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Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
ActuÉducation

Mali : un projet de construction et de rénovation de lycées en discussion avec la BOAD

by Chiencoro 28 mars 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Le gouvernement malien veut accélérer la modernisation de ses infrastructures scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, a annoncé vendredi 27 mars 2026 un projet de construction, d’extension et de rénovation de plusieurs établissements secondaires et centres de formation, à l’issue d’une séance de travail avec une délégation de la Banque Ouest‑Africaine de Développement (BOAD).

La rencontre s’est tenue à Bamako avec une mission conduite par le chef de projet de la banque, Abdoulaye Latif. Les discussions ont porté sur les besoins urgents du système éducatif malien en infrastructures modernes et adaptées à la croissance des effectifs scolaires.

Renforcer l’école malienne en innovant

Selon le ministre, ce programme prévoit la construction de quinze nouveaux lycées, l’extension de douze établissements existants et la rénovation de trois lycées historiques de la capitale : le lycée Askia Mohamed, le lycée Bah Aminata Diallo et le lycée Technique de Bamako. Le projet inclut également la création de centres de formation professionnelle et de formation des enseignants, afin de renforcer la qualité de l’encadrement pédagogique.

Pour Amadou Sy Savane, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de consolider durablement le système éducatif. « Il faut renforcer l’école malienne en innovant, mais aussi en construisant de nouveaux établissements scolaires», a-t-il déclaré, saluant le soutien des partenaires financiers.

Le ministre a également remercié le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 « année de l’Éducation et de la Culture », une orientation politique censée placer l’école au cœur des priorités nationales.

Répondre à la demande éducative

Du côté de la BOAD, la mission s’est dite favorable au principe du financement. Son représentant, Abdoulaye Latif, a indiqué qu’une restitution serait faite à l’institution afin d’élaborer une proposition de financement qui sera soumise au conseil d’administration de la banque.

Si le projet est validé, il pourrait marquer une nouvelle étape dans l’amélioration des infrastructures éducatives au Mali, confrontées depuis plusieurs années à une forte pression démographique et à des besoins croissants en établissements scolaires modernes. Les autorités espèrent ainsi répondre à la demande éducative tout en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves et de formation des enseignants.

Chiencoro Diarra 

28 mars 2026 0 comments
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Les panélistes du point de presse au lycée technique de Bamako
A la UneSeko ni Donko

Mali : chercheurs et autorités plaident pour la promotion des langues nationales

by Sahel Tribune 28 mars 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au lycée technique de Bamako, une conférence consacrée aux langues nationales a relancé le débat sur leur rôle dans la renaissance culturelle et la refondation du Mali. Chercheurs et responsables institutionnels ont plaidé pour une intégration plus forte de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques afin d’en faire un levier d’identité, de souveraineté et de transmission du savoir.

La promotion des langues nationales s’impose progressivement comme un enjeu central dans le débat sur la souveraineté culturelle au Mali. À l’occasion d’une conférence organisée le 24 mars 2026 au lycée technique de Bamako, chercheurs, responsables institutionnels et acteurs du monde éducatif ont plaidé pour une valorisation accrue de ces langues dans le système éducatif et dans les politiques publiques.

Une conférence dédiée à la renaissance linguistique

La salle de l’indépendance du Lycée technique de Bamako a accueilli cette rencontre organisée dans le cadre du programme des activités culturelles du mois de mars, parrainées par Magma Gabriel Konaté.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.

L’événement était organisé par le Conseil national de transition en collaboration avec le ministère de la Culture. Placée sous le thème « L’importance des langues dans la renaissance du Mali », la conférence a été animée par le linguiste Mahamadi Konta, ancien agent de l’Académie malienne des langues.

Les langues nationales, un héritage historique

Point de presse au lycée technique de Bamako
Les participants au point de presse sur les langues nationales au lycée technique de Bamako, le 24 mars 2026. ©Minitère de la Culture.

