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Commémoration du 26 mars 1991
A la UnePolitique

Commémoration du 26 mars 1991 : hommage aux martyrs et appel à la refondation

by Cheickna Coulibaly 26 mars 2026
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

 Le Mali a commémoré ce jeudi 26 mars 2026, le 35ᵉ anniversaire des événements du 26 mars 1991, marqués par un hommage solennel rendu aux martyrs de la démocratie.

La cérémonie officielle s’est tenue au Monument des Martyrs, où le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs. Il a, à cette occasion, rendu un vibrant hommage aux victimes au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Les causes de la crise multidimensionnelle

Dans son intervention, le Chef du gouvernement a rappelé la portée historique de cette date, symbole du combat du peuple malien pour la démocratie. Il a également souligné que les dysfonctionnements observés dans la pratique démocratique figurent parmi les causes de la crise multidimensionnelle que traverse le pays.

Selon lui, si des acquis démocratiques ont été enregistrés, des insuffisances persistent et nécessitent des corrections. C’est dans cette optique que les autorités de la Transition ont initié les Assises nationales de la Refondation, présentées comme un cadre permettant aux Maliens de poser un diagnostic sans complaisance sur la gouvernance du pays.

Un processus de refondation « irréversible »

Le Premier ministre a mis en avant plusieurs résultats issus de la mise en œuvre des recommandations de ces assises, notamment l’amélioration de la situation sécuritaire, la relecture du code minier, la promotion du contenu local ainsi que l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023. Il a également évoqué la vision prospective du pays à l’horizon 2063, intitulée « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ».

Conscient des défis persistants, Abdoulaye Maïga a affirmé que le processus de refondation engagé est « irréversible », tout en saluant la résilience du peuple malien face aux difficultés sécuritaires et socio-économiques. Il a enfin appelé à la vigilance, soulignant que la construction du « Mali Kura » constitue une démarche politique de long terme.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et des chefs d’institutions de la République. Elle a été marquée par des moments de recueillement et de reconnaissance envers celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’avènement de la démocratie au Mali.

Cheickna Coulibaly 

26 mars 2026 0 comments
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Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie
ActuPolitique

Poutine fixe Moscou pour le 3ème sommet Russie-Afrique

by Sahel Tribune 26 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Russie poursuit son offensive diplomatique sur le continent africain. Le président Vladimir Poutinea officialisé la tenue du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou en 2026. Ce rendez-vous, destiné à renforcer les liens politiques et économiques entre Moscou et les pays africains, s’inscrit dans une stratégie d’influence croissante de la Russie sur le continent.

Le Kremlin relance son offensive diplomatique sur le continent africain. Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret officialisant la tenue du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou en 2026, un rendez-vous destiné à consolider les relations politiques, économiques et sécuritaires entre la Russie et les pays africains, informe l’agence African initiative.

Publié sur le portail officiel d’information juridique de la Fédération de Russie, le texte précise que la capitale russe a été choisie pour accueillir cette rencontre ainsi que plusieurs événements connexes organisés dans le cadre du format Russie-Afrique.

Un comité d’organisation déjà en place

Dans ce même décret, le chef du Kremlin a créé un comité chargé de préparer la rencontre. Il sera dirigé par Iouri Ouchakov, conseiller du président russe. Celui-ci dispose d’un mois pour finaliser la composition de cette structure chargée de coordonner l’organisation du sommet et des initiatives diplomatiques associées.

Le règlement du comité d’organisation a également été validé par le président russe. Sa mission ne se limitera pas à la préparation du sommet. Il devra aussi superviser l’ensemble des manifestations prévues dans le cadre du partenariat Russie-Afrique.

Une confirmation attendue

L’annonce de Moscou intervient après plusieurs mois d’incertitudes sur le lieu de la rencontre. Le ministère russe des Affaires étrangères avait initialement évoqué la possibilité d’organiser ce troisième sommet sur le continent africain.

Mi-mars, le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, avait toutefois indiqué à l’issue d’entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov que la réunion se tiendrait finalement à Moscou en octobre 2026.

Cette rencontre devrait réunir plusieurs chefs d’État africains ainsi que des responsables politiques et économiques des deux parties.

Une diplomatie africaine renforcée

Depuis plusieurs années, Moscou multiplie les initiatives pour renforcer sa présence en Afrique, dans un contexte de rivalités accrues avec les puissances occidentales. Les sommets Russie-Afrique constituent l’un des principaux instruments de cette stratégie diplomatique.

Le premier sommet s’est tenu en 2019 à Sotchi, sous la coprésidence de Vladimir Poutine et de Abdel Fattah al-Sissi, alors président en exercice de Union africaine. La seconde édition s’est déroulée en 2023 à Saint-Pétersbourg.

