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Roch Marc Christian Kaboré
Sécurité

Attaques djihadistes au Burkina Faso : plusieurs voix interpellent le chef d’État Roch Marc Christian Kaboré

by Chiencoro 24 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Après l’attaque terroriste du 18 août 2021, survenue contre un convoi civilo-militaire au Nord du Burkina Faso, plusieurs voix se lèvent et proposent des pistes de sortie de crise. Le président Roch Marc Christian Kaboré est interpellé à accélérer le « redéploiement des Forces de sécurité burkinabè ».

La multiplication des attaques, attribuées aux groupes djihadistes, fait réagir au Sahel, surtout après la prise récente de l’Afghanistan par les talibans. Au Burkina Faso, comme dans la plupart des pays de la région, la crise sécurité s’aggrave. Le dimanche 22 août dernier, l’armée burkinabè a repoussé, dans le Nord du pays, une attaque d’individus armés contre un groupe de volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Mise en œuvre des mesures

 « Plus que jamais l’État burkinabè doit accélérer le redéploiement de ses Forces de sécurité et parfaire leur coordination afin que [le] cycle de violence cesse au plus vite », a déclaré Josep Borrell — le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité —dans un communiqué du 20 août. L’Union européenne appelle ainsi à un « sursaut civil et politique » au Burkina Faso.

Dans une déclaration conjointe, rendue publique le lundi 23 août, le comité de fusion de l’Union pour la renaissance – Parti sankariste et le Mouvement patriotique pour le salut (UNIR/PS-MPS) a invité également le président du Faso à « continuer et à accélérer les reformes militaires visant à améliorer les renseignements et les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ».

Le chef de l’État est invité à la mise en œuvre des mesures qu’il a annoncées dans sa déclaration, après l’attaque de Solhan, en juin 2021. Il s’agit entre autres de rétablir la confiance avec le peuple dans le secteur de la sécurité ; d’adapter la stratégie de lutte aux nouvelles réalités du terrain ; de consolider l’efficacité, l’unité et la cohésion du commandement ; de renforcer la collaboration entre les populations, les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie ; de maintenir un niveau de prise en charge des personnes déplacées internes.

Dénoncer les djihadistes au lieu de l’insécurité

Sur la situation sécuritaire dans la région, de façon générale, le docteur Ahmed Apakena Dieme, consultant sur les questions de conflits politico-religieux dans le Sahel depuis 15 ans, estime que cette guerre « contre les djihadistes dans le Sahel, n´est pas uniquement une affaire de moyens colossaux ». Selon ses explications, « les djihadistes remplacent idéologiquement les noms Mali, Burkina, Niger, Nord Nigeria faits de diversité en une terre à majorité musulmane sous domination de leur Kalifa, sapant ainsi la laïcité régulatrice » de ces Nations. 

Pour remporter la victoire dans cette guerre idéologique, Dr Ahmed Apakena Dieme invite à combattre cette idéologie « dans la tête par un débat doctrinal intra islamique, mais aussi sur le terrain avec de plus en plus d´adaptation à la guerre asymétrique ». Et d’ajouter : « L´une des meilleures façons de gagner le cœur des populations, c’est entre autres de trouver une formule articulant logique de milicialisation, d´autodéfense et présence opérationnelle permanente des FDS ».

Au Burkina Faso, et au Sahel de façon générale, au lieu de dénoncer l´insécurité, le consultant sur les questions de conflits politico-religieux dans le Sahel invite à dénoncer plutôt « ceux qui tuent et qu´on connait bien ». À ses dires, « [cette] image où les opinions du Sahel se mettent à dénoncer l´insécurité que les djihadistes eux-mêmes ont créée est un motif de réjouissance de ces derniers, qui voient les Nations se déchirer au lieu de se souder ». 

Fousseni Togola

24 août 2021 0 comments
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arme d’assaut
Sécurité

Au Sahel, armes utilisées par terroristes et milices, provenance et hypothèses explicatives (Amnesty)

by Sahel Tribune 24 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans sa nouvelle étude, publiée sur son site, mardi 24 août 2021, Amnesty International lève le voile sur la provenance des armes utilisées par les groupes armés terroristes et milices d’autodéfense au Sahel. En soulevant plusieurs hypothèses pouvant expliquer les armes dans ces mains, l’Organisation internationale de défense des droits humains rappelle que des pays fournisseurs européens exhortent les États sahéliens à mieux contrôler la circulation et l’utilisation des armes qu’ils reçoivent.

