittoresque explique que les Romains avaient coutume de s’offrir du miel et des figues, puis des pièces de monnaie. « Avec les présents, ils se souhaitaient mutuellement toute sorte de bonheurs et de prospérité pour le reste de l’année », lit-on dans ledit article. Le Jour de l’An était un jour de fête, dédié « au dieu Janus, qu’on représentait à deux visages, l’un devant et l’autre derrière, comme regardant l’année passée et la prochaine ».

C’est cette tradition historique qui demeure pressante dans la plupart des systèmes politiques du monde, où les débuts de Nouvel An sont animés généralement par un cortège de présentation des vœux. Au Mali, cette période, notamment au mois de janvier, le président de la République reçoit à tour de rôle, les représentants des familles fondatrices, des autorités religieuses ainsi que des forces vives de la nation. Aussi reçoit-il les institutions de la République, les autorités administratives indépendantes, les membres du gouvernement, les organisations professionnelles des médias ainsi que des chefs d’État-major général des armées et les directeurs des services centraux des armées.

Le chef de l’État reçoit également le corps diplomatique, consulaire ainsi que des organisations internationales pour la même circonstance. Cet exercice s’achève généralement par les vœux du personnel de la présidence. 

Apprendre du passé et mieux cerner le futur

Ces séances, loin d’être des exercices vains, sont des occasions particulières pour chaque acteur concerné, non seulement pour faire le bilan de l’année écoulée, mais aussi pour annoncer des perspectives pour la nouvelle année et enfin formuler des doléances auprès du chef de l’État.

Cette cérémonie, contrairement à ce que croient certains esprits pensant, est loin d’être une perte de temps. Elle offre l’opportunité de porter des analyses diverses que variées sur la situation globale du pays : politique, économique, sociale, religieuse, éducative, environnementale, sécuritaire. Elle est généralement aussi le lieu de portée des analyses plus détaillées sur les activités, les difficultés ainsi que les avantages de chaque secteur clé dans le fonctionnement de l’État. Des analyses susceptibles de guider les prises de décisions au niveau institutionnel face à des situations souvent délicates auxquelles des populations pourraient être confrontées.

Les cartes de vœux dans le Mali Kura

Cette traditionnelle présentation des vœux offre donc l’occasion au chef de la première institution de la République de mieux cerner certaines réalités dans les différents secteurs. Et de se préparer en conséquence à affronter les éventuelles situations pouvant découler de certains de ces problèmes restés longtemps méconnus et non résolus.

Vu toute son importance, dans un pays comme le Mali, qui se trouve en phase de refondation afin de donner naissance au « Mali Kura », il convient de perpétuer une telle pratique qui donne une vue d’ensemble aux décideurs sur chaque secteur de la nation. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, les urgences s’entassent : crise sécuritaire, économique, sociopolitique, diplomatique. À travers cette traditionnelle cérémonie, les décideurs sont mieux informés des activités menées par chaque acteur pour l’atteinte des objectifs.

Chiencoro Diarra  

18 janvier 2023 0 comments
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Bloom Consulting Country Brand Ranking Trade
Actu

Commerce : le Mali, 1er pays le plus attractif dans la Zone Uemoa, 2e de la zone Cédéao et 15e du continent

by Chiencoro 17 janvier 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Malgré les effets de la pandémie de Covid-19 et des sanctions de la Cédéao et de l’Uemoa, le Mali est classé 1er pays le plus attractif pour le commerce dans la Zone Uemoa, 2e de la zone Cédéao et 15e du continent africain.

Dans l’édition commerciale 2023 du classement des marques nationales 2022 (Bloom Consulting Country Brand Ranking Trade), le Mali est classé, pays le plus attractif pour le commerce dans la zone Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il est deuxième dans la zone de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sur le plan continental, ce pays ouest africain est classé 15e.

La vision des autorités a porté ses fruits

Ce résultat est la preuve de l’engagement constant des autorités maliennes de la transition, qui se sont battues contre vents et marrées pour stabiliser l’économie du pays. Certes, cette édition 2023 du Bloom Consulting Country Brand Ranking Trade ne montre pas encore les effets de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie mondiale, mais plutôt des effets de la pandémie de Covid-19. En plus des impacts de cette maladie, il convient de noter que l’économie malienne a subi de plein fouet les effets des sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » de la Cédéao et de l’Uemoa.

