Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,20 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Dégradation des ressources naturelles
Climat et environnement

Climat : les experts d’UNCCD attirent l’attention sur les conséquences de la dégradation des sols

by Fousseni TOGOLA 28 avril 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

La Convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification (UNCCD) a publié, mercredi 27 avril, la deuxième édition du « Global Land Outlook ». Le rapport attire l’attention sur les conséquences de la dégradation des sols.

Plus de la moitié du PIB annuel mondial, soit près de 44 000 milliards de dollars US, est menacée par la dégradation des ressources naturelles, indique la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), dans le rapport « Perspectives foncières mondiales » (Global Land Outlook), publié mercredi 27 avril. 

Sur la planète, 40 % des terres sont désormais dégradées. Cette situation affecte directement la moitié de l’humanité. Car « les ressources terrestres — sol, eau et biodiversité — constituent le fondement de la richesse de nos sociétés et de nos économies », souligne ce rapport de plus de 200 pages.

Déjà, 70 % des terres émergées de la planète ont été transformées par l’Homme. Ce qui provoque « une dégradation environnementale sans précédent et [contribue] de manière significative au réchauffement climatique ».

Passer à une « situation de crise »

Cet épuisement graduel des sols a aussi comme conséquence la famine, les crises d’hydrocarbure, l’émergence des zoonoses, des migrations et des conflits.  « À aucun autre moment de l’histoire moderne, l’humanité n’a été confrontée à un tel éventail de risques et de dangers familiers et inconnus, interagissant dans un monde hyperconnecté et en mutation rapide », font savoir les auteurs de cette évaluation, publiée à quelques jours  du démarrage de la COP15 en Côte d’Ivoire.

Leur évaluation démontre la connexion entre les dégradations des sols et les instabilités sociales et économiques. « Le monde est confronté à une confluence de crises sans précédent : la pandémie de Covid-19 a fusionné avec les changements globaux continus et implacables de notre climat, de nos terres, et de la biodiversité, explique le rapport. Collectivement, ces changements provoquent des niveaux extraordinaires de souffrance humaine, d’instabilité sociale et économique, et de dévastation environnementale. »

Pour les auteurs de l’UNCCD, il serait mieux ne plus se permettre « de sous-estimer l’ampleur et l’impact de ces menaces existentielles ». Il faudrait plutôt conserver, restaurer et procéder à « l’utilisation durable de nos ressources terrestres », qui constituent un « impératif mondial » nécessitant de passer à une « situation de crise ».

« Agir de manière décisive »

Pour Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification : « Il ne suffit plus d’empêcher la dégradation des sols ; il faut agir de manière décisive pour inverser et récupérer ce que nous avons perdu ». Il faut donc, selon lui, passer à la restauration des terres.

Selon les experts, cette restauration « doit être intégrée à des mesures connexes pour répondre aux besoins énergétiques futurs tout en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre ; lutter contre l’insécurité alimentaire et la pénurie d’eau tout en adoptant une production et une consommation plus durables ; et accélérer la transition vers une économie régénératrice et circulaire qui réduit les déchets et la pollution ».

Le Mauritanien I.Thiaw rappelle, de son côté, que la restauration des terres est une partie intégrante des efforts conjoints, qui sont déployés dans le cadre des conventions de Rio de Janeiro et d’autres accords internationaux essentiels à la réalisation des « progrès significatifs » vers les objectifs de développement durable (ODD).

Fousseni Togola  

28 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Désertification et sécheresse
A la UneClimat et environnement

Environnement : la Côte d’Ivoire prête à accueillir la COP15 sur la lutte contre la désertification

by Fousseni TOGOLA 28 avril 2022
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Du 9 au 20 mai prochain, la Côte d’Ivoire abritera la COP15 sur la lutte contre la désertification et la sécheresse. Au-delà de sa portée environnementale, elle est une opportunité économique majeure pour ce pays de l’ivoire.

Après New Dehli, Inde, en 2019, la Côte d’Ivoire est prête à accueillir, du 9 au 20 mai prochain, la COP15 — 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse. Dans ce pays ouest-africain, près de 60 % des terres productives sont dégradées.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Afrique subsaharienne est la région la plus durement touchée par la désertification, mais aussi celle où la pauvreté est la plus étendue. Jusqu’à 65 % des terres productives sont dégradées, alors que la désertification touchait 45 % des terres en Afrique au cours de l’année écoulée.

