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6ème rapport du GIEC sur le climat
ActuClimat et environnement

Réchauffement climatique : pourquoi l’Europe devient l’épicentre des extrêmes climatiques

by Chiencoro 30 avril 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Selon un rapport publié le 29 avril 2026 par le service climatique européen Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale, le continent européen se réchauffe plus vite que toutes les autres régions du globe. Entre vagues de chaleur record, fonte accélérée des glaciers et incendies massifs, l’année 2025 confirme une tendance inquiétante qui pourrait encore s’aggraver avec le retour possible du phénomène El Niño.

L’Europe entre dans une nouvelle phase de vulnérabilité climatique. Selon un rapport conjoint du Copernicus Climate Change Service et de l’Organisation météorologique mondiale, publié le 29 avril, le continent s’est réchauffé deux fois plus vite que la moyenne mondiale depuis les années 1980.

Ce constat s’accompagne d’une multiplication d’événements climatiques extrêmes en 2025 : vagues de chaleur prolongées, incendies de grande ampleur, fonte accélérée des glaciers et épisodes marins de chaleur record.

Pour les scientifiques, ces phénomènes témoignent d’une accélération du dérèglement climatique sur le continent européen, dont les effets pourraient encore être amplifiés par le retour possible du phénomène El Niño.

Des vagues de chaleur qui deviennent la norme

L’un des constats les plus marquants du rapport concerne l’intensification des vagues de chaleur. Selon les données analysées, au moins 95 % du territoire européen a connu une augmentation significative de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur extrême.

La région de Fennoscandie, qui regroupe notamment la Finlande, la Suède et la Norvège, a enregistré en juillet la plus longue vague de chaleur jamais observée, avec 21 jours consécutifs à plus de 30 °C, soit deux fois plus que le précédent record.

Plus au sud, les records de température ont également été battus. En Turquie, le thermomètre a dépassé 50 °C pour la première fois, tandis qu’en Grèce, 85 % de la population a été exposée à des températures proches ou supérieures à 40 °C.

L’ouest de l’Europe n’a pas été épargné : Espagne, Portugal, France et le Royaume-Uni ont été frappés par plusieurs épisodes de chaleur extrême entre juin et août.

Glaciers en recul et océans surchauffés

Les glaciers européens ont également subi une perte de masse importante en 2025. En Islande, la fonte annuelle des glaciers a atteint son deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, juste derrière l’année 2005.

La situation est particulièrement surveillée au Groenland, où la calotte glaciaire a perdu 139 gigatonnes de glace en un an, contribuant à une élévation du niveau des mers de près de 4 millimètres.

Les océans connaissent eux aussi une surchauffe préoccupante : 86 % des zones océaniques européennes ont connu au moins un épisode de chaleur marine intense au cours de l’année.

Ces températures anormalement élevées fragilisent notamment les prairies sous-marines de la Méditerranée, des écosystèmes essentiels qui jouent un rôle clé dans la protection des côtes et la biodiversité marine.

Des incendies et des impacts environnementaux majeurs

Les conséquences du réchauffement se manifestent également sur les terres. En 2025, plus d’un million d’hectares de forêts européennes ont été ravagés par les incendies, un niveau record estimé à 1 034 550 hectares.

Ces catastrophes ont des effets multiples : destruction d’écosystèmes, pertes économiques, pollution atmosphérique et pression accrue sur les ressources en eau. Malgré ces signaux alarmants, le rapport souligne aussi une évolution positive : les énergies renouvelables ont représenté 46,4 % de la production d’électricité en Europe en 2025, dépassant pour la troisième année consécutive les énergies fossiles.

Mais pour les experts, cette progression reste insuffisante face à l’ampleur de la crise climatique. « Nous devons accélérer la sortie progressive des énergies fossiles », a déclaré Dusan Chrenek, conseiller principal au service climat de la Commission européenne. De son côté, l’organisation environnementale WWF estime que les politiques actuelles restent largement en deçà des enjeux.

Un signal d’alarme pour l’ensemble de la planète

Pour les climatologues, la situation européenne constitue un indicateur avancé du réchauffement global. La combinaison entre réchauffement accéléré, fonte des glaces et multiplication des phénomènes extrêmes illustre la rapidité avec laquelle les équilibres climatiques se transforment.

Dans ce contexte, la possible réapparition du phénomène El Niño pourrait encore accentuer les températures dans les prochains mois.