Au cours de son intervention, Mahamadi Konta a structuré son analyse autour de trois axes : la signification de la langue nationale, le rôle des langues dans l’histoire du Mali et leur place dans le Mali contemporain.

Selon lui, les langues nationales ont constitué pendant des siècles un vecteur central de transmission des savoirs, des valeurs et de l’organisation sociale, bien avant l’introduction des langues étrangères durant la période coloniale.

« La langue n’est pas seulement un moyen de communication. Elle est aussi un instrument de mémoire et un marqueur d’identité collective », a-t-il expliqué devant un public composé d’élèves, d’enseignants et de responsables institutionnels.

L’école au cœur de la valorisation linguistique

Le conférencier a insisté sur le rôle stratégique du système éducatif dans la promotion des langues nationales. Il estime que leur enseignement demeure encore insuffisant dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’École normale supérieure de Bamako et à l’Université Yambo Ouologuem de Bamako.

Pour lui, renforcer leur présence dans les programmes scolaires et universitaires permettrait d’améliorer leur appropriation par les jeunes générations et de favoriser leur utilisation dans la recherche, l’administration et la production culturelle.

Un enjeu de souveraineté culturelle

Tout en appelant à un effort accru, Mahamadi Konta a salué les initiatives des autorités maliennes visant à promouvoir les langues nationales, notamment leur reconnaissance institutionnelle. En effet, la Constitution du 22 juillet 2023 accorde une place considérable aux langues nationales qu’elle érige au statut de langues officielles pendant que le français régresse au statut de langue de travail.  « Les langues nationales sont les langues officielles du Mali. Une loi organique détermine les conditions et les modalités de leur emploi. Le français est la langue de travail. L’État peut adopter toute autre langue comme langue de travail. », stipule l’article 31 de la Constitution du 22 juillet. 

Pour plusieurs intervenants au point de presse du 24 mars dernier, ces politiques participent d’une dynamique plus large de refondation culturelle et identitaire, dans un contexte où le Mali cherche à consolider sa souveraineté et à renforcer ses fondements culturels. D’où l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027, « année de l’éducation et de la culture », après avoir consacré 2025, « année de la culture ». 

Au-delà de la dimension académique, la conférence a ainsi servi de plateforme de réflexion sur la place des langues nationales dans la construction d’un projet national. Les participants ont souligné que leur valorisation pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale, l’accès au savoir et la transmission du patrimoine culturel.

Dans un pays marqué par une grande diversité linguistique, la promotion de ces langues apparaît de plus en plus comme un levier stratégique pour concilier identité, éducation et développement.

A.D

28 mars 2026 0 comments
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ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck
ActuÉconomie

Création d’emplois au Mali : 65 503 postes nets générés en 2025, selon le gouvernement

by Chiencoro 28 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali a enregistré en 2025 un solde net de 65 503 emplois créés, selon les chiffres présentés par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, lors d’un point de presse organisé vendredi 27 mars 2026 à la Primature. Des résultats que le gouvernement présente comme la meilleure performance des cinq dernières années, dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes.

Au total, 69 298 emplois bruts ont été générés au cours de l’année 2025, tandis que 3 795 postes ont été perdus, dégageant ainsi un bilan net largement positif. Cette progression marque une amélioration notable par rapport à 2024, année durant laquelle 60 692 emplois avaient été enregistrés.

Le secteur public, moteur des créations d’emplois

Selon la ministre, cette dynamique repose largement sur l’impulsion du secteur public, qui a généré 40 566 emplois, soit près de 59 % des créations totales. Les recrutements dans la fonction publique, les programmes d’investissements publics et les initiatives d’auto-emploi destinées aux jeunes expliquent en grande partie cette performance.

Pour le gouvernement dirigé par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, ces résultats s’inscrivent dans les efforts engagés sous l’autorité du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, visant à soutenir l’emploi et à renforcer les politiques d’insertion professionnelle.

Dans un pays confronté à des défis économiques et sécuritaires persistants, les autorités considèrent ainsi la fonction publique et les programmes publics comme un levier central de stabilisation du marché du travail.

