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Forage
ActuClimat et environnement

Changement climatique au Mali : « On a foré très profond, on n’a rien trouvé »

by Sahel Tribune 16 novembre 2022
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Le Mali, comme d’autres pays du Sahel, est en proie à un conflit armé dont les conséquences sont aggravées par les effets du changement climatique. Si les populations sur le terrain ont montré une résilience hors du commun, leur vulnérabilité grandissante inquiète. En attendant que la communauté internationale réunie au sommet de la COP27 transforme en action ses engagements envers les pays concernés, la situation s’aggrave, comme dans la région nord du Mali.

Cette journée d’octobre 2022 était particulière aux yeux des 300 habitants du village de Tin Tanzan. Pour ces éleveurs et leurs familles, une époque allait s’achever : celle où il fallait braver l’insécurité et le climat pour s’approvisionner en eau dans des puisards et des petits oueds loin des maisons. Désormais, ils auront l’eau à proximité. C’est du moins ce qu’ils espéraient.

L’engouement n’aura duré qu’un court instant. Bien que les études géophysiques aient montré la présence d’eau dans le sous-sol, l’équipe d’ingénieurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) doit constater qu’il n’en est rien : le forage ne donne rien.

Papa Amadou Gueye, de l’équipe du CICR, est amer : « On a foré très profond, on n’a rien trouvé. On voit une population qui espère avoir de l’eau grâce au forage car leurs activités et leur survie en dépendent. Mais au bout du compte, le sous-sol est trop sec pour donner quoi que ce soit de significatif. C’est très frustrant et inquiétant. »

Les forages négatifs se multiplient

Deux tiers de la surface du Mali sont entièrement désertiques. Les effets du changement climatique, avec notamment une diminution des précipitations, l’avancée du désert ou encore la perte des moyens de subsistance des populations, se font durement sentir.

Dans le nord du pays, ce sont les populations les plus vulnérables qui sont les plus impactées. Malgré tous les efforts entrepris, les premières tentatives de forage se soldent de plus en plus souvent par un échec.

« Depuis des années, les pluies sont rares et le rechargement de la nappe phréatique devient problématique, d’autant plus que cette dernière est surexploitée dans certaines zones », poursuitPapa Amadou Gueye.« La qualité de l’eau en souffre aussi. On constate souvent une forte concentration de nitrate de sodium dans le sol. Des précipitations habituelles réguleraient directement cette concentration. Mais comme elles sont faibles, l’eau devient impropre à la consommation. »

Le village de Zig Zig fait face à ce problème. Une fois le test chimique effectué, l’équipe du CICR s’est rendu compte que la qualité de l’eau ne répond pas aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est impropre à la consommation humaine. Dans de telles situations, la population n’a pas beaucoup de solutions : soit elle utilise cette eau pour abreuver le bétail et irriguer les cultures — quitte à continuer à chercher de l’eau potable dans les villages environnants, soit elle se déplace en quête d’une terre moins aride.

Chaque jour au Mali, des milliers de femmes et d’enfants marchent des kilomètres pour ramener de l’eau. Le parcours est périlleux, il expose à des risques d’agression, d’explosion d’engins improvisés ou encore de braquage.

Et quand il s’agit de partir à la recherche d’une autre terre, le voyage peut s’avérer tout aussi risqué en raison de l’insécurité. Les routes sont dangereuses et personne n’est certain d’arriver à destination sain et sauf ou avec le bétail. Et rien n’assure qu’il soit possible de trouver de l’eau ailleurs.

Plus le sable avance, plus les dangers augmentent

L’avancée du désert est une autre conséquence de la raréfaction de l’eau. Une sous-alimentation de la nappe et une importante évaporation des eaux de surface favorisent l’assèchement du sol. Les arbres meurent et les dunes remplacent la végétation.

En 2021, la sécheresse a fait chuter la production céréalière de 10,5 pour cent au Mali, mettant à mal les moyens de subsistance de plus de trois millions de personnes. De nombreuses surfaces maraîchères sont abandonnées, les pâturages se réduisent, les bâtiments et les habitations disparaissent dans les sables, les pêcheurs abandonnent des lacs asséchés.

