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sulfadoxine-pyriméthamine paludisme
Santé

Prévention du paludisme : le premier médicament africain approuvé par l’OMS

by Chiencoro 26 août 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

En vue de prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson, l’OMS a approuvé un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique.

Une étape importante vient d’être franchie en Afrique dans la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants grâce au soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette organisation, avec le soutien de l’organisation « Medicines for Malaria Venture » (MMV) et d’Unitaid, vient d’attribuer une certification au fabricant kényan « Universal Corporation Ltd » (UCL) pour la production locale d’un traitement de qualité du paludisme à base de l’association sulfadoxine-pyriméthamine (SP).

« Jusqu’à présent, le continent reposait entièrement sur les importations pour son approvisionnement en SP de qualité », explique-t-on dans un communiqué qui précise que le manque de production locale de médicaments de qualité en Afrique a été mis en évidence en 2020 par la pandémie de Covid-19, explique MMV, un « partenariat pour le développement de produits » (PDP) dans le domaine de la recherche et de l’élaboration de médicaments antipaludiques.

La sécurité des personnes

« Renforcer la production locale de médicaments là où les besoins sont les plus importants est essentiel pour bâtir des réponses sanitaires plus robustes et plus résilientes », a déclaré le docteur Philippe Duneton, directeur exécutif d’Unitaid, qui souligne qu’environ 95 % de tous les cas et décès imputables au paludisme à travers le monde surviennent en Afrique. Les femmes enceintes et les enfants sont les plus frappées. « 80 % de tous les décès dus au paludisme en Afrique surviennent chez des enfants âgés de moins de cinq ans », a indiqué MMV dans son communiqué.

Cette assurance de qualité, octroyée à ce produit, ouvre de nouvelles voies d’approvisionnement pour les partenaires mondiaux de mise à l’échelle. Ce qui permettra d’améliorer l’accès à ce médicament antipaludique et de renforcer la capacité de l’Afrique à lutter contre les maladies endémiques. « La production de médicaments de qualité sur le continent est essentielle, non seulement pour la sécurité des personnes qui y vivent, mais également pour soutenir l’approvisionnement régional et la diversification de la production mondiale des médicaments », estime MMV.

Message aux chercheurs et aux fabricants

« UCL s’engage à fournir les médicaments de qualité dont les populations du continent africain ont le plus besoin. Nous sommes non seulement la première entreprise pharmaceutique à recevoir une préqualification pour l’association sulfadoxine-pyriméthamine en Afrique, mais également l’un des seuls fabricants du continent (cinq en tout) à avoir reçu cette certification de qualité pour un produit », a précisé Perviz Dhanani, fondateur et directeur général d’UCL.

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (« Africa CDC » en anglais) ont salué cette préqualification accordée par l’OMS à l’association sulfadoxine-pyriméthamine d’Universal Corporation Ltd.

Selon David Reddy, PDG du MMV, « les chercheurs et les fabricants des pays les plus touchés par le paludisme doivent jouer un rôle de premier plan dans les efforts d’éradication de la maladie ».

Chiencoro Diarra

26 août 2022 0 comments
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Yaya Dabo, écrivain
ExclusifSeko ni Donko

Pour la réussite du LMD, « l’État doit créer les conditions nécessaires », dixit Yaya Dabo

by Bakary FOMBA 25 août 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Écrivain, Yaya Dabo est professeur de philosophie au lycée technique de Ségou (LT-SEG). Il a accordé une interview à Sahel Tribune sur son ouvrage « Incidents de parcours ». Dans cet entretien exclusif, M. Dabo évoque entre autres : les raisons ayant motivé le choix du titre de son romanainsi que les difficultés rencontrées au cours de la rédaction de cet ouvrage. L’auteur formule également des conseils pratiques pour la bonne marche du système (LMD) au Mali.