Face à ces perspectives, les scientifiques appellent les États à renforcer rapidement leurs politiques climatiques, sous peine de voir les événements extrêmes devenir la norme dans les décennies à venir.

Chiencoro Diarra 

30 avril 2026 0 comments
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Adulètre
A la UneÉchos d'amour

Adultère : quand l’infidélité devient un trophée

by Fousseni TOGOLA 30 avril 2026
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Longtemps perçu comme une faute morale grave et une atteinte à l’honneur familial, l’adultère semble aujourd’hui connaître une forme de banalisation dans la société malienne. Dans un contexte de mutations sociales accélérées, ce phénomène, autrefois stigmatisé, tend à se normaliser, voire à être revendiqué comme un signe de virilité ou d’émancipation. Une évolution qui interroge sur les transformations profondes des valeurs et des rapports conjugaux.

Faute de statistiques officielles, l’ampleur de l’adultère au Mali reste difficile à mesurer avec précision. Pourtant, certains indicateurs indirects témoignent de sa prégnance. À Bamako, en 2019, les cas de coups et blessures associés à l’adultère représentaient près de 80 % des motifs de divorce. Un chiffre révélateur d’un malaise conjugal profond.

Dans le droit malien, l’adultère figure d’ailleurs en tête des causes de divorce, devant les violences conjugales, les injures graves, l’alcoolisme ou encore l’incapacité à assumer les obligations maritales. Ce classement souligne l’importance accordée à la fidélité dans l’équilibre du couple, même si, dans les faits, les comportements évoluent.

De la honte à la revendication

Ce qui frappe aujourd’hui, c’est le renversement symbolique qui entoure l’adultère. D’acte honteux, il devient parfois objet de fierté, notamment chez certains hommes qui y voient une preuve de virilité. Mais cette évolution ne concerne plus exclusivement les hommes : certaines femmes revendiquent également leur liberté, dans un contexte où les normes sociales traditionnelles sont de plus en plus contestées.

Cette transformation s’explique en partie par l’influence des cultures étrangères, véhiculées par les migrations, les productions audiovisuelles et les réseaux sociaux. Le modèle traditionnel du couple malien, fondé sur la fidélité et la stabilité, se trouve confronté à de nouvelles représentations des relations amoureuses, plus individualistes et moins contraignantes.

Le paradoxe des comportements

Cette évolution révèle toutefois une contradiction majeure. D’un côté, l’infidélité tend à se banaliser ; de l’autre, elle reste massivement sanctionnée par le divorce lorsqu’elle est découverte. Le même individu peut ainsi tolérer l’infidélité en théorie, tout en la refusant catégoriquement dans sa propre vie conjugale.

Ce paradoxe renvoie à une tension plus profonde : celle entre désir individuel et normes sociales. L’être humain, par nature, oscille entre quête de nouveauté et besoin de stabilité. Cette dualité se manifeste de manière aiguë dans les relations de couple, où les attentes restent élevées malgré des comportements de plus en plus libérés.

Sexualité, performance et dérives

Un autre aspect préoccupant du phénomène réside dans le recours croissant aux aphrodisiaques, notamment chez les jeunes. En 2025, une étude menée dans la région de Kayes révélait que 31,4 % des jeunes consommaient ces substances. Une tendance — ce chiffre pourrait être en hausse à Bamako — qui s’inscrit dans une logique de performance sexuelle, souvent liée à la multiplicité des partenaires.

Or, cette pratique n’est pas sans risques. Dès 2024, le Laboratoire national de la santé avait interdit plusieurs produits présentés comme « 100 % naturels », mais contenant en réalité des substances actives comme le sildénafil ou le tadalafil, utilisées dans le traitement des troubles de l’érection. Leur usage détourné et excessif expose les consommateurs à des complications graves, allant jusqu’à des accidents vasculaires cérébraux ou des infarctus.

Ce recours aux stimulants soulève une autre contradiction : comment expliquer que certains hommes, accusés d’impuissance dans le cadre conjugal, affichent parallèlement une activité sexuelle intense en dehors du foyer ? La réponse pourrait résider dans une dépendance progressive à ces produits, qui altèrent à terme les capacités naturelles.

Vers une recomposition des relations conjugales ?

Au-delà des comportements individuels, c’est l’évolution même du lien conjugal qui est en question. De plus en plus de couples semblent fonctionner sur la base du devoir plutôt que de l’affection, dans un contexte où l’amour s’effrite face aux contraintes sociales et économiques.