La déforestation, qui s’est aggravée ces dix dernières années, a aussi une origine humaine. Les arbres sont abattus pour être transformés en charbon. Ce dernier revendu permet de générer un revenu quand l’élevage et l’agriculture ne suffisent plus pour survivre.

De l’eau pour tous grâce à l’énergie solaire

Face à ces bouleversements environnementaux, le CICR adapte ses programmes et ses techniques afin de soutenir la population concernée et renforcer sa résilience.

Cette adaptation passe par la mise à disposition des communautés de points d’eau supplémentaires, comme des puits à grand diamètre, mais aussi de barrages servant à stocker les eaux de ruissellement dans les oueds.

Quand l’équipe d’ingénieurs tombe sur des forages négatifs, elle poursuit malgré tout ses recherches jusqu’à trouver de l’eau. Heureusement pour la population de Tin Tanzan, le troisième essai s’est révélé fructueux : l’eau a enfin jailli à dix kilomètres du premier forage. Les installations construites au grand bonheur de tous fonctionnent à l’énergie solaire afin de limiter l’émission de gaz à effet de serre.

Le CICR met aussi en place des comités de gestion de points d’eau et forme des techniciens de maintenance locaux afin d’assurer l’utilisation correcte de ces infrastructures et leur viabilité sur le long terme.

Le village d’Innabel était confronté à un manque criant d’eau. Jusqu’à l’installation d’un château d’eau.« Nous sommes heureux d’avoir ce réservoir. Avant, on quittait la maison à cinq heures du matin pour aller rejoindre des mares lointaines. On ne revenait qu’aux environs de midi pour ensuite s’occuper des autres tâches ménagères. Aujourd’hui, on prend le petit-déjeuner avec nos enfants et on a accès à l’eau à moins de quinze minutes de marche. Nous ne courons plus de danger en cherchant de l’eau ailleurs. C’est un vrai bonheur », témoigne avec un large sourire Fati Walet, une habitante du village.

Ces différents systèmes hydrauliques permettent de boire, cuisiner, abreuver leurs animaux, mais aussi d’exercer et d’accroître les activités de maraîchage à des fins commerciales.

Fixer les dunes pour protéger les communautés

Également, le CICR, en collaboration avec les communautés, s’attelle à la fixation des dunes.

Cette action de lutte contre l’ensablement vise non seulement à protéger les moyens d’existence, les habitations et infrastructures (école, centre de santé, zones de pâturage, terres agricoles…), mais aussi à améliorer les revenus des familles les plus vulnérables. En effet, ce sont elles qui mènent cette activité en contrepartie d’une compensation financière. Cet argent leur sert à satisfaire des besoins essentiels, se nourrir notamment, payer les charges sociales, agropastorales, de santé, ou encore rembourser un emprunt.

Sidi Abdoulaye Zeida, responsable de projets au CICR, explique les deux techniques de fixation des dunes :« Le but est de freiner le mouvement du sable. On peut utiliser la fixation mécanique, qui consiste à ériger des palissades en carré avec les branches mortes d’un arbuste commun qu’on appelle leptadenia pyrotechnica. La végétation peut ainsi reprendre du terrain dans ces espaces. »La seconde technique est la fixation biologique par la plantation de haies vives.« Nous plantons en ligne des arbres ou des herbes sur les dunes. Le plus souvent, on utilise des nymes, des prosopis juliflora, des euphorbes », ajoute-t-il.

Action climatique maintenant

Ces nouvelles pratiques novatrices et respectueuses de l’environnement ne sont pas les seules que le CICR développe avec la Croix-Rouge du Mali et d’autres partenaires. En font aussi partie la production hydroponique de fourrage ou encore l’insémination bovine, dont l’objectif est d’améliorer la productivité. Tout cela avec l’idée de renforcer l’autonomie de la population, tout en préservant son environnement fragilisé.

Mais il reste tant à faire.

