Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mardi,19 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

De gauche à droite, Oumar Ben Haidara, Mirjam Tjassing et le président de Demcracy Tech Squad
Politique

A Bamako, « le Mali qu’on veut » en débat

by Chiencoro 12 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La fondation Tuwindi, en collaboration avec OSIWA et Democracy Tech Squad, a tenu, samedi 10 juillet 2021, à la Maison du partenariat de Bamako, une rencontre d’échange autour de la transition. Le thème retenu : « Le Mali qu’on veut ».

En collaboration avec certains de ses partenaires, Tuwindi a tenu, du 24 au 26 février 2021, un atelier de « co-construction de la 4e République du Mali ». De cet atelier était issu un document de proposition pour la réussite de la transition malienne. Plusieurs rencontres d’échange ont eu lieu autour des conclusions de ce cadre d’échange de trois jours. Un atelier après lequel un autre coup de force a été enregistré dans le pays.

Selon Oumar Ben Haidara, responsable des programmes à la fondation Tuwindi, il était donc opportun de renouveler les réflexions afin de connaitre finalement les priorités de cette transition.

Sortir des querelles de positionnement

Tuwindi, en partenariat avec OSIWA (Open Society initiative for West Africa) et le Réseau Democracy Tech Squad, a initié cette rencontre d’échange, qui s’est tenue samedi dernier. L’objectif de ce cadre d’échange est d’inviter les jeunes, qui représentent près de 75 % de la population malienne, à s’impliquer davantage dans les réflexions sur cette période transitoire devant conduire à la refondation du Mali.

« Dans un pays où la jeunesse est la large majorité de la population, il est important que cette couche s’implique dans l’examen des problèmes ainsi que les prises de décision », a souligné Mirjam Tjassing, auteure du livre « Mali, château de cartes : témoignage d’une crise ». Ces crises, indique-t-elle, obstruent l’avenir de cette jeunesse. C’est pourquoi il est nécessaire que cette couche prenne son destin en main à travers des réflexions plus poussées et objectives. Elle doit sortir des querelles de positionnement ou de défense d’intérêts politiques, a-t-elle exhorté.

Invitée à parler de son livre témoignage sur la crise malienne, Mirjam explique que les coups d’État récurrents prouvent l’existence d’un problème de fonctionnalité des institutions démocratiques. Il importe donc de se demander : comment contrôler les pouvoirs démocratiques ?

Renforcement de la démocratie

Cette ancienne diplomate invite les autorités politiques du pays ainsi que la communauté internationale à aller au-delà de la simple exhortation à appliquer l’Accord pour la paix. Un document, selon elle, négocié entre des groupes armés et le gouvernement malien. Face à la presse, Mirjam précise que pour une meilleure résolution de la crise malienne, il convient d’interroger les principales concernées : les populations.

Le président du Réseau Democracy Tech squad a saisi cette occasion pour pointer l’engagement et la disponibilité de la jeunesse malienne à relever les défis majeurs de leur pays. Pour ce faire, il invite tous les jeunes du Mali à se donner la main afin d’honorer la mission qui leur est confiée.

Des participants à la rencontre d'échange du 10 juillet 2021
Des participants à la rencontre d’échange du 10 juillet 2021. Crédit photo: Togola/ Sahel Tribune

Cette rencontre a réuni plusieurs catégories d’ordre social, notamment des commerçants, des étudiants, des membres d’organisations de jeunes, provenant de plusieurs localités du Mali, etc.

Le réseau Democracy Tech Squad est un réseau de plus de 3000  jeunes utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour le contrôle citoyen, à travers non seulement les réseaux sociaux, mais aussi sur le terrain. Leur objectif est le renforcement de la démocratie.

Fousseni Togola

12 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Trafic de drogue
Sécurité

Mali : nouvelle saisie du cannabis, drogue « la plus consommée »

by Chiencoro 12 juillet 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Plusieurs quantités de drogues ont été saisies par l’Office central des stupéfiants (OCS), entre le 26 juin et le 9 juillet 2021. Le cannabis pourrait être la drogue la plus consommée au Mali.

Les limiers du magistrat colonel Adama Tounkara, directeur général de l’Office central des stupéfiants (OCS), ont effectué, entre le 26 juin et le 9 juillet 2021, deux opérations dans les villages de Komo, commune rurale de Tiélé, et Tiéguénina, commune rurale de Mountougoula, sur la route de Ségou.