Selon Bougadari Doumbia de la Direction générale de la Concurrence et du Commerce (DGCC), « Ce classement effectué par une agence de notation indépendante illustre que malgré les chocs, notamment la hausse des prix à l’international, la vision des plus hautes autorités à renforcer la résilience de notre économie » a porté ses fruits. Il a également salué le dynamisme des acteurs économiques.

Prévisibilité dans les opérations d’import-export

Ce résultat, qui fait l’honneur de tous les acteurs de l’économie malienne et par ricochet des plus hautes autorités de la transition, est tributaire de certaines initiatives, notamment les procédures de plus en plus transparentes et digitalisées comme le « trade portal » et le guichet unique de la DGCC, de l’Agence pour l’investissement (API). Aussi faut-il ajouter l’adoption en cours de plusieurs mesures de facilitation des échanges, l’interconnexion des systèmes informatiques DGCC-DGD-DGI. Ces nombreuses initiatives apportent de plus en plus de prévisibilité dans les opérations d’import-export.

Les efforts doivent donc se poursuivre dans le sens de l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce des marchandises ; la libéralisation progressive du commerce des services ; la protection des investissements productifs, de droits de propriété intellectuelle et de l’application effective de la politique de concurrence. A ceux-ci, M. Doumbia ajoute le développement progressif des infrastructures d’appui au commerce, et la mise en œuvre effective des réformes dans le domaine douanier et l’application effective des mesures de facilitation des échanges.

Chiencoro Diarra

17 janvier 2023 0 comments
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Bioplastiques
ActuClimat et environnement

Exposition alimentaire au plastique, méfions-nous des fausses solutions de remplacement

by Sahel Tribune 17 janvier 2023
written by Sahel Tribune 7 minutes read

La pollution plastique est omniprésente dans nos environnements, y compris nos lieux de vie et de travail. Et elle est désormais largement médiatisée, notamment à travers des reportages rapportant la contamination des océans par des macroplastiques.

Les images frappantes de cette pollution peuvent paraître loin de nous, mais elles ne doivent pas occulter qu’en lien avec cette pollution médiatisée, une autre contamination, invisible, existe et affecte l’être humain et les écosystèmes : celle des microplastiques et des nanoplastiques.

Cette contamination provient de l’érosion des macroplastiques qui conduit à la formation de particules plus petites. Dans la littérature scientifique, les microplastiques sont souvent définis comme des particules dont les tailles ou dimensions ne dépassent pas 5 mm, sans limite inférieure définie.

Pour les nanoplastiques, celles-ci ne doivent pas être supérieures à 0,1 micron soit 1/10000e de millimètres. De manière assez instinctive, il était facile d’anticiper que les particules les plus petites puissent pénétrer dans les organismes, mais cette démonstration n’avait jamais été faite jusqu’à récemment.

Des microplastiques dans le sang humain

En 2022, une étude entreprise par plusieurs équipes néerlandaises a démontré pour la première fois la présence de microplastiques dans le sang humain de 22 volontaires sains à une concentration moyenne de 1,6 mg/L.

Cette détection concerne des plastiques de nature très différente : le polyéthylène téréphtalate (PET), qui compose par exemple les bouteilles d’eau, le polyéthylène, utilisé pour produire des contenants alimentaires, et le polystyrène, employé pour emballer les produits frais et pour les pots de yaourt par exemple.

Il est à noter que l’étude s’est uniquement focalisée sur des particules dont la taille est supérieure à 700 nm et qu’aucune information n’est encore disponible pour les particules de taille inférieure, dont de nombreuses formes de nanoplastiques.

Des effets sanitaires chez l’animal

Si aucun effet sur la santé chez l’être humain n’est associé à ces observations dans cette étude, des travaux menés chez l’animal ou à l’aide de modèles cellulaires (pour certains, humains) rapportent de nombreux effets biologiques des microplastiques dont des lésions cellulaires, un stress oxydant ou des dommages à l’ADN.