« Parmi les 25 pays les plus vulnérables au changement climatique, 14 sont aussi en proie à un conflit », souligne Antoine Grand, chef du CICR au Mali. « Plusieurs pays du Sahel, dont le Mali, figurent malheureusement sur cette triste liste. » Pour lui, il est vital que les acteurs locaux, nationaux et internationaux travaillent ensemble au renforcement de la résilience des populations. « Aujourd’hui, certaines communautés ne peuvent plus compter sur leurs mécanismes d’adaptation traditionnels, mis à mal par l’action combinée du conflit et du changement climatique. Il est en ce sens impératif que les dirigeants mondiaux réunis à la COP27 prennent des mesures et des engagements concrets pour rapprocher l’action climatique au plus près des communautés les plus vulnérables, comme celles du Mali. »

Source : CICR

16 novembre 2022 0 comments
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Le camp des déplacés de Faladiè
ActuSécurité

Mali : camp des déplacés de Faladiè, dures conditions d’accouchement pour des femmes

by Mohamed Camara 16 novembre 2022
written by Mohamed Camara 3 minutes read

Au centre du Mali, de nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants ont fui les conflits pour trouver refuge, pour la plupart, dans les nombreux sites aménagés à Bamako pour les accueillir. Dans ces camps de déplacés, des femmes donnent naissance sans avoir les moyens de recourir à des services médicaux.

L’accès à l’emploi, à des services socio-sanitaire appropriés, à de l’eau potable et même à la nourriture ou à une éducation de qualité, demeure des défis pour de nombreux déplacés internes. À Faladiè, en commune VI du district de Bamako, ces déplacés de guerre sont dans l’impasse. Ils vivent dans des conditions inquiétantes.

Selon la Direction nationale du Développement social (DNDS), au 31 juillet 2021, le Mali comptait 381 529 personnes déplacées internes regroupées au sein de 66 377 ménages. 55 % de cette population étaient des femmes contre 64 % d’enfants âgés de moins de 17 ans.

Centre de santé

Un monde dont la gestion s’avère difficile pour les différents acteurs travaillant à leur bien-être.

En raison des difficultés financières, nombreuses sont les femmes de ce site de Faladié à accoucher sans assistance médicale. « Nos femmes accouchent, sur place ici, dans le camp. Nous avons peur de les conduire dans les hôpitaux, qui sont extrêmement chers pour nous », explique A. Sidibé, chef d’un ménage de six enfants, âgés de 2 à 14 ans.

Les dons des personnes de bonne volonté ainsi que de certaines Organisations non gouvernementales (ONG) ou de la société civile n’arrivent pas à combler les besoins.

À ces déplacés, la croix rouge malienne apporte généralement son soutien à travers des consultations et des dons de médicaments. En raison de la forte demande, les déplacés demandent l’aménagement d’un centre de santé sur leur site en vue d’améliorer leur accès à la santé, recommande Rebecca, déplacée de guerre, émigrée de Bandiagara il y’a 2 ans.

Une école sans enseignants

Au dernier recensement, ce camp des déplacés internes, situé en plein cœur du marché des bétails de Faladiè, dans la capitale malienne, comptait 240 ménages, composé de 122 hommes, 200 femmes, 257 filles et 227 garçons répartis, vivants dans des conditions très précaires. Face à l’accroissement des ménages, les déplacés avaient demandé la construction d’une école.

Aujourd’hui, si un établissement scolaire a pu y être aménagé, le problème d’enseignants se pose et les enfants de ces familles sont dans l’obligation de fréquenter la grande école publique de Faladiè.  

« Nous n’avons ni eau ni de nourriture »

Cette population souffre également de problème d’intégration professionnelle. Âgé de 54 ans, A. Sidibé est un déplacé de guerre du cercle de Bankass. Avec son barbe grisâtre, ce vieil homme est à la recherche d’un travail décent. Dans son activité de ramassage de déchets, il a du mal à subvenir aux besoins de sa famille, avec les maigres revenus qu’il gagne : « Depuis près de 3 ans, je suis là, mais je n’arrive pas à trouver un emploi propice pour faire face aux dépenses de ma famille », a-t-il confié. Une situation pécuniaire qui impacte considérablement l’éducation de ses enfants.

