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Lingots d'or
ActuÉconomie

Et si l’or finançait enfin les routes du Mali ?

by Chiencoro 2 mai 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Avec la réforme de son Code minier adoptée en 2023, le Mali entend franchir un nouveau cap. Le pays passe d’une économie extractive à une logique de transformation. Au cœur du dispositif, cinq fonds dédiés, dont un mécanisme inédit destiné à financer directement les infrastructures, afin de mieux capter et réinjecter la rente minière dans l’économie nationale.

Comment transformer la richesse du sous-sol en routes, en barrages et en réseaux électriques ? Au Mali, la réforme du Code minier adoptée en 2023 tente d’apporter une réponse concrète à cette équation en instituant des fonds dédiés, conçus pour capter directement une part des revenus extractifs et les réinjecter dans l’économie productive.

Une tentative de réallocation de la rente minière

Le Mali figure parmi les grandes puissances aurifères du continent africain. Selon un rapport de l’organisation suisse SWISSAID, la production industrielle et semi-industrielle d’or du pays a atteint environ 66,2 tonnes en 2022. Avec ce volume, le Mali se classe troisième producteur d’or en Afrique, derrière le Ghana (95,8 tonnes) et l’Afrique du Sud (84 tonnes), mais devant le Burkina Faso (57,7 tonnes). Cette position confirme le rôle stratégique du secteur minier dans l’économie malienne, l’or constituant la première source d’exportations et une ressource clé pour les finances publiques.

Dans un pays où l’or représente l’essentiel des recettes d’exportation, la question de la redistribution des revenus miniers reste centrale. En adoptant un nouveau Code minier en 2023, les autorités maliennes corrigent les déséquilibres d’un modèle longtemps critiqué pour sa faible capacité à irriguer l’économie réelle.

La création de cinq fonds sectoriels s’inscrit dans cette logique. L’objectif est non seulement de sécuriser des ressources dédiées à des priorités stratégiques mais ausi d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en fléchant les revenus extractifs vers des usages précis.

Un mécanisme de financement indexé sur la production

Parmi ces instruments, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport constitue l’un des leviers les plus structurants. Il introduit une forme de prélèvement quasi-fiscal directement adossé à la production minière.

Le dispositif prévoit une contribution de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières pendant les cinq premières années d’exploitation, à laquelle s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. Au-delà de cette période, le taux sur le chiffre d’affaires est relevé à 2,5 %, augmentant progressivement la pression contributive.

Ce mécanisme permet d’adosser le financement des infrastructures à la performance du secteur minier, créant ainsi un lien direct entre extraction et investissement public.

Un outil de financement des biens publics

Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, ce fonds est un instrument de financement alternatif pour des infrastructures essentielles, traditionnellement dépendantes des ressources budgétaires ou de l’aide extérieure.

Énergie, eau, transport : ces trois secteurs concentrent les principaux goulets d’étranglement de l’économie malienne. Leur sous-développement pèse sur la compétitivité des entreprises, renchérit les coûts logistiques et limite l’attractivité du pays pour les investisseurs.

Pour y remédier, le Mali a identifié onze programmes et projets structurants afin de soutenir les stratégies nationales de développement à moyen et long terme, à travers « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ». Parmi eux figure le projet n°4, « Kanku Musa Seginna » (le retour de l’âge d’or de Kankou Moussa), qui vise à inscrire l’exploitation minière dans une logique de développement durable, en renforçant ses retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble du territoire, avec une attention particulière aux communautés des zones minières. Le projet n°5, « Intégrer le Mali au monde », ambitionne quant à lui de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de transport multimodal, efficace et sécurisé, capable de mieux connecter le pays aux marchés régionaux et internationaux, tout en soutenant l’aménagement durable du territoire.

En orientant une partie des revenus miniers vers ces segments, les autorités entendent créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. L’ambition des autorités maliennes de la Transition est de faire profiter les richesses du pays aux Maliens. Cela apparaît clairement dans l’article 42 de la Constitution du 22 juillet 2023 : « L’Etat dispose du droit souverain sur les richesses et les ressources naturelles situées sur son territoire.» Quant à leur exploitation, elle doit se faire « dans le respect des règles de protection de l’environnement et dans l’intérêt des générations présentes et futures.»