Ces effets pourraient être liés aux microplastiques eux-mêmes, mais aussi à des substances véhiculées par ceux-ci, les microplastiques servant alors de vecteurs. Certaines de ces substances rentrent dans la composition même de certains plastiques, comme des bisphénols ou des phtalates.

Globalement, cette contamination peut se traduire par des processus inflammatoires ou fibrosants, effets déjà observés chez l’être humain via d’autres voies d’entrée telles que les voies aériennes avec le poumon comme cible chez les travailleurs de l’industrie plastique.

Migration dans l’aliment ou la boisson

Comment expliquer cette contamination de volontaires sains ? Elle provient tout simplement de la chaîne alimentaire, bien que cette voie d’exposition aux microplastiques soit encore difficile à caractériser ou à quantifier avec des résultats extrêmement variables allant de 0,2 mg par an à 0,1-5 g par semaine.

De très nombreuses études (plus de 1000) démontrent toutefois clairement une migration dans l’aliment ou la boisson de plusieurs molécules depuis les plastiques à leur contact. C’est le cas par exemple des bouteilles de sport réutilisables en plastique qui relarguent de très nombreux composés, d’autant plus que ces contenants sont lavés au lave-vaisselle.

Une manière efficace de prévenir les risques que pourrait représenter la présence de microplastiques et de nanoplastiques pour notre santé serait de réduire les expositions, en particulier au niveau du bol alimentaire. Une évolution des pratiques à l’échelle de chaque consommateur est essentielle, notamment pour les organismes les plus vulnérables comme les embryons, les fœtus, les jeunes enfants ou les adolescents dont les systèmes de détoxication sont immatures et pour lesquels les processus de développement sont en cours.

D’autant plus que l’exposition de ces populations par unité de masse corporelle est plus élevée que celle d’un adulte, majorant les risques pour leur santé.

Pistes de pratiques plus vertueuses

Un tel changement passe par la réduction de la consommation de produits transformés ou bruts emballés, la moindre utilisation de contenants en plastique ou composés en partie de plastique (type gobelet en carton, cartons de pizzas) ou la diminution du stockage ou de la cuisson ou du réchauffage d’aliments dans des contenants en plastique – par exemple par utilisation d’un four aux micro-ondes.

Car il est bien démontré que la chaleur favorise la détérioration des composants en plastique et leur migration des particules dans les aliments.

Ces pratiques vertueuses permettraient aussi de baisser la charge globale de notre environnement et de nos écosystèmes en micro et nanoplastiques conduisant naturellement à une diminution de la contamination de notre bol alimentaire.

En 2025, un versant de la loi « Egalim » s’appliquera à la restauration collective (spécialement les cantines scolaires) avec l’interdiction des contenants en plastique à usage unique.

Pour quelles alternatives ? Le choix de matériaux de substitutions comme le verre, l’acier inoxydable ou les contenants en cellulose (composant de la paroi des végétaux), bambou ou bioplastiques, revient aux communes.

L’illusion des bioplastiques

Les contenants en bioplastique constituent une solution de remplacement pratique, largement utilisée par l’industrie agroalimentaire, en raison d’un poids plus léger que les contenants historiques et supposés inertes en inox ou en verre.

En quoi consistent ces matériaux ? Les bioplastiques sont issus de plantes mais sont mélangés à des matériaux synthétiques afin d’obtenir des produits dont l’étanchéité est équivalente à celle des plastiques classiques.

Contenant en plastique
Parmi les bioplastiques produits aujourd’hui, moins de la moitié (44 %) sont biodégradables en raison de leur nature chimique. Shutterstock

Du fait de leur préfixe « bio », ils donnent au consommateur l’illusion d’un produit naturel et sans risque pour la santé. Sur le plan réglementaire, ils devraient subir les mêmes tests que les autres contenants en plastique, et leur migration vers le contenu alimentaire est aussi limitée à 60 mg/kg de denrées.

