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Burkina Faso : une enquête judiciaire ouverte contre l’UGEB pour « apologie du terrorisme »

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Le parquet de Ouagadougou a ouvert une enquête contre l’UGEB, accusée d’« apologie du terrorisme » et de démoralisation des forces de sécurité.

Le Burkina Faso ouvre une nouvelle séquence judiciaire dans un contexte de forte crispation autour de la lutte contre le terrorisme et du contrôle de l’espace médiatique. Le parquet de Ouagadougou a annoncé l’ouverture d’une procédure contre l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB), accusée d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux des contenus assimilés à une « apologie du terrorisme ».

Selon un communiqué du procureur du Tribunal de grande instance de Ouagadougou, les publications incriminées relèveraient à la fois de « l’apologie du terrorisme » et d’une « entreprise de démoralisation des Forces de défense et de sécurité ». Deux infractions prévues par le code pénal burkinabè et passibles de lourdes sanctions.

Une enquête judiciaire ouverte

Le parquet affirme avoir ordonné « l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire contre le ou les auteurs des publications ainsi que les éventuels complices ». Les personnes reconnues coupables risquent des peines allant d’un à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre 12 millions de francs CFA, soit plus de 21 000 dollars.

Cette décision intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à une intensification des attaques terroristes, tandis que les autorités de transition multiplient les mesures destinées à contrôler le récit public autour des opérations militaires.

Une pression accrue sur les médias

L’affaire intervient quelques semaines après la suspension de la chaîne française TV5 Monde par le Conseil supérieur de la communication (CSC). Les autorités reprochaient au média des « violations répétées » de la réglementation nationale dans son traitement des questions sécuritaires au Sahel.

Cette décision s’inscrit dans une série de mesures visant plusieurs médias étrangers accusés par Ouagadougou de diffuser une couverture jugée hostile ou démoralisante pour les forces armées burkinabè.

Oumarou Fomba 


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