Le Mali poursuit la décentralisation de son enseignement supérieur avec l’opérationnalisation progressive des universités de Sikasso, Gao, Tombouctou, Bandiagara et Kayes. Déjà en activité depuis l’année universitaire 2023-2024, l’Université de Sikasso accueille 325 étudiants, tandis que Bandiagara et Kayes préparent leurs premières formations pour l’année 2026-2027.
Décentraliser l’enseignement supérieur : c’est l’ambition que les autorités maliennes affichent à travers la création d’universités hors de la capitale. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé vendredi le Conseil des ministres de l’état d’avancement de l’opérationnalisation de ces établissements, implantés à Sikasso, Gao, Tombouctou, Bandiagara et Kayes.
Sikasso, déjà en activité
Selon le communiqué, cette création traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place un système d’enseignement et de recherche adapté aux besoins locaux, régionaux et nationaux.
Seule des cinq universités à fonctionner à ce jour d’après les informations communiquées, l’Université de Sikasso est opérationnelle depuis l’année académique 2023-2024. Elle s’appuie sur l’Institut universitaire pour le Développement rural, qui propose deux filières de formation à 325 étudiants.
Bandiagara et Kayes, les prochaines à ouvrir
À Bandiagara, l’appel à candidatures sera lancé en novembre pour le recrutement des premiers étudiants de la filière Sciences des matériaux, au titre de l’année universitaire 2026-2027.
À Kayes, les cours démarreront en janvier 2027, avec les filières du département « Mines et Géologie » de l’Institut supérieur des Mines, de la Géologie, de l’Industrie et de l’Environnement. Le choix de cette spécialité n’est pas anodin dans un pays où le secteur minier occupe une place majeure dans l’économie.
Une montée en puissance progressive
Le communiqué précise que l’opérationnalisation sera graduelle. À terme, elle doit conduire à la disponibilité de l’ensemble des offres de formation prévues dans les textes de création de ces universités, ainsi que de laboratoires de recherche conformes aux standards internationaux.
Le communiqué ne donne, pour l’instant, aucun calendrier pour Gao et Tombouctou, ni de précisions sur les effectifs attendus, les infrastructures.
Chiencoro Diarra