Certains observateurs évoquent même, à long terme, le risque d’une transformation radicale des modèles relationnels, avec l’émergence de pratiques encore marginales aujourd’hui, comme l’échangisme. Une hypothèse qui, si elle reste spéculative, traduit néanmoins une inquiétude face à l’érosion des repères traditionnels.

Un enjeu de santé publique et d’éducation

Face à ces évolutions, plusieurs défis se posent. La régulation du marché des aphrodisiaques demeure une priorité, afin de protéger la santé publique. Parallèlement, l’éducation sexuelle, encore insuffisante, doit être renforcée pour permettre aux jeunes d’adopter des comportements responsables et éclairés.

Plus largement, la question de l’adultère renvoie à un enjeu sociétal majeur : celui de la redéfinition des valeurs et des équilibres au sein du couple. Entre tradition et modernité, la société malienne est engagée dans une phase de transition, où les certitudes d’hier laissent place à des réalités plus complexes, parfois contradictoires.

Dans ce contexte, comprendre sans juger, analyser sans caricaturer, devient essentiel pour appréhender un phénomène qui, au-delà de la sphère intime, révèle les mutations profondes d’une société en pleine recomposition.

F. Togola 

30 avril 2026 0 comments
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Pose de la première du mémorial militaire à Kati
A la UneActu

Mali : Sadio Camara promu à titre posthume lors d’un Conseil des ministres marqué par le deuil

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Réuni ce mercredi 29 avril 2026 au palais de Koulouba, le Conseil des ministres s’est ouvert dans une atmosphère lourde, quelques jours après les attaques meurtrières du 25 avril. Présidée par le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, la session a été marquée par un hommage appuyé aux victimes, au premier rang desquelles figure le ministre de la Défense, Sadio Camara.

Dès l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée en mémoire des civils et militaires tués dans ces attaques complexes, simultanées et coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays. Le président de la Transition a, dans la foulée, adressé ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, dans un message de compassion mais aussi de fermeté face à la menace sécuritaire.

Une promotion posthume hautement symbolique

Au-delà du recueillement, le Conseil des ministres a entériné une décision à forte portée symbolique : la promotion à titre posthume de Sadio Camara au grade de général d’armée. Une manière, pour les autorités, de saluer l’engagement d’un officier central dans l’appareil sécuritaire malien, mort dans l’exercice de ses fonctions.

Dans une adresse à la nation, diffusée sur la chaîne nationale (ORTM), le 28 avril 2026, le président de la transition avait déclaré au sujet de la la disparition de Sadio Camara qu’il s’agit  « d’une perte immense pour la Nation malienne. Ce valeureux officier a servi le Mali avec loyauté, courage et dignité avec un sens élevé du devoir à un moment où notre pays est engagé dans une lutte acharnée contre le terrorisme ». 

Cette élévation du ministre Camara au grade de général à titre posthume intervient alors que le pays reste confronté à une recrudescence des attaques des groupes armés terroristes et de leurs sponsors internes et externes. Elle s’inscrit aussi dans une volonté politique de valoriser le sacrifice des forces de défense, au moment où la question sécuritaire domine l’agenda national.

Des funérailles nationales attendues

Les obsèques du ministre défunt sont prévues ce jeudi 30 avril à Bamako. Elles devraient rassembler les plus hautes autorités du pays, dans un contexte de deuil national décrété après les attaques.

Au-delà de l’hommage individuel, cette séquence traduit la volonté du pouvoir de maintenir une forme d’unité nationale face à l’épreuve. « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. », a exhorté le président Goïta.  Entre reconnaissance symbolique et message politique, le Conseil des ministres du 29 avril aura ainsi servi de tribune pour réaffirmer la résilience de l’État malien dans un moment de forte tension.

La rédaction 

29 avril 2026 0 comments
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Alousséni Sanou
En temps réelSécurité

Lutte antiterroriste : le Mali renouvelle ses sanctions financières ciblées 

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Bamako renforce son dispositif de sanctions financières ciblées. Dans un arrêté publié au Journal officiel, ce mercredi 29 avril 2026, les autorités maliennes ont décidé de renouveler le gel des biens et ressources économiques de plusieurs personnes inscrites sur la liste nationale des sanctions financières. Une mesure qui s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux dans le pays.

Le gouvernement du Mali a renouvelé la durée du gel des biens et ressources économiques visant certaines personnes inscrites sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. La décision figure dans plusieurs arrêtés signés le 28 avril 2026 par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, et publiés dans une édition spéciale du Journal officiel.