« Les djihadistes ne travaillent pratiquement pas. Pourtant, ils sont équipés d’armes sophistiquées. Qui les alimente ? », a-t-on coutume de se demander.

Cette question de la source d’alimentation des groupes djihadistes évoluant dans le Sahel, ainsi que des milices d’autodéfense, semble désormais dénouée. L’ONG Amnesty International a fait une révélation fracassante, mardi 24 août 2021, dans une nouvelle étude, annonce nos confrères de RFI.

Analyse de plus de 400 photos et vidéos diffusées

La branche sahélienne du groupe État islamique et celle du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM) lié à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) utiliseraient des armes de fabrication européenne et notamment serbe. Les mêmes armes seraient utilisées au Mali et au Burkina Faso, par Dan nan Ambassagou et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

À travers l’analyse de plus de 400 photos et vidéos diffusées par ces groupes djihadistes et milices, Amnesty International révèle que la quasi-totalité des armes est de vieilles Kalachnikovs qui remontent à l’ère soviétique. Dans certains cas également, il s’agit d’armes plus récentes, ajoute Amnesty en indiquant des armes fabriquées par une entreprise serbe, Zastava.

« Des M70AB2, des M92 et des M05. Ce sont des fusils mitrailleurs qui sont assez présents dans les arsenaux des groupes armés, que ce soit les groupes extrémistes violents ou bien les groupes d’autodéfense. C’est pour cela que cette entreprise a été signalée en particulier », explique Ousmane Diallo, chercheur spécialisé sur le Sahel à Amnesty International.

Plusieurs hypothèses

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la présence de ces armes entre les mains de ces groupes djihadistes et milices. L’ONG internationale de défense des droits humains postule que ces armes pourraient provenir des butins de guerre. Des armes récupérées après les armées nationales à la suite de combats ou d’attaques de casernes militaires.

Amnesty n’exclut pas non plus « le trafic d’armes et la faiblesse du contrôle des inventaires militaires au sein des pays sahéliens ». Selon Ousmane Diallo, « une dernière hypothèse que l’on ne peut pas négliger, c’est la possibilité que certains des membres de ces Forces armées-là vendent ou bien donnent certains de ces fusils à des membres de groupes armés, en particulier des groupes d’autodéfense pro-gouvernementaux. »

Des transferts d’armes signalés

En plus de ces voies, la France, la Slovaquie et la République tchèque envoient aussi des armes vers les pays du Sahel, précise Amnesty International. L’ONG rappelle que ces pays exhortent néanmoins les États du Sahel à mieux contrôler la circulation et l’utilisation de ces armes qu’ils reçoivent.

Selon cette étude, la Slovaquie a signalé des transferts de 1 000 armes d’assaut, 2 460 fusils et carabines, 550 mitrailleuses, 680 pistolets et revolvers et 750 mitrailleuses au Mali. Quant à la République tchèque, elle a signalé des transferts de 3 500 fusils d’assaut et de 10 mitrailleuses au Burkina Faso. La France, pour sa part, a signalé au Mali 1 164 pistolets et revolvers à chargement automatique, 4 fusils et carabines, ainsi que 13 véhicules blindés de combat.

« Les armes serbes que nous avons identifiées sont la dernière preuve que toute arme vendue aux gouvernements de la région du Sahel risque de tomber entre les mains de groupes armés brutaux et d’alimenter l’aggravation du conflit », a déclaré Patrick Wilcken, chef d’entreprise, sécurité et droits de l’homme à Amnesty.

La rédaction


Sahel : Amnesty identifie des armes serbes dans des stocks de groupes armés brutaux

24 août 2021 0 comments
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Le véhicule du Bureau de coordination de l'AEEM, réparé par le CENOU
ÉducationEnquête

Mali : six millions pour réparer le luxueux véhicule offert par IBK ou six millions surfacturés ?

by Sahel Tribune 23 août 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Autour de la réparation d’un véhicule luxe offert par le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui s’élèverait à plus de six millions de nos francs, l’Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem) et le Centre national des œuvres universitaires s’accusent via les réseaux sociaux. Les internautes se demandent.