Gouvernance : un enjeu clé de crédibilité

La performance de ce dispositif dépendra largement de sa gouvernance. Le Code minier prévoit l’adoption de textes réglementaires pour encadrer le fonctionnement du fonds, ainsi que la production de rapports annuels validés par les collectivités territoriales et les organes de contrôle de l’État.

La publication de ces rapports constitue un signal en faveur de la transparence, dans un secteur historiquement exposé aux critiques sur l’opacité et la gestion des revenus. Mais au-delà des dispositifs formels, la crédibilité du mécanisme reposera sur la capacité de l’État à garantir une allocation efficace des ressources et à éviter les effets de dispersion ou de captation.

Le fonds dédié aux infrastructures s’insère dans une architecture plus large comprenant : un fonds de développement local, destiné à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers ; un fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites artisanaux ; un fonds de promotion du secteur minier ; un fonds consacré à la recherche géologique et au renforcement des capacités. Cette structuration traduit une approche plus intégrée de la politique minière, combinant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Entre ambition économique et contraintes structurelles

Dans le cadre du Fonds minier pour le développement local, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités locales du Mali, par le Président de la Transiton, le 12 mars 2026. Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali. 

Avec cette réforme du secteur minier, Bamako maximise les retombées économiques d’un secteur clé, tout en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs pour les investissements publics. Toutefois, plusieurs inconnues demeurent : volatilité des cours de l’or, capacité de collecte effective des contributions, discipline budgétaire et efficacité de l’exécution des projets.

En filigrane, c’est la question classique des économies extractives qui se pose : comment transformer une rente en développement durable ? Le nouveau Code minier malien apporte un début de réponse institutionnelle. 

Chiencoro Diarra 

2 mai 2026 0 comments
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Les ministres de la culture de l'AES
ActuSeko ni Donko

Semaine de la fraternité sahélienne : Mamou Daffé, ambassadeur de la culture malienne à Bobo-Dioulasso

by Chiencoro 2 mai 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli, fin avril, la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), un rendez-vous culturel et politique qui illustre l’ambition d’intégration régionale portée par l’Alliance des États du Sahel. Organisée en marge de la Semaine Nationale de la Culture, cette rencontre se veut un symbole fort de rapprochement entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Placée sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », la manifestation s’inscrit dans une dynamique où la culture devient un levier stratégique d’intégration. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par le chef de la diplomatie Karamoko Jean Marie Traoré, a donné le ton : celui d’une coopération régionale fondée sur la solidarité et la souveraineté partagée.

Mamou Daffé
Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, pour l’ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌.

Héritages communs et identités croisées

Dans le message officiel, les autorités burkinabè ont mis l’accent sur la portée politique de l’AES, qui est une réponse aux défis communs du Sahel. L’accent a été également mis sur la valorisation des patrimoines culturels, la structuration des industries créatives et la facilitation de la mobilité des artistes.

Prenant la parole au nom des ministres de la Culture des trois pays, Mamou Daffé a souligné la profondeur historique des liens entre les sociétés sahéliennes. « La culture relie nos histoires », a-t-il rappelé, évoquant notamment des pratiques ancestrales comme la parenté à plaisanterie, mécanisme traditionnel de cohésion sociale et de régulation des conflits.

Cette référence aux traditions illustre une volonté de s’appuyer sur les fondements culturels endogènes pour construire un projet politique commun. Dans un contexte sécuritaire fragile, les autorités de l’AES misent ainsi sur la culture comme facteur de résilience et de stabilité.

Un espace de rencontre entre peuples

Au cœur de l’événement, le Village des Communautés a offert une vitrine vivante de la diversité sahélienne : gastronomie, artisanat, musique et performances artistiques ont rythmé les échanges entre participants. Au-delà des discours officiels, cette immersion culturelle traduit une réalité tangible : celle d’un espace partagé où les populations se reconnaissent dans des valeurs communes.

Mamou Daffé à Bobo-Dioulasso
Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, entouré de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, pour l’ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌.