Ces textes – notamment les arrêtés n°2026-0840, n°2026-0841 et n°2026-0842 – prolongent les mesures restrictives déjà appliquées à des individus liés à des activités de financement du terrorisme ou à des réseaux financiers illicites.

Un dispositif encadré par la législation antiterroriste

Les arrêtés s’appuient sur plusieurs bases juridiques nationales, dont la Constitution et la Charte de la Transition, ainsi que sur l’ordonnance du 30 août 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Ce cadre légal permet aux autorités de bloquer l’accès aux ressources économiques et financières des personnes concernées. Concrètement, les comptes bancaires, les biens mobiliers ou immobiliers et toute autre ressource économique susceptible d’être utilisée ou mobilisée par les personnes sanctionnées restent gelés pendant la durée fixée par les arrêtés.

Une mesure au cœur de la stratégie sécuritaire

Pour les autorités maliennes, ces sanctions financières ciblées constituent un instrument central dans la lutte contre les réseaux qui alimentent les groupes armés actifs dans la région sahélienne. En limitant l’accès aux ressources financières, le gouvernement cherche à affaiblir les circuits de financement illicites susceptibles de soutenir des activités terroristes ou criminelles.

Cette politique s’inscrit également dans les engagements internationaux du pays en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, notamment dans le cadre des mécanismes de coopération régionale et internationale.

Un outil de pression financière

Le renouvellement du gel des avoirs souligne la volonté de Bamako de maintenir une pression constante sur les personnes identifiées comme présentant un risque pour la sécurité nationale ou pour la stabilité financière.

Les sanctions financières ciblées constituent en effet un levier stratégique : elles permettent d’agir contre les réseaux suspects sans recourir directement à des mesures judiciaires immédiates, tout en empêchant l’utilisation de ressources susceptibles de financer des activités illicites.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire, ces dispositifs demeurent pour les autorités maliennes un élément clé de leur politique de prévention et de lutte contre les menaces transnationales.

A.D

29 avril 2026 0 comments
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Riz
ÉconomieEn temps réel

Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz

by Ibrahim Kalifa Djitteye 29 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Dans un communiqué conjoint signé ce mercredi 29 avril 2026 par trois départements ministériels, à savoir le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension de l’importation du riz. Cette décision vise à promouvoir la consommation du riz local et à soutenir les producteurs nationaux dans un contexte de souveraineté alimentaire.  

Le document précise que toutes les autorisations spéciales d’importation de riz sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant d’autorisations déjà délivrées bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs formalités. Passé ce délai, aucune cargaison de riz importé ne sera tolérée. Cette mesure traduit une volonté claire de réorienter le marché vers les productions locales et de réduire la dépendance aux importations.  

Suspension des importations de riz

Le gouvernement appelle à un esprit d’économie patriotique. Les opérateurs économiques sont invités à coopérer avec les services techniques de l’État pour assurer le respect de la décision. Les autorités insistent sur la nécessité de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la solidarité nationale. Les consommateurs sont également encouragés à privilégier le riz local afin de valoriser le travail des agriculteurs burkinabè.  

Le communiqué avertit que toute violation de cette mesure entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur. Pour renforcer le dispositif de contrôle, des numéros verts ont été mis à disposition afin de signaler les cas de non-respect. Cette disposition traduit la volonté des autorités de garantir l’application stricte de la suspension et d’impliquer la population dans le suivi.  

Adaptation des importateurs locaux

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des filières agricoles locales. Le Burkina Faso produit du riz en quantité croissante, mais les importations freinent la commercialisation du riz national. En limitant l’entrée du riz étranger, le gouvernement espère stimuler la demande pour le riz local, améliorer les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte économique et climatique difficile.  

Les importateurs devront s’adapter à cette nouvelle situation. Certains craignent des perturbations dans l’approvisionnement, mais les autorités assurent que les producteurs locaux pourront répondre à la demande. Les services techniques sont mobilisés pour accompagner cette transition et éviter une hausse des prix. Le gouvernement mise sur la capacité des acteurs nationaux à relever le défi et à garantir un approvisionnement stable.  