Entre février et août 2021, le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) affirme avoir accompagné le bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (BC/AEEM). À faire certaines réparations sur le coûteux véhicule offert au bureau de coordination par l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), en 2017. Selon l’Aeem, ces réparations ont concerné les suspensions du véhicule, sa repeinture et le rechange des pneus.

Deux poids, deux mesures ou deux voix, deux versions

L’Association estudiantine, qui, visiblement, continue de recevoir des appuis du Cenou même après l’abrogation des protocoles qui les liaient, se dit surprise par le montant indiqué pour ces interventions sur le véhicule.  

« Nous avons été surpris de voir dans la note d’information sur les Œuvres universitaires au Mali[ndlr] que le véhicule a été réparé avec un montant de 6 500 000 FCFA environ et un autre véhicule accidenté par l’AEEM pour un montant de 5 800 000 FCFA », s’étonne l’AEEM dans un communiqué en date du 22 août. Le communiqué indique que cette réparation a eu lieu en juin dernier. Et cela suite à une sollicitation du secrétaire général du Bureau de coordination, en la personne de Siriman Seydou Niaré.

Pour sa défense, le Cenou affirme que c’est une « information erronée » que l’Aeem a donnée. Il estime que celle-ci n’a autre but que de « désinformer sur [l’organe] et le discréditer par la même occasion ». Cet établissement public à caractère administratif soutient que « le montant et les images présentés [par l’Aeem] ne reflètent aucunement la réalité des réparations effectuées sur lesdits véhicules ».

Dans son communiqué rendu public, dimanche 22 août 2021, dans l’après-midi, le Cenou insiste toujours sur le montant mentionné, lequel concernerait « plusieurs réparations lourdes et importantes effectuées sur le même véhicule (3 au total depuis février 2021) ». Entre l’Aeem et le Cenou, on est en droit de se demander qui s’inscrit réellement en faux dans cette affaire.

Réactions des internautes

Beaucoup d’internautes sont confus et ne savent plus à quel saint se vouer. Sur son compte Facebook, un professeur d’université se « demande ce que l’AEEM fait avec un véhicule, deux véhicules pendant que les syndicats du supérieur vont en grève depuis des années pour juste deux bus pour la navette entre la ville et l’université de Kabala ».

#Mali Le Jet privé de l'AEEM dont la répartition a nécessité 6 millions de nos francs de la part du CENOU selon l'AEEM dans un communiqué.
Dans un autre communiqué le CENOU sans démentir le montant investi dit que les réparations sont au nombre de 3 pic.twitter.com/Jlr4kAF54y

— Ousmane Dicko (@OusmaneDicko19) August 22, 2021

La blogueuse et web-activiste Fatouma Harber, de son côté continue de s’interroger si avec les six millions, qui auraient servi à réparer le véhicule, on ne peut pas acheter un autre. Avant de conseiller : « Qu’aucune association de Maliens n’achète de véhicule de la marque de celle de l’aeem, que le CENOU dit avoir gracieusement réparé ». « Cenou ne sera pas là pour mettre 6 millions en réparation pour un simple Malien », a-t-elle écrit sur son compte.

Devis

Mais, Alhassane Thiao, un conseiller juridique, sans vouloir justifier les prétendues dépenses du Cenou, rend public un devis pour la réparation de la boîte de son véhicule de la même marque que celle offerte à l’Aeem par l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Dans son court texte, Alhassane informe «  que les réparations des véhicules HYUNDAI sont très coûteuses. Les pièces ne sont pas disponibles sur le marché ». Il poursuit : « Quand on se retourne vers les maisons qui les représentent, c’est encore pire. Même si les pièces sont disponibles par-devers elles, elles trouvent le moyen de facturer les frais de fret entre autres. Au CENOU ils parlent de 3 réparations à 6 millions, une maison locale HYUNDAI m’a fait un devis de 6 Millions pour une seule réparation (boîte de vitesse). Le véhicule a pris de l’eau lors des inondations du 31 juillet ».

Alhassane termine son texte par la nécessité pour la justice de traiter cette affaire pour que vérité soit. Sahel Tribune, pour sa part, a voulu avoir des preuves auprès du coordinateur de l’AEEM, mais il a répondu ne vouloir rien dire de plus pour l’instant bien vrai qu’il explique détenir des preuves. Pour le Cenou, il s’agit d’un malentendu.