Un secteur privé encore prudent

Si le secteur privé reste un contributeur important, avec 28 732 emplois créés en 2025, sa performance est en léger recul par rapport à l’année précédente, qui avait enregistré 32 292 créations d’emplois.

Cette évolution reflète, selon la ministre, un environnement économique encore fragile, marqué par la prudence des entreprises face aux investissements et par les tensions observées dans certains secteurs d’activité.

Les données présentées montrent également une création d’emplois plus dynamique au premier semestre. Sur cette période, 38 864 emplois nets ont été enregistrés, soit près de 59 % du total annuel.

Le second semestre a connu un ralentissement relatif, avec 26 639 emplois nets, traduisant un rythme de création moins soutenu en fin d’année.

Miser sur l’entrepreneuriat et l’auto-emploi

Face aux défis persistants du chômage, en particulier chez les jeunes, Oumou Sall Seck a insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion professionnelle.

Le gouvernement entend également poursuivre les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à encourager l’investissement privé. Dans cette perspective, l’adoption de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et de son plan d’action 2026-2030 constitue, selon les autorités, un levier important pour stimuler la création d’emplois durables.

La ministre s’est enfin félicitée de l’appui des plus hautes autorités de la transition pour intensifier les actions à impact rapide et durable dans le secteur de l’emploi, avec l’ambition d’obtenir des résultats encore plus significatifs dès 2026.

Le point de presse s’est tenu en présence du ministre chargé de la Communication et de plusieurs acteurs du secteur médiatique.

Chiencoro Diarra 

28 mars 2026 0 comments
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Boubou
A la UneActuÉconomie

Au Mali, de lourdes condamnations dans l’affaire des contrats militaires « Paramount et Embraer »

by Chiencoro 28 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

La justice malienne a rendu, vendredi 27 mars, son verdict dans l’affaire dite « Paramount et Embraer », liée à des contrats d’équipements militaires conclus en 2015 sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta. Plusieurs anciens ministres et responsables militaires ont été reconnus coupables de détournement de fonds et condamnés à de lourdes peines.

C’est l’épilogue judiciaire d’un dossier emblématique des dérives présumées dans la gestion des finances publiques au Mali. Après trois mois de procès, la chambre criminelle du pôle national économique et financier a prononcé, vendredi, des peines particulièrement lourdes à l’encontre de plusieurs figures de l’ancien régime.

L’ancien Premier ministre Boubou Cissé a été condamné à 20 ans de réclusion. Une peine identique a été infligée à Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre des Affaires étrangères, et à Mamadou Igor Diarra, ex-ministre de l’Economie. Même sanction pour Babaly Bah, ancien directeur de la Banque malienne de solidarité (BMS), soupçonnée d’avoir servi de canal pour des flux financiers irréguliers.

En revanche, Tiéna Coulibaly, autre ancien ministre de l’Economie, a été condamné à cinq ans de prison. Plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa) ont également écopé de peines similaires.

Un contrat militaire au cœur des soupçons

L’affaire remonte à 2015, dans un contexte de dégradation sécuritaire aiguë. Le gouvernement d’alors, dirigé par Ibrahim Boubacar Keïta, chef de l’Etat à l’époque des faits, engage une politique de renforcement des capacités militaires à travers la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM).

Dans ce cadre, l’État malien conclut un contrat d’environ 60 millions de dollars avec les sociétés Paramount Group et Embraer. L’accord porte sur l’acquisition de véhicules blindés, de pièces détachées et la remise en état de deux appareils de l’armée de l’air.

Mais rapidement, des soupçons émergent : surfacturation, irrégularités dans les procédures d’attribution, et détournements présumés de fonds publics. Le dossier devient explosif, mêlant enjeux sécuritaires et accusations de corruption à haut niveau.