Bien-fondé du choix de la Côte d’Ivoire

Lors du lancement de la COP15, le 9 février dernier, à Abidjan, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a justifié le bien-fondé du choix porté sur son pays pour accueillir cet évènement : « L’organisation par notre pays de la COP15, constitue, en réalité, le prolongement d’un engagement constant de la Côte d’Ivoire dans la recherche de solutions contre la dégradation de nos sols », a-t-il justifié.

L’organisation de cette conférence, qui réunira entre 5 000 et 10 000 participants, plus de 1 000 experts et 700 journalistes en provenance de 196 pays, à Abidjan, est une opportunité énorme non seulement pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour la région ouest-africaine.

Le 26 avril dernier, à l’occasion de la tribune « Tout savoir sur », du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), le président du comité d’organisation de la COP15, Abou Bamba, a déclaré qu’elle est la plus grande manifestation jamais organisée en Côte d’Ivoire. Il s’est dit convaincu que c’est une occasion de transformation de la structure économique ivoirienne, notamment le domaine de l’Agriculture. 

Finalité de l’évènement

Abou Bamba a également annoncé la création d’emplois dans plusieurs secteurs d’activité, la relance du secteur du tourisme, l’attraction des investissements étrangers directs dans le domaine de la lutte contre la dégradation des sols pour une agriculture durable.

Au niveau stratégique et diplomatique, cette COP15 « permettra de renforcer le leadership et l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la sous-région et dans le monde, sur les questions environnementales et de placer le pays à la tête de la présidence de la COP pendant 2 ans », lit-on dans un communiqué. Cette rencontre majeure verra la mise en place d’un vaste programme : l’Initiative d’Abidjan ou Abidjan Legacy Program. « Un ambitieux programme de restauration des terres dégradées », précise le président du comité d’organisation. Le coût global du programme est estimé entre 700 millions et un milliard de Dollars US.

La finalité de cet évènement est la transformation de la trajectoire du développement de la Côte d’Ivoire au cours des 30 prochaines années. Pendant une dizaine de jours, les participants à cette rencontre, qui pourrait coûter au budget ivoirien cinq milliards de francs CFA, échangeront autour du thème central « Restauration des terres dégradées et agriculture du futur ».  

 Fousseni Togola  

28 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
La crypto-monnaie
Actu

Économie : la Centrafrique, premier pays africain à officialiser les crypto-monnaies

by Sahel Tribune 27 avril 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La République centrafricaine vient de se hisser comme premier pays africain à avoir  officialisé non seulement l’usage des crypto-monnaies, mais aussi à adopter à l’unanimité le projet de loi qui gouverne la crypto-monnaie. Communiqué.

Dans un communiqué du 26 avril 2022, le président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera s’est dit satisfait et enthousiaste de la décision unanime de l’Assemblée nationale relative au projet de loi. Qui établit le cadre légal régissant les crypto-monnaies et instaure le Bitcoin en tant que monnaie officielle en République Centrafricaine, aux côtés du FCFA.

« L’adoption du Bitcoin en tant que monnaie officielle représente un pas décisif vers l’ouverture des nouvelles opportunités pour notre pays », peut-on lire dans le communiqué gouvernemental. Le gouvernement centrafricain indique qu’à travers cette décision, « le plan de redressement économique et de consolidation de la paix entre dans une nouvelle phase ».

Cette initiative bénéficie déjà du soutien du chef de l’État, « afin de mener à bout cette démarche qui place la République centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde, pour tout ce qui signifie et implique l’acceptation des crypto-monnaies en tant que moyens de paiement ».

Le gouvernement centrafricain se dit convaincu que cette nouvelle voie «  va jalonner une nouvelle étape », malgré les difficultés éventuelles que cette initiative pourrait rencontrer pour ce pays victime d’insécurité terroriste depuis des années.

« Dans une vision progressiste, tournée vers l’avenir, notre Nation doit être en mesure de poursuivre son destin et de rejoindre les rangs de celles qui, non seulement comprennent pleinement l’importance de la technologie Blockchain, mais qui s’empressent également de la légiférer », explique-t-on dans le communiqué.