A. Tamboura, jeune déplacé de guerre venu de Douentza et qui travaille également sur un dépotoir d’ordure comme trieur, estime que le chômage qui frappe les déplacés est en grande partie liée au problème des langues. Beaucoup de ces déplacés ne parlent pas le bambara, a-t-il fait savoir. Ce jeune homme vit dans ce camp de Faladié depuis près de 4 ans.

Néanmoins, si certains déplacés peinent à tenir les deux bouts, force est de reconnaitre que d’autres, comme Rebecca, s’en sortent assez bien et arrivent à tirer leur épingle du jeu. Cette jeune dame vend des légumes et des condiments sur le site de Faladiè. Mais cela ne l’épargne pas des difficultés. Car ces déplacés souffrent également de crise alimentaire. « Nous n’avons ni eau ni de nourriture », déplore-t-elle avant de souligner le contexte de la cherté de la vie que traverse présentement le Mali.

Mohamed Camara

16 novembre 2022 0 comments
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Des soldats ivoiriens
ActuSécurité

Minusma : après le Royaume-Uni, la Côte d’Ivoire

by Chiencoro 15 novembre 2022
written by Chiencoro 2 minutes read

Le ministre ivoirien délégué aux Affaires étrangères avait déjà donné le ton le 28 octobre lors de son entretien avec le secrétaire général des Opérations de paix, Jean Pierre Lacroix. Ce 15 novembre 2022, la Côte d’Ivoire passe à la vitesse supérieure et annonce, le retrait progressif de ses militaires et policiers engagés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Dans cette correspondance adressée au Bureau du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies à New York, les autorités ivoiriennes n’ont pas expliqué les raisons de ce retrait progressif de leurs troupes du Mali.

Depuis l’arrestation des « 49 militaires » ivoiriens à Bamako, le 10 juillet, a tension entre le Mali et la Cote d’ivoire reste vive. Pendant que les autorités ivoiriennes rassuraient, que « ces militaires sont régulièrement inscrits dans l’effectif de l’Armée ivoirienne et se trouvaient au Mali, dans le cadre des opérations des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) », la partie malienne les a qualifiés de mercenaires et mis sous mandat de dépôt.

Les autorités ivoiriennes précisent que « la relève de la compagnie de protection basée à Mopti ainsi que le déploiement des officiers d’état-major (MSO) et des officiers de police (IPO), prévus respectivement en octobre et novembre 2022, ne pourront plus être effectués », lit-on dans la correspondance.

Le Royaume-Uni a, lui aussi, annoncé, le lundi dernier, le retrait anticipé de ses forces de la Minusma. Un retrait qui a été justifié par le recours de Bamako a désormais aux services « des mercenaires russes », qui est de nature à porter atteinte à la stabilité. Ce contingent britannique composé de 300 soldats stationné au Mali partira plus tôt que prévu, selon le secrétaire d’État britannique à la Défense, James Heappey.

Chiencoro Diarra

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Contraceptifs
ActuSanté

Planification familiale : de nouvelles recommandations pour guider les décisions

by Sahel Tribune 15 novembre 2022
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié, mardi 15 novembre 2022, un mis à jour de son manuel de planification familiale. Ce guide livre des recommandations afin d’assurer la continuité des services de planification familiale, même en période de crise sanitaire.

Durant les phases initiales de la pandémie de Covid-19 en 2020, près de 70 % des pays ont signalé des perturbations des services vitaux. Une situation qui a intensifié les risques de grossesses non désirées ainsi que des infections sexuellement transmissibles.

En vue d’éviter la reproduction d’un tel phénomène dans l’avenir, l’Organisation mondiale de la santé a mis à jour son manuel de planification familiale, avec pour objectif de soutenir la continuité des services de planification familiale pendant les épidémies.

