À Bamako, l’administration des Douanes a planté 2 000 arbres sur deux hectares à Samanko, dans le cadre de la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement. Une opération présidée par le ministre d’État Alousséni Sanou, qui s’inscrit dans l’objectif national de planter 20 millions d’arbres au Mali en 2026.
C’est dans la cour de la Direction générale des Douanes de Samanko, en périphérie de Bamako, que s’est tenue, lundi, une cérémonie de reboisement de 2 000 plants sur une superficie de deux hectares. L’opération, présidée par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s’est déroulée en présence de sa collègue chargée de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, ainsi que des directeurs généraux des Douanes et des Eaux et Forêts, Cheick Hamalla Diallo et Amadou Diallo. La cérémonie, précédée d’une montée des couleurs nationales, a donné son nom au nouvel espace planté : le « bosquet Alousséni Sanou ».
Au-delà du geste symbolique, cette initiative vise à renforcer le couvert végétal de la capitale malienne, dont les espaces verts font l’objet, selon le ministère de l’Environnement, de pressions croissantes liées à l’urbanisation. Après avoir planté son arbre, le ministre Sanou a remercié les services techniques des Eaux et Forêts pour leur accompagnement, avant d’engager l’administration douanière à assurer elle-même l’entretien des plants mis en terre. Une précision qui n’a rien d’anodin, le principal facteur d’échec des campagnes de reboisement en Afrique de l’Ouest tenant moins à la plantation elle-même qu’au suivi insuffisant des jeunes pousses dans les mois suivants.

Une contribution modeste au sein d’un objectif national ambitieux
Cette plantation s’inscrit dans la 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement, lancée le 25 juillet dernier au Palais des Pionniers de Bamako sous l’autorité du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, en représentation du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Placée cette année sous le thème de la « citoyenneté environnementale » de la jeunesse, la campagne 2026 vise un objectif national de 20 millions d’arbres plantés d’ici la fin de l’année, après les 1,24 million d’arbres recensés par le ministère de l’Environnement au titre de l’exercice 2025. Les 2 000 plants mis en terre à Samanko ne représentent ainsi qu’une fraction infime de cet objectif, mais illustrent la mobilisation attendue de l’ensemble des administrations publiques maliennes, au-delà du seul ministère technique en charge du dossier environnemental.
Doumbia Mariam Tangara s’est félicitée de cette « contribution de taille » de la Direction générale des Douanes à l’atteinte des objectifs de la campagne, rappelant à cette occasion les bénéfices multiples des arbres pour les populations : ombrage, ressources alimentaires et vertus médicinales. Une manière, pour le gouvernement malien, d’associer la mobilisation environnementale à une dimension plus large de résilience face aux effets du changement climatique, dans un pays où la désertification progresse et où la préservation des ressources naturelles s’impose, selon les autorités, comme un enjeu de souveraineté à part entière.
Chiencoro Diarra