La rédaction

27 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Compétition culturelle Yogoro et Salawalé à Bougouni
Seko ni Donko

A Bougouni, le gouvernorat envisage d’étendre la compétition Yogoro et Salawalé aux cercles

by Sahel Tribune 27 avril 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

A Bougouni, dans la cour de résidence du gouverneur, les rideaux de la compétition culturelle « Yogoro », pour les garçons, et « Salawalé » pour les filles, sont tombés le samedi 23 avril. L’évènement vise à sauvegarder cet art traditionnel dans la région du Banimonotié.

Habillés en sacs, de cartons maquillés et plaqués au visage ou munis de bassines remplies d’eau, de calebasses et de baquettes servant à faire jouer de la belle mélodie, les enfants de Bougouni ont émerveillé la population du Banimonotiè, et surtout le gouverneur de la région, le général de brigade Kéba Sangaré, pendant une dizaine de jours.

Le Dangoroni, l’appellation Banico du Yogoro (cercle de Dioila, région de Koulikoro), ou le « Salawalé » pour les filles, est une pratique dont les Européens pourraient appeler l’Halloween à laquelle se livrent les enfants durant les dixièmes jours du mois de ramadan. Pour raviver cette pratique culturelle, le gouverneur de Bougouni a organisé cette année une compétition entre les enfants de sa région avec comme objectif « d’aller à la découverte de cet art traditionnel que les enfants présentent majestueusement avec tout leur savoir-faire », indique le gouvernorat de la région.

Niveau cercles

Après plusieurs soirées de compétition que le général Kéba Sangaré a présidées, la finale a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 avril 2022 dans la cour de la résidence du gouverneur. Au total, 15 groupes de filles y ont pris part contre 20 groupes de garçon.

Très ému de voir ces enfants — filles et garçons — relayer cette richesse du patrimoine culturel de la région, le général de brigade, Kèba Sangaré, a remis des « enveloppes de consolation pour préparer les festivités de la fête de ramadan qui s’annoncent pour la fin de la semaine ».

Désormais, ils se donnent rendez-vous pour l’année prochaine où le gouverneur envisage d’étendre cette compétition aux cercles. « L’année prochaine, nous organiserons une grande compétition avec la dimension cercle avec des groupes d’enfants venant d’autres contrées du cercle de Bougouni. Puis dans d’autres cercles aussi pour rehausser le niveau de l’évènement et lui donner un cachet spécial avec des trophées et des prix de consolation », a annoncé le gouverneur de la région de Bougouni, lors de la tombée des rideaux de ces nuits culturelles de « Yogoro et de Salawalé ».

La rédaction

27 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Echanges entre le président Goïta et une délégation de Damiba
PolitiqueSécurité

Lutte contre insécurité : Mali et Burkina Faso, deux pays en transition, renforcent leur coopération

by Chiencoro 26 avril 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Mali et le Burkina Faso, deux pays en transition, en Afrique de l’Ouest, renforcent leur coopération en matière de lutte contre l’insécurité.

Mis au ban de l’Afrique de l’Ouest en raison du putsch survenu sur leurs territoires dans un contexte de crise sécuritaire gravissime, le Mali et le Burkina Faso rapprochent de plus en plus leurs positions afin de faire front commun contre les menaces qui pèsent sur eux.

Dans l’après-midi du samedi 23 avril, une délégation du président de la transition burkinabè, Paul-Henri Damiba Sandaogo, a été reçue à Koulouba par le président intérimaire malien, colonel Assimi Goïta. Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier Bamouni, la délégation burkinabè et les autorités maliennes ont échangé sur le renforcement de leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme. « Le Mali et le Burkina Faso ont en partage plus de 1200 km de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes », a indiqué la présidence du Faso.

Selon le chef d’escadron Serge Thierry Kiendrebeogo, directeur de cabinet du président Damiba, cette mission visait avant tout à rappeler aux autorités transitoires de ces deux pays que le Burkina et le Mali, étant confrontés aux « mêmes problèmes de sécurité et [ayant] le même ennemi », doivent « rester solidaires pour relever les défis qui se posent » à eux.

Anticiper les problèmes sécuritaires

Cette mission burkinabè auprès des autorités maliennes de la transition intervient dans un contexte marqué par la « montée en puissance » des forces armées maliennes. Les succès militaires engrangés par les Forces de défense et de sécurité du Mali sur le terrain contre les groupes armés terroristes rassurent, mais inquiètent en même temps le voisin burkinabè.