Sahel Tribune : Pourquoi « Incidents de parcours ? »

Yaya Dabo : Ce titre reflète le vécu du personnage principal du roman, Moriba, qui signifie traditionnellement une personne, dont la maman a eu du mal à avoir des enfants. Moriba est parti à l’école par coïncidence. Sa réussite a été également le fruit du hasard.

S’agit-il d’une autobiographie ?

Chaque roman contient généralement une partie de la vie de son auteur. Car les faits racontés ne naissent pas ex nihilo. Ils sont à la fois le fruit d’un vécu ou encore de l’imagination.

Pour qui connait, l’auteur de « Incidents de parcours »dira bien sûr que ce roman est une autobiographie. Mais ce n’est pas exactement cela. C’est plutôt un mélange du réel et du fictif. Je dirai que je me servis de mon imagination pour donner sens à des réalités de nos sociétés. Car quoi qu’on dise, le roman demeure le reflet de la société.

Combien de temps la production de cet ouvrage vous a-t-elle pris ?

Dans la production d’un ouvrage, le nombre de temps n’est pas assez important. L’essentiel est de présenter au public lecteur un contenu digeste susceptible de contribuer au rehaussement du niveau de la culture ou de l’éducation dans le pays. Pour ce premier ouvrage, la rédaction m’a pris deux ans.

Quelles sont les difficultés majeures rencontrées ?

Elles sont nombreuses. Tout d’abord, en tant que novice dans le secteur, j’ai eu beaucoup de peines à avoir une maison d’édition fiable. Cette difficulté une fois résolue, le problème des frais d’édition s’est présenté. Comment faire pour trouver les moyens financiers pour couvrir ces frais dans un pays où l’enseignant n’est pas assez considéré. En plus de tous ces aspects, je dois souligner également les frustrations dues au retard dans l’exécution des clauses du contrat établies par la maison d’édition.

Quelles sont les principales thématiques abordées dans votre ouvrage ?

Plusieurs thématiques connexes se retrouvent dans cet ouvrage. J’évoque entre autres les aspects culturels de notre pays, la mal gouvernance, le chômage. Aussi est-il question des maux de la société malienne ainsi du système éducatif malien, plus particulièrement le LMD.

Exactement. Le système Licence Master Doctorat (LMD). Quel est votre problème avec ce système ?

Aucun. Le système LMD est un bon programme. Il peut nous permettre d’être au même niveau que les autres pays du monde qui l’ont embrassé depuis des décennies. Malheureusement, la bonne application de ce système pose énormément de difficultés au Mali. L’État doit créer les conditions nécessaires pour que sa réussite soit une réalité et pour qu’il ne soit plus un handicap pour les étudiants.

De nouveaux projets de livre en cours ?

Bien sûr. Beaucoup de projets sont en cours pour la nouvelle année. Je suis sur deux projets : un livre de philosophie africaine et un autre sur la méthodologie de la dissertation et du commentaire de texte philosophique.

Propos recueillis par Bakary Fomba       

25 août 2022 2 comments
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Ibrahim Harane Diallo
Sécurité

« Ce sera très tôt […] de faire une évaluation» de la coopération du Mali avec la Russie , Ibrahima Harane Diallo.

by Chiencoro 20 août 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Après environ une décennie de présence au Mali, les « derniers militaires » français ont quitté le Mali, le 15 août 2022, en transférant leur base de Gao à l’armée malienne. Ibrahima Harane Diallo, chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises et conflits au sahel, nous livre son analyse.

« En raison des choix des autorités en place, jugés incompatibles avec notre action, les derniers militaires français ont quitté le Mali et franchi la frontière nigérienne, après 9 années d’opérations menées sans relâche », lit-on dans un communiqué du 15 août de l’opération Barkhane. Une date « historique » dans la coopération entre le Mali et la France. Elle marque le départ du « dernier soldat » français du territoire malien, à un moment où les forces armées maliennes mènent une lutte « implacable » contre les groupes armés terroristes.  