Cette approche rappelle que l’intégration régionale ne se limite pas aux accords politiques ou économiques. Elle se construit aussi dans les interactions quotidiennes, les pratiques sociales et les imaginaires collectifs.

Une ambition régionale affirmée

La première édition de la Semaine de la Fraternité, organisée en 2025 à Ségou, avait déjà posé les bases de cette initiative autour du thème « Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère ». En revenant avec une seconde édition à Bobo-Dioulasso, l’AES confirme sa volonté d’inscrire la culture au cœur de son projet.

Dans un Sahel en recomposition, marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs, cette diplomatie culturelle demeure un outil complémentaire aux stratégies politiques et militaires. Elle vise à renforcer le sentiment d’appartenance régionale et à consolider les liens entre sociétés.

La culture comme pilier de souveraineté

Au-delà de l’événement lui-même, la Semaine de la Fraternité révèle une orientation stratégique : faire de la culture un pilier de souveraineté. En valorisant leurs identités et leurs patrimoines, les États de l’AES cherchent à affirmer leur autonomie et à construire une intégration fondée sur leurs propres références.

Dans cette perspective, la culture ne se limite plus à un domaine symbolique. Elle devient un instrument politique, un vecteur de cohésion et un levier de développement, au service d’un projet sahélien en pleine redéfinition.

Chiencoro Diarra 

2 mai 2026 0 comments
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Tribunal militaire de Bamako
A la UneSécurité

Attaques du 25 avril au Mali : le Procureur révèle des complicités internes

by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 mai 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 2 minutes read

Le Procureur de la République près le Tribunal Militaire de Bamako a annoncé, ce vendredi 1er mai 2026, l’ouverture d’une enquête après les attaques terroristes du 25 avril. Ces attaques ont visé plusieurs positions des Forces Armées et de Sécurité, notamment à Bamako, Kati et au domicile du ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Elles ont provoqué une vive inquiétude et mobilisé les autorités pour identifier les responsables. 

Les premiers éléments de l’enquête révèlent des complicités internes. Certains militaires radiés ou en instance de radiation sont impliqués. Le communiqué mentionne aussi des personnalités politiques, dont le docteur Oumar Mariko. Selon le Procureur, « des preuves de complicité ont été établies », ce qui montre que les attaques n’ont pas été menées uniquement par des groupes extérieurs mais avec des soutiens internes.  

Complicités internes révélées  

Parmi les assaillants identifiés figure Alassane Diallo, dit Abedi, un militaire radié. Il est mort lors des affrontements près de Kati. Sa participation confirme l’implication d’anciens membres des forces armées dans ces attaques coordonnées. Cette identification renforce l’idée d’une organisation structurée, composée de militaires actifs, de retraités et de soutiens extérieurs. Le Procureur a insisté sur « la gravité des faits et la nécessité de poursuivre tous les complices ».  

Le Procureur a rendu publics les noms de plusieurs présumés complices. Il s’agit du Sergent Diakaridia Sodio, de l’Adjudant Moussa Diane, de l’Adjudant-Chef Mamadou Keita, tous militaires en activité, ainsi que de Soïba Diarra, militaire retraité. Ces personnes sont désormais au centre des investigations. Leur rôle exact reste à préciser, mais leur identification marque une étape importante dans le travail des enquêteurs.  

Noms des présumés complices  

Le communiqué précise que des arrestations ont déjà été effectuées. Les autorités poursuivent activement la traque des autres auteurs, co-auteurs et complices. Cette dynamique traduit la volonté des services de sécurité de répondre rapidement et fermement à cette menace. Le Procureur a déclaré que « les premières arrestations ont été couronnées de succès », tout en affirmant que d’autres recherches sont en cours.  

Le Procureur a félicité les unités d’enquêtes et les services de sécurité pour leur professionnalisme. Il a souligné que les investigations en cours et celles à venir seront menées dans le strict respect de la réglementation. Le texte affirme que « les évolutions enregistrées seront progressivement portées à la connaissance de l’opinion », afin de garantir la transparence et la légalité des procédures engagées dans une affaire aussi sensible. 