Ces opérations ont permis de saisir près d’une tonne (209 kg) de Cannabis. Selon les précisions de l’OCS, la « valeur marchande de ces produits à la revente s’élève à plus de 75 millions de francs CFA ».

Deux opérations et suspects interpellés

Ces drogues « étaient toutes soigneusement conditionnées dans des emballages étanches », précise un communiqué du 9 juillet de l’OCS. Le communiqué ajoute : « Les modes de dissimulation restent toujours des caches aménagés dans des fermes et des maisons en chantier dans la périphérie de Bamako ». Cette quantité de drogues saisie, selon, le communiqué, provient du Ghana en passant par le Burkina Faso.

Ces deux opérations de l’OCS ont conduit également à des interpellations. Deux principaux suspects, Oumar Traoré et Moctar Traoré, ont été interpellés, « présentés au procureur et placés sous mandat de dépôt », informe le communiqué. Deux autres suspects, dont une femme, ont été interpellés, mais le « principal suspect du nom de Modibo Doumbia reste activement recherché ».

 « Drogue la plus consommée au Mali »

Pour rappel, dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mai 2021, une équipe conjointe de l’Office central des stupéfiants (OCS) a saisi une importante quantité de produits dans le village de Daba, commune rurale de Tièlè, à près de 80 km de la capitale malienne. Au total, 5 tonnes 328 kg de produits stupéfiants, dont 2 806 kg de cannabis, 567 kg de Sketch et 3 373 briques de chanvre indien, ont été saisis. Cette saisie record de l’année par l’OCS a été découverte sous un hangar aménagé à cet effet, dans ce village « assez difficile » d’accès.

À travers ces saisies, l’OCS salue l’implication des populations dans la lutte contre les stupéfiants. « Ces différentes saisies ont été rendues possibles grâce aux surveillances renforcées par les unités d’intervention de l’OCS sur certains axes et la pleine collaboration des populations riveraines », se félicite-t-on dans le communiqué.

Le directeur général de l’OCS souligne que cette « multiplication de saisie dénote de l’ampleur du trafic et prouve à suffisance que le cannabis reste la drogue la plus consommée au Mali ».

Fousseni Togola

12 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le président malien de la Transition à droite, son homologue niégrien au milieu et l'ex-président nigérien à gauche
OpinionPolitique

Coopération entre États : ces propos des présidents nigériens qui fâchent Bamako

by Chiencoro 10 juillet 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

En moins de six (6) mois, après sa prise de fonction, le président nigérien, Mohamed Bazoum tient des propos qui fâchent Bamako pour la deuxième fois. Son prédécesseur, aussi.

« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », nous apprend un proverbe célèbre. Une parole de sagesse qui souligne que la liberté d’expression a des limites. Certes, l’on a le droit de penser et communiquer le contenu de nos pensées, mais l’on doit veiller aux circonstances. Veiller à ne pas porter atteinte à l’autre dans son intégrité. 

En défenseur de la France ?

Toute parole susceptible de mettre le feu aux poudres, à entraîner une déstabilisation ou tout simplement à mettre en cause la quiétude d’une nation, à un certain moment de son existence, ne doit pas être prononcée. Cette sagesse aurait manqué au président nigérien, Mohamed Bazoum, lors du sommet des chefs d’État du G5 Sahel, vendredi 9 juillet 2021.

Koulouba | 10 juillet 2021 | Communiqué pic.twitter.com/SaTXskqWAU

— Presidence Mali (@PresidenceMali) July 10, 2021

« Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que des colonels deviennent des ministres et des chefs d’État. Qui va faire la guerre à leur place ? » La situation au Mali ne se prête pas à une telle déclaration, surtout de la part du chef d’État nigérien.

Diversement commentée au Mali, cette affirmation pourrait être assimilée à une incitation à la violence ou à une déstabilisation politique et institutionnelle d’un pays confronté déjà à une crise multidimensionnelle. Où est donc passée cette solidarité qui devrait exister entre les pays africains, notamment ceux du G5 Sahel ? Le président Bazoum se serait-il porté défenseur du président français, Emmanuel Macron, contre son homologue malien, qui a invité à une révision de l’Accord de coopération militaire qui lie son pays à la France ?