En vue d’analyser les défis et les perspectives du départ de cette force, le journaliste et politologue Ibrahima Harane Diallo, était l’invité de Jean-Roger Bion de la VOA, le 16 août dernier. Ce chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises et conflits au sahel, estime que « le départ total de cette force […] va laisser un vide ». Car il a lieu à une période où le Mali fait face à une insécurité multiforme.

Observer cinq à dix ans

Malgré tout, Ibrahim Harane Diallo reste confiant. Sous le régime de l’ancien président malien, feu Ibrahim Boubacar Kéïta, l’armée malienne était confrontée à « des difficultés structurelles en matière de lutte contre l’insécurité ». Avec l’avènement de la transition et la nouvelle coopération avec la Russie, des changements remarquables ont été opérés, notamment grâce à la dotation de l’armée en équipements de combat et de transport.

À ce titre, avant de porter un quelconque jugement sur cette nouvelle coopération avec la Fédération de Russie, le chercheur invite d’abord à observer au moins une période de cinq à dix ans, comparativement au nombre d’années que l’armée française a passé au Mali. Depuis 2012, les forces françaises sont dans ce pays. « Ce sera très tôt de porter un jugement ou de faire une évaluation de l’apport de la coopération russe », a-t-il laissé entendre sur les ondes de la radio VOA.

Le journaliste politologue malien ne fait aucun doute que dans cette coopération avec les Russes le respect du droit international humanitaire, du droit dans la guerre demeurera une exigence aussi bien de la communauté internationale que des autorités maliennes. « Je suis persuadé que la communauté internationale et le pouvoir malien ne vont pas laisser ces forces [Russes] commettre des exactions en violation de l’ensemble des droits qui régissent les conflits armés », conclut Ibrahima Harane Diallo.

Chiencoro Diarra

20 août 2022 0 comments
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Colonel Assimi Goita, président de la transition malienne
ActuPolitique

Col. Assimi Goïta : « Le recensement général de la population et de l’habitat est une opération très importante »

by Sahel Tribune 19 août 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Depuis 1976, le Mali procède, chaque dix (10) ans, à un recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). L’objectif de cette opération est de connaitre l’effectif de la population, sa structure géographique, sa répartition sur l’ensemble du territoire ainsi que ses conditions d’habitation, a précisé le directeur général de l’Institut national de la statistique (Instat), Dr Arouna Sougané.

En vue de mettre en œuvre des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté, « les décideurs politiques ont besoin d’informations géographiques désagrégées aux niveaux les plus fins du découpage administratif du pays. Cependant les profils de pauvreté sont habituellement élaborés sur la base des enquêtes sur les ménages dont les résultats ne peuvent aller à ces niveaux géographiques en raison des contraintes de budget et de temps », souligne un rapport de l’Institut national des statistiques (INSTAT) sur le 4e RGPH.

« Le recensement général de la population et de l’habitat est une opération très importante dans la mesure où elle permet d’obtenir des informations fiables sur l’ensemble du pays, notamment les effectifs de nos populations, le nombre de ménages, sur le nombre d’infrastructures sociales de base », a expliqué le président malien de la transition, après son enregistrement, ce vendredi 19 août 2022. Selon le colonel Assimi Goïta, les résultats qui seront obtenus au cours de cette opération devront permettre au gouvernement de travailler pour l’amélioration des conditions de vie des Maliens.

Le chef de l’État a profité de l’occasion, pour inviter « les Maliens, qui ne sont pas encore recensés, de s’adresser au bureau central de recensement ».

Cette cinquième édition a commencé le 8 juin 2022.

La rédaction

19 août 2022 0 comments
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Chicha
OpinionSanté

Interdiction de la chicha : comment les Maliens apprécient-ils la décision ?  

by Bakary FOMBA 19 août 2022
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

L’interdiction de la consommation et de la commercialisation de la chicha en République du Mali défraie la chronique, depuis quelques jours. Cette décision du gouvernement est diversement appréciée par les Maliens.