Le Procureur a également rassuré l’opinion publique nationale et internationale. Il a affirmé que toutes les évolutions de l’enquête seront progressivement communiquées. 

Ibrahim Kalifa Djitteye 

2 mai 2026 0 comments
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Compagnie aérienne AES
A la UneÉconomie

AES : une compagnie aérienne commune entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso dès 2026

by Sahel Tribune 1 mai 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, franchit une nouvelle étape dans son ambition d’intégration régionale. Les trois pays prévoient de lancer une compagnie aérienne commune d’ici fin 2026, selon des déclarations officielles du ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, Abdourahamane Amadou.

Dans un entretien accordé à la télévision nationale RTN, le ministre a confirmé que les bases institutionnelles du projet étaient déjà posées. « Nous avons signé le traité de création de la compagnie AES », a-t-il indiqué, précisant que la prochaine étape consiste à définir une stratégie opérationnelle. Celle-ci sera confiée aux directeurs généraux des compagnies nationales des trois pays, chargés de proposer un modèle permettant de mutualiser rapidement les ressources disponibles.

Une réponse aux défis de connectivité régionale

Au cœur de cette initiative figure un enjeu majeur : améliorer la connectivité entre les capitales et les régions de l’espace sahélien. Aujourd’hui, relier Bamako, Ouagadougou et Niamey peut nécessiter une journée entière de voyage, en raison du manque de liaisons directes.

« Avec une compagnie commune, nous pourrons assurer rapidement des vols entre les capitales et même vers certaines régions », a souligné Abdourahamane Amadou. L’objectif est de réduire drastiquement les temps de trajet et faciliter les échanges économiques, administratifs et humains au sein de l’AES.

Le ministre a également confirmé que le premier vol pourrait intervenir dès 2026, si le calendrier est respecté.

Une flotte encore en discussion

Sur le plan technique, plusieurs questions restent à trancher, notamment celle du choix des appareils. Parmi les options envisagées figure l’Embraer 190, déjà utilisé par le Burkina Faso.

Pour les autorités, l’harmonisation de la flotte est un enjeu stratégique. « Si nous voulons une compagnie commune, il est logique que nous ayons le même type d’appareil. Cela facilite l’exploitation et la maintenance », a expliqué le ministre nigérien.

Au-delà de l’exploitation, les trois pays envisagent également de développer un écosystème industriel autour de l’aviation. L’installation d’une filiale du constructeur brésilien Embraer dans la sous-région est évoquée, notamment pour assurer la maintenance technique des appareils.

Une coopération aérienne élargie

Le projet de compagnie aérienne s’inscrit dans un cadre plus large de coopération dans le secteur aérien. Début avril, à Niamey, les trois États ont signé un accord global visant à renforcer leur collaboration en matière d’aviation civile.

Ce partenariat prévoit notamment la création d’un bureau conjoint d’enquête sur les accidents aériens, l’élaboration d’une feuille de route commune pour le développement du secteur, ainsi que le renforcement des capacités en formation et en maintenance.

Un levier d’intégration pour l’AES

Au-delà de l’aspect technique, cette future compagnie aérienne constitue un symbole fort de la volonté d’intégration des pays de l’AES. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, les autorités misent sur le transport aérien comme levier de développement et de souveraineté.

En facilitant la mobilité des personnes et des biens, le projet pourrait contribuer à dynamiser les échanges intra-régionaux, encore limités, et à renforcer la cohésion entre les trois pays.

Si les défis restent nombreux — financement, organisation, viabilité économique —, le lancement annoncé pour 2026 marque une étape décisive. Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il s’agit désormais de transformer cette ambition politique en réalité opérationnelle.

Oumarou Fomba 

1 mai 2026 0 comments
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Pois cassés
ActuÉconomie

Diplomatie : la Russie envoie 770 tonnes d’aide alimentaire au Mali

by Sahel Tribune 1 mai 2026
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Une cargaison de 770 tonnes de pois cassés polis a quitté la région russe de l’Altaï à destination du Mali, dans le cadre d’un programme humanitaire international piloté sous l’égide de l’Organisation des Nations unies.