Issoufi sur le statut de Kidal

Dans un pays qui traverse, depuis 2012, une crise sécuritaire, autour de laquelle existent le plus souvent des manifestations de mécontentement, ces affirmations peu diplomatiques ne devraient relever que d’un dérapage de langage.

Mais il n’en est point le cas, puisque ce n’est pas la première fois que le président Bazoum fâche Bamako dans ses déclarations. Lors de son investiture, en avril 2021, n’avait-il pas déjà laissé entendre que « La situation [ndlr] au Mali a un impact direct sur la sécurité intérieure » du Niger ?

Avant lui également, en août 2019, Mahamadou Issoufou, alors président du Niger, avait lancé une attaque ciblée contre le Mali : « Le statut de Kidal, au Mali, nous pose problème. Kidal est un sanctuaire pour les terroristes, et ceux qui nous attaquent s’y replient souvent. Kidal est une menace pour le Niger et il faut impérativement que l’État malien y reprenne ses droits ».

Ces critiques incessantes des autorités nigériennes contre leurs homologues maliennes pourraient porter un coup dur à la coopération entre ces États, si l’on ne prend garde. Une coopération pourtant nécessaire pour la stabilisation de toute la région. Finalement, on pourrait s’interroger des raisons réelles de telles attaques répétitives.

Fousseni Togola


Cet article a été initialement publié sur le site de Maliweb. Il a été repris et relu par Sahel Tribune.

10 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Jeunesse malienne
Politique

Au Mali, un atelier de haut niveau autour de la validation de la nouvelle PNJ

by Chiencoro 10 juillet 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

La Rencontre nationale de validation technique du document de politique nationale de la jeunesse (PNJ) et de son plan d’action 2021-2025 a eu lieu, les 8 et 9 juillet 2021, à l’hôtel Maeva palace de Hamadalye ACI 2000, à Bamako.

Élaborée et adoptée en Conseil des ministres depuis 2012 par le gouvernement malien, la Politique-cadre de développement de la jeunesse (PCDJ) est en relecture afin d’obtenir une « véritable politique nationale en matière de jeunesse ».

Depuis son adoption, le PCDJ s’est buté à des problèmes d’opérationnalisation en raison des soubresauts que le pays connait depuis 2012. 

Processus inclusif

Pendant deux jours, des représentants de la jeunesse du Mali et les partenaires du gouvernement, notamment l’Union européenne, le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) et le projet « Voix des jeunes du Sahel », se sont réunis afin d’examiner, d’améliorer et de valider l’avant-projet de la nouvelle Politique nationale de la jeunesse.  

Le processus de validation du PNJ s’est déroulé en deux étapes fondamentales. D’abord, les participants se sont attelés à un « diagnostic de la situation de la jeunesse au Mali, l’exploitation et l’analyse des documents traitant la question de la jeunesse au Mali, en Afrique de l’ouest, en Afrique et au niveau international [ndlr] ». Ensuite, ils se sont intéressés à l’évaluation de la PCDJ de la période 2012-2020.

Tout le processus a été inclusif, rassurent les participants à cet atelier de validation. Les concertations organisées dans dix (10) régions du Mali et le district de Bamako avaient déjà permis de recueillir les points de vue des jeunes sur leurs problèmes, leurs besoins, leurs aspirations ainsi que leurs préoccupations.

« Encadrés, ils constituent un atout indéniable »

À l’ouverture des travaux de cet atelier de validation de la PNJ, Mossa Ag Attaher, ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a expliqué que cette « nouvelle politique nationale de la jeunesse se veut un cadre de référence en matière de jeunesse pour tous les intervenants dans le domaine ». 

Validation de la PNJ
De droite à gauche, chef du projet Voix des jeunes du Sahel; le représentant de l’UE; le ministre malien de la Jeunesse et des sports; le président du CNJ. Crédit photo: Togola/ Sahel Tribune

Cet engagement des autorités de la Transition, poursuit le ministre Mossa Ag Attaher, vise à prendre en compte les problèmes auxquels la jeunesse malienne est confrontée. Car, soutient-il, « aucun jeune ne doit être laissé pour compte dans notre pays ».  

Mossa Ag Attaher n’a pas manqué de rappeler la place qu’occupe la jeunesse au Mali. Selon ses estimations, les jeunes représentent près de 75 % de la population malienne. « Encadrés, ils constituent un atout indéniable pour impulser le développement du pays et un facteur important de paix, de stabilité et de cohésion sociale », explique-t-il.