À travers un arrêté interministériel, les autorités maliennes ont annoncé, le 15 août 2022, l’interdiction de la consommation et de la commercialisation de la chicha (narguilé) sur toute l’étendue du territoire national. Les contrevenants à cette mesure s’exposent à un emprisonnement de 1 à 10 jours et d’une amende de 300 à 18 000 FCFA, précise ce document gouvernemental.

Des importateurs et distributeurs mécontents

« Il est interdit l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha (narguilé) ou tout autre appareil similaire sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1 de cet arrêté interministériel. Dans ce document, le gouvernement donne un délai de six mois aux importateurs, distributeurs et consommateurs à se conformer à cette décision. Une décision mal perçue par certains citoyens, dont l’activité principale est l’importation et la distribution de ce produit.

« Nous avons été surpris par cette décision qui n’a fait l’objet d’aucune information au préalable. C’est sur les réseaux sociaux que nous avons appris la nouvelle », déplore Sidiki Ballo, distributeur de la chicha à Djélibougou, commune I du district de Bamako. Partant dans le même sens, Karim Diarra, importateur du produit, déplore le caractère « unilatéral » de cette décision. « J’ai investi plusieurs millions dans cette activité, en m’endettant auprès des banques. Si cette décision venait à être appliquée dans les six prochains mois, ce sera un sérieux problème », laisse entendre ce jeune qui évolue dans cette activité depuis près de quatre ans.

Une « décision très salutaire »

Cette interdiction de la chicha est par contre largement saluée par bon nombre de Maliens, qui estiment que la consommation de ce produit pousse les jeunes à s’adonner à des pratiques peu catholiques.

« Je trouve cette décision très salutaire. Car beaucoup d’adolescents chôment les cours à l’école, se réfugiant dans les chichas clubs », déplore Bassirou Traoré, professeur d’anglais au Lycée Bocar Cissé de Niafunké. Selon ce professeur de l’enseignement secondaire, le gouvernement ne doit pas « se limiter à l’interdiction. Il faut mettre en place des équipes de patrouilles pour l’exécution correcte de cette décision ».

Fousseyni Koné, imam à Yirimadio, estime pour sa part que « c’est une décision responsable de la part de nos dirigeants. Car, la consommation de ce produit dégrade le comportement de nos enfants et les conduit très souvent, à des pratiques indignes ». Toutefois, ce leader religieux invite les autorités à l’« application correcte de la décision ».

Pour rappel, le 3 juillet 2019, la mairie de la commune IV du district de Bamako avait interdit la vente et la consommation de la chicha ainsi que du tramadol, jugés comme des produits poussant la jeunesse à la violence. Toutefois, l’application de cette mesure draconienne ne semble jamais avoir été effective dans la mesure où les « chichas house » ou les « chichas clubs » restent toujours ouverts dans cette localité du district de Bamako.

Bakary Fomba

19 août 2022 0 comments
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Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
ActuSécurité

Contre des « actes d’agression » français, le Mali « se réserve le droit de faire usage de la légitime défense »

by Sahel Tribune 17 août 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Accusant la France d’« actes d’agression », le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), à travers une lettre du 16 août. Le Mali dit qu’il « se réserve le droit de faire usage de la légitime défense » si les « activités considérées comme de l’espionnage » et des tentatives « d’intimidation » de la France persistent.

Dans cette lettre, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, dénonce les « violations répétitives et fréquentes » de l’espace aérien malien par les forces françaises et les vols d’appareils français. Selon les précisions du chef de la diplomatie malienne, son pays dispose « de plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l’espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions ».

Le gouvernement malien précise « disposer de preuves et être prêt à les présenter au Conseil de sécurité ». Le Mali a donc demandé une réunion d’urgence pour faire cesser ces «  actes d’agression » de la France sous forme de violations de sa souveraineté, de soutien apporté aux groupes jihadistes et d’espionnage.

Ces accusations interviennent au lendemain du départ des militaires français de l’opération Barkhane du Mali.