Selon la branche régionale du Centre fédéral d’évaluation de la sécurité et de la qualité des produits agro-industriels, citée par l’agence African Initiative, ces denrées — des pois cassés de première qualité produits dans le district d’Oust-Kalmanski — ont été soigneusement contrôlées avant leur expédition. Les analyses, menées dans un laboratoire de l’Altaï, ont confirmé leur conformité aux normes nationales en vigueur.

L’envoi s’inscrit dans un dispositif d’assistance alimentaire destiné à soutenir des pays confrontés à des défis économiques et sécuritaires persistants. Avant leur acheminement, chaque lot fait l’objet d’une expertise technique rigoureuse, censée garantir la qualité sanitaire des produits distribués, explique l’agence russe.

Une aide calibrée et certifiée

Ce n’est pas une première. En mars dernier, dans le cadre d’une opération similaire, près de 1 500 tonnes de gruau de pois et de farine de blé avaient déjà été expédiées depuis la même région russe vers l’Afghanistan et le Burkina Faso.

Si l’opération est officiellement humanitaire, elle intervient dans un contexte où Moscou renforce ses liens avec Bamako, notamment sur les plans sécuritaire et économique. L’aide alimentaire apparaît ainsi comme un levier supplémentaire de renforcement des liens de coopération avec le Mali, et par ricochet l’Afrique, à quelques mois du 3ème sommet Russie-Afrique, prévue en Russie. 

Pour le Mali, confronté à des défis alimentaires dans certaines zones, ces cargaisons constituent un appui non négligeable. 

A.D

1 mai 2026 0 comments
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Cette photo prise 2 2010 montre centre islamique mosquee Tombouctou Mali L Unesco classe patrimoine mondial peril 28 juin 2012 0 730 322
A la UneOpinion

Bamako : comment le religieux contribue à la cohésion sociale et à la paix au Mali

by Mikailou Cissé 1 mai 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

À Bamako, où se croisent tensions sécuritaires, fractures sociales et aspirations à la stabilité, la religion s’impose comme un acteur discret mais déterminant. Au-delà de la foi, mosquées, églises et leaders religieux contribuent à maintenir le dialogue, à apaiser les crises et à renforcer la cohésion nationale, faisant du fait religieux un levier essentiel dans la quête d’une paix durable au Mali.

Dans un Mali confronté depuis plus d’une décennie aux violences terroristes, aux fractures sociales et aux tensions institutionnelles, la quête d’une paix durable demeure l’un des défis majeurs de l’État. Si les réponses militaires et politiques occupent légitimement le devant de la scène, d’autres mécanismes, plus discrets mais profondément enracinés dans la société, participent chaque jour à la préservation de l’équilibre collectif. Parmi eux, le fait religieux à Bamako s’impose comme un levier essentiel de cohésion sociale et de pacification.

Une capitale sous tension, entre diversité et fragilités

Capitale politique et économique du pays, Bamako concentre à elle seule les multiples contradictions du Mali contemporain. Ville de brassage humain, elle accueille des populations venues de toutes les régions, porteuses de langues, de cultures et de trajectoires diverses.

Cette diversité constitue une richesse sociale, mais elle s’accompagne également de fragilités liées aux inégalités économiques, au chômage des jeunes, à la pression urbaine et aux répercussions de la crise sécuritaire nationale. Dans un tel environnement, la cohésion sociale devient une condition indispensable de stabilité — un rôle dans lequel le religieux s’affirme comme un acteur de premier plan.

Le religieux, acteur structurant du lien social

À Bamako, la religion dépasse largement le cadre spirituel. Mosquées, églises, associations confessionnelles et leaders religieux participent activement à la structuration du lien social.

À travers l’encadrement moral, les actions de solidarité et les médiations communautaires, ils contribuent à maintenir des espaces de dialogue et de confiance. Cette reconnaissance se traduit jusque dans l’action publique : les rencontres régulières entre les autorités de la transition et les leaders religieux illustrent la volonté de mobiliser ces forces morales pour renforcer la cohésion nationale. Leur rôle est d’ailleurs consacré par la Constitution du 22 juillet 2023.

Depuis les audiences initiées à Koulouba en 2021, le pouvoir politique affirme ainsi la place stratégique du religieux dans la consolidation de la stabilité nationale.