Avec cette troisième édition prévue à Moscou, la Russie entend poursuivre la consolidation de ses partenariats sur le continent, qu’il s’agisse de coopération économique, énergétique ou sécuritaire.

Un rendez-vous stratégique

Si la liste des participants n’a pas encore été dévoilée, le sommet de 2026 devrait servir de plateforme de dialogue politique et de négociation d’accords bilatéraux.

Pour Moscou comme pour de nombreux États africains, l’enjeu dépasse la simple diplomatie protocolaire. Il s’agit de redéfinir les équilibres géopolitiques et économiques dans un contexte international marqué par la fragmentation des alliances et la concurrence des grandes puissances sur le continent.

Oumarou Fomba

26 mars 2026 0 comments
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Assainissement
ActuClimat et environnement

Vers un Mali plus propre : le gouvernement adopte son plan 2026-2030

by Sahel Tribune 26 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres une Politique nationale d’assainissement accompagnée d’un plan d’actions 2026-2030. Objectif : améliorer durablement l’accès aux services d’assainissement, renforcer la gestion des déchets et des eaux usées, et offrir un cadre de vie plus sain aux populations dans la perspective de la stratégie de développement du pays.

Présidée par le général d’armée Assimi Goïta, la réunion gouvernementale a entériné un texte présenté par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Ce projet de décret officialise une orientation déjà évoquée lors de la session du Conseil des ministres du 13 février 2026, au cours de laquelle l’exécutif avait pris acte de la communication écrite relative à cette réforme.

Un cadre stratégique pour l’assainissement

La nouvelle politique vise à améliorer l’accès des populations maliennes à des services d’assainissement jugés insuffisants dans de nombreuses zones urbaines et rurales. Selon les autorités, l’objectif est d’assurer un accès plus large à des infrastructures adaptées — gestion des déchets, traitement des eaux usées, assainissement collectif et individuel — dans des conditions durables et équitables.

Cette stratégie s’inscrit dans les grandes orientations de développement définies par l’État malien, notamment la vision stratégique « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui esquisse les ambitions du pays à long terme, ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.

Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la simple gestion des déchets ou de l’eau. Il s’agit aussi d’améliorer le cadre de vie, la santé publique et la résilience environnementale du pays.

Un plan d’actions sur cinq ans

L’adoption du décret ouvre désormais la voie à la mise en œuvre du plan d’actions 2026-2030, qui doit traduire cette politique en programmes concrets. Le texte prévoit notamment la planification d’investissements dans les infrastructures d’assainissement, le renforcement des capacités des collectivités territoriales et une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Les autorités entendent également promouvoir des solutions durables et sécurisées, capables de répondre aux défis environnementaux et démographiques auxquels le Mali est confronté.

Un enjeu de santé publique

Dans un pays où l’accès aux services d’assainissement demeure inégal selon les régions, cette réforme est présentée comme un levier essentiel pour réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité et aux systèmes d’évacuation défaillants.

En officialisant cette politique nationale, le gouvernement malien affiche ainsi sa volonté de structurer durablement le secteur de l’assainissement, considéré comme l’un des piliers du développement urbain et de la protection de l’environnement dans les années à venir.

A.D

26 mars 2026 0 comments
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ActuPolitique

Commémoration de la journée des martyrs : Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

En marge de la commémoration de la Journée des martyrs du 26 mars 1991, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la Pyramide du Souvenir, a initié un colloque placé sous la présidence du ministre Mamou Daffé. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents, parmi eux Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement.

Le thème choisi, « Sécurité humaine et recompositions socio-technologiques au Mali : dynamiques, gouvernance et résilience face à la crise post-2012 », a permis de relier mémoire et actualité. Il ne s’agissait pas seulement de se souvenir des martyrs, mais de réfléchir aux mutations sociales et technologiques qui conditionnent la stabilité du pays. En intégrant la sécurité humaine et les recompositions technologiques, les organisateurs ont donné une profondeur analytique à la commémoration. 

Mémoire et actualité à portée nationale

Dans son allocution, Mamou Daffé a rendu hommage aux martyrs du 26 mars 1991, symboles de courage et de sacrifice, tout en évoquant les victimes des crises récentes, civiles et militaires. Pour lui, la commémoration doit être un levier d’action et une source d’inspiration pour bâtir un Mali résilient. Cette double tonalité, mémorielle et tournée vers l’avenir, a marqué la cérémonie, en invitant les générations actuelles à transformer la mémoire en projets concrets.  