La rédaction

17 août 2022 0 comments
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Macky Sall
A la UnePolitique

Dialogue national inclusif : l’appel de Macky Sall aux groupes rebelles tchadiens

by Chiencoro 17 août 2022
written by Chiencoro 3 minutes read

Alors en visite bilatérale au Tchad, le président en exercice de l’Union africaine a lancé un appel aux groupes rebelles tchadiens, qui n’ont pas encore signé l’accord de paix de Doha. Il les invite à rejoindre le dialogue national inclusif, qui s’ouvre le 20 août 2022, pour « donner le maximum de chance de parvenir à une paix inclusive, globale et durable ».

À quelques jours de l’ouverture du dialogue national inclusif, le Tchad vit une semaine de ballet diplomatique. Au lendemain de l’arrivée du commissaire, paix et sécurité de l’Union africaine (UA), l’ambassadeur Bankole Adeoye, le 14 août, le président en exercice de l’UA, le chef d’État sénégalais, Macky Sall, a bouclé une visite de travail et d’amitié dans ce pays d’Afrique centrale, le 16 août 2022. Au cours de ce déplacement, les questions de coopération bilatérale, la situation politique et sécuritaire dans ce pays sahélien, ont été au menu des échanges.

Le président sénégalais Macky Sall à gauche et le président tchadien de la transition Mahamat Idriss Déby Itno à droite. ©Présidence du Tchad.

« Choix pour la paix et le développement »

Le président tchadien de la transition a souligné que son pays se trouve « dans un tournant historique qui appelle à la solidarité des pays frères au rang desquels, la République sœur du Sénégal ». Il a donc sollicité l’appui du « Président sénégalais, pour la poursuite de l’accompagnement politique de l’Union africaine au processus de transition, mais également son soutien personnel pour être le catalyseur dans la mobilisation des ressources requises afin de parachever les étapes restantes de la transition, en vue de déboucher sur un dénouement heureux, attendu, voulu et espéré de tous ».

En dépit du contexte économique et sécuritaire difficile, le président de l’Union africaine a noté un progrès dans la conduite du processus de transition dans le pays de Toumaï. Tout en réitérant le soutien de l’Union africaine à cette transition, il a demandé aux partenaires d’apporter également leur appui financier pour l’organisation des élections libres et transparentes à la fin de ce processus.

Le président Macky Sall a félicité le général Mahamat Idriss Déby pour le « développement positif » de l’accord de paix de Doha, signé entre les mouvements rebelles tchadiens et le gouvernement de transition. Il a encouragé le chef de l’État tchadien à poursuivre dans cette dynamique parce que « c’est le meilleur choix, le choix pour la paix et le développement ».

« Parvenir à une paix inclusive, globale et durable »

S’adressant aux groupes rebelles tchadiens, n’ayant pas encore signé l’accord de paix de Doha, le président du pays de la Teranga les a invités à rejoindre le dialogue national inclusif afin que les conclusions de cette rencontre prévue le 20 août prochain soient « les meilleures pour le Tchad, les meilleures pour l’Afrique et nous donner le maximum de chance de parvenir à une paix inclusive, globale et durable ».

Selon Macky Sall, il faut une mutualisation des moyens pour répondre à la menace terroriste dans le Sahel. Une menace qui s’étend dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’organisation intergouvernementale, devra représenter l’Union africaine à l’ouverture du dialogue national inclusif, le samedi.

Notons que le chef d’État sénégalais est arrivé au Tchad, dans la soirée du 15 août, en provenance du Mali, où il a eu un entretien avec le chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, sur le processus de transition en cours dans ce pays ainsi que la question des 49 soldats ivoiriens, placés sous mandat de dépôt.

Après le Tchad, le président Macky Sall s’est rendu au Gabon, où il prend part, ce 17 août, au 62e anniversaire de l’indépendance du pays d’Ali Bongo.

Chiencoro Diarra

17 août 2022 0 comments
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