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Samanko : comment le président de la Transition redresse une injustice foncière majeure

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Une Transition engagée contre l’injustice pose les bases d’un Mali plus équitable, entre urbanisme planifié et sauvegarde des terres agricoles stratégiques.

La Transition malienne, placée sous la houlette d’un Président pour qui l’injustice est une abomination, poursuit son œuvre de redressement. Lors du Conseil des ministres du 13 novembre 2024, deux décrets ont été adoptés, illustrant la volonté de remettre de l’ordre dans des secteurs clés : l’urbanisme et la gestion des terres agricoles. Ces décisions témoignent d’un engagement ferme à corriger les injustices et à poser les bases d’un développement durable.

Koutiala : une ville en quête d’harmonie

Avec l’approbation du Schéma Directeur d’Urbanisme de la ville de Koutiala, la Transition marque un jalon pour l’organisation et le développement harmonieux de cette agglomération. Ce schéma, qui s’étend sur 20 ans, ne se limite pas à de simples plans sur papier : il constitue une véritable boussole pour orienter la croissance de la ville. Habitat, voirie, réseaux, équipements et environnement sont passés au crible pour éviter l’expansion anarchique et garantir une meilleure qualité de vie à ses habitants.

Koutiala, capitale régionale et poumon économique, mérite une telle planification. Avec une population de plus de 211 000 habitants en 2022, ses défis sont immenses. En adoptant ce schéma, le gouvernement reconnaît que les projets urbains ne peuvent se concevoir sans vision, ni consensus. Il impose également des normes claires, opposables à tous, y compris à l’État. C’est un exemple d’autorité régulatrice au service des citoyens.

Samanko : une injustice réparée

L’autre décision majeure concerne les terres agricoles de Samanko. Ces 418 hectares, initialement destinés à la recherche agronomique, avaient été détournés de leur vocation. Morcelées et attribuées illégalement à des individus et sociétés, ces terres étaient devenues le symbole des abus et de la gabegie qui gangrènent la gestion foncière au Mali depuis des années.

En réaffectant ces terres au ministère de l’Agriculture, le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, corrige une injustice flagrante. Ces terres, désormais sous l’égide de l’Institut d’Économie Rurale, retrouveront leur vocation première : promouvoir la recherche agronomique, expérimenter de nouvelles cultures, et développer la mécanisation agricole. Cette action, qui s’accompagne de compensations pour les anciens occupants, incarne une vision tournée vers la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale.

Une réforme foncière ambitieuse

Dans le cadre de ces réformes, les autorités viennent également d’initier une opération d’immatriculation systématique des parcelles sur l’ensemble du territoire. Cette opération, qui débutera à Bamako, vise à simplifier le passage de titres provisoires à titres fonciers, seul acte de propriété garanti par l’État. Les détenteurs de titres provisoires auront dix ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle loi.

Cette réforme traduit une volonté de clarifier et de sécuriser les droits fonciers, un domaine longtemps miné par les conflits, les abus et les incertitudes. En renforçant la légitimité des titres fonciers, l’État entend non seulement protéger les propriétaires, mais aussi instaurer une transparence indispensable au développement urbain et rural.

La lutte contre l’injustice au cœur de la Transition

Le Président de la Transition ne cesse de rappeler que la justice sociale et institutionnelle est une priorité. En s’attaquant à la dilapidation des terres agricoles, au désordre urbain, et en clarifiant les droits fonciers, il envoie un signal clair : le Mali ne peut prospérer sur des fondations gangrénées par l’injustice. Ces décisions ne sont pas des cas isolés, mais des jalons dans une lutte plus vaste contre la corruption, le népotisme et les privilèges indus.

La justice, ici, dépasse le simple cadre juridique. Elle devient une dynamique de refondation, un levier pour restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Elle s’appuie sur une gestion transparente et équitable des ressources, qu’il s’agisse des sols urbains ou des terres agricoles. En agissant ainsi, le gouvernement inscrit ses décisions dans une perspective historique de rectification.

Des choix porteurs d’avenir

La gestion responsable de l’urbanisme, des terres agricoles et des droits fonciers est cruciale pour l’avenir du Mali. Le Schéma Directeur d’Urbanisme de Koutiala garantit un développement cohérent, qui anticipe les besoins des générations futures. De son côté, la réaffectation de Samanko est un investissement stratégique pour la sécurité alimentaire, dans un pays où l’agriculture reste le pilier de l’économie. L’immatriculation systématique des parcelles, quant à elle, promet de réduire les conflits fonciers et de moderniser la gestion des terrains.

Ces décisions, bien que techniques en apparence, sont éminemment politiques. Elles reflètent une volonté de rompre avec les pratiques anciennes, de tourner la page des abus, et d’ancrer le pays dans une dynamique de progrès. Mais elles appellent aussi à une vigilance accrue. Si les textes sont essentiels, leur application rigoureuse est la clé de leur réussite.

Une Transition scrutée

Cependant, le défi demeure. Ces décisions s’inscrivent dans un contexte de Transition où chaque action est observée à la loupe, tant par les Maliens que par la communauté internationale. Le Président de la Transition et son gouvernement devront prouver que ces mesures ne sont pas de simples symboles, mais le début d’un changement systémique.

Les enjeux sont de taille. L’urbanisme doit devenir un levier de modernisation et de justice sociale, et non un terrain de spéculation. L’agriculture, elle, doit être protégée contre les appétits privés pour garantir la souveraineté alimentaire. Et les réformes foncières doivent offrir une sécurité juridique durable pour les propriétaires.

Vers un Mali plus juste

L’action du gouvernement illustre une volonté de mettre fin à l’arbitraire et aux privilèges. Ce sont des pas courageux vers un Mali plus juste, où chaque citoyen peut espérer bénéficier des ressources du pays sans craindre d’être écrasé par les abus des puissants.

Si le Président de la Transition a horreur de l’injustice, comme il le répète souvent, ces décisions en sont une preuve éclatante. Mais pour que cette horreur se traduise en réalité durable, il faudra plus que des décrets : il faudra une mobilisation collective pour protéger les acquis et poursuivre le chemin de la rectification.

Alassane Diarra 

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