Réorienter la politique de promotion

Le ministre a aussi proposé plusieurs pistes de réflexion pour la promotion de la jeunesse. Il s’agit, selon lui, de songer à des possibilités de renforcement du cadre institutionnel et juridique de promotion de la jeunesse. M. Ag Attaher précise : « Cette action pourrait prendre en charge les nécessaires lois à élaborer pour l’opérationnalisation de la politique : la loi d’orientation sur la jeunesse, la loi de création d’un fonds d’appui au civisme et à la construction citoyenne, la loi sur le quota des jeunes aux postes de responsabilités politiques ».

De son côté, Habib Dakouo, président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), s’est dit honoré par l’attention portée sur les jeunes — par les autorités de la transition et leurs partenaires. Selon ses explications, il n’y a point de développement sans l’implication des jeunes, qui constituent plus de la moitié de la population malienne. La « jeunesse est la cheville ouvrière du développement d’une nation », souligne-t-il. Avant d’inviter à réorienter la politique de promotion de la jeunesse, laquelle a besoin d’être appuyée dans ses entreprises.

Étape importante franchie

Tout en laissant entendre que la jeunesse aspire à l’union, à la cohésion, à l’entente et au patriotisme, M. Dakouo exhorte les jeunes à plus de cohésion sociale afin de relever les défis. Le représentant de l’Union européenne estime que la nouvelle politique sera prometteuse pour la jeunesse.

Atelier de validation des avant- projets de document de politique nationale de la Jeunesse organisé par HD dans le cadre du projet Voix des Jeunes financé par l’UE. Objectif : Examiner et faire des propositions d’amélioration de la politique nationale de la Jeunesse. pic.twitter.com/gQrcizjj2R

— UE au Mali (@UEauMali) July 9, 2021

Evaniste Dabiré, chef du projet « Voix des jeunes au sahel », mise en œuvre par le centre HD, déclare qu’une étape importante a été franchie à travers l’adoption et la validation de cette PNJ. Mais le chemin reste encore long. Puisqu’il faut procéder à la mise en œuvre de cette nouvelle politique nationale de la jeunesse, qui constitue une « boussole pour les pays ».

« Que [cet] atelier soit une heureuse opportunité pour éclore et féconder les initiatives de jeunesse et offrir aux générations futures un Mali meilleur, un Mali de leur rêve », a souhaité le ministre Mossa Ag Attaher.

Fousseni Togola

10 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Boriben
Seko ni Donko

Livre : « Boriben » ou le difficile itinéraire d’une migrante

by Chiencoro 9 juillet 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans son tout premier livre, publié aux éditions La Sahélienne, Yacouba Issoufi Maïga expose le difficile itinéraire de Boriben. Son héroïne est une mère de famille en quête d’eldorado pour sa fille. Migration illégale.

À la recherche d’une heureuse vie , Boriben, synonyme de beauté physique, d’intégrité, de probité et d’amour, des qualités « auxquelles aspirent tous les êtres humains sur terre », connaît l’enfer sur terre.

Du Libéria à Rome, en passant par Abidjan, Ouagadougou, Agadez, Tripoli et Tunis, quelle souffrance Boriben Birdji et sa fille Nana (enfant du monde) n’ont pas traversé à la recherche d’un eldorado. Nana aspire à un succès international dans la mode italienne. Un idéal qui semblait malheureusement fuir à chaque fois que ce couple mère-enfant espérait l’atteindre.

Le sous-titre de l’ouvrage, « Fermez ports et aéroports, je viendrai quand même », semble bien souligner toutes les difficultés à éradiquer ce phénomène de la migration illégale. Ce, malgré des mesures draconiennes prises par des pays occidentaux.

« Fiction et réalité y alternent …»

« Boriben, comme la majeure partie de ceux qui avaient fui la violence et la précarité, s’était réfugiée dans les pays voisins. Elle était partie, parce qu’au-delà de la haine qu’elle éprouvait contre la violence des hommes, elle voulait donner à sa fille Nana, la vie dont elle avait toujours rêvé, mais qu’elle n’avait jamais pu s’offrir », peut-on lire dans ce roman publié en 2021.