Donner un accès plus large aux contraceptifs auto-administrés, distribuer directement des contraceptifs par l’intermédiaire des pharmacies, prendre des mesures pour soutenir l’accès continu aux contraceptifs même lorsque la mobilité physique est réduite, telles sont les recommandations de l’OMS aux professionnels de la santé.

Quatrième édition

Selon Dr Mary Gaffield, scientifique et auteur principal du manuel, explique que « les recommandations mises à jour dans ce manuel montrent que presque toutes les méthodes de planification familiale peuvent être utilisées en toute sécurité par toutes les femmes et que, par conséquent, toutes les femmes devraient avoir accès à une gamme d’options qui répondent à leurs besoins et objectifs uniques dans la vie ». Et d’ajouter : « Les services de planification familiale peuvent être fournis de manière sûre et abordable afin que, quel que soit l’endroit où ils vivent, les couples et les individus puissent choisir entre des services sûrs et efficaces, les méthodes de planification familiale ».

Dr Pascale Allotey, directeur du Département Santé et droits sexuels et reproductifs de l’OMS, souligne que « Ce manuel de planification familiale mis à jour est une ressource vitale, aidant les agents de santé à aider les utilisatrices de contraceptifs du monde entier à faire des choix éclairés sur les options contraceptives qui leur conviennent. »

Ce manuel de planification familiale de l’OMS est à sa quatrième édition. C’est le guide de référence le plus largement utilisé sur cette question dans le monde, avec plus d’un million d’exemplaires distribués ou téléchargés à ce jour. Cette édition a été publiée lors de la Conférence internationale sur la planification familiale à Pattaya, en Thaïlande. 

La rédaction

15 novembre 2022 0 comments
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Atelier de formation des journalistes
A la UneSécurité

DIH et reportage en période de conflit : l’attitude à adopter par les journalistes

by Cheickna Coulibaly 13 novembre 2022
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

En vue de promouvoir le droit international humanitaire (DIH), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), en partenariat avec la Croix-Rouge malienne (CRM), a initié un atelier de renforcement de capacités d’une vingtaine de journalistes reporters (presse écrite, presse en ligne, Bloggeurs). Cette session de formation s’est tenue du 08 au 10 novembre 2022, à l’hôtel Millenium de Bamako.

« Outiller les spécialistes des médias sur le Droit international humanitaire ou droit de la guerre et sur le reportage en période de conflit et autres situations de violence pour un meilleur traitement de l’information en relation avec le conflit », tels sont les principaux objectifs de cette formation initiée par le Cicr et la Crm.

Durant 3 jours, les échanges ont porté sur le rôle des médias dans les situations de crises et d’urgence humanitaire ; les risques liés à la profession de correspondant en situation de guerre. Tous ceux-ci pour une meilleure compréhension du conflit et mieux communiquer.

Des médias suspendus

Cette formation a été une occasion pour les représentants des faitières de la presse malienne de s’exprimer sur le bien-fondé de cette rencontre. Le coordinateur de Benbere, Abdoulaye Guindo, a rappelé la situation actuelle du pays, touché par une multitude de crises depuis plus de deux décennies. Une situation qui rend difficile le reportage pour les journalistes. En 2022, deux médias français ont été suspendus de diffusion au Mali. Un journaliste du magazine Jeune Afrique a été empêché de mener des enquêtes. Le cas le plus récent est celui de la suspension de Joliba TV. Pour l’année 2022, le Mali a perdu son rang de 99e sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). Il s’est classé 111e sur 180 pays évalués.