Sagaidou Bilal

23 août 2021 0 comments
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Un cotonculteur de Bolo-Fouta dans son champs
Actu

Mali. Agriculture : plusieurs champs ravagés à Wassoulou, les cultivateurs demandent de l’aide

by Sahel Tribune 23 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la région de Sikasso, au Mali, le Wassoulou a reçu durant la nuit du 20 au 21 août une forte pluie accompagnée de boules de neige et de vents violents. Plusieurs champs ont été ravagés. Les cultivateurs demandent de l’aide. Agriculture.

Dans la nuit du 20 au 21 août 2021, une forte pluie, suivie de boules de neige et de vents violents, a fait d’énormes dégâts dans plusieurs localités du Wassoulou-ballé, région de Sikasso. Cette forte précipitation a ravagé plusieurs champs et arbustes, en ce mois d’août.

Deux communes les plus touchées

Des riz, des citronniers, des cotonniers, des pieds d’arachide ainsi que de gombo voire de nouveaux plants, ont été tous décimés par cette pluie torrentielle. « Les pieds de cotons, en cette période, ne sont pas assez résistants pour supporter de grosses grêles, accompagnées de vents violents », explique à Sahel Tribune une source contactée sur place. Les tiges liant les feuilles de coton au tronc ont été toutes détruites, laissant les tiges bredouilles, indique notre source.

Beaucoup de manguiers ont perdu assez de leurs feuilles, à la suite de cette forte pluie, qui a commencé à 22 h pour terminer aux environs de 3 h du matin, nous informe Drissa Sidibé, cultivateur au Wassoulou.

Les communes de Koussan, à la frontière avec la Côte d’Ivoire ; et de Bolo-Fouta, à la frontière avec le cercle de Bougouni, sont les plus touchées par cette forte pluie. De ces deux communes, Bolo-Fouta serait celle qui a enregistré le plus de dégâts. Selon les explications de Tiéba Sidibé, travaillant dans la zone, « ces grêles sont fréquentes dans cette localité, [proche de la Côte d’Ivoire ndlr]. Si elles sont accompagnées de vents violents, il y aura forcément des dégâts de ce genre ».

Comment rembourser les prix des intrants agricoles utilisés

« Les paysans de la commune de Bolo-Fouta demandent même de l’aide à toutes les personnes de bonne volonté en raison de l’ampleur des dégâts dans leurs champs », plaide Tiéba Sidibé.

Ces paysans se demandent comment rembourser les prix des intrants agricoles utilisés déjà dans ces champs ravagés. Cette situation doit fortement interpeler les décideurs politiques du Mali, surtout dans une région en proie à des attaques sporadiques, attribuées à des groupes djihadistes.

Aussi, faut-il rappeler, en raison de l’insécurité, les paysans des localités du Centre du Mali n’ont pas pu travailler leurs champs, cette année. L’année dernière, dans la zone office du Niger, région de Ségou, plusieurs champs ont été brûlés par des hommes armés.

La rédaction   

23 août 2021 1 comment
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Forces de defense et de securite tchadienne
Sécurité

G5 Sahel : le Tchad réduit l’effectif de son contingent dans la zone des trois frontières

by Sahel Tribune 22 août 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la zone des trois frontières, le Tchad réduit l’effectif de ses soldats envoyés pour appuyer le G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. L’information est tombée comme une boule de neige, ce samedi 21 août.

Au moment où on assiste à une recrudescence des attaques attribuées aux groupes djihadistes dans plusieurs pays du Sahel, le Tchad réduit l’effectif de ses soldats envoyés dans le G5 pour la lutte contre le terrorisme. Les prophéties se réalisent-elles ? Après la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, ex-président tchadien, des voix s’étaient levées pour exprimer des craintes quant au sort du Sahel en termes de sécurité. L’engagement de Deby pour la stabilisation de cette région ne faisait aucun doute.

Redéploiement stratégique

Après le sommet des chefs d’États du G5 Sahel à N’Djamena, en février 2021, le Tchad a joint l’acte à la parole : en envoyant 1200 soldats dans la zone des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) afin de lutter contre le terrorisme. La moitié de cette troupe, soit 600 militaires, vient d’être rapatriée. Le contingent est arrivé au Tchad le jeudi dernier, selon une information donnée, ce samedi 21 août 2021, par le porte-parole du gouvernement tchadien Abderaman Koulamallah.