Cette suspension de l’importation du riz marque une étape importante dans la politique agricole du Burkina Faso. Elle traduit une volonté politique de soutenir l’économie nationale et de promouvoir le « consommer local ». Les producteurs sont placés au centre de la stratégie, et les consommateurs sont invités à participer à cet effort collectif. Le communiqué interministériel illustre ainsi une orientation forte vers l’autonomie alimentaire et la valorisation des ressources locales. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

29 avril 2026 0 comments
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Conseil supérieur de la défense
A la UneSécurité

Conseil supérieur de la défense : Assimi Goïta fixe 16 orientations pour renforcer la défense nationale

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Quatre jours après les attaques complexes, simultanées et coordonnées du 25 avril, les autorités maliennes ont réuni le plus haut organe de décision en matière de sécurité. Réuni le 29 avril à Bamako, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le chef de l’État de transition, le général d’armée Assimi Goïta, a examiné la situation sécuritaire du pays et défini de nouvelles orientations stratégiques pour renforcer la riposte contre les groupes armés terroristes.

La réunion s’est tenue au lendemain d’une série d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du territoire malien. Autour du président de la Transition étaient présents le Premier ministre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, les membres du gouvernement ainsi que le chef d’état-major général des armées.

Au terme de la session, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, s’est adressé à la presse pour rendre compte des décisions prises et de l’évaluation de la situation sécuritaire.

Hommage au ministre de la Défense Sadio Camara

Lors de cette déclaration, le ministre a exprimé les condoléances de la Nation aux familles des victimes des événements du 25 avril. Il a également rendu un hommage appuyé au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, décédé dans le contexte de ces événements.

Selon lui, ce dernier restera une figure marquante de la défense nationale, saluée pour « son engagement exemplaire et son sacrifice au service de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali ».

Des attaques coordonnées attribuées aux groupes terroristes

Les autorités estiment que les attaques du 25 avril ont été soigneusement planifiées par des groupes armés terroristes et visaient des objectifs stratégiques. Malgré cette offensive simultanée, les forces armées et de sécurité maliennes ont réussi à contenir les assaillants.

D’après le ministre de la Sécurité, la réaction rapide et la coordination des forces engagées ont permis d’infliger « d’importantes pertes humaines et matérielles » aux groupes armés, contraints finalement de se replier.

Seize orientations stratégiques pour renforcer la sécurité

Face à cette situation, le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie du dispositif sécuritaire. À l’issue des échanges, le chef suprême des armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer les capacités nationales de défense et de sécurité.

Ces orientations portent notamment sur l’amélioration de la coordination des forces, le renforcement du renseignement opérationnel et l’adaptation du dispositif sécuritaire aux nouvelles formes de menaces.

Les autorités appellent au calme et à la vigilance

Le gouvernement assure que la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Les autorités ont également salué la mobilisation des populations, dont les informations et signalements contribuent à l’efficacité des opérations militaires.

Le ministre de la Sécurité a enfin appelé les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale. Il a également invité la population à se référer exclusivement aux canaux officiels d’information, dénonçant la propagation de rumeurs et de campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux.

Le Président de la Transition s’est adressé à la nation malienne, à travers la chaîne nationale, le 28 avril dernier, au cours de laquelle le chef de l’État a salué l’intervention rapide des forces armées et de sécurité, qui a permis de déjouer l’attaque de mettre la situation sous contrôle. Le Président a également rendu hommage au ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, tué dans l’attaque du 25 avril. Il a aussi appelé à l’unité nationale face à cette menace.

A.D

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ATDI German Embassy.
A la UneÉconomie

Commerce et investissement : l’Allemagne consolide sa présence financière en Afrique

by Sahel Tribune 29 avril 2026
written by Sahel Tribune 5 minutes read


La banque publique allemande de développement KfW a annoncé son entrée au capital de African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI), institution panafricaine spécialisée dans l’assurance du commerce et de l’investissement. Cette participation de 32 millions de dollars illustre la volonté de Allemagne d’intensifier ses relations économiques avec le continent et de soutenir les mécanismes africains de sécurisation des investissements.

Réunie à Nairobi, au Kenya, la direction de l’African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) a officialisé, le 29 avril 2026, l’entrée au capital de la banque de développement allemande KfW. L’institution devient ainsi le 13ᵉ actionnaire institutionnel de l’organisme africain d’assurance-crédit.