Conscient du travail colossal du CICR et de la CRM dans la protection des populations victimes des effets néfastes des violences et du changement climatique, le coordinateur de la plateforme Benbere a invité les participants à profiter de cette opportunité pour « se familiariser avec les notions de DIH et par la même occasion, se former sur les techniques de reportages en milieu de conflit. »   

Modibo Fofana, le président de l’Association des professionnels de la Presse en Ligne au Mali (APPEL Mali), a précisé que la surabondance informationnelle des médias sociaux causée par l’essor fulgurant du numérique, conduit parfois des hommes de médias à tomber dans le piège de la désinformation, des infox, pouvant aboutir à l’aggravation d’une situation de crise. Pour y remédier, le patron de Appel Mali a invité les journalistes « à plus de rigueur et de professionnalisme dans le traitement des questions sensibles surtout celles liées à des situations humanitaires. »  

Rôle de médiateur

Selon le représentant de la maison de la presse, Mahamadou Talata Maiga, la crise multidimensionnelle que connait le Mali depuis 2012, interpelle toute la profession à jouer son rôle d’informateur dans le respect du Code déontologique. « En temps normal nous informons, nous divertissons, mais en temps de confit, nous avons le rôle de médiateur (…) Cette situation requière de nous d’être la solution et non le problème », avance-t-il tout en louant les efforts du Cicr à aider les professionnels des médias à prendre connaissance avec le DIH.

Le chef de la délégation du CICR au Mali, Antoine Grand, a indiqué la place stratégique qu’occupent les médias dans la diffusion d’informations relatives à la situation humanitaire, au sein de son organisation. Selon lui, il est très difficile de jouer pleinement son rôle de journaliste dans un monde où règnent les médias sociaux. Il estimera également que « des discours de haine, des fake news », relayés sur la toile, souvent par des non-journalistes, sont à la base des complications de certaines crises humanitaires à travers le monde. D’où la nécessité d’aider et former les professionnels de média.                               

Avant de prononcer l’ouverture officielle des activités, la présidente de la Croix-Rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly, a salué le CICR pour les avoir associés à cette importante formation. Elle n’a pas manqué d’encourager les participants à s’informer et se former sur « les pratiques journalistiques à adopter avec des outils de vérifications des faits nécessaires » en vue de produire des papiers et reportages à hauteur de souhait.

Les hommes de médias ainsi que les facilitateurs du CICR, de la CRM ont saisi l’occasion pour échanger sur les origines et missions des deux structures humanitaires appartenant au plus important regroupement d’organisations humanitaires au monde à savoir « le mouvement international de la Croix-Rouge et du croissant-Rouge ».          

Cheickna Coulibaly

13 novembre 2022 0 comments
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Cyberharcèlement
A la UneSécurité

Lutte contre la Cybercriminalité: le Mali opte pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé »

by Sahel Tribune 12 novembre 2022
written by Sahel Tribune 1 minutes read

L’essor des Technologies de l’Information et de la Communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il favorise la production et l’amélioration de la qualité des prestations de service. Leur utilisation malveillante entraîne des conséquences très graves. Les réseaux sociaux « sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre« , explique le gouvernement malien dans le communiqué final du Conseil des ministres du vendredi dernier. 

L’évolution rapide de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. Les « cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité« , indique-t-on.

Face à ces nombreuses derives, le gouvernement malien a décidé de sévir. À l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, le gouvernement de transition a opté pour la création d’un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Le projet de texte relatif à sa création, son organisation et ses modalités de fonctionnement, a été adopté, vendredi dernier, lors de la session ordinaire du Conseil des ministres. 

Ce projet de textes permettra de déterminer les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; de préciser les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité ; et d’apporter une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité.

La rédaction 

12 novembre 2022 0 comments
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Les réseaux sociaux
ÉducationExclusif

Réseaux sociaux : une addiction à surveiller chez les jeunes

by Hawa Diaby 11 novembre 2022
written by Hawa Diaby 4 minutes read

L’avènement des réseaux sociaux a révolutionné le monde et a fait des jeunes ses fidèles serviteurs. Les parents d’enfants ou d’adolescents n’osent souvent pas aborder le problème, qui se résume à une phrase : l’addiction aux réseaux sociaux de leurs progénitures.

WhatsApp, Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter: le monde des médias sociaux ne cesse de s’agrandir et les jeunes les apprécient particulièrement, car ils aiment faire partie d’une communauté virtuelle. Ils taguent, aiment, postent, partagent, des informations personnelles ou publiques.

