Les autorités nigériennes ont annoncé la création de l’Observatoire des droits de l’homme et des libertés fondamentales (ONDH/LF), institué par ordonnance du général Abdourahamane Tiani. Chargée notamment de visiter les lieux de détention et de prévenir les mauvais traitements, cette nouvelle institution ne pourra toutefois pas effectuer de visites au Conseil de sécurité d’État.
Les autorités nigériennes ont annoncé mercredi 14 octobre la création d’un Observatoire des droits de l’homme et des libertés fondamentales (ONDH/LF). L’annonce figure dans un communiqué de la présidence de la République diffusé à la télévision publique, selon lequel le président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a signé une ordonnance relative à ce nouvel organe.
Le communiqué indique que l’observatoire a pour mission de « protéger et promouvoir les droits de l’homme ».
Des visites dans les lieux de détention, avec une exception
Parmi ses attributions, l’observatoire doit notamment « contribuer au respect des droits de l’homme dans les lieux de détention à travers des visites régulières ou inopinées, à l’exception du Conseil de sécurité d’État », et formuler des recommandations aux autorités compétentes.
contribuer au respect des droits de l’homme dans les lieux de détention à travers des visites régulières ou inopinées, à l’exception du Conseil de sécurité d’État
L’observatoire doit aussi examiner régulièrement la situation des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires, afin de renforcer, le cas échéant, leur protection contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Une institution de la transition
Le nouvel observatoire fait partie des institutions de transition prévues par la « Charte de la Refondation », qui tient lieu de Constitution au Niger depuis le renversement du régime du président Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023.
A.D