Malheureusement, un nombre restreint de tests (principalement sur les effets sur l’ADN) sont réalisés et aucun n’est entrepris quant à leurs potentiels effets de perturbateurs endocriniens. Ainsi, leur innocuité pour l’être humain n’est aucunement prouvée au regard de la littérature scientifique la plus récente. Enfin, pour ce qui est de leur biodégradabilité, elle génère dans tous les cas des microplastiques.

Gare aux « alternatives »

Ces éléments sont importants à rappeler dans un contexte où des alternatives sont parfois proposées pour limiter l’impact environnemental de toutes formes de pollutions (biocarburants, hydrogène « vert », cigarettes électroniques…) sans une évaluation correcte et aboutie de leur effet propre. Ainsi, le remplacement du bisphénol A par d’autres bisphénols (S, F…) soulève de nombreux questionnements dans la communauté scientifique, du fait des propriétés analogues ou des effets néfastes de ces substituts qui sont de plus en plus décrits.

Compte tenu de leur origine et de leur mode de fabrication, il apparaît légitime que la question soit aussi posée pour les « bioplastiques », afin que le grand public ne devienne pas à ses dépens source de contamination de l’environnement en voulant pratiquer des écogestes. L’ajout de sacs plastiques à usage unique dits « biodégradables » ou « compostables » dans les composteurs domestiques devrait ainsi être proscrit, estime l’Anses, la dégradation totale de ces produits n’étant pas garantie lors du processus de compostage.

Nous considérons que les collectivités devraient également être bien informées de la nature des bioplastiques utilisés pour la restauration collective, afin de prendre les décisions politiques plus adaptées sur ce dossier qui concerne des millions de personnes dont des enfants, particulièrement vulnérables aux expositions environnementales.

Xavier Coumoul, Professor of Toxicology and Biochemistry, Université Paris Cité; Jean-Baptiste Fini, Professeur du MNHN, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN); Nicolas Cabaton, Chercheur en Toxicologie, Inrae et Sylvie Bortoli, Ingénieure de Recherche, Université Paris Cité

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
17 janvier 2023 0 comments
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Croissance économique
Actu

Perspectives économiques : en Afrique subsaharienne, la croissance devrait atteindre 3,6 % en 2023

by Fousseni TOGOLA 16 janvier 2023
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Selon les dernières perspectives économiques mondiales, en Afrique subsaharienne, la croissance économique devrait se modérer pour s’établir à 3,6 % en 2023, puis monter à 3,9 % en 2024.

Les aléas climatiques, les perturbations de l’approvisionnement aggravées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la fragilité et l’insécurité accrues et, dans certains pays, de fortes dépréciations monétaires, ont intensifié les tensions sur les prix des denrées alimentaires, déjà importantes avant la pandémie, notent les dernières Perspectives économiques mondiales. Ce nouveau rapport explique qu’en Afrique subsaharienne, la croissance s’est nettement ralentie en 2022, pour s’établir à 3,4 %. « Les fortes augmentations du coût de la vie conjuguées à la faiblesse de la demande extérieure et au resserrement des conditions financières mondiales ont freiné la reprise post-Covid dans de nombreux pays », explique-t-on.

« La crise qui menace le développement s’aggrave à mesure que les perspectives de croissance mondiale se dégradent », déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass. 

Situation des trois plus grandes économies de la région

« L’année dernière, l’inflation des prix alimentaires a dépassé 20 % dans plus d’un quart des pays, ce qui a ralenti la progression des revenus réels et de la demande des consommateurs et aggravé encore l’insécurité alimentaire », précise ce rapport publié par la Banque mondiale. Dans les pays exportateurs de métaux, le ralentissement de la croissance mondiale et la chute des prix des produits de base non énergétiques ont pesé sur l’activité économique de l’Afrique subsaharienne.

Dans près de la moitié des économies de la région, la précarité des situations budgétaires due à la pandémie a persisté. L’année dernière, la dette publique était supérieure à 60 % du PIB, précise la même source, qui souligne que « la viabilité de la dette s’est encore détériorée dans de nombreux pays non producteurs de pétrole, entraînant une hausse des coûts d’emprunt, des sorties de capitaux et une dégradation de la cote de crédit ».