Selon les précisions de la présidence du Faso, leur ambition, en déployant cette mission au Mali, « est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité malienne dans la lutte contre le terrorisme ». Et de souligner l’importance « de développer des synergies pour contrer ces forces du mal ».

Des pays au destin unique

Notons qu’au-delà de la situation sécuritaire, le Mali et le Burkina Faso partagent quasiment le même destin en raison des sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre eux afin de forcer les militaires au pouvoir à travailler à un retour rapide à un ordre constitutionnel normal. Malgré ces sanctions, le Mali et le pays des hommes intègres continuent à défier la Cédéao qui estime intenables les durées proposées par ces pays pour le retour du pouvoir au civil.

Pour certains, le rapprochement de ces deux pays dans un tel contexte de mis au ban laisse place à des doutes sur l’intention de ces deux pays. Le risque pour la Cédéao est de voir ces pays former un bloc uni contre les décisions de la communauté commune. D’où l’urgence pour la Cédéao de revoir sa lecture de la situation dans ces pays.

Chiencoro Diarra

26 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le bilan des autorités maliennes de la transition
ActuPolitique

Transition : « les déclarations de [Bamako] ne résistent pas aux faits », note Africa Center for Strategic Studies

by Sahel Tribune 26 avril 2022
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans sa dernière infographie, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique fait une évaluation de la transition malienne à partir de huit déclarations du pouvoir en place. En matière de sécurité, comme dans d’autres domaines, Africa Center Strategic Studies note un décalage « des actions par rapport aux objectifs déclarés » de Bamako.

Le Ludo est un jeu de société réunissant deux à quatre joueurs qui rivalisent pour déplacer leurs pièces vers le centre du plateau, appelé maison. Ce jeu stratégique populaire au Mali est la toile de fond d’une infographie du Centre d’études stratégiques de l’Afrique. Elle fait le bilan des autorités militaires au pouvoir depuis août 2020. Cette toile, fait savoir le centre d’études, « symbolise le décalage des actions par rapport aux objectifs déclarés de la junte ».

Dans cette dernière infographie, « Réfuter les déclarations de la junte malienne », publiée le 18 avril 2022, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique rappelle que les autorités transitoires ont justifié leur « prise de pouvoir en affirmant que seul un régime militaire serait en mesure d’assurer la sécurité, renforcer la justice et diriger la transition pour un retour à la démocratie ».

Evaluation de huit (8) déclarations

A travers une évaluation de huit (8) déclarations des dirigeants maliens en matière de sécurité et de gouvernance, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique conclut que « les déclarations de [Bamako] ne résistent pas aux faits ».

Sur le plan sécuritaire, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique estime que « la violence commise par les groupes islamistes militants au Mali devrait augmenter de 70 % en 2022 ». Il indique également une augmentation des cas de décès de civils en raison des attaques des « groupes armés islamistes militants » au cours du premier trimestre 2022.

Violences islamistes militantes et morts parmi les civils au Mali
Violences islamistes militantes et morts parmi les civils au Mali. © Africa Center for Strategic Studies.

Dans son premier rapport trimestre 2022 sur la situation au Mali, la Minusma déplore aussi  l’absence de progrès dans la gestion de la situation sécuritaire. « Si des efforts considérables ont été déployés au cours de la dernière décennie, avec un appui international considérable, la crise a malheureusement gagné en complexité, tant sur le plan de la sécurité que de la gouvernance, souligne la mission onusienne. Le peuple malien a beaucoup souffert, et la situation a engendré de la frustration face aux résultats limités obtenus et une forte aspiration à des solutions durables.»

« Dans le but de ramener le Mali à un état autoritaire étendu » ?

En début d’année, l’expert indépendant des Nations unies au Mali, Alioune Tine, a déclaré lors d’une visite au Mali : « Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, j’ai noté une amélioration tangible de la situation sécuritaire, de la situation des personnes déplacées internes, de la situation des droits de l’homme ainsi que des dynamiques de paix endogènes, notamment dans le Centre du Mali ».

Malgré cela, les attaques sporadiques se poursuivent de part et d’autre. Le dimanche 24 avril 2022, trois attaques simultanées ont visé les camps de Sévaré, de Bapho et de Niono, tous au centre du pays. Le bilan se dresse à six soldats tués et 20 blessés, selon le décompte de l’armée malienne. Cette attaque a été précédée le 4 mars par celle contre le camp militaire de Mondoro et qui a coûté la vie à une vingtaine de soldats maliens.  