Un rôle décisif en période de crise

La fonction pacificatrice du religieux s’est particulièrement illustrée lors de la crise politico-militaire de 2012. Dans un climat marqué par l’incertitude et la méfiance, plusieurs leaders religieux ont multiplié les appels à l’apaisement.

Leurs médiations discrètes ont contribué à réduire les tensions dans la capitale et à favoriser un environnement propice à la transition politique. Plus récemment, leur rôle s’est également révélé déterminant dans certaines médiations liées aux enlèvements ou aux violences intercommunautaires.

L’exemple de la libération de passagers enlevés sur l’axe Bankass–Bandiagara en 2024 illustre cette capacité d’intercession, là où les voies institutionnelles restent parfois limitées.

Prières, dialogues et initiatives interreligieuses

À Bamako, la religion sert aussi de point de rassemblement dans les moments de tension. Les prières collectives organisées sur le campus universitaire de Badalabougou en sont une illustration marquante.

Dans une étude académique, le chercheur Sekou Sala Timbely souligne que les années 1990 ont vu une implication accrue des organisations religieuses dans les affaires publiques, contribuant à structurer ces espaces de dialogue.

La relance du cadre de concertation entre l’État et les associations religieuses en février 2026 confirme cette reconnaissance institutionnelle du dialogue interreligieux comme outil de stabilité.

Une conception malienne de la paix

Au Mali, la paix ne se limite pas à l’absence de violence : elle repose sur la qualité des relations sociales. Cette vision s’inscrit dans l’héritage de la Charte de Kouroukanfouga, fondée sur le respect, la solidarité et la dignité.

À travers des valeurs comme le Maya, le Dambé ou le Malidenya, la société malienne rappelle que la stabilité collective repose sur la responsabilité partagée et la reconnaissance de l’autre.

Le rôle moral et social des leaders religieux

À travers sermons et prêches, les leaders religieux diffusent des messages de tolérance, de patience et de responsabilité collective. Leur influence contribue à orienter les comportements dans les périodes difficiles.

Lors des tensions liées à la crise énergétique, certains ont ainsi appelé à la solidarité et à l’endurance, participant à maintenir une forme de résilience sociale.

Par ailleurs, dans un contexte où les services publics sont parfois insuffisants, les structures religieuses jouent un rôle de proximité essentiel : aides alimentaires, soutien aux familles vulnérables, accompagnement des jeunes et médiation des conflits.

Entre influence positive et risques d’instrumentalisation

Cependant, cette influence n’est pas sans limites. Le religieux peut aussi faire l’objet d’instrumentalisations politiques ou identitaires. Lorsqu’il alimente l’exclusion ou la radicalisation, il devient un facteur de fragilisation.

Certaines dérives rappellent que la contribution du religieux à la paix dépend de son inscription dans une logique d’inclusion et de responsabilité. C’est dans cet esprit que Assimi Goïta a appelé, en 2026, les confessions religieuses à davantage de responsabilité dans leurs interventions publiques.

Un levier essentiel pour la paix durable

Dans la reconstruction de la paix sociale, les réponses sécuritaires restent indispensables, mais insuffisantes à elles seules. Le fait religieux constitue une ressource interne précieuse pour soutenir la cohésion sociale et renforcer les solidarités.

Dans un Mali en quête de stabilité durable au cœur du Sahel, la paix dépend autant de la solidité des institutions que de la vitalité des liens sociaux. À Bamako, le religieux demeure ainsi un ressort discret mais puissant de la pacification nationale.

Mikaïlou Cissé

1 mai 2026 0 comments
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Obsèques de Sadio Camara
A la UneEn temps réelVidéo

Obsèques nationales : le Mali rend hommage à un pilier de sa stratégie sécuritaire 

by Sahel Tribune 30 avril 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Il y a des morts qui dépassent le deuil. Celle du Général d’armée Sadio Camara appartient à cette catégorie rare où la disparition d’un homme devient un moment politique, presque un tournant historique. Le 30 avril 2026, sur la place d’armes du génie militaire de Bamako, la République malienne n’a pas seulement enterré un ministre de la Défense tombé sous les balles terroristes.