L’Allemagne renforce son partenariat économique avec les marchés africains

La signature de l’accord de souscription s’est tenue lors d’une rencontre entre le directeur général d’ATIDI, Manuel Moses, et la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan.  « Cet événement est symbolique à plus d’un titre. Tout d’abord, il renforce nos liens déjà solides avec la KfW et crée de nouvelles opportunités pour les investisseurs allemands qui souhaitent s’implanter en Afrique. C’est également une reconnaissance du statut acquis par ATIDI en tant que principal organisme d’assurance pour le développement en Afrique, ainsi qu’une preuve de la solidité de notre modèle économique. Enfin, cela met en évidence l’importance des partenariats dans un contexte mondial de plus en plus marqué par la volatilité et l’incertitude. ATIDI ne ménagera aucun effort pour que ce partenariat soit couronné de succès. », a expliqué Manuel Moses,  

Avec cette prise de participation, l’Allemagne entend renforcer son partenariat économique avec les marchés africains et soutenir les institutions capables de réduire les risques liés au commerce et aux investissements sur le continent.

ATDI German Embassy_218.
ATDI German Embassy_218.

Un investissement de 32 millions de dollars

Pour devenir actionnaire de catégorie D2 – un statut réservé aux agences publiques et aux agences de crédit à l’exportation non africaines – KfW a investi 32 millions de dollars. Sur ce montant, 18,4 millions de dollars proviennent du budget du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ; 13,6 millions de dollars sont financés sur fonds propres de la banque allemande.

Cette participation permettra à la KfW de siéger dans les instances de gouvernance de l’institution et de contribuer à la définition de ses orientations stratégiques. L’initiative s’inscrit également dans la dynamique du G20 à travers le programme Compact with Africa (CwA), destiné à stimuler les investissements privés sur le continent.

Un partenariat déjà ancien

L’entrée de la KfW au capital d’ATIDI constitue l’aboutissement d’une coopération engagée depuis plusieurs années. Agissant pour le compte du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la banque allemande a déjà financé l’adhésion de plusieurs pays africains à l’organisation pour un montant supérieur à 100 millions de dollars.

Ces contributions ont permis à ATIDI d’élargir sa base financière et de renforcer sa capacité à atténuer les risques politiques et commerciaux, condition essentielle pour attirer des investisseurs privés sur les marchés africains.

Stimuler les investissements allemands en Afrique

Fondée en 1948, KfW est l’une des plus importantes banques publiques de développement au monde. Basée à Francfort-sur-le-Main, elle finance des projets dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, du développement durable ou encore du soutien aux PME dans les économies émergentes.

Selon les estimations de la banque, sa participation dans African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) pourrait générer jusqu’à 500 millions de dollars d’échanges commerciaux et d’investissements supplémentaires entre entreprises allemandes et marchés africains.

De son côté, Christiane Laibach, membre du comité de direction de KfW, affirme que ce partenariat vise à « renforcer les opportunités d’affaires pour les investisseurs européens et allemands en Afrique, dans le but de favoriser la prospérité et le développement, dans l’intérêt de tous. ». Elle poursuit en ajoutant : « Aujourd’hui, nous réaffirmons notre partenariat stratégique de longue date avec ATIDI. […] Nous adhérons à l’institution au nom de la République fédérale d’Allemagne. Il s’agit de l’aboutissement d’une coopération fructueuse qui a permis à plusieurs États africains d’adhérer à ATIDI et a donné naissance à des solutions d’assurance innovantes destinées à attirer les investissements étrangers sur le continent. »

Une institution africaine en pleine expansion

Créée en 2001 par plusieurs États africains, African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) s’est imposée au fil des années comme un acteur central de la sécurisation des investissements sur le continent. L’institution propose notamment des assurances contre les risques politiques, des assurances-crédit, des garanties financières pour les projets d’investissement.

Depuis sa création, ATIDI a soutenu plus de 93 milliards de dollars de transactions commerciales et d’investissements en Afrique. L’organisation bénéficie également de solides partenariats avec plusieurs institutions internationales, dont l’Union africaine, le Groupe de la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et le COMESA.

Notée A/Stable par Standard & Poor’s et A2/Stable par Moody’s, elle a été élue Institution de financement du développement de l’année 2025 lors des African Banker Awards.

Vers une nouvelle dynamique d’investissement

Au-delà de l’apport financier, l’entrée de KfW dans le capital d’ATIDI symbolise le rapprochement entre l’expertise financière européenne et les besoins croissants de financement du continent africain.

En combinant la capacité de financement de la banque allemande et la connaissance du terrain d’ATIDI, les deux institutions espèrent renforcer les corridors commerciaux, réduire les risques pour les investisseurs et soutenir la transformation économique à long terme de l’Afrique.

Oumarou Fomba 


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