La croissance des trois plus grandes économies d’Afrique subsaharienne — l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria — « s’est fortement contractée pour ressortir à 2,6 % seulement en 2022 ». L’Afrique du Sud, deuxième économie de la région, « n’a enregistré qu’une croissance de 1,9 % en raison de l’aggravation des pénuries d’électricité et du renforcement des politiques de rigueur pour juguler l’inflation », explique ce nouveau rapport.

En Angola, les cours élevés du pétrole et la stabilité de la production pétrolière ont permis un rebond de 3,1 %, souligne-t-on.

Quant au Nigéria, premier producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, la croissance a continué « de s’affaiblir en raison de l’intensification des problèmes de production dans le secteur pétrolier ».

Des perspectives et des risques

Les Perspectives économiques indiquent que « l’inflation dans ce pays a dépassé 21 % en 2022, son niveau le plus élevé depuis 17 ans ». L’accès des populations vulnérables aux denrées alimentaires s’est encore détérioré en raison « des perturbations dans le secteur agricole et des déplacements de population massifs provoqués par de récentes inondations dévastatrices ».

Au cours de cette année 2023, la croissance économique dans cette région africaine devrait atteindre 3,6 % pour s’élever à 3,9 % en 2024. Le revenu par habitant ne devrait augmenter que de 1,2 % en moyenne en 2023 — 2024, déplore les auteurs de ce rapport, qui estiment que ce taux est trop faible par « rapport aux progrès nécessaires pour réduire durablement la pauvreté et compenser les pertes de revenus consécutives à la pandémie ». Selon les estimations, dans près de 40 % des pays, y compris les trois plus grandes économies de la région, le revenu par habitant n’aura pas retrouvé son niveau antérieur à la pandémie même d’ici à la fin de 2024.

De nombreux risques ressortent de cette situation économique. La chute brutale des cours des matières premières et le blocage de la croissance des exportateurs de pétrole et de métaux industriels d’Afrique subsaharienne. Il pourrait également y’avoir une hausse des coûts d’emprunt et un risque accru de surendettement dans de nombreuses économies de la région. Il faut ajouter à ceux-ci, le risque d’une flambée des prix des denrées et l’aggravation de l’insécurité alimentaire, ainsi que la perturbation de l’agriculture et le retard dans les grands projets d’infrastructure et d’exploitation minière dans certains pays.

Selon Ayhan Kose, directeur de la cellule perspective de la Banque mondiale, souligne : « Sans une croissance forte et soutenue de l’investissement, il est tout simplement impossible de faire des progrès significatifs dans la réalisation des objectifs de développement et de lutte contre le changement climatique ».

Fousseni Togola

16 janvier 2023 0 comments
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Cortège de mariage
Actu

Mali : les cérémonies sociales ne connaissent pas la cherté de la vie

by Hawa Diaby 16 janvier 2023
written by Hawa Diaby 2 minutes read

Les effets délétères de l’économie malienne sont ressentis dans les secteurs et sur d’innombrables activités au Mali. Les cérémonies sociales ne connaissent pas cette cherté de la vie.  

« Les dimanches à Bamako c’est les jours de mariage », chantaient le duo Amadou et Mariam, décrivant tout le folklore, à l’occasion des cérémonies de mariage. Au Mali, l’organisation des cérémonies sociales, tels que le mariage ou le baptême coûte très cher au portefeuille des ménages. Des millions de francs CFA sont engloutis dans ces festivités. Malgré la cherté de la vie, ces pratiques ont la peau dure.

Trois faits à retenir

Les sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africains (Uemoa) ont considérablement affecté les ménages maliens. Ces sanctions sont venues s’ajouter aux effets de la pandémie de la Covid-19. À tous ceux-ci sont venus se greffer les impacts de la guerre opposant la Russie à l’Ukraine. La conjugaison de ces crises s’est sentie sur le marché malien, par l’augmentation du prix des denrées de première nécessité.

