vendredi, 31 juillet 2026
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Traite, pédophilie, prostitution forcée  : la Justice ordonne une répression contre les réseaux d’exploitation sexuelle de mineurs

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Dans un communiqué publié le 29 juillet, Mamoudou Kassogué dénonce l’existence de réseaux criminels utilisant les plateformes numériques pour recruter et exploiter des mineurs, et annonce des instructions fermes adressées à l’ensemble des parquets du pays.

Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a rendu public, le 29 juillet, un communiqué alertant sur l’existence de réseaux criminels organisés se livrant à l’exploitation sexuelle de mineurs et à des faits qu’il qualifie de « dépravation de nos mœurs ». Le texte fait état de groupes constitués via les réseaux sociaux et les messageries instantanées, utilisés pour mettre en relation des victimes mineures avec leurs agresseurs.

Des faits qualifiés de graves infractions pénales

Le ministre évoque des victimes parfois âgées de 12 à 13 ans, ainsi que des déplacements organisés vers des zones d’exploitation minière et vers d’autres pays à des fins d’exploitation sexuelle. Il rappelle que ces agissements sont susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales prévues par le code pénal malien, parmi lesquelles l’outrage public à la pudeur, le viol, la pédophilie, l’incitation à la débauche, la prostitution forcée, le proxénétisme, le détournement de mineurs, la corruption de la jeunesse, le tourisme sexuel, la traite de personnes ou encore le trafic illicite de migrants. Le communiqué précise également que la mise en scène, la diffusion ou le commentaire inapproprié de contenus de cette nature sur les réseaux sociaux constituent des infractions distinctes, relevant du droit de la cybercriminalité.

Le garde des Sceaux qualifie ces pratiques de phénomènes « importés d’ailleurs », qu’il juge incompatibles avec les valeurs de la société malienne et de nature à compromettre l’avenir de la jeunesse du pays.

Des instructions fermes adressées aux parquets

Le ministre indique avoir instruit l’ensemble des procureurs généraux, procureurs de la République, juges de paix, officiers et agents de police judiciaire du pays de sévir avec la plus grande rigueur contre les auteurs, coauteurs et complices de ces actes. Il appelle par ailleurs les parents, éducateurs, propriétaires d’immeubles, bailleurs, gérants d’appartements meublés, tenanciers de bars et d’hôtels, ainsi que l’ensemble des citoyens, à faire preuve d’une vigilance accrue pour la protection des enfants et à dénoncer aux autorités compétentes toute situation suspecte.

Ce communiqué s’inscrit dans une série d’interventions récentes du ministère de la Justice sur des questions de moralité publique, quelques semaines après la circulaire relative à l’application de l’interdiction de la chicha. 

Sahel Tribune 

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