Cet effectif, retiré de la force anti-djihadiste du G5 Sahel, est destiné au Nord du Tchad. Une zone qui traverserait des défis sécuritaires majeurs. 

Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement tchadien, Abderaman Koulamallah rassure néanmoins qu’« Il ne s’agit pas d’un retrait [mais plutôt ndlr] d’un redéploiement stratégique [qui ndlr] n’a absolument aucune incidence sur la capacité des forces tchadiennes à jouer leur rôle de forces motrices dans la lutte contre le terrorisme. »

Décision actée depuis le sommet

Ce rapatriement amène à se poser des questions quant à la gestion des forces militaires tchadiennes après le décès d’Idriss Deby. La recrudescence de l’insécurité n’est-elle pas à la base du décès du Maréchal du Tchad, qui a souhaité empêcher les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) de mettre la main sur la capitale du pays, comme ils l’avaient promis.

Le retrait de ce contingent n’entravera pas l’engagement politique et militaire du Tchad dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, veut rassurer le porte-parole du gouvernement. Il précise que c’est une décision prise en concertation avec le commandement de la force du G5 Sahel et  qui est actée depuis le dernier sommet. Ce retrait est quand-même un coup dur pour le G5 Sahel, qui peine toujours à être pleinement opérationnel.

Chiencoro

22 août 2021 0 comments
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Soldats tchadiens
Sécurité

Crise sécuritaire : le Niger de nouveau endeuillé, la réaction des parlementaires

by Chiencoro 22 août 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Pays sahélien, le Niger a été de nouveau frappé, le 20 août dernier, par des hommes armés. Les parlementaires nigériens avaient déjà réagi face à la  recrudescence de ces attaques attribuées à des groupes djihadistes.

Au Niger, des hommes armés à bord de motos ont attaqué le vendredi 20 août 2021 un village de la région de Tillabery. Cette attaque a eu lieu juste au moment de la prière du soir, vers 20 h. Plusieurs fidèles auraient été assassinés dans la mosquée. Le bilan fait état de 17 morts et de 4 blessés.

Cette attaque est la seconde en moins d’une semaine. Des civils ont reçu la visite d’hommes armés, lundi 16 août dernier. Cet incident, près de la frontière malienne, a fait au moins 37 civils tués, dont 13 enfants et 4 femmes.

Mode opératoire

À la suite de cette attaque du lundi, un deuil national de 48 heures a été décrété par le gouvernement, à partir de mercredi 18 août.

Cette recrudescence de l’insécurité inquiète de plus en plus les décideurs ainsi que les partenaires du Niger. Dans une déclaration publiée le jeudi dernier, des députés de Tillabéri ont exprimé leur préoccupation face à ces attaques récurrentes. À en croire leurs précisions, « 92 % des 409 écoles fermées au Niger pour cause d’insécurité sont dans la région de Tillabéry ». Et de déplorer que « les populations [soient ndlr] traumatisées et [aient ndlr] un sentiment qu’elles sont abandonnées à leur triste sort et quant aux partenaires au développement et autres humanitaires, leurs interventions ont aussi connu une baisse significative ».

Dans cette déclaration lue par le député Abdou Boubacar, des informations sont données sur le mode opératoire de ces hommes armés, qui ne cessent d’endeuiller la plupart des pays du Sahel. « Ces terroristes, sans foi, ni loi, procèdent à des enlèvements de personnes, de prélèvements de la zakat, de vols de bétail, de destruction d’infrastructures scolaires et sanitaires, d’incendies de greniers et de villages, en donnant des ultimatums aux populations, le choix entre abandonner leurs villages et collecte à leur profit d’argent en guise d’impôts », souligne A. Boubacar.

Diminuer les attaques

Les parlementaires de la région de Tillabéri proposent une batterie de mesures au gouvernement nigérien afin de diminuer ces attaques récurrentes. Ils invitent au renforcement de la présence de l’armée sur le terrain et des renseignements de tout ordre. Ils exhortent également à « faire agir avec promptitude les Forces de défense et de sécurité (FDS), et en particulier les interventions aériennes ». Aussi demandent-ils à « rendre effectives les mesures d’accompagnement aux populations et poursuivre les efforts pour le retour des populations déplacées dans leurs villages respectifs ».