La soif, la famine, la peur, la traite des personnes, la violence, surtout dans des zones contrôlées par des groupes armés, des narcotrafiquants, sont le sort de ces hommes et femmes qui traversent le désert ou la méditerranée, à la recherche d’un idéal. Comme l’a remarquablement souligné le préfacier, Ario Issoufi Maiga, professeur de lettres et inspecteur d’Enseignement fondamental : dans cet ouvrage, « fiction et réalité y alternent ou s’entremêlent pour en constituer la trame ».

 « L’acceptation d’oser penser et inventer »

Dans une région où sévit une véritable crise sécuritaire, comment parler de la migration sans évoquer ce phénomène qui colle à la peau de ces migrants. Elle est l’une des réalités qu’ils fuient, mais qu’ils rencontrent tout au long de leur chemin.

Boriben ne se contente pas de dénoncer cette migration illégale, il propose également des voies et moyens pour résoudre ce phénomène. Le salut des pays africains « réside dans l’acceptation d’oser penser et inventer leur propre modèle de développement fondé sur les valeurs africaines endogènes enrichies par des emprunts positifs issus des sciences et des technologies occidentales », lit-on dans la Préface.

Fousseni Togola

9 juillet 2021 1 comment
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Directeur général du CENOU, à droite, le coordinateur national de l'AEEM à gauche
Éducation

Éducation : guerre ouverte entre le Cenou et l’Aeem ?

by Chiencoro 9 juillet 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Après la fermeture de ses robinets d’approvisionnement, l’Association des élèves et étudiants du Mali tenterait de faire pression sur les autorités maliennes afin d’avoir un peu de ressources. Un préavis de grève est déjà déposé. 

L’horizon s’assombrit de plus en plus sur le sort de l’année scolaire 2020-2021. En plus de la menace des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, le Bureau de coordination nationale de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) se mêle à la danse à travers un préavis de grève de 72 h, soit trois (3) jours à partir du lundi 12 juillet 2021.

Bien-fondé de la grève

Cette grève de l’AEEM concerne tous les établissements fondamentaux, secondaires et supérieurs du pays. Pour cause : « depuis un certain temps, les élèves et étudiants du Mali sont privés de beaucoup de leurs droits », indique Sirman Seydou Niaré, secrétaire général du bureau de coordination de l’AEEM, au cours d’un point de presse, mardi 6 juillet 2021.

Dans son préavis de grève, le bureau de coordination de l’AEEM égrène une crinière de problèmes pour expliquer le bien-fondé de la grève qu’il projette en début de la semaine prochaine. Parmi les points de revendication de l’association estudiantine, la décision relative au prélèvement d’un montant de 5000 FCFA sur les trousseaux des étudiants.

Le Bureau de coordination de l’AEEM estime que ce prélèvement n’est « en aucun cas obligatoire, mais volontaire ». Selon les précisions du coordinateur national du syndicat estudiantin, la carte CENOU est devenue caduque depuis l’avènement de SAMA Money, le système de paiement mobile pour lequel le CENOU a opté après l’expiration de son contrat avec ECOBANK. Le bureau de coordination explique que ni l’octroi de cette carte, et des avantages liés à sa détention, ni le bénéfice des œuvres universitaires dont il est également question, ne sauraient justifier ce prélèvement de 5000 FCFA.

Prélèvement unique

Pourtant, ce prélèvement de 5000 FCFA sur les allocations financières des étudiants est un dispositif du règlement intérieur adopté par le Conseil d’Administration du CENOU depuis 2008, selon notre source au sein de cet établissement public à caractère administratif. Le bénéfice des œuvres universitaires est tributaire de ce versement, nous a-t-il précisé. 

En 2013, le Conseil d’administration du CENOU a adopté une délibération qui stipule en son article 1er : « Pour l’amélioration des ressources propres du CENOU, il est institué une contribution forfaitaire annuelle de 2500 FCFA par étudiant ». Et de préciser : « [ndlr] De 2013 à mars 2021, le montant de 2 500 F CFA était prélevé sur le trousseau des étudiants réguliers, et 5 000 F CFA sur la bourse ou la demi-bourse des étudiants boursiers ». Au total, 7500 FCFA se trouvaient ainsi prélevés sur les allocations financières des étudiants réguliers boursiers contre 2500 FCFA chez les étudiants réguliers non boursiers. Pendant le même temps, les étudiants étrangers étaient exemptés de toute contribution malgré qu’ils bénéficient des œuvres universitaires.