Célébration des martyrs
Rencontre de haut niveau à la Pyramide du souvenir, le 26 mars 2026, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Mamou Daffé de la Culture, Abdoulaye Diop des Affaires étrangères, Boureima Kansaye de l’Enseignement supérieur, Alhamdou Ag Ilyene de l’Économie numérique et de la Communication, Diarra Djénéba Sanogo de la Promotion de la Femme et Doumbia Mariam Tangara de l’Environnement. Crédit photo : Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le ministre a insisté sur la cohésion sociale et la souveraineté nationale, qu’il considère comme des piliers essentiels pour l’avenir du Mali. Selon lui, l’héritage des martyrs impose aux générations présentes de traduire le souvenir en initiatives tangibles. Ce message traduit une volonté politique de lier l’histoire aux actions actuelles, afin que le sacrifice des martyrs ne reste pas une référence abstraite, mais devienne un moteur de mobilisation nationale et de consolidation démocratique. 

Hommage et mobilisation pour la souveraineté nationale

Le colloque s’est affirmé comme une plateforme de réflexion nationale. Chercheurs, experts et acteurs institutionnels ont été conviés pour analyser les recompositions socio-technologiques et les enjeux de gouvernance. Les débats ont mis en lumière les fragilités du système, mais aussi les opportunités offertes par les nouvelles dynamiques sociales et technologiques. Cette démarche a transformé l’hommage en espace de dialogue et de prospective, donnant une profondeur intellectuelle à la commémoration.  

Au-delà du recueillement, Mamou Daffé a insisté sur l’importance du capital humain. Pour lui, investir dans les savoirs et les compétences est une condition indispensable pour consolider la souveraineté nationale. Cette orientation montre que la mémoire des martyrs n’est pas seulement un héritage historique, mais aussi une source d’inspiration pour des politiques publiques centrées sur l’éducation, la formation et l’innovation. La jeunesse et la connaissance deviennent ainsi des leviers stratégiques pour l’avenir.  

Dialogue intellectuel et valorisation du capital humain

La commémoration a donc dépassé le cadre symbolique pour devenir un moment de réflexion stratégique. Elle a permis de conjuguer mémoire et avenir, en articulant hommage et prospective. Les autorités maliennes ont réaffirmé leur volonté de renforcer la gouvernance et la cohésion sociale, tout en honorant le sacrifice des martyrs. Ce colloque s’est imposé comme un espace de mobilisation pour construire un Mali durable et souverain, où la mémoire devient un levier pour l’action et la résilience nationale.  

La Journée des martyrs du 26 mars 1991, célébrée à la Pyramide du Souvenir, a été bien plus qu’un moment de recueillement. Elle a permis de rappeler l’importance de la mémoire dans la construction d’un projet national. En liant hommage et réflexion sur les défis contemporains, les autorités ont montré que l’histoire peut servir de socle à l’action. Le colloque a ainsi ouvert une voie vers un Mali plus fort, résilient et souverain.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

26 mars 2026 0 comments
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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce, évoque la Taxe spéciale de solidarité Mali.
A la UneÉconomie

 Face aux tensions dans le Golfe, Bamako déploie un plan de riposte en dix axes

by Chiencoro 26 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Réuni le 25 mars au palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général Assimi Goïta, le gouvernement malien a alerté sur les conséquences potentielles de la crise au Moyen-Orient pour l’économie nationale. Face aux perturbations du commerce maritime mondial, les autorités préparent un plan de riposte destiné à sécuriser l’approvisionnement du pays et à protéger ses secteurs stratégiques.

Le gouvernement malien se prépare à affronter les répercussions économiques des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Réuni en conseil des ministres le mercredi 25 mars à Bamako, l’exécutif, présidé par le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a examiné les risques que ces tensions font peser sur l’économie du pays.

Lors de cette réunion tenue au palais présidentiel de Koulouba, le ministre de l’Industrie et du Commerce a présenté une communication consacrée aux effets possibles de la crise dans la région du Golfe persique sur les secteurs stratégiques maliens.

Les tensions dans le Golfe sous surveillance

Selon les autorités, la dégradation du contexte sécuritaire dans la zone du Golfe pourrait perturber la circulation maritime internationale, notamment dans le détroit d’Ormuz. Ce corridor maritime constitue l’un des principaux axes du commerce mondial, en particulier pour le transport du pétrole reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

Une instabilité prolongée dans cette zone pourrait provoquer des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement internationales, avec des répercussions potentielles sur les importations et les prix de certains produits essentiels.

Pour le Mali, pays enclavé dépendant fortement des importations pour plusieurs biens stratégiques, une telle situation pourrait affecter l’approvisionnement en produits de première nécessité ainsi que certains secteurs clés de l’économie.

Un plan de riposte en dix axes

Afin d’anticiper ces risques, le ministère de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en collaboration avec le ministère d’Etat en charge de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a élaboré un plan de riposte articulé autour de dix axes stratégiques, informe le communiqué du conseil des ministres.

Ce dispositif vise notamment à renforcer la capacité de l’État à surveiller l’évolution des marchés internationaux et à réagir rapidement en cas de perturbations majeures dans l’approvisionnement du pays.

Le gouvernement prévoit également de mettre en place un système de suivi basé sur plusieurs indicateurs économiques et logistiques. Des seuils d’alerte permettront d’adapter les mesures gouvernementales en fonction de l’évolution de la situation internationale.

Renforcer la souveraineté économique

Au-delà des mesures d’urgence, ce plan s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la souveraineté économique du Mali dans des secteurs jugés stratégiques.

Les autorités entendent ainsi réduire la vulnérabilité du pays face aux chocs extérieurs en renforçant les capacités nationales de production et en diversifiant les sources d’approvisionnement.

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des perturbations logistiques récurrentes, Bamako cherche ainsi à mieux protéger son économie et à anticiper les effets d’une instabilité mondiale qui dépasse largement les frontières du Sahel.

Chiencoro Diarra 

26 mars 2026 0 comments
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Rooftop:UNESCO GEM Report
ActuÉducation

Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte

by Chiencoro 25 mars 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le Rapport mondial de suivi sur l’éducation alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.

Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.

273 millions de jeunes toujours exclus

Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.

Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.

Un modèle mondial remis en question

Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.

L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.

Des progrès réels mais inégalement répartis

Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.

Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.

L’équité comme priorité politique

Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.

Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.

Des réformes en progression

Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.

Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.

Un appel à repenser les priorités

Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.

« Prendre au sérieux l’équité », conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.

Chiencoro Diarra 

25 mars 2026 0 comments
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Le Sénégal remporte la CAN 2025
Sport

CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour contester la décision de la CAF

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne, a annoncé le 25 mars 2026 avoir enregistré un appel de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Cet appel vise à contester la décision de la Confédération africaine de football (CAF) qui, le 17 mars 2026, a déclaré le Sénégal perdant par forfait en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, attribuant la victoire au Maroc sur le score de 3-0.  

La décision de la CAF, rendue par son Jury d’Appel, a surpris le monde du football africain. Elle stipule que le Sénégal n’a pas respecté certaines obligations réglementaires, entraînant un forfait en finale. Le Maroc a ainsi été déclaré vainqueur de la CAN 2025 sans avoir disputé le match. La FSF, estimant cette décision injuste et précipitée, a immédiatement saisi le TAS pour obtenir son annulation et réclamer la reconnaissance de son équipe comme championne.  

Un recours inédit dans l’histoire de la CAN  

Dans son recours, la FSF demande non seulement l’annulation de la décision de la CAF, mais aussi la suspension du délai de dépôt du mémoire d’appel. Elle estime que les motifs complets de la décision n’ont pas été communiqués, ce qui entrave son droit à une défense équitable. La fédération sénégalaise souhaite que le TAS statue sur le fond et reconnaisse officiellement le Sénégal comme vainqueur de la CAN 2025.  

Conformément aux règles du TAS, l’appelant dispose de vingt jours pour déposer son mémoire d’appel, suivi d’un délai identique pour la réponse des intimés. Toutefois, la demande de suspension formulée par la FSF rend incertain le calendrier de la procédure. Une formation arbitrale spécialisée sera bientôt nommée pour examiner le dossier et établir un calendrier. À ce stade, aucune date d’audience n’a encore été fixée.  

Un calendrier procédural encore flou 

Me Matthieu Reeb, Directeur Général du TAS, a assuré que l’institution est parfaitement équipée pour traiter ce type de litiges. Il a souligné l’importance de garantir un procès équitable à toutes les parties, tout en veillant à ce que la procédure soit menée dans les meilleurs délais. Le TAS rappelle que ses procédures sont confidentielles, mais promet de tenir les médias informés si une audience est programmée. 

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de l’organisation et de la gouvernance du football africain. La décision de la CAF, jugée brutale par certains observateurs, pourrait avoir des répercussions sur la crédibilité de l’institution. Le recours du Sénégal devant le TAS illustre la volonté des fédérations de défendre leurs droits et de contester des décisions perçues comme arbitraires. 

Un test pour la gouvernance du football africain  

Pour le Sénégal, l’enjeu est majeur. Il s’agit de défendre l’honneur de son équipe nationale et de préserver son statut sur la scène continentale. Pour le Maroc, la victoire attribuée par forfait est désormais fragilisée par la procédure en cours. Le TAS devra trancher entre deux visions opposées, avec des conséquences sportives et symboliques considérables pour les deux nations.  

Les supporters, les joueurs et les observateurs du football africain attendent avec impatience la décision du TAS. Celle-ci pourrait redéfinir l’issue de la CAN 2025 et marquer un tournant dans la gestion des litiges sportifs en Afrique. En attendant, le suspense demeure, et le TAS s’impose comme l’arbitre ultime d’une affaire qui dépasse le simple cadre sportif pour toucher à la légitimité institutionnelle du football africain.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

25 mars 2026 0 comments
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