Malgré cette cherté de la vie en raison de l’affectation de l’économie du pays par les effets conjugués de ces nombreuses crises, les Maliens n’ont pas réussi à rationaliser l’organisation des cérémonies sociales. Les festins, l’achat et le port des uniformes, l’organisation des diners, les cortèges, n’ont connu aucun répit malgré la situation économique délétère du pays. Toutes ces activités, notamment les grands cortèges, à une période où le carburant était quasiment devenu une denrée rare, nécessitent des moyens colossaux.  

 « Le bonheur n’a pas de prix »

« La cherté de la vie est ressentie dans tous les aspects de la vie, excepté les cérémonies de mariages. Chaque marié veut la plus belle robe, le plus beau mariage », a expliqué M’baye Boubacar Kané, sociologue et spécialiste en droit. Celui-ci déplore que généralement, les familles, malgré leur situation financière peu reluisante, fassent tout le possible pour faire mieux que leur voisin.

Ces cérémonies sociales voient donc naître dans la société, une sorte de concurrence, de rivalité, dans l’organisation desdites festivités. On oublierait même finalement que les familles n’ont pas le même contenu dans leur portefeuille.  

En dépit de la cherté de la vie, Adama Haïdara, gestionnaire de parc automobile à Bamako, a dépensé près de cinq millions dans l’organisation de son mariage. Celui-ci estime que « le bonheur n’a pas de prix ». Selon ses précisions, bien que les temps soient durs, toutes ces dépenses pour l’organisation du mariage en valent la peine.  

Le paraître semble très important aux yeux du Malien. De ce fait, il sera difficile de sentir la cherté de la vie dans les cérémonies sociales, notamment le mariage.

Hawa Diaby

16 janvier 2023 0 comments
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Analyse clinique sur le traitement du paludisme
Actu

Établissements sanitaires : l’électrification croissante est essentielle pour sauver des vies

by Fousseni TOGOLA 15 janvier 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Un nouveau rapport, publié le 14 janvier 2023, par des organisations, dont la banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tirent la sonnette d’alarme sur la problématique de l’électrification des établissements sanitaires.

« L’accès à l’électricité est essentiel pour la fourniture de soins de santé de qualité, de l’accouchement à la gestion des urgences comme les crises cardiaques, en passant par la vaccination vitale », explique un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la Banque mondiale, de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et de Sustainable Energy for All (SEforAll).

Plus de 1 établissement de santé sur 10, privé d’accès

Intitulé « Dynamiser la santé : accélérer l’accès à l’électricité dans les établissements de soins de santé », ce rapport conjoint indique que l’accès des établissements de santé à des sources d’énergie fiables permet l’alimentation et la stérilisation des équipements médicaux essentiels. Aussi les cliniques peuvent-elles préserver les vaccins vitaux et les agents de santé effectuer des interventions chirurgicales essentielles ou accoucher comme prévu. Pourtant, près de « 1 milliard de personnes dans le monde sont desservies par des établissements de soins de santé sans approvisionnement fiable en électricité ou sans électricité du tout », précise-t-on.

En Afrique subsaharienne, plus de 1 établissement de santé sur 10 n’a aucun accès à l’électricité, selon le rapport, tandis que l’électricité n’est pas fiable pour la moitié des établissements en Afrique subsaharienne.

La différence entre la vie et la mort 

Ce nouveau rapport, publié le 14 janvier 2023, attire l’attention des décideurs politiques sur l’importance capitale de l’électricité dans les établissements sanitaires. « L’électricité est nécessaire pour alimenter les appareils les plus élémentaires — des lumières et des équipements de communication à la réfrigération, en passant par les appareils qui mesurent les signes vitaux comme le rythme cardiaque et la pression artérielle — et est essentielle pour les procédures de routine et d’urgence », lit-on dans un communiqué dont nous avons eu copie.

Ce rapport précise que sans électricité fiable dans tous les établissements de soins de santé, la couverture sanitaire universelle ne peut être atteinte. Selon Dr Maria Neira, sous-directeur général par intérim pour des populations en meilleure santé à l’OMS, « L’accès à l’électricité dans les établissements de santé peut faire la différence entre la vie et la mort ».

Fousseni Togola

15 janvier 2023 0 comments
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