Face à cette situation qui ressemblait à une injustice entre les étudiants, le Conseil d’Administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), « à travers sa Délibération n° 2021-22/CA-CENOU du 10 mars 2021 [a adopté] un taux unique et annuel de 5000 F CFA comme frais de la carte CENOU et contribution aux œuvres universitaires », a annoncé le Colonel Ousmane Dembélé, au cours d’un point de presse tenu, lundi 28 juin 2021, dans la salle de réunion du CENOU. Selon ses précisions, « ce prélèvement se fera uniquement sur les montants du trousseau ».

30 millions par an

Notre source souligne qu’au-delà du « paiement des frais d’études, la contribution au bénéfice des œuvres universitaires est une condition admise et appliquée un peu partout dans le monde ».

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, « Le paiement de la contribution aux œuvres universitaires donne droit à la carte CENOU et aux bénéfices des œuvres universitaires. Les fonds générés contribuent à l’amélioration des services offerts aux étudiants ».

Cette guerre ouverte entre l’AEEM et le CENOU ne pourrait donc s’expliquer que par l’abrogation des protocoles d’accord qui liait cet établissement public à cette association estudiantine.

Lors du forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire, les 25 et 26 janvier 2018, plusieurs recommandations avaient été faites par les autorités maliennes et les partenaires de l’éducation, notamment le retrait des parkings à l’AEEM et l’abrogation du protocole d’accord qui la liait au CENOU. Selon notre source au CENOU, « Ces protocoles généraient en moyenne 30 millions par an, versés sous forme de ristournes à l’AEEM ». A cela s’ajoute la gestion « illégale des parkings et autres activités des œuvres universitaires ». Des gestions qui « généraient également une manne financière qui échappe à tout contrôle ».

Le souhait du bureau de coordination de l’AEEM serait donc un retour à l’ancien système de gestion.

Fousseni Togola

9 juillet 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mylmo
Seko ni Donko

Musique et littérature : Mylmo sort un album et un livre le 10 juillet

by Sahel Tribune 9 juillet 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le rappeur malien Mylmo a annoncé, la semaine dernière, le 10 juillet 2021, comme date de la double sortie de son 3e album et son tout premier livre intitulé « Les mélodies malades », un recueil de poèmes édité par Innov Editions. Il explique la raison de cette double sortie concomitante.

Un jour spécial se profile à l’horizon pour le rappeur malien Mahamadou Soumbounou alias Mylmo et ses fans ainsi que les amoureux du livre. Il s’agit du 10 juillet 2021, date de la sortie officielle de son 3e album intitulé « Eternelle Safa » et le tout premier livre de l’artiste intitulé « Les mélodies malades ». Mylmo s’invite ainsi dans le cercle très restreint des rappeurs maliens ayant publié un livre.   

L’annonce a été faite par l’artiste lui-même en fin de semaine dernière via ses réseaux sociaux. « Le 10 juillet est un jour spécial pour moi. Oui c’est la sortie de mon troisième album “Eternelle safa”, mais aussi de mon premier livre, c’est-à-dire mon 1er recueil de poèmes “Les Mélodies Malades”, lit-on sur la page officielle Facebook de l’artiste.

« Pour faire profiter le livre de la visibilité qu’aura l’album »

Joint au téléphone par nos soins, le rappeur livre les raisons qui l’ont motivé à publier ce livre. « Le livre était un rêve que je viens de réaliser. J’aime la littérature et j’ai eu mon bac en série LL », explique le jeune rappeur avant d’ajouter : « Je voudrais, à travers ce livre, enlever cette étiquette de voyou et d’illettré que notre société colle aux rappeurs. C’est aussi pour montrer que le rappeur peut faire autre chose que chanter, qu’il a des qualités intellectuelles qu’il peut mettre au service de la société». Évoquant le continu de son livre, Mylmo se montre très bref en attendant sa sortie : « Le livre reflète l’image d’un continent mal en point en termes de développement ».  

Interrogé sur le choix de la même date retenue pour cette double sortie, il répond : « C’est pour faire profiter le livre de la visibilité qu’aura l’album qui est très attendu ».

Bon vent à Mylmo, désormais rappeur-écrivain !

Youssef

9 juillet 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Au Mali, les musées au cœur du dialogue et de la paix
Couple au Mali : pourquoi les hommes victimes de violences conjugales restent invisibles 
Deepfakes, propagande, algorithmes : comment résister au mensonge industriel

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close