Dans le cérémonial militaire, tout était là : la marche funèbre, le drapeau national, la sonnerie aux morts, les hommages officiels. Mais derrière le protocole, une autre réalité affleurait : celle d’un pays en guerre contre une menace diffuse, persistante, et profondément politique. Car Sadio Camara n’était pas qu’un soldat. Il était l’un des visages les plus assumés de la refondation sécuritaire engagée par les autorités de transition.

Un parcours marqué d’engagement 

Sa trajectoire, longuement rappelée dans les témoignages de ses compagnons d’armes, dessine le portrait d’un officier forgé dans les fractures du Mali contemporain. Formé à l’École militaire interarmes de Koulikoro, passé par plusieurs théâtres d’opérations, il appartient à cette génération marquée au fer rouge par l’effondrement de 2012. Une génération qui a fait de la souveraineté non pas un slogan, mais une obsession.

À l’écouter — ou plutôt à écouter ceux qui l’ont connu —, une constante revient : la rigueur. Une discipline presque austère, mêlée à une forme d’humilité qui contraste avec le poids des responsabilités qu’il a assumées. Refus de privilèges, engagement personnel, proximité avec ses hommes. Autant d’éléments qui nourrissent aujourd’hui une figure quasi mythifiée.

Mais il serait trop simple d’en faire un héros sans contradictions. Car l’homme s’inscrivait dans une dynamique politique contestée, celle d’une transition militaire confrontée à des défis immenses : insécurité chronique, recomposition des alliances internationales, tensions régionales. En incarnant la montée en puissance des Forces armées maliennes, Sadio Camara portait aussi les espoirs — et les risques — d’une stratégie centrée sur la réponse sécuritaire.

Le serment collectif de continuer le combat

Sa mort, survenue lors des “attaques complexes, simultanées et coordonnées” du 25 avril, agit dès lors un révélateur. Révélateur des complots persistants contre le Mali. Révélateur aussi de l’appui des sponsors internes et externes aux groupes armés terroristes qui ne souhaitent point l’unité et la paix pour la construction du Mali actuel.

Les discours prononcés lors des obsèques ont d’ailleurs dépassé la simple évocation du souvenir. Ils ont pris des allures de serment collectif. Continuer le combat. Ne pas céder. Transformer la perte en énergie politique. Ce glissement du deuil vers la mobilisation est révélateur d’un pays qui refuse de se penser en victime.

Dans les témoignages, une image revient avec insistance : celle d’un homme qui « appartenait à tous ». À l’armée, bien sûr. Mais aussi à la nation. Et, au-delà, à une certaine idée du Sahel en résistance. La présence de délégations étrangères, notamment du Burkina Faso et du Niger, rappelle que cette guerre dépasse les frontières maliennes.

Reste une question, essentielle : que fait une nation de ses morts ? Elle peut les pleurer, les honorer, les oublier. Ou les transformer en repères. À entendre les promesses faites au général défunt — poursuivre son œuvre, prolonger son engagement, incarner ses valeurs —, le Mali a choisi la dernière option.

Le général est tombé « les armes à la main »

Mais transformer un homme en symbole est toujours un exercice risqué. Car le symbole simplifie. Il gomme les nuances, efface les débats, fige une trajectoire dans une narration univoque. Le défi sera donc de préserver ce que Sadio Camara représentait sans enfermer son héritage dans une lecture unique.

Au fond, cette disparition renvoie le Mali à lui-même. À ses fractures, à ses ambitions, à ses choix stratégiques. Elle rappelle que la souveraineté a un coût, souvent humain. Et que derrière chaque discours martial se trouvent des trajectoires individuelles, des vies interrompues, des familles endeuillées.

Le général est tombé « les armes à la main », répète-t-on. Formule classique, presque attendue. Mais dans le contexte malien, elle prend une dimension particulière : celle d’un État qui se construit — ou se reconstruit — dans l’épreuve.

Les grands hommes ne meurent pas, dit-on. Peut-être. Mais les nations, elles, doivent continuer à vivre avec leur absence.

Oumarou Fomba

30 avril 2026 0 comments
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