Plus de 2 milliards d’utilisateurs Facebook

Le phénomène est ainsi passé du stade individuel, familial, pour devenir un problème de société. Nous constatons une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux par cette jeunesse. Pourquoi cette dépendance des jeunes des réseaux sociaux ? Quand faut-il commencer à s’inquiéter et comment peut-on les protéger du risque ?

De nombreuses études concluent que la dépendance aux médias sociaux est réelle. Les chiffres sont assez parlants : plus de 2 milliards d’utilisateurs Facebook dans le monde, près de 500 millions de tweets sont envoyés quotidiennement sur twitter, 95 millions d’images sont téléchargées tous les jours sur instagram et sur YouTube, plus de 400 heures de vidéo sont téléchargées par minute.

Ces chiffres prouvent la dépendance aux réseaux sociaux. Aminata Téra, journaliste de la presse écrite Les Échos, n’en dément pas : « Tous les médias sociaux créent une dépendance du fait de leur conception. Maximiser l’engagement fait partie de leur modèle économique, car plus vous passez de temps à faire défiler et à cliquer, mieux vous faites fonctionner leurs affaires ». Cette journaliste malienne explique que « le besoin d’être connecté et d’interagir avec les autres est universel. Le sentiment d’appartenance est quelque chose dont nous rêvons en tant qu’êtres humains ».

Les enfants et les familles en danger

Les réseaux sociaux, certes, permettent aux jeunes de faire, dans un espace virtuel, ce qu’ils aiment faire dans la vie réelle comme nouer des contacts, trouver des amis, partager leurs centres d’intérêt avec d’autres personnes, échanger et appartenir à un groupe. Cette jeunesse se voit donc envouter de son charme irrésistible et est toujours tentée de s’en emparer davantage. Ce qui peut être dangereux.

Selon Cheick Traoré, informaticiens, les réseaux sociaux peuvent être très dangereux pour les adolescents. Car « des cyberprédateurs aux publications sur les réseaux sociaux peuvent remonter à la surface et les hanter plus tard. Les risques sont énormes ». Cet informaticien précise que « Sans le vouloir, les enfants peuvent également exposer leur famille aux dangers d’internet, par exemple en téléchargeant accidentellement un programme malveillant qui peut permettre à des cybercriminels d’accéder au compte bancaire de leurs parents ou à d’autres informations sensibles ». En plus de tous ces dangers, M. Traoré ajoute que les enfants et adolescents peuvent également être « exposés à des images choquantes, à des tentatives d’escroquerie ».

De bonnes pratiques

Nous devons garder notre vie personnelle en vue de nous préserver, au maximum, de ces dangers, affirme Hawa Santara, étudiante. « Pour éviter le danger, nous devons protéger nos informations personnelles. Car personne n’a besoin d’avoir accès à certaines de nos données comme notre âge, adresse, numéro de téléphone, nos photos, le nom de notre école ». Elle poursuit en donnant plus de précisions : « Le danger, c’est évidemment que ces informations personnelles permettent à des individus malintentionnés de vous trouver ».

Hawa Santara finit par livrer quelques bonnes pratiques à adopter pour minimiser les dangers que représentent pour nos vies les réseaux sociaux. Elle propose de « bien choisir ses identifiants, créer des mots de passe compliqués en mélangeant des lettres et des chiffres, rester méfiants des rencontres en ligne, et aussi utiliser les paramètres de confidentialité. »

L’étudiante estime que les parents ont également une grande responsabilité, notamment dans la protection des enfants. Ils doivent faire un suivi régulier des enfants en vue de surveiller leurs publications, leurs fréquentations sur ces plateformes, voire combien de temps ils passent connecter, a-t-elle indiqué.

Les réseaux sociaux, certes, peuvent nous permettre d’être plus à la « mode », comme l’estime la jeunesse, mais cette utilisation doit être suivie et sécurisée afin d’éviter certaines dérives.

Et vous, pensez-vous que la dépendance aux réseaux sociaux peut être considérée comme une maladie ?

Hawa Diaby

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