Pour Centre d’études stratégiques de l’Afrique : « Les actions de la junte révèlent un programme visant à réhabiliter l’image du régime militaire dans le but de ramener le Mali à un état autoritaire étendu – et aux décennies sombres de son passé ».

La rédaction

26 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Fama
A la UneSécurité

Mali : retour sur les attaques simultanées de trois camps militaires à Sévaré, Niono et Bapho

by Sahel Tribune 25 avril 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Au Mali, la lutte contre le terroriste n’est pas encore gagnée. Les forces armées maliennes de défense et de sécurité ont essuyé, dimanche 24 avril, trois attaques simultanées contre les camps militaires de Sévaré, Niono et Bapho.

Selon les récits qui nous sont parvenus de Niono, le véhicule piégé a vite été maîtrisé grâce à la vigilance de la sentinelle. Qui a tiré, selon toujours les récits, sur cette voiture piégée. Laquelle finira sa course sur un manguier.

Par l’ampleur de la détonation, comme on peut le constater sur les images, certaines maisons ont été endommagées. Le kamikaze, selon toujours nos sources, serait une femme. « L’élément intéressant, qui est toujours à vérifier, est que le kamikaze était une femme », nous apprend-on. Avant de préciser que  « le corps est vraiment méconnaissable ».

#Mali J'ai reçu ces images des sources locales à #Niono. Selon les récits qui me sont parvenus, le véhicule piégé a vite été maîtrisé grâce à la vigilance de la sentinelle. Qui a tiré, selon tjrs les récits, sur cette voiture piégée, laquelle finira sa course sur un manguier. 1/ pic.twitter.com/hStKwi43lw

— Sagaïdou Bilal (@Sag_Bi) April 25, 2022

Bilan provisoire

Dans un communiqué de l’État-major malien, le bilan provisoire fait état de 04 blessés et 02 véhicules endommagés (côté des Forces armées maliennes, FAMas), dans cette attaque du camp de Niono, survenue ce dimanche 24 avril. Une attaque simultanée avec deux autres du camp de l’Armée de Terre de Sévaré et celui de Bapho.

Pour Sévaré, selon le communiqué, il y a eu « 06 morts majoritairement dû à l’effondrement du poste de police et 15 blessés » (côté FAMas). Côté ennemi, le communiqué indique qu’il y a « 11 morts dont le Kamikaze » et plusieurs matériels récupérés. Au camp de Bapho, l’on compte officiellement « 01 blessé et 01 hélicoptère légèrement endommagé », pour les FAMas. Côté ennemi, aucun chiffre n’est encore donné.

« Preuve de grande réactivité, de professionnalisme mais aussi de bravoure »

Les trois attaques simultanées et complexes ont été revendiquées par un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Dans un communiqué publié le jour de l’attaque, le JNIM a annoncé avoir capturé des « soldats des forces russes de Wagner dans la région montagneuse de l’état de Ségou, ces forces criminelles qui ont participé avec les forces maliennes aux opérations de débarquement aérien sur le marché du village de Moura et qui y ont affronté un certain nombre de moudjahidines ».

#Mali #JNIM revendique plusieurs opérations, dont la capture d’un mercenaire de #Wagner à #Diabalyً la première semaine du mois d’avril. Et plusieurs opérations ente le 6 février et le 7 avril pic.twitter.com/5oaM5b0B24

— Wassim Nasr (@SimNasr) April 24, 2022

Le directeur de la Direction de l’information et des relations publiques des armées, le Colonel Souleymane Dembélé, au cours d’une conférence de presse, lundi 25 avril 2022, a salué la réactivité des forces armées maliennes. « Les FAMa [Forces armées maliennes] ont fait preuve de grande réactivité, de professionnalisme mais aussi de bravoure. Les dégâts allaient être encore plus grands n’eut été la vigilance des hommes en faction à l’instant. Tous ont réagi positivement, sauf que certains y ont laissé la vie », a-t-il souligné.

La rédaction

25 avril 2022 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Crise pétrolière et électromobilité : pourquoi l’Afrique mise sur les motos électriques
Société malienne : la honte peut-elle encore jouer son rôle de régulateur moral ?
Mali : comment ATT Junior est devenu une référence du stand-up en Afrique

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close