Dans un communiqué du 18 août 2021 sur la situation des inondations et des attaques terroristes récentes au Niger, la Commission nationale des droits humains (CNDH) a invité les autorités, les bonnes volontés ainsi que les partenaires du Niger à apporter une assistance rapide et conséquente aux sinistrés et une étroite collaboration des populations face à l’insécurité.
Fousseni Togola

22 août 2021 0 comments
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Crise climatique
Climat et environnement

Environnement : « La crise climatique est une crise des droits de l’enfant », selon un rapport de l’Unicef

by Sahel Tribune 21 août 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Selon un nouveau rapport de l’Unicef, rendu public le 20 août 2021, les effets du changement climatique frappent durement les droits des enfants. L’Organisation Onusienne invite les gouvernements à agir pendant qu’il est encore temps.

À l’occasion du troisième anniversaire de la grève mondiale de la jeunesse pour le climat, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a publié, vendredi 20 août, en collaboration avec le mouvement « Fridays for Future » (Les vendredis pour l’avenir ), un nouveau rapport. « La crise climatique est une crise des droits de l’enfant : Présentation de l’Indice des risques climatiques pour les enfants », ce rapport livre une première analyse détaillée des risques de la crise climatique à travers le prisme de la jeunesse. Un constat irréfutable, selon la directrice générale de l’Unicef qui soutient que « la crise climatique est une crise des droits de l’enfant. » 

« Aucun enfant ou presque ne sera épargné »

 « Les chocs climatiques et environnementaux ont des répercussions sur l’ensemble des droits des enfants, de leur droit à un air pur, à de la nourriture et à de l’eau salubre, à l’éducation et au logement, à la protection contre l’exploitation, jusqu’à leur droit à la survie. Aucun enfant ou presque ne sera épargné », a déclaré Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef.

Sur les 2,2 milliards d’enfants que compte la Terre, 1 milliard vit dans l’un des 33 pays classés « à très haut risque ». En plus du manque des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, de santé et d’éducation, ces enfants sont exposés à des chocs climatiques et environnementaux, constate l’Unicef. « Ce chiffre ne concerne que les enfants touchés à ce jour, un bilan qui risque de s’aggraver à mesure que les effets du dérèglement climatique se feront plus pesants », alerte la même source.

Les jeunes vivant en Centrafrique, au Tchad, au Nigéria, en Guinée et en Guinée-Bissau « sont les plus exposés aux effets des changements climatiques ».

Indice des risques climatiques

Dans un communiqué de presse, l’Unicef rapporte que, selon l’Indice des risques climatiques pour les enfants (IRCE), 240 millions d’enfants sont exposés aux inondations côtières, 330 millions aux inondations fluviales, 400 millions aux cyclones, 600 millions aux maladies à transmission vectorielle. Ce n’est pas tout, 815 millions sont exposés à la pollution au plomb, 820 millions aux canicules, 920 millions aux pénuries d’eau et 1 milliard à des niveaux élevés de pollution atmosphérique.

« Les enfants ne sont pas à l’origine de la hausse globale des températures. Pourtant, ce sont eux qui paieront le plus lourd tribut, en particulier dans les pays les moins responsables », a souligné Henrietta Fore. Toutefois, elle exhorte à agir pendant qu’il est encore temps afin d’améliorer l’accès des enfants aux services essentiels, notamment l’approvisionnement en eau et à l’assainissement, à la santé et à l’éducation.

« Se battre pour ce qui est juste »

Le rapport explique que les 33 pays « à très haut risque » ne totalisent que 9 % des émissions mondiales de CO2, contre près de 70 % pour les 10 plus gros émetteurs de la planète, dont seul un est classé comme « à très haut risque » dans l’Indice.

L’Unicef exhorte les gouvernements, les entreprises et l’ensemble des acteurs concernés à accroitre les investissements en faveur de l’adaptation aux changements climatiques et de la résilience des services essentiels pour les plus jeunes. Elle les invite également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à éduquer les enfants au climat et à l’écocitoyenneté, à associer la jeunesse à l’ensemble des négociations sur le climat et à œuvrer pour une relance verte, bas carbone et inclusive.

Les représentants de Fridays for Future promettent que « Les mouvements de jeunes militants pour le climat continueront de se mobiliser, de prospérer et de se battre pour ce qui est juste ». Surtout qu’on ne leur laisse plus le choix.  

Chiencoro

21 août 2021 0 comments
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