Audits post-coup d’État et mandats d’arrêt

Après le renversement d’IBK en 2020, les autorités de transition dirigées par le général d’armée Assimi Goïta lancent une série d’audits sur la gestion des finances publiques. L’un d’eux met en évidence des « irrégularités majeures » dans les contrats passés avec Paramount et Embraer.

Sur la base de ces conclusions, la justice malienne émet, en juillet 2022, des mandats d’arrêt internationaux visant plusieurs anciens responsables, dont Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra, Tiéman Hubert Coulibaly et Babaly Bah.

Un procès à forte portée politique

Ouvert le 22 décembre, le procès s’est déroulé dans un climat tendu, sur fond d’attentes fortes de l’opinion publique. Le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité contre les principaux accusés en exil, et dix ans de prison contre ceux présents à l’audience.

Les juges ont finalement retenu plusieurs chefs d’accusation, notamment « faux et usage de faux », « atteinte aux biens publics » et « blanchiment de capitaux ». Sept coaccusés ont, en revanche, été relaxés.

Au-delà des condamnations individuelles, ce verdict marque une étape importante dans la lutte contre la corruption au Mali. Il intervient dans un contexte où les autorités de transition affichent leur volonté de rompre avec les pratiques passées et de restaurer la crédibilité de l’État.

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires et économiques majeurs, la question de la gouvernance publique demeure, plus que jamais, au cœur des enjeux.

Chiencoro Diarra 

28 mars 2026 0 comments
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Laure Zongo, l’ancienne ministre de l’Action humanitaire
ActuÉconomie

Burkina Faso : 11 ans de prison pour un scandale de fonds destinés aux déplacés

by Sahel Tribune 28 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La justice burkinabè a condamné vendredi 27 mars l’ancienne ministre de l’Action humanitaire, Laure Zongo, dans une affaire de détournement de fonds destinés aux populations déplacées par le terrorisme. Le procès, très suivi à Ouagadougou, met en lumière la gestion controversée de plusieurs milliards de francs CFA destinés à l’aide humanitaire.
Au terme de onze jours d’audience, la justice burkinabè a rendu un verdict sévère dans une affaire emblématique de lutte contre la corruption. Plusieurs prévenus, dont l’ancienne ministre Laure Zongo Hien, ont été condamnés pour détournement de deniers publics et infractions connexes.

C’est un jugement très attendu qui est tombé vendredi au Burkina Faso. Après près de deux semaines de débats, le tribunal a rendu sa décision dans l’affaire dite « Yé Yaké Camille et autres », portant sur un montant estimé à 115 millions de francs CFA. Un dossier emblématique, mêlant accusations de détournement de fonds publics, complicité, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.

Parmi les condamnations les plus marquantes figure celle de l’ancienne ministre Laure Zongo Hien. Elle écope de cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA. Le tribunal a également délivré à son encontre un mandat d’arrêt. Selon des sources judiciaires, elle est hospitalisée depuis le 24 mars.

Peines lourdes pour les principaux accusés

Considéré comme le principal protagoniste du dossier, Yé Yaké Camille a été condamné à la peine la plus lourde : 11 ans de prison ferme et une amende de 462,8 millions de francs CFA. Le juge a ordonné son placement sous mandat de dépôt.

Dans le même dossier, Issiaka Sangaré a été condamné à cinq ans de prison ferme, accompagnés d’une amende de 67,5 millions de francs CFA. Là encore, un mandat de dépôt a été prononcé.

En revanche, Pasco Billa a bénéficié d’une peine plus clémente : 15 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 5 millions de francs CFA.

Relaxes et zones d’ombre

Le tribunal a toutefois prononcé la relaxe de plusieurs prévenus. Lydie Bonkoungou, Kouka Dimanche Yaméogo et Billy Zongo ont été acquittés au bénéfice du doute concernant les accusations de complicité de détournement de deniers publics. Ils ont également été relaxés pour les faits de blanchiment de capitaux, faute d’infraction constituée.

L’homme d’affaires Ismaël Ouédraogo a, lui aussi, été relaxé des charges d’enrichissement illicite et de blanchiment.

Un procès sous tension

Tout au long des audiences, les accusés ont rejeté en bloc les faits qui leur étaient reprochés, plaidant non coupable. Le parquet, de son côté, avait estimé les infractions suffisamment établies et requis des peines allant jusqu’à 11 ans de prison ferme, assorties d’amendes pouvant dépasser 500 millions de francs CFA.

L’affaire « Yé Yaké Camille et autres » s’inscrit dans un ensemble plus large de dossiers judiciaires liés à la délinquance économique. Elle est notamment connexe à celle impliquant Amidou Tiegnan, portant sur un présumé détournement de plus de 3 milliards de francs CFA.

Un signal politique et judiciaire

Très suivi par l’opinion publique, ce procès intervient dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Les autorités entendent multiplier les poursuites et les sanctions contre les crimes économiques, dans un pays où la question de la gouvernance reste au cœur des préoccupations.

Ce verdict, à la fois sévère et contrasté, envoie le signal que la justice burkinabè entend désormais traiter avec fermeté les affaires de détournement de fonds publics, tout en respectant les principes du contradictoire et du doute raisonnable.

A.D

28 mars 2026 0 comments
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Macky Sall au dialogue national pour déterminer la nouvelle date de la présidentielle
A la UnePolitique

ONU : la candidature de Macky Sall rejetée par l’Union africaine

by Sahel Tribune 27 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le projet de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies a été rejeté au sein de l’Union africaine. Une vingtaine d’États membres, dont le Sénégal, ont opposé leur veto à l’initiative portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation.

Présenté vendredi 27 mars aux 55 États membres de l’UA, le projet de décision n’a pas obtenu le consensus requis. Selon une note interne de la Commission, vingt pays se sont formellement opposés au texte. Parmi eux figurent notamment la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Nigeria.

Dakar s’oppose officiellement à l’initiative

Après plusieurs semaines de silence, les autorités sénégalaises ont clarifié leur position le 27 mars. Dans un courrier adressé à la Commission de l’Union africaine par la mission permanente du Sénégal, Dakar affirme ne soutenir en aucune manière la candidature de l’ancien chef de l’État.

Le gouvernement sénégalais précise n’avoir « à aucun stade endossé cette candidature » et souligne ne pas avoir été associé à l’initiative diplomatique lancée par le Burundi. Le pays ne peut donc être considéré comme « partie prenante de ladite démarche », indique la correspondance officielle.

Cette prise de position a pesé lourd dans l’issue du vote informel. L’initiative devait être adoptée selon la procédure dite d’« approbation tacite », qui exige qu’aucune objection ne soit formulée par plus d’un tiers des 55 États membres. Avec vingt refus enregistrés, le seuil a été largement dépassé.

La question de la rotation à l’ONU

Au-delà des tensions politiques, certains États ont également invoqué des arguments institutionnels. Le Nigeria, notamment, estime que soutenir la candidature d’un Africain irait à l’encontre du principe de rotation régionale au sein de l’Organisation des Nations unies.

Selon cette logique informelle, le prochain secrétaire général devrait provenir d’une autre région du monde, en l’occurrence de l’Amérique latine ou des Caraïbes. L’actuel chef de l’ONU, Antonio Guterres, doit achever son mandat à la fin de l’année.

Des relations tendues au Sénégal

Pour les autorités sénégalaises, l’échec de cette initiative constitue une victoire diplomatique discrète. Depuis l’alternance politique survenue il y a deux ans, les relations entre le pouvoir actuel et l’ancien président sont notoirement tendues.

Les nouvelles autorités accusent notamment Macky Sall d’avoir fortement endetté le pays et d’être responsable de la répression violente des manifestations politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024, faisant au moins 65 morts.

Dans ce contexte, la perspective de voir l’ancien chef d’État accéder à la tête des Nations unies apparaissait politiquement sensible pour Dakar. L’absence de soutien de l’Union africaine semble désormais refermer, au moins pour l’instant, cette hypothèse diplomatique.

Oumarou Fomba 

27 mars 2026 0 comments
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Présentation du Plan unifiée 2026 de la Croix-Rouge malienne
A la UneSécurité

Crise humanitaire au Mali : la Croix-Rouge présente un plan de 21,8 milliards FCFA pour 2026

by Cheickna Coulibaly 27 mars 2026
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

 La Croix-Rouge malienne a présenté, mardi 24 mars 2026 à Bamako, son plan unifié d’intervention pour l’année 2026, destiné à répondre aux besoins croissants des populations vulnérables dans un contexte marqué par des crises multiples.

La cérémonie, organisée au siège de l’organisation, a été présidée par le représentant du ministre de la Santé et du Développement social, Abdoulaye Keïta. Elle a enregistré la présence de plusieurs responsables humanitaires, dont la présidente nationale Assitan Coulibaly, le directeur général Nouhoum Maïga, ainsi que Nicolas Lambert, représentant du Comité international de la Croix-Rouge.

La Croix-Rouge malienne estime ses besoins financiers à 21,8 milliards

Dans un contexte marqué par l’insécurité, les chocs climatiques et la persistance des besoins humanitaires, ce plan vise à renforcer la coordination et l’efficacité des interventions. Il s’inscrit dans une approche fondée sur l’analyse des besoins, la concertation avec les acteurs nationaux et internationaux, ainsi que sur un fort ancrage communautaire, considéré comme un levier essentiel de l’efficacité opérationnelle.

Structuré autour de cinq axes prioritaires – santé et bien-être, gestion des catastrophes, climat et environnement, migration et déplacements, inclusion et cohésion sociale – le programme entend apporter une réponse globale aux défis multidimensionnels auxquels font face les populations.

Pour 2026, la Croix-Rouge malienne estime ses besoins financiers à 21,8 milliards de francs CFA (environ 33,2 millions d’euros). L’organisation prévoit de mobiliser 56 % de ce budget sur ses ressources propres et sollicite l’appui des partenaires pour couvrir les 44 % restants.

Construire des réponses coordonnées et durables

Le plan unifié prévoit par ailleurs d’apporter une assistance humanitaire à près de 2,7 millions de personnes à travers le territoire national, traduisant l’ampleur des besoins et l’ambition des interventions.

Prenant la parole, Nouhoum Maïga a rappelé que la mission première de l’institution demeure le soulagement des souffrances des populations les plus vulnérables, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les synergies avec les partenaires, notamment la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les autorités nationales.

Pour sa part, Assitan Coulibaly a mis l’accent sur l’évolution nécessaire des réponses humanitaires : « Au Mali, de nombreuses communautés vivent aujourd’hui dans une grande précarité. Il ne s’agit plus seulement de répondre à l’urgence. Il faut construire des réponses coordonnées et durables, capables de sauver des vies et de renforcer les capacités des communautés », a-t-elle déclaré.

Plus de 400 000 personnes déplacées internes

Intervenant également, Nicolas Lambert a salué la relation de confiance durable entre le Comité international de la Croix-Rouge et la Croix-Rouge malienne, réaffirmant la disponibilité du CICR à accompagner la CRM dans l’atteinte de ses objectifs afin de répondre efficacement aux besoins des populations.

Représentant la ministre de la Santé et du développement social, Dr Abdoulaye Keïta a rappelé l’ampleur des besoins humanitaires, avec plus de 400 000 personnes déplacées internes et plus de 5,1 millions de personnes nécessitant une assistance. Il a salué l’engagement de la Croix-Rouge malienne et son approche de proximité, avant de lancer un appel aux partenaires techniques et financiers pour soutenir ce plan.

Les activités ont pris fin par une séance de questions-réponses, permettant aux participants et aux partenaires d’obtenir des précisions sur les modalités de mise en œuvre du plan et les perspectives de collaboration.

Cheickna Coulibaly 

27 mars